Dimanche de merde (p.v. alice)

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Dimanche de merde (p.v. alice)

Message par Neal Monroe le Mar 18 Jan - 21:04


Sweet'ie Crumble
Les passions font moins de mal que l'ennui, car les passions tendent toujours à diminuer, tandis que l'ennui tend toujours à s'accroître.
Jules Barbey d'Aurevilly

Plic… Ploc… Plic… Ploc… Accoudé sur le bord d’un lavabo dans la salle de bain de son dortoir, Neal regardait distraitement les gouttes d’eau s’écouler une à une. Le robinet ayant une fuite, ce bruit l’avait empêché de dormir toute la nuit. Certes, il n’avait donc pas eut de cauchemars, mais ses yeux le brûlaient de sommeil et il se sentait terriblement las. Au point même de ne plus avoir la moindre envie pour travailler ou faire autre chose que fixer ces gouttes. Cela faisait d’ailleurs plusieurs heures qu’il était dans cette position, aussi amorphe qu’un véracrasse et sans pourtant s’endormir. Merlin soit maudit de lui avoir fait une oreille si sensible qu’elle puisse l’empêcher de dormir ainsi. Soudain énervé, Neal se redressa complètement et entreprit avec mauvaise humeur de quitter son dortoir pour des lieux plus cléments. Peut être la tour d’astronomie, ou bien même carrément la bibliothèque. Il pourrait bien se trouver un endroit caché pour dormir tranquillement.

Un demi sourire aux lèvres, il se dirigea donc d’un pas lent vers l’étage de la bibliothèque, chaque pas semblant être une torture plus grande encore que le précédent. Cependant, malgré sa fatigue, il parvint à entrer dans la bibliothèque et même à se trouver une place plutôt bien positionnée afin de dormir en paix. Mais voilà, sur la table choisie était posé un livre traitant des sortilèges de défense qu’il n’avait encore jamais lu. Intrigué et fortement intéressé, Neal ne put s’empêcher de l’ouvrir et d’en commencer la lecture. Il se sentit happé par l’intérêt du bouquin et enchaîna les pages jusqu’à en finir avec lui. Il avait passé presque toute la matinée dans sa lecture au lieu d’essayer de dormir et lorsqu’il reposa l’ouvrage à sa place, une fatigue intense vint alourdir ses épaules. Avant d’être de nouveau pris de passion pour un autre livre, le jeune homme quitta la bibliothèque pour se rendre à son idée première, dans la tour d’astronomie. Ca serait encore le meilleur lieu pour dormir un peu.

Arrivé en haut, il s’allongea finalement à même le sol, avec un soupir de bien être évident. Enfin, il allait pouvoir se laisser aller au sommeil. Bien entendu, il ne lui fallut que peu de temps avant de s’endormir profondément. Son état de fatigue intense l’ayant enfin abandonné pour un sommeil paisible. Du moins en apparence, car son esprit s’embrasa de pensées profondément enfouies en lui, illuminant sa mémoire de ces souvenirs passés…

FLASHBACK
Neal fût soudainement éveillé par le cri d’horreur de sa mère et des cris paniqué de son père. Ils semblaient tous les deux très loin et surtout très apeuré. Il ne comprenait pas ce qu’il se passait, mais il se leva brusquement, se dirigeant presque en courant dans la chambre de son frère. Il était réveillé lui aussi et tremblait de tous ses membres, Neal grimpa dans son lit pour attraper sa main, se demandant toujours ce qu’il pouvait se passer pour que sa mère, sorcière ne puisse rien y faire. Soudain, leurs parents entrèrent dans la pièce, un air de soulagement sur le visage.

« Mon dieu Neal, j’ai cru qu’il t’était arrivé quelque chose »
« Qu’est ce qui se passe maman ? »
« J’ai peur maman… »
« Ne vous inquiétez pas les garçons, tout ira bien pour vous ! »
La fumée envahit la pièce doucement, de façon insidieuse, juste précédée de lames de feu brûlant et dévastateur. Les larmes envahirent le visage de leur mère alors qu’elle pointait sa baguette sur eux. Neal pleurait, Mike pleurait, mais ils ne savaient pas pourquoi. Les flammes se renfermèrent non loin d’eux et …

Le serdaigle se redressa soudain en poussant un gémissement affolé. Tout avait été si réaliste, mais déjà le souvenir s’estompait, jusqu’à n’être plus rien d‘autre qu’une illusion, puis simplement un cauchemar dont il ne se souvenait plus. Il passa la main devant ses yeux avant de pousser un soupir sonore. Encore une fois, il n’avait pas pu s’empêcher d’avoir un cauchemar hyper réaliste et maintenant complètement flou. Il aurait aimé se souvenir de quelque chose, mais rien du tout, rien qu’un malaise persistant dont il ignorait tout. Soudainement de mauvaise humeur, Neal se releva complètement avant de se diriger vers la porte d’un air rageur. Décidément, son dimanche se présentait vraiment mal. Heureusement, il avait dormi une bonne partir de l’après midi, ce qui réduisait d’autant plus sa si mauvaise journée. Complètement obnubilé par son cauchemar récent et sa colère, le jeune homme marchait d’un pas vif, sans même se préoccuper d’autre chose que de mettre un pied devant l’autre. Fatalement, il entra en collision avec un corps mou arrivant en sens inverse avec une vitesse proportionnelle à la sienne. Il réussi à conserver in extremis son équilibre avant de déporter son regard sur la personne qui avait eut l’audace de lui rentrer dedans, sans retenir un commentaire :

« Ils vous apprennent pas à marcher chez Serpentard ? »
Bien entendu, Neal avait reconnu la jeune demoiselle, et pourtant il ne retint pas sa langue. Ce n’était pas habituel chez lui, pourtant il se laissait aller à la colère, autant dû à son cauchemar qu’à son manque de sommeil évident.
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Re: Dimanche de merde (p.v. alice)

Message par Invité le Dim 23 Jan - 1:12

L'air froid giflait le visage angélique de la belle avec violence, il lui sifflait des injures aux oreilles d'une façon menaçante, mais malgré cela, elle ne bougeait pas. Non. Elle était là depuis si longtemps qu'elle ne sentait plus ses doigts, ni ses orteils. Elle était là depuis si longtemps que ses lèvres avaient prit une douce teinte violacé. Si longtemps que son corps s'était engourdis. Elle ignorait depuis combien de temps elle était là, et ça lui importait peu en réalité. Alice agita vaguement les doigts, sans pour autant détacher son regard de l'océan d'herbe gelé qui dansait des mètres sous elle. La jeune femme était perchée sur le toit de la tour d'astronomie, les pieds dans le vide. Ses pensées confuses allaient et venaient sans suite logique, comme toujours, mais encore une fois, elle ne semblait pas en être préoccupée. Milles et une question allaient et venaient sans jamais trouver de réponses valables, ou même, sans qu'elle prenne la peine d'en trouver. Pourquoi l'aurait-elle fait? Si elle passait son temps à tenter de trouver des réponses à ses questions illogiques, elle n'en finirait plus. Sans compter le mal de tête massive qu’elle récolterait. Elle l’avouait, elle était sadique, mais pas à ce point quand même…enfin peut-être bien…

Ses pensées voletèrent encore et encore. Quel était ce petit point là-bas? Et si Sadie voyait clair dans son double jeu? Pourquoi les chats avaient des yeux jaunes le soir? Sadie lui en voudrait-elle? Est-ce qu’on devrait lui couper les orteils à cause du froid? Devait-elle vraiment rendre ce devoir de Sortilège? Est-ce que ça faisait mal de se faire couper les orteils? Sadie… pour la énième fois, Alice revint à elle. La souveraine des vipères savait-elle que Renfield ne la suivait pas pour les mêmes raisons que les autres. Elle ne la suivait pas parce qu’elle en avait besoin, parce qu’elle voulait que Sadie la remarque et la chérie. Ce n’était pas ça. Ce ne serait jamais ça. Parce qu’Alice ne voulait rien de tout cela. Elle suivait Sadie parce que sa folie le lui dictait, parce qu’elle voulait Sadie. Alice Lilith Renfield n’avait rien d’une suiveuse, au contraire. C’était une âme solitaire. Le loup malfamé dans la meute, celui qui détonne par son comportement plus agressif, alors qu’il a l’air d’être le plus fragile. Et ce petit louveteau si doux qu’était Alice ne demandait rien d’autre que de montrer les dents, les babines retroussées et la gueule écumante de sang.

Une sensation déplaisante naquit au creux de son estomac et la jeune femme décida qu’il était peut-être temps de bouger. Elle se leva et se dirigea d’un pas maladroit vers la cuisine. Elle avait descendu les escaliers lorsqu’elle remarqua qu’elle avait oublié son sac sur le toit. Grognant à demi, elle les remonta deux à deux, rêvassant toujours au corps désirable de sa chère et tendre Sadie. Sadie qu’elle détestait autant qu’elle aimait, Sadie dont elle voulait les soupirs autant que le sang. Pourtant, jamais cela ne fonctionnerait, elle le savait trop bien. Elle était le gentil petit toutou, celui à qui on raconte tout et qu’on dit tout en sachant qu’il ne va rien faire contre nous parce qu’on lui a arraché les crocs, parce qu’il était trop bien dressé pour attaquer qui que ce soit si on ne le lui demandait pas. Était-ce qu’elle était? Un petit chiot inoffensif? Un tout petit caniche qui ne savait rien faire sinon aboyer pour dire des inepties? Elle passa une main gelée dans ses cheveux blonds, alors qu’un corps en mouvement la heurte de plein fouet. Elle chancela, légèrement avant de se rattraper au mur.

« Ils vous apprennent pas à marcher chez Serpentard ? »

Alice leva ses prunelles couleurs glace vers la voix qui venait de s’adresser à elle. Elle analysa le visage de Neal quelques secondes à peine, mais suffisamment longtemps pour capter les cernes violacés sous ses yeux. Elle haussa un sourcil de façon perplexe avant d’hausser les épaules.

«Et les Serdaigles sont trop intelligent pour regarder où ils vont maintenant? » Chuchota-t-elle de sa voix envoûtante. «Que fais-tu là? Où qu'est-ce que moi je fais là....Pourquoi être là quand on peu être ailleurs? »

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