Let's stroll in the woods || Maaira ||

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Message par Paris Montgomery le Lun 28 Fév - 23:46

Que pouvait bien faire Paris en ce samedi après-midi ? Aller à la bibliothèque ? Paris avait envie de faire une coupure avec les cours… Quidditch ? Les entraînements de la semaine avaient été assez sportifs et physiques et tous les joueurs de l’équipe étaient complètement claqués. Même Paris le capitaine, qui pourtant avait une cadence très intense avec son équipe professionnelle, était extrêmement fatigué. Il avait d’ailleurs émergé de son sommeil peu de temps avant midi mais il ne s’était pas déplacé vers la grande salle pour déjeuner. Pas assez éveillé pour sortir de son lit. Malgré le fait qu’il n’était pas sorti faire la fête la veille, Paris avait quand même une sale mine. Et ceux qui auraient eu l’occasion de le voir au réveil se seraient dits qu’il avait encore du se bourrer la gueule, comme pratiquement tous les week-ends. Après une longue heure à profiter de sa couette, il décida enfin de s’extirper de celle-ci. Ouvrant les rideaux verts de son lit à baldaquin, il jeta un coup d’œil autour de lui. La pièce était silencieuse, ses colocataires étant déjà partis. Paris se leva donc, ne portant qu’un caleçon noir sur lui. Il enfila un large pantalon gris qui traînait par terre près de son lit puis il se dirigea pour prendre un t-shirt blanc dans son armoire d’une allure léthargique. Ce fut avec les cheveux ébouriffés et les yeux mi-clos qu’il attrapa son t-shirt, il se retourna et l’enfila tout en avançant. A peine eut-il passé le col qu’il se cogna le pied droit contre le pied du lit. Laissant échapper un cri étouffé.

Paris – « Putain de m… ! »

Il sentit son pied s’engourdir tout en sortant de la chambre en boitant afin de se diriger vers la salle de bain. Emportant avec lui des affaires propres. Il prit une douche longue et fraîche pour tenter de se réveiller. Mais visiblement cela ne fut pas très concluant. Il s’habilla rapidement, se coiffa et retourna ranger ses affaires dans le dortoir. Il n’était toujours pas réveillé et de mauvaise humeur. Il aurait aimé se poser tranquillement dans la salle commune, seulement les premières années avaient décidé de prendre possession de celle-ci comme terrain de jeux. Ces imbéciles faisaient planer divers objets dans toute la pièce. Paris ne manqua pas de se prendre un livre en pleine tête… Il sortit sa baguette magique et mit feu au livre qui se consuma en un instant. Provoquant le mécontentement des jeunes Serpentard qui se turent connaissant trop bien Paris Montgomery pour se plaindre et l’emmerder. Paris ne se s’attarda pas et quitta la pièce. Il ne fallait pas beaucoup de temps pour comprendre qu’il était irritable. Il n’avait qu’une envie c’était de fumer une cigarette, quand il était dans cet état c’était la seule chose qui lui permettrait de décompresser.

Paris prit donc la décision d’aller s’aérer un peu. Il s’aventura hors du château, le temps était humide et plutôt frais. Il ne faisait pas très chaud. Il alluma sa cigarette et il se mit à arpenter les sentiers du parc. Il n’y avait pas grand monde à l’extérieur. Paris avait hâte que les beaux jours reviennent pour pouvoir profiter un peu plus du parc et surtout des alentours du lac. Il aimait se retirer à l’écart du bruit et de l’activité du château. Mais à cette époque de l’année il était difficile de résister aux vents froids qui venaient du nord. S’il avait su il aurait mit un pull de plus sous sa veste. Tant pis. Il savait où aller pour se protéger des rafales glaciales. Vers la forêt interdite. Continuant à fumer sa clope il s’avança d’un pas lent vers l’épaisse masse sombre qui se dressait devant lui. Cet immense bois avait toujours fasciné Paris. Malgré le danger qu’il représentait, le jeune homme y avait mis les pieds plus d’une fois. A vrai dire c’était une véritable mine d’or pour ce qui était des ingrédients nécessaires à de nombreuses potions… Mais aussi un très bon terrain de jeu où l’on pouvait se faire de grosses frayeurs…

Alors qu’il s’approchait encore un peu plus de la forêt il aperçu non loin de lui une silhouette à la chevelure blonde. Il fit quelques mètres afin de s’avancer d’un peu plus près vers cette jeune fille dont il mit peu de temps à reconnaître. Maaira. Elève en deuxième année à Poufsouffle, donc bien plus jeune que lui. Plutôt jolie, mais à vrai dire ce n’était cela qui m’intéressait chez elle. Sa timidité, sa naïveté… Tout ça lui plaisait chez la belle blonde car il pouvait la manipuler comme il le voulait. Elle avait appris à lui obéir, à répondre à toutes ses exigences. Le fait de la voir ici, seule, attisa sa curiosité. Ce fut en affichant un léger sourire en coin qu’il alla à sa rencontre et l’interpella d’une voix suave…

Paris – « Van Tassel… Quelle surprise de te voir ici… Tu ne devrais pas traîner par ici… Toute seule… Cela pourrait être dangereux… »

Il s’avança à sa hauteur saisissant avec délicatesse le menton de Maaira avant de remonter sa main le long de sa joue et recoiffer une ses mèches blondes.


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Message par Sinéad A. Dubthaigh le Mar 1 Mar - 22:14

« Ma', réveille-toi!»

Les couvertures disparurent de son corps, faisant naître une nouvelle quinte de toux chez la jeune femme endormie. La petite brune la secoua de nouveau avec énergie jusqu'à ce qu'elle réussisse à réveiller son amie qui dormait plus dure qu'une bûche. Pourquoi Chelsea ne la laissait pas tranquille? Elle repoussa la main de son amie avant de lui faire dos. Cela faisait trois jours qu'elle dormait que trop peu, la toux l'empêchant de dormir d'un sommeil réparateur. De toute évidence, avoir passé des heures sous la pluie à discuter avec Caleb n'avait pas été une bonne idée, mais cela s'était montrer constructif. Cependant, la toux ne l'avait pas quitté depuis ce moment-là et la fièvre commençait doucement à diminuer. Pourtant, le mauvais virus attrapé par son amie ne semblait pas adoucir Chelsea qui la secoua de nouveau, perdant un peu patience. Qu'elle soit malade, bien, mais elle n'allait pas passer la journée au lit! Finalement agacée, la brunette décida d'employer un autre moyen pour que son amie sorte de son lit et se réveil, finalement sans qu'elle n’a besoin de l'électrocuté ou encore de lui jeter un verre d'eau à la figure.

« Caleb t'attend, bouges-toi!»
Il n'en fallu pas plus pour que la jeune femme se redresse dans son lit et saute sur ses pieds. Depuis leur rencontre dans le parc de Poudlard, il n'y avait pas une seconde où elle ne se rappelait pas la douceur des lèvres de Caleb sur les siens ou que son esprit de partait pas vers lui. Si son monde avait majoritairement tourné autour du garçon depuis deux ans, en quelques jours seulement, il s'était montrer nécessaire à sa survit dans ce château. Bref, Maaira attrapa ses effets personnels et fila sous la douche, revenant quelques minutes plus tard, les cheveux trempés, vêtu d'un simple jeans et d'un pull, dans la salle commune. Elle capta le regard moqueur de son amie et fronça les sourcils.

«Attends….Caleb a un entraînement ce matin, il ne peut pas…..Chels’! »

Elle lui lança sa serviette trempée au visage, avant qu’une nouvelle quinte de toux la prenne d’assaut. Chelsea disparut par la porte sans la moindre explication. Maaira jeta un coup d’œil à son lit avec une moue boudeuse. Elle adorait Chelsea, mais par moment, elle la détestait comme il était impossible de le faire. Soupirant, elle rangea ses effets, sécha ses cheveux, attrapa une grosse veste particulièrement chaude et se faufila à l’extérieur du dortoir. Elle allait rejoindre Kara et Meïanna dans la grande salle avant d’aller prendre un peu l’air à l’extérieur. Malheureusement pour elle, ni Meï’ ni Kara n’était présente dans la grande salle se matin-là. Un peu déçue et encore mal réveillée, la jeune fille se servie un thé où elle noyait une quantité non négligeable de miel et une brioche. Avalant son petit déjeuné à la vitesse d’une torture, la petite blonde se demandait ce qu’elle pourrait bien faire pour passer le temps. Elle pouvait toujours aller voir l’entraînement de Caleb, mais elle n’en avait pas trop envie. Elle n’aimait pas le Quidditch, et rester assise dans les gradins, seule, pendant des heures ne lui plaisait pas trop. Tant pis.

Elle se leva, attrapant sa veste, elle se dirigea vers la porte menant au parc. Elle salua quelques têtes connus, dont Emerson, devant laquelle elle ne pu s’empêcher de rougir, avant de sortir à l’air frais. S’emmitouflant dans sa veste, elle passa plusieurs minutes à errer çà et là avant de se dirigé vers la forêt interdite. Elle n’avait aucunement l’intension de s’y aventurer, Maaira était trop froussarde pour le faire, mais elle ne s’en était jamais approché et elle devait ramasser quelques herbes pour son cours de potion, l’enseignant leur ayant dicté où trouver la plante en question. C’est donc dans le but d’être une bonne élève que la jeune fille s’approcha de la masse d’arbre effrayante, ses pensées s’égarant de nouveau vers Caleb. Enfouissant sa main dans sa proche, ses doigts se refermèrent sur le paquet de chewing-gum ensorcelé que lui avait offert son aîné. Elle ignorait son plan, mais elle espérait qu’il fonctionne ou que Caleb savait ce qu’il faisait. Parce que quand bien même qu’elle l’aimait, elle savait que ses plans étaient souvent foireux ou qu’ils ne fonctionnaient simplement pas, parce que c’était lui qui l’avait mit en place et personne d’autre. À peine fut-elle près de la forêt, s’attendant à tout moment à devoir se défendre contre un animal sauvages ou une créature immonde, mais pas à la présence de Paris dans les environs. C’est donc avec un mélange d’effroi et de surprise qu’elle le vit s’approcher d’elle, à la façon d’un prédateur. Elle détestait Paris. Il la martyrisait, lui faisait peur, la blessait et depuis peu, il était le seul obstacle entre Caleb et elle.

« Van Tassel… Quelle surprise de te voir ici… Tu ne devrais pas traîner par ici… Toute seule… Cela pourrait être dangereux… »

Sa main empoigna son menton avec une douceur trompeuse, puis caressa sa joue pour replacer une mèche de cheveux. Maaira se crispa, fit un pas en arrière, puis, nerveuse comme tout, décida de prendre congé.

«Paris…Je… Je devrais y aller…Je…»

Elle esquissa un mouvement pour se contourner, histoire de retourner se cloîtrer dans sa salle commune, mais elle trébucha sur une souche et s’étala de tout son long sur le sol. Décidément, ce n’était pas sa journée.
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Re: Let's stroll in the woods || Maaira ||

Message par Paris Montgomery le Mer 2 Mar - 22:28


Le visage de la jeune femme s’était décomposé dès qu’elle avait vu Paris avancer vers elle. Bien ! C’était exactement la réaction souhaitée par le Serpentard. Depuis le temps qu’il la tourmentait il pouvait à présent faire ce qu’il voulait d’elle, tel un marionnettiste jouant avec son pantin. Finalement cet après-midi allait être bien plus divertissant qu’il ne l’aurait pensé. Il l’avait abordé avec une douceur inhabituelle, néanmoins il était certain qu’elle n’apprécierait pas ou du moins ça ne ferait qu’accentuer son malaise. Paris adorait jouer sur le moral de Maaira, ses émotions, sa sensibilité. Elle n’était qu’un jouet pour lui et n’avait pas d’importance. Sauf qu’aujourd’hui elle s’était retrouvée au bon endroit et au bon moment pour le plus grand contentement de Paris. A l’instant où il avait effleuré son visage, il avait aperçu de l’appréhension. Dès qu’il avait commencé à remonter sa main vers ses cheveux il avait pu voir de la peur grandir dans ses yeux. La jeune fille s’était raidie et l’avait laissé faire, comme à chaque fois. C’était si simple de la terrifier. Elle fit pourtant un pas en arrière tout en bafouillant quelques mots comme si elle voulait s’enfuir.

«Paris…Je… Je devrais y aller…Je…»

Elle tenta d’ailleurs d’abandonner son bourreau mais à peine fit-elle quelques pas qu’elle s’écroula par terre prenant ses pieds dans un tronc d’arbre. Paris leva les yeux vers le ciel, qu’elle pouvait être consternante… Qu’elle pouvait être maladroite. Et pensait-elle vraiment pouvoir fausser compagnie à Paris aussi facilement ? Maintenant qu’il l’avait sous la main il n’allait pas la laisser s’échapper. Paris retourna près d’elle et se baissa pour la relever. Il l’attrapa par le bras et la redressa sans agressivité. Une fois qu’elle fut debout il se posta devant elle avant de lui souffler…

Paris – « Tu ne comptais quand même pas partir tout de suite ? »

Paris saisit son avant-bras et se mit à marcher d’un pas empressé longeant pour le moment la lisière de la forêt interdite. Le vent avait redoublé de force et les branches au dessus d’eux craquaient sans relâche renforçant l’atmosphère pesante de ce lieu. Mais ça Paris n’y prêtait pas attention. Après être allé des dizaines de fois dans cet immense labyrinthe de verdure il n’éprouvait plus aucune crainte et s’y aventurait sans hésitation. Il aimait les sensations fortes et se balader dans un endroit aussi dangereux provoquait chez lui de puissantes montées d’adrénaline. Il ne savait jamais sur quoi tomber. Trolls, centaures, licornes, acromantulas… Et de nombreuses autres créatures toutes plus dangereuses que les autres... Paris était un très bon joueur de Quidditch et il savait ce qu’étaient le risque et le danger. Cependant il doutait du courage de la jeune femme ce qui rendait ce jeu encore plus amusant ! Paris l’entraîna soudainement vers l’obscurité de la forêt bien décidé à pimenter un peu son samedi après-midi.

Paris – « Es-tu déjà venu te promener ici Van Tassel ? Moi je trouve cet endroit fascinant ! La dernière fois je suis tombé nez à nez avec un troll ! T’aurais vu sa taille ! Il était énorme ! »

Il avait accéléré le pas, s’enfonçant encore un peu plus sous les immenses arbres dont les branches continuant de craquer. Il commençait à faire de plus en plus noir et Paris ajouta :

Paris – « Tu sais les trolls ne sont vraiment pas très malin, ce sont de vrais abrutis. Par contre il paraît qu’il y aurait d’autres créatures beaucoup plus dangereuses et terrifiantes ! J’aimerais vraiment pouvoir observer une acromantula ! Apparemment il y aurait une colonie de ces bestioles quelque part dans la forêt ! Est-ce que tu savais que le venin de ces araignées coûte une fortune ? C’est aussi un ingrédient très prisé pour la préparation des potions, le problème c’est qu’il est pratiquement de s’en procurer sur une acromantula vivante. Ceux qui ont essayé ont probablement fini dans leurs toiles et leurs ont servi de casse-croûte… Franchement je n’aimerai pas être à leur place… Je suppose que toi non plus ? »

Paris s’arrêta net. Ils s’étaient avancés très loin dans les bois. Il se retourna vers la jeune femme qui semblait paniquée… Il lui demanda d’un ton narquois :

Paris – « Eh bah alors ? Ne me dis pas que tu as peur ? »



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Re: Let's stroll in the woods || Maaira ||

Message par Sinéad A. Dubthaigh le Mar 8 Mar - 2:40

Elle gémit de douleur lorsque son corps frappa avec dureté le sol humide et froid, sa joue s'écorchant à une branche morte. Maaira n'était pas ces gens particulièrement adroit, loin de là, et dans sa nervosité, elle n'avait pas songé à regarder où elle mettait les pieds. Paris avait un effet dévastateur sur elle, il la manipulait avec tellement de facilité qu'elle en devenait une parfaite marionnette. Elle essayait si durement de s'en échapper, de couper les ficelles qui la reliait à lui, mais elle avait beau essayer, tout ce qu'elle récoltait était bleus et plaies. Cette chute en était bien la preuve. Elle allait se relever pour mieux prendre ses jambes en son cou lorsque la poigne de Paris se referma sur son bras, sans agressivité, mais sans lui laisser la possibilité de lui résister non plus, et la releva. Une fois sur pied, il ne fallu pas prier la jeune femme pour qu’elle essaie de se défaire de la poigne de l’homme qui l’avait secourut. Enfin, secourut était un grand mot. C’était d’abord sa faute si elle s’était retrouvée par terre, non? Néanmoins, elle ne pu se défaire de sa poigne, bien qu’elle bagarra un moment pour.

« Tu ne comptais quand même pas partir tout de suite ? »

Si, elle y comptait bien. Bien entendu, s’était sans doute sans compter Paris auquel elle ne pouvait visiblement pas échapper tranquillement en prétendant un devoir. Elle resta muette, ne trouvant rien à répliquer à cela, sachant qu’elle n’aurait sans doute pas le choix de le suivre s’il décidait que ça fonctionnerait ainsi. Cependant, Maaira espérait vraiment qu’il n’avait aucune pulsion malsaine à assouvir ce jour-là, elle n’avait pas envie de jouer au défouloir de ses envies les plus dégoûtantes. Il y avait un moment qu’elle évitait Montgomery déjà et elle n’aurait pas été contre continuer ainsi afin d’éviter de se retrouver dans une telle situation. Il attrapa son bras et l’entraîna à sa suite vers la noirceur de la forêt, ne lui laissant aucune autre chance que celui de le suivre. La rapidité de son pas l’obligea à en faire deux pour chacun des siens afin de suivre la cadence. Elle trébucha à plusieurs reprise, mais ne tomba pas, Paris ne lui en laissant pas l’occasion. La jaune et noir était pétrifiée de terreur alors qu’ils s’enfonçaient sous l’abri des arbres et que la lumière se faisait de plus en plus rare entre les troncs décharnés et rigides.

« Es-tu déjà venu te promener ici Van Tassel ? Moi je trouve cet endroit fascinant ! La dernière fois je suis tombé nez à nez avec un troll ! T’aurais vu sa taille ! Il était énorme ! »

Un…un troll? Déjà inconfortable d’être dans un tel endroit avec Paris, la perspective qu’elle puisse tomber sur un troll qui ferait cinq fois sa taille la terrifiait. La blondinette n’était pas aussi courageuse qu’un gryffondor, elle n’avait pas l’étoffe des aventuriers qui n’ont peur de rien. Elle était froussarde, facilement impressionnable et beaucoup trop pétrifier pour songer à dire quoi que ce soit, ou encore lancer un sortilège à Paris pour tourner les talons et regagner le château. Maaira jeta un coup d’œil derrière elle et grimaça. Quand bien même le ferait-elle, comment pourrait-elle retourner au château toute seule? Elle n’était pas Hansel et Gretel, elle n’avait pas semé du pain sur son chemin. Elle ne pourrait pas retourner dans le parc avant la tomber de la nuit si elle était toute seule et elle espérait que Paris savait où ils les emmenaient, même si cette idée lui faisait un peu peur. Et s’il voulait la tuer et laisser son corps en pâturage aux créatures de la forêt qui ne ferait qu’une bouchée d’elle?

« Tu sais les trolls ne sont vraiment pas très malin, ce sont de vrais abrutis. Par contre il paraît qu’il y aurait d’autres créatures beaucoup plus dangereuses et terrifiantes ! J’aimerais vraiment pouvoir observer une acromantula ! Apparemment il y aurait une colonie de ces bestioles quelque part dans la forêt ! Est-ce que tu savais que le venin de ces araignées coûte une fortune ? C’est aussi un ingrédient très prisé pour la préparation des potions, le problème c’est qu’il est pratiquement de s’en procurer sur une acromantula vivante. Ceux qui ont essayé ont probablement fini dans leurs toiles et leurs ont servi de casse-croûte… Franchement je n’aimerai pas être à leur place… Je suppose que toi non plus ? »

Maaira écarquilla les yeux effrayée. Des acromantula? Des…des araignées géantes et venimeuse!? Elle qui détestait ces bestioles en petits formats, elle préférait ne pas les imaginer qui sont aussi grosse qu’un immeuble et qui peuvent vous tuer en une petite piqûre. Quoi que… ça cette grosseur, ce ne doit pas être qu’une petite piqûre…Elle déglutie difficilement, regardant autour d’elle pour être certaine que rien ne bougeait avant de se rapprocher un peu plus de Paris, chose étonnante, elle qui souhaitait tellement s’éloigner de lui, mais elle était effrayée et Maaira n’était pas grand-chose, sinon une gosse apeurée et perdue avec un étranger qui n’avait rien de très rassurant. Parce qu’à la base, s’était de sa faute si elle avait si peur, si elle était ici et non près des murs rassurants du château.

« Eh bah alors ? Ne me dis pas que tu as peur ? »

Peur? C’était un euphémisme! Elle tremblait littéralement de terreur et elle ne le cachait pas. Maaira n’avait rien de ceux qui cache leurs émotions derrière un masque, elle en était incapable et agissait comme un livre ouvert qu’il était facile de déchiffrer, ce qui pouvait être navrant.

«On ne risque rien, n’est-ce pas? Il…il n’y a pas de danger en plein jour…?»

Du moins, elle l’espérait vraiment. Elle priait pour qu’aucune bestiole ne vienne la dévorer vive au milieu des bois avec seul compagnie : l’immonde Paris Montgomery

«Pou- pourquoi on est ici, Paris? Tu veux que je serves de nourriture à araignée? Parce que...je suis pas du tout d'accord...»

m'ouais...comme s'il allait le prendre en compte...
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