Jour J-1. L'annonce s'était distillée à travers le château telle une traînée de poudre: un bal masqué serait bientôt organisé à Poudlard. Depuis maintenant une semaine, le sujet était sur toutes les lèvres, entraînant avec lui les préoccupations propres à un événement de cet acabit – habits, maquillage et masques seraient de rigueur, mais pas n'importe lesquels! Le tout se devait d'être à la hauteur du cadre mirifique que représentait la célèbre école de magie d'Angletterre. Aussi le thème même de la soirée ne laissait-il guère place au doute : pour l'occasion, le château verrait donc défiler longues robes et costumes plus éblouissants les uns que les autres. Mais si certains avaient espéré s'y rendre en couple, le corps professoral avait eu tôt fait de briser leurs projets; chacun devait se présenter seul et incognito. Le but de cette divine mascarade n'était-il pas, après tout, de pousser les élèves à surmonter leurs réticences dues aux différences de maison ou à leur appartenance à des clans opposés?
Jour J. On y était enfin. Devant les grandes portes encore closes, les quelques élèves déjà présents se jaugeaient prudemment du regard, n'osant s'aborder et espérant peut-être qu'un indice, un geste, trahisse l'identité de ceux et celles qui les entouraient. Mais ils ne pouvaient que se rendre à l'évidence: ce soir, rien ne se jouerait sur l'identité, la naissance, le sang ou tout autres considérations du même genre. Gare à ceux qui choisiraient d'attendre l'apparition de leur cercle d'amis! Tout portait à croire que ceux-là, trop ancrés dans leur routine quotidienne et leurs réticences, se retrouveraient à passer le reste de la soirée seuls. C'était l'occasion ou jamais de tisser de nouvelles affinités, de... grandir?
Les battants de bois s'écartèrent sans un grincement à 19h précises. Les premiers arrivants eurent à peine le temps de les passer qu'elles laissaient place à des lourdes tentures de velours maintenus ouverts par d'épais cordons tressés. Deux charmes, légers et indétectables, agissaient désormais à l'insu de la plupart des occupants de Poudlard : un sortilège d'allégresse qui mettrait d'humeur même les plus récalcitrants et se diffusait peu à peu à tout le château, et un autre de confusion – plus édulcoré encore – qui demeurait, lui, cantonné dans la Grande Salle. Il assurerait le mystère et augmenterait l'efficacité des déguisements. Au fond de la pièce trônait, comme toujours, la table des professeurs telle une table d'honneur; mais celles réservées aux différentes maisons avaient été retirées. L'immense pièce recelait de surprises plus ou moins surprenantes : des tapisseries de style victorien, surchargées de motifs tout en courbes aux prédominances noir, bordeau et or, couraient le long des murs, conférant au lieu un aspect luxueux. Les sombres poutres qui soutenaient la voûte du plafond enchanté, au travers duquel on apercevait une nuit dégagée, avaient été consolidées et décorées de façon à servir de balcons intérieurs – ces perchoirs de choix offraient une vue imprenable sur l'ensemble de la pièce, mais aussi une certaine intimité: à peine suffisamment larges pour accueillir trois à quatre personnes, ils étaient à moitié masqués par des draperies bordeaux. Il y en avait huit, placés face à face en hauteur le long des murs les plus larges, et les escaliers en spirales permettant d'y accéder n'étaient pas visibles au premier coup d'œil : ils ne se creusaient dans les murs continus... qu'à la condition d'avoir été actionnés, tels des passages secrets. Les torches faisant office de leviers ne seraient sans doute découvertes que par mégarde par des élèves maladroits, astucieux ou tout bonnement chanceux.
Les bougies avaient cédé la place à trois lustres flottants : le plus imposant se trouvait en plein centre de la salle, et les deux autres étaient situés à chaque extrémité. Ainsi, la Grande Salle, bien que décemment éclairée, était plongée dans une atmosphère chaleureuse. Des tables circulaires pour cinq occupaient l'espace de façon éparse, laissant tout de même l'espace central dégagé en vue des danses. Deux autres, larges et rectangulaires cette fois, occupaient les espaces jouxtant les portes d'entrée et faisaient donc face à celle des professeurs : elles croulaient sous le poids d'une variété de boissons et d'amuse-gueules sorciers ou typiquement moldus.
Évènement n°1 : où les verres se brisent comme des éclats de rire
Alors que la plupart s'émerveillaient à la découverte des transformations opérées dans la salle, deux regards – l'un malicieux et l'autre exaspéré – se retrouvèrent sans peine en dépit des masques. Postés chacun à l'une des tables de service, les concernés, complices à l'insu des deux autres serveurs qui distribuaient les hors-d'œuvres à leurs côtés, se détournèrent d'un même geste en direction des boissons dont ils étaient responsables. Leurs sourires avenants étaient trompeurs : sous la table, bien à l'abri des regards, gisaient une quantité de mini-fioles sans nom... toutes entièrement vides. Les kits dont elles provenaient avaient été achetés dans un magasin de Farces et Attrapes à Pré-au-Lard et promettaient des effets remarquables... mais lesquels? Peut-être auraient-ils été moins fiers de leur coup s'ils avaient su que ces fameuses potions en étaient encore au stade de l'expérimentation... Quoi qu'il en soit, leurs cobayes humains n'allaient pas tarder à montrer les premiers signes de « d'intoxication »...
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REMARQUE : Votre personnage peut-être victime des boissons trafiquées ou seulement témoin des résultats sur un autre. Attention à ceux qui se serviront plusieurs verres.. Les doses de potions varient; à vous, donc, de déterminer l'ampleur et la duré des effets!
LISTE DES POTIONS/EFFETS : (au choix)
Sérum de vérité (la personne touchée se verra incapable de dire autre chose que « oui » ou « non » durant plusieurs minutes.. le danger étant qu'elle sera incapable de fournir des réponses mensongères aux questions qui lui seront posées)
Solution de force (capacités physiques et maladresse accrues)
Filtre d'amour (l'ensorcelé(e) tombera sous le charme de la première personne qu'il verra après l'avoir ingéré)
Solution à base de Whisky pur-feu (en plus des effets de l'alcool, ceux touchés par cette potion verront ou non de petites gerbes de flammes leur sortir par les oreilles à n'importe quel moment. Prenez garde aux tissus inflammables...)
Nectar modificateur (celui ou celle l'ayant ingurgité se verra doté de petites ailes de dragons. Indolores, à peine encombrantes et sans danger pour les vêtements – fort heureusement! – elles exercent toutefois un effet hypnotisant qui, bien qu'atténué, peut s'avérer quelque peu gênant...)
Filtre de perception (le sorcier ou la sorcière touché(e) verra pendant un moment le monde en trois couleur : du gris pour le décor, les objets et les personnes neutres, du vert pour ceux qui l'aiment et du rouge pour ceux qui éprouvent des sentiments négatifs à leur égard. Seuls deux verres ont été touchés : les petits chanceux qui en profiteront pourront donc éviter, malgré les masques qui cachent les identités, de se retrouver en compagnie de quelqu'un qu'ils ne supportent pas et réciproquement).
Récapitulatif (important) :
Jouez le jeu : les masques ne sont pas seulement là pour la décoration! Votre personnage pourra avoir une impression de déjà vu face au manières d'un autre, au timbre de sa voix etc., mais le sortilège de confusion lui rendra la tâche plus difficile lorsqu'il tentera de deviner qui est qui. Rien ne vous empêche, toutefois, de le faire reconnaître un autre élève si votre scénario en dépend.
Vous posterez d'abord dans le sujet commun, dans lequel votre personnage en rencontrera un autre. Ensuite, vous pourrez ouvrir votre propre sujet privé (dans la Grande Salle ou ailleurs : le parc par exemple - vos perso peuvent se déplacer). Il sera toutefois nécessaire que vous jetiez régulièrement un coup d'oeil à l'avancement du topic commun! Sait-on jamais, il vous réservera peut-être quelques surprises durant la soirée... \o/
Pour plus de clarté, vos rp en rapport avec l'évènement devront être intitulés ainsi : BAL ϟ « titre choisi »
le minimum de lignes imposé diminue pour tous les topics entrant dans le cadre du bal. Il passe donc à (15 lignes). Libre à vous d'en faire plus si vous le voulez, mais gardez en tête qu'il vaut mieux privilégier l'avancement et l'efficacité! Pensez aussi à ceux ou celles qui voudront suivre vos topics.
Remarque : il n'y aura pas de repas à proprement parler. On considère que les élèves ont dîné plus tôt dans la soirée (aux environs de 17h).
Conseils & astuces : n'hésitez pas à mentionner les réactions des autres membres (décrites dans leurs propres sujets); même si vous jouez à deux (ou plus), il s'agit d'un évènement commun et votre perso est entouré de plusieurs autres. Vous aurez également la possibilité d'intervenir dans le rp d'un autre membre si vous avez l'accord de celui-ci. N'hésitez pas non plus à vous servir de PNJ si nécessaire.
Serveurs du premier tour : 2 PNJ + Nathanaël Warrens + Delilah Waldon (Nous aurons besoin de deux volontaires pour jouer faire le service des boissons et des amuse-gueules au second tour! Merci d'envoyer un mp à The Time-Turner pour plus de détails)
Durée du premier tour : du 1er avril au 15 avril IRL, ce qui correspondra à 1h00 en rp (19h à 20h). Il n'y a pas d'ordre de passage imposé; vous êtez encouragés à poster autant de fois que possible durant ce laps de temps!
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Sujet: Re: Bal masqué Sam 2 Avr - 9:45
« C’est bon, arrêtes de faire cette tête. »
Derrière la table réservée aux boissons, Delilah et moi nous étions proposés volontaire afin d’assurer le service. Je savais que la Gryffondor ne serait pas vraiment enchantée d’être réduite à servir ses camarades, mais c’était une raison de plus pour l’entraîner avec moi dans mon plan. J’aurai très bien pu prendre comme complice l’un de mes amis toujours prêt à faire une connerie et à s’amuser des conséquences plutôt que la Waldon coincée – ou plutôt, qui voulait donner cette image, car dans l’intimité elle était loin de l’être, je pouvais le garantir. Mais quel était donc ce plan qui m’avait trotté dans la tête depuis l’annonce de ce fameux bal ? Quelque chose de tout à fait simple à vrai dire. J’avais d’abord songé à mettre du wisky pur feu dans le jus de citrouille, ce qui en aurait désinhibé plus d’un et qui aurait donné plus de piquant à cette soirée au thème un peu trop bon chic, bon genre pour moi – la musique qui était jouée d’ailleurs – une sorte de valse – me confortait dans mon idée. Si on avait laissé ces jeunes dans cette atmosphère, ils se seraient ennuyés ferme ! J’étais loin de me douter que la musique ne serait pas toujours aussi… lente, mais j’étais persuadé d’apporter là un grand service à tous avec un peu d’alcool dans le sang. Mais verser seulement du wisky dans le jus de citrouille me semblait au fur et à mesure trop ‘cliché’, il me fallait autre chose pour que cette soirée soit plus intéressante qu’elle ne devait l’être, surtout pour moi et mon amusement personnel. Aussi, lors d’une sortie à Prè-au-Lard, j’avais fait quelques achats dans une boutique de farces et attrape. Sur chaque produit il était bien spécifié qu’il pouvait y avoir des effets secondaires en plus de ceux voulus, mais je ne m’en étais pas préoccupé, au contraire cela serait d’autant plus amusant de voir de quels effets il s’agissait ! Mais ma complice ne semblait aussi enthousiasme que moi dans cette affaire, ce qui à long terme aurait eu de quoi m’agacer, voilà pourquoi je tentais de lui faire accomplir sa tâche avec au moins un sourire de circonstance et que j’essayais même de l’entraîner dans mon délire, histoire d’être deux à se marrer, mais aussi pour lui rappeler par la suite combien elle s’était amusée avec moi, le sang de bourbe qui la répugnait – quand ça la chantait seulement.
« Allez souris un peu ! Tu vas voir, on va bien s’amuser. T’aurai préféré te retrouver avec tous les autres sur la piste et sûrement victime d’une de mes potions ? »
J’imaginais bien qu’elle aurai vraiment voulu être de l’autre côté de cette table avec tous les autres, se mêler à la fête et faire la belle pour qu’on la courtise… comme si je pouvais laisser permettre une telle chose ! Une raison de plus pour laquelle je l’avais prise comme complice : pour pouvoir garder un œil sur elle sans pour autant montrer qu’on puisse lui faire la cours – même si je ne l’aurai pas su car dans ce cas, je n’aurai pas pu la reconnaître à cause du charme – m’irritait sérieusement. Ca m’aurai rendu encore plus dingue de ne pas savoir où elle était et avec qui elle était de ce fait. De quoi s’en arracher les cheveux, et j’aimais trop ma coupe pour l’abîmer !
Une jeune fille habillée d’une belle robe noir dans laquelle je ne me gênait pas pour plonger un regard discret dans son joli décolleté, se présenta à nous afin d’avoir de quoi boire. Avec un sourire aimable et serviable, je lui offris le premier verre piégé et je me délectais de mon côté en attendant qu’elle se rince le gosier avec et qu’elle nous fasse voir sur quoi elle était tombée et ce qui allait se passer. Je jetais un regard vers Delilah afin de voir si elle suivait elle aussi le début des opérations mais je pouvais toujours constater qu’elle n’étais pas dans le jeu, et je pensais savoir pourquoi. Il n’y avait pas que le fait que je l’ai obligé à être ma partenaire pour cette mission qui la contrariait, mais bel et bien autre chose et je savais quoi – du moins je le pensais.
« Au lieu de faire ta tête de mule, tu ferais mieux d’être un peu reconnaissante. Je t’ai foutu la paix pendant une semaine après que tu m’ais demandé un peu de distance le soir à Pré-au-Lard. Je n’étais pas forcé d’accepter, j’ai fait preuve de gentillesse et de sympathie. J’aurai très bien pu ignorer ta requête et continuer à te faire chanter, mais je t’ai laissé souffler. Tu pourrais me remercier ! »
C’était vrai. Elle semblait au bord de la rupture et au lieu de la torturer un peu plus pour l’enfoncer encore et toujours – ce qu’elle aurait probablement fait de son côté – je l’avais laissé tranquille. Bon, d’accord, une semaine ce n’était pas bien long, mais ça dépendait pour qui ! Moi, elle me manquait, même si je lui aurais pas avoué, ou bien alors je lui aurais dit que de la persécuter me manquait, ce qui était un peu vrai dans un sens.
Un bal masqué dans le but de ne pas être en mesure de reconnaître ses amis de ses ennemis, ses connaissances de ceux dont on se fichait royalement… Je ne savais pas comment prendre cette initiative de la part du corps enseignant. Devais-je trouver l’idée ridicule ? me faire perdre mon temps, à moi, avec des gens sans importance ou que je n’avais tout simplement pas envie de côtoyer pour des raisons personnelles. Ou alors devais-je trouver ça amusant ? Un divertissement qui me permettrait peut-être de mettre mes préjugées de côté et de découvrir des personnalités que je n’avais alors jamais soupçonné, un peu comme avec Clyde et Quinn ? J’étais partagée mais j’étais persuadée qu’il ne serait pas difficile de reconnaître qui se cacherait sous son masque. Pour les garçons, rien de plus simple, leurs coiffures, la couleur de leurs cheveux, la façon de se tenir… un simple loup ne pourrait pas m’empêcher de savoir qui était qui. Pour les filles cela serait plus difficile dans le sens où les coiffures et les maquillages pouvaient induire en erreur. La plus insignifiante des grues pouvait passer pour une belle fleur toute fraîche grâce à tous ces artifices. Dans mon cas je n’avais pas besoin de me passer x temps à me coiffer ou à me maquiller afin de faire ressortir ma beauté naturelle. D’ailleurs j’avais opté pour un masque certes beau, mais qui laissait facilement voir qui se trouvait derrière. Inutile de dire que je ne voulais pas me ‘cacher’. J’étais Kristinna ! L’anonymat n’était pas pour moi. Mais quelle ne fut pas ma surprise lorsque la fameuse soirée arriva et que je m’aperçu que je ne reconnaissait absolument personne… Pourtant certains n’étaient pas vraiment ‘déguisés’ tout comme moi. Mais lorsque je tentais de mettre un nom sur ces visages, cela m’était impossible. Je compris bien vite que les professeurs avaient mis toutes les cartes de leurs côtés avec un sortilège de confusion, il ne pouvait s’agir que de ça ! J’aurais de me sentir en colère de ce que je voyais comme une bassesse, mais étrangement je le prenais plutôt bien, ce qui me dérouta quelque peu.
Quelque peu perturbée de ma réaction à l’opposer de mon habitude et sentant ma gorge s’assécher, j’allais directement à la table où les rafraîchissements étaient servis. Un garçon au masque vert et une jeune fille au loup rouge semblaient s’en occuper. Pas besoin de chercher plus loin pour savoir de quelles maisons venaient ces deux là ! A moins que cela ne soit qu’une ruse pour induire les autres en erreur justement. Je méditais là-dessus pendant le jeune homme me servait mon verre. Je me surpris même à le remercier – même si ce n’était que du bout des lèvres – tandis qu’un léger sourire semblait étirer mes lèvres. Quelque chose clochait, on ne pouvait pas le nier, mais quoi ? Les professeurs n’auraient pas jeté deux sortilèges tout de même ? Cette possibilité me paraissait improbable. Cela devait venir de moi. Peut-être que j’avais mangé quelque chose ou je ne sais quoi d’autre et que je me retrouvais un peu déroutée mais ça finirait par passer.
Je bu tranquillement mon verre, observant les autres, cherchant malgré le sortilège des professeurs, un indice me permettant de reconnaître quelqu’un que j’appréciais. Quitte à passer une soirée dans l’anonymat, je préférais ne pas perdre totalement mon temps et être avec une personne qui méritait ma présence ! Mais alors que je terminais mon verre, quelque chose d’étrange se passa. Je du cligner des yeux plusieurs fois pour être certaine de ne pas rêver ou pour faire disparaître ce qui se passait mais je devais me rendre à l’évidence : je ne voyais plus les couleurs… En faite tout était gris autour de moi, y compris les personnes. Sauf quelques uns portaient une couleurs rouge et encore moins du vert. Bizarrement, j’en déduisais que ceux en rouge n’étaient pas de bonne compagnie au contraire de ceux en vert. Je jetais un œil dans mon verre comme si je pouvais y trouver une réponse à cet étrange état qui était le mien avant de finalement décider d’en profiter. Je regardais autour de moi et très clairement, l’une des personnes vertes se distingua des autres. C’était un vert très clair mais qui paraissait chaud pourtant. Il devait s’agir de la personne qui m’appréciait le plus ! Etait-ce Duane ? Pas si sûr ! Vu comment je m’étais sauvée après que nous ayons couché ensemble alors que lui s’était abandonné dans les bras de Morphée et que je l’évitais presque depuis, il ne devait pas vraiment me porter dans son cœur en ce moment !
D’un pas léger, je m’approchais de cette personne, dans son dos, et lorsque je fus assez près de lui, je me hissais sur le pointe des pieds afin d’atteindre son oreille. Peut-être ne m’avait-il pas senti venir mais en tout cas, il saurait que j’étais là puisque je soufflais,
« Une danse contre un baiser ?
Je lui offrit un magnifique sourire lorsqu’il se tourna vers moi sans me douter une seule seconde qu’il s’agissait bien là de mon ami d’enfance…
Fantasmepour les garçons, cauchemarpour les filles.
♦ HIBOUX POSTÉS: 624 ♦ ARRIVÉE: 08/10/2009
Sujet: Re: Bal masqué Sam 2 Avr - 11:16
L’initiative de cette soirée était particulière bonne ! Je trouvais l’idée vraiment amusante mais surtout intéressante, voilà pourquoi j’avais joué le jeu à fond. Moi qui laissait toujours mes cheveux lâché tant ils étaient une fierté pour moi, je les avais remonté dans un coiffure on ne plus complexe mais que je trouvais ravissante. Ma robe était d’un blanc casé avec quelques endroits jaune et des coutures dorées. Mon masque était également de cette couleur des plumes jaune et violette y étaient accrochées sur l’un des côtés. Elles m’étaient pas très grande mais elles étaient suffisamment présente pour donner un peu de charme à mon masque qui me montait jusqu’en haut du front. J’avais mis un collier afin d’habiller subtilement mon cou car mes épaules étaient elles, dénudées puisque les bretelles de ma robe retombaient négligemment sur mes bras. J’adorais cette robe et le rendu même ! J’espérais seulement que je plairais à Adam dans cette tenue… Je ne l’avais pas vu depuis notre entrevue dans la Salle du miroir de Riséd. J’avais beau lui avoir dit que je lui pardonné ce qui s’était passé avec Emalle, je n’arrivais pas à me retirer ces images d’eux deux de la tête. Pourtant, je savais bien qu’ils n’y étaient pour rien, qu’ils étaient sous l’influence de la magie, mais c’était trop difficile de passer au dessus du fait qu’il avait couché avec elle. Je me disais que peut-être, je pourrais profiter de cette soirée afin d’arranger les choses. J’étais certaine que même sous le meilleur des déguisements, je saurai le reconnaître ! J’avais aussi en tête de trouver Paris Montgomery afin de lui parler. Je l’avais soigneusement évité depuis notre arrivée, bien que je savais qu’il ne demandais qu’une chose : un peu de bon temps avec moi. Cela me paraissait impossible tant il me répugnait mais le fait de savoir qu’Adam l’avait vu dans le miroir aux côté de sa mère, de sa marraine et de moi-même m’avait poussé à me poser quelques questions… était-il le père d’Adam ? A cette supposition, Adam avait presque crié que c’était impossible, que c’était Samaël Wilson son géniteur et qu’il le lui avait lui-même avoué. Pourtant les jeunes venus du futur qui n’était pas le leur avait parlé de Paris. Ils avaient dit que c’était lui qui leur avait donné le Retourneur de Temps et qui les avait envoyé nous prévenir… N’y avait-il pas du bon en lui ? N’avait-il pas seulement pris le mauvais chemin ? Etait-il le père d’Adam ? Je voulais connaître la vérité et je savais que Pris ne serait pas difficile à approcher même s’il ne me reconnaissait pas tout de suite. Il avait la réputation du coureur de jupons de base.
Je déchantais bien vite en entrant dans la Grande Salle. J’avais plusieurs amis et bien plus de connaissances encore dans le château grâce à mon charisme et ma sociabilité et pourtant, je ne reconnaissais absolument personne dans cette pièce. Pourtant, certains avaient fait peu d’effort afin de dissimuler sa véritable identité et pour d’autre c’était difficile vu les traits bien particuliers qu’ils avaient… pourtant, rien. J’étais stupéfaite par ce constat et songeais tout de suite qu’il s’agissait d’un parade des professeurs afin d’assurer l’anonymat de tous car de simples masques n’étaient pas toujours suffisants. C’était assez déroutant mais je m’en accommodais assez vite. D’un naturel sociable, je me mis à faire la discussion avec un jeune homme dont j’ignorais tout. Je ne savais même pas si je lui avais déjà adressé la parole un jour, pourtant cela ne m’empêcha pas de rire de bon cœur et de lui sourire chaleureusement comme je savais le faire. Le but était de se rapprocher sans aucun préjugé, c’était ce que je faisais.
Mais tout d’un coup, je sentis comme un frisson me parcourir l’échine. Je tournais le regard vers la porte de la Grande Salle, d’où m’étais venue cette sensation et j’y découvris un jeune homme aux cheveux noir et aux yeux bleus qui me foudroyaient presque. Son regard délaissa le mien et il s’en alla en direction de dehors. Je pris à peine le temps de m’excuser auprès de la personne avec qui je discutais jusque là et je courais presque à la poursuite de celui qui venait de s’éclipser. Je ne savais pas de qui il s’agissait, mais ses yeux… ses yeux me poussaient à le suivre. Je savais que si je ne le faisais pas, je le regretterais, pourtant je n’avais aucune explication à cela. Je ne pouvais pas courir avec ma robe et même marcher vite était assez difficile. Si j’avais su que je devrais accomplir ce genre de chose, j’aurai opté pour une robe plus pratique à ce niveau là ! Arrivée dehors, il me sembla que je l’avais perdu de vu, sas compter qu’il faisait nuit… mais je ne désespérais pas et je marchais dans l’herbe sans trop savoir où regarder, lorsqu’au bout d’un instant, je vis de la lumière venant la cabane abandonnée de l’ancien garde chasse. Je m’y précipitais aussi vite que me le permettais ma robe et lorsque je fus arrivée, j’ouvris presque la porte avec force. Je ne savais toujours pas après qui je courais, ni pourquoi, mais je pensais que j’allais bientôt le savoir.
Son masque noir, perlé et élégant, toujours sur lui, je trouvais enfin qui j’avais en face de moi – le sortilège avait du perdre de son charme une fois que j’avais quitté la Grande Salle.
« Adam ! »
Cela me paraissait tellement évident à présent que je me sentais stupide de ne pas l’avoir reconnu plus tôt, même si j’avais l’excuse du sortilège des professeurs pour l’expliquer. Mais j’avais autre chose en tête pour le moment, quelque chose qui me préoccupait.
« Est-ce que ça va ? » Demandais-je prudemment. « Pourquoi es-tu parti de cette façon tout à l’heure ? Tu m’as lancé un regard glacial... »
J’étais certaine de n’avoir rien fait de mal à ce moment précis, donc je ne comprenais pas pourquoi il m’avait regardé de cette façon et qu’il était parti comme s’il était furieux.
« Tu sais que tu peux me parler… »
Il le savait sûrement, mais en même temps j’avais passé tellement de temps à l’éviter après sa confession qu’il avait de quoi en douter.
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Sujet: Re: Bal masqué Mar 5 Avr - 6:54
Spoiler:
« C’est bon, arrêtes de faire cette tête. »
Facile à dire! L'unique réponse qu'obtint cette quasi injonction fut.. un regard noir. Un de plus. Les élèves s'apprêtaient encore seulement à pénétrer dans la Grande Salle, mais Delilah, elle, s'y trouvait depuis trop longtemps pour son bien.. Oh oui, pour elle cette histoire avait tout du calvaire.
Dire qu'elle avait été ravie en apprenant qu'un bal masqué serait organisé.. aurait été exagéré – contre toute attente, elle n'avait eu qu'un avis mitigé sur la question. Autant l'évènement avait un côté indéniablement excitant, autant l'idée de pouvoir s'approcher de personnes qu'elle avait peut-être en horreur en temps normal tendait à refroidir son enthousiasme. Mais l'effervescence qui régnait dans les couloirs avait failli faire taire ses réticences... « failli », seulement, car c'était sans compter sur Warrens et sa manie de tout gâcher par sa seule présence et, pire encore, par ses idées de gamin! C'était à cause de lui que la Gryffondor la moins serviable et la plus égocentrique – à peu d'individus près – que la terre eut pu porter s'était retrouvée... devinez donc. Derrière une table de service pour une heure, rien de moins. L'idée lui avait tiré un éclat de rire tant elle lui avait paru invraisemblable lorsque Nathanaël lui en avait fait part, mais elle avait bien dû se rendre à l'évidence : il était sérieux. Pire encore, il prévoyait de trafiquer les boissons, non à l'aide d'alcool mais avec quelques gouttes de potions qui, Delilah n'en doutait pas, risquait de s'avérer dévastatrice. Quelque chose en elle-même, l'enfant joueuse trop tôt refoulée par ses manies d'aristocrate peut-être, trépignait d'impatience à l'idée des effets d'un tel projet. Oui, elle avait dû retenir maints sourires depuis qu'elle s'était retrouvée aux côtés du Serpentard.. cela faisait quelques temps maintenant qu'elle tentait de se faire aux changements subtils – ou pas – qui se produisaient en elle lorsqu'il entrait dans son champ de vision : une inconcevable, inexplicable satisfaction à l'idée qu'il ne cesse de rechercher sa présence, même si c'était pour des raisons tout bonnement stupides la plupart du temps; et une fébrilité déplacée lorsqu'il s'approchait d'elle, l'abreuvait de son odeur envoûtante, indéfinissable, et lui offrait les excuses qu'il lui fallait pour rester à ses côtés en dépit du mécontentement qu'elle s'appliquait à manifester.. Autant de choses dont il était désormais conscient, mais qu'il avait eu la décence de ne pas utiliser contre elle, la surprenant une fois de plus. Elle le savait retors, pourtant. Il n'y avait qu'à voir l'immonde chantage qu'il exerçait sur elle depuis plusieurs mois déjà.. Chantage qu'il avait consenti à laisser en suspend l'espace de quelques jours.
Évidemment, ce répit avait été de courte durée : une semaine, il ne lui avait pas laissé plus longtemps. Et là encore elle se sentait partagée... devait-elle se réjouir de se rendre compte qu'il était incapable de rester éloigner d'elle plus longtemps? Ou se montrer réaliste et conclure qu'elle était définitivement la victime d'un crétin à la libido trop active? Un soupire découragé échappa à la jeune femme alors qu'un flot d'élève apparaissait à l'intérieur. Elle les sentit arriver avant même de les voir : c'était une bouffée soudaine d'odeurs entremêlées, de fragrances tantôt trop prononcées tantôt délicates et discrètes, créant un amalgame quelque peu écœurant. Elle était habituée à cette abondance de parfums disparates et pourtant, un automatisme qu'elle maudit intérieurement la poussa à s'approcher un peu plus de Nathanaël pour ne plus être enveloppée que par son essence. Elle était à peu près sûre que le concerné n'avait rien manqué de son déplacement mais, par chance, les deux autres élèves chargés du service en leur compagnie n'avaient, eux, rien remarqué.
« Allez souris un peu ! Tu vas voir, on va bien s’amuser. T’aurai préféré te retrouver avec tous les autres sur la piste et sûrement victime d’une de mes potions ? »
Certes.. non. Elle ne lui fit pas l'honneur de lui répondre immédiatement, mais fronça les sourcils sous son masque pour témoigner de son mécontentement – comme s'il n'avait pas eu le loisir de le remarquer suffisamment jusqu'à maintenant.
« Franchement, tu crois que j'aurais pu me montrer suffisamment naïve pour venir réclamer une boisson alors que tu fais partie des serveurs? Je commence à trop bien te connaître. », répliqua-t-elle finalement à voix basse en se tournant pour le fixer d'un air moqueur... qui tomba rapidement à plat. Et pour cause! Cet espèce de goujat lorgnait l'une des élèves venue se faire servir d'un regard clairement appréciateur. Quelques idées de sortilèges peu appréciables traversèrent furtivement l'esprit de la jeune femme, mais elle eu tôt fait de se rendre à l'évidence : charmante ou pas, la jolie demoiselle ne tarderait pas à être victime du verre piégé qu'elle tenait en main.. et pour la première fois de la soirée, Delilah exprima réellement sa satisfaction en la voyant se mettre à boire. Sentant Nathanaël jeter un coup d'oeil de son côté, elle s'empressa toutefois d'effacer de ses traits toute marque appréciative.
« Au lieu de faire ta tête de mule, tu ferais mieux d’être un peu reconnaissante. Je t’ai foutu la paix pendant une semaine après que tu m’ais demandé un peu de distance le soir à Pré-au-Lard. Je n’étais pas forcé d’accepter, j’ai fait preuve de gentillesse et de sympathie. J’aurai très bien pu ignorer ta requête et continuer à te faire chanter, mais je t’ai laissé souffler. Tu pourrais me remercier ! » « Est-ce que tu es obligé de parler si fort? », persifla-t-elle immédiatement, inquiète, en vérifiant autour d'elle que personne n'avait rien entendu. Elle exagérait, évidemment, mais aborder ce sujet à voix haute la dérangeait toujours. « Ne t'attends pas à des remerciements de ma part, conclut-elle finalement. Je commençais à reprendre goût à ma liberté. »
Ou comment exceller à l'art de la mauvaise foi. Tout y étais : la mine contrite, le ton amère, les yeux baissés.. Mais un bruit de verre brisé la tira brusquement de son rôle. L'élève de tout à l'heure venait de faire éclater celui qu'elle tenait en main d'une simple pression. Alors qu'un garçon s'approchait dans le but évident de l'aider, elle eut un geste étrangement brusque et lui assena d'une main une bourrade à l'épaule, le faisant reculer de trois bon pas sous le choc. Le spectacle était tout bonnement hilarant tant elle ne cessait de s'enfoncer à chacun de ses mouvements, visiblement incapable de contrôler sa... force. Oh! L'une des potions influait donc à ce niveau? Si la plupart des témoins de la scène n'y comprenaient rien et se contentait de rire de ses maladresses – en s'en tenant aussi éloignés que possible, Delilah, elle, ne put s'empêcher d'adresser un clin d'oeil amusé à Nathanaël. Oh, tout compte, cette plaisanterie puérile suffirait peut-être bien à éclairer l'heure qui se profilait. Et la file toujours plus longue d'élèves attendant d'accéder aux boissons ne désemplissait pas, promettant de nouvelles surprises...
« Je ne sais pas pour toi, mais tout ça ne m'inspire pas confiance.. »
J'acquiesce lentement d'un geste de tête, sans même chercher à masquer mon effroi. Sous l'effet d'un sortilège, les portes de la Grande Salle ont laissé la place à de lourds rideaux qui, maintenus ouverts, laissent clairement percevoir l'intérieur de la pièce. Quelques touches de noir et tellement de... bordeau. Et d'or. C'est un cauchemar, n'est-ce pas?
« Je rêve où ils nous on réservé un décor typiquement Gryffondor...? » « Le summum du mauvais goût. », j'ajoute en hochant de nouveau la tête.
D'accord, ce n'est pas si... horrible. Au contraire, il faudrait être aveugle pour ne pas remarquer le charme certain de la décoration, et l'esthète en moi ne peut s'empêcher de détailler avec attention les moindre détails de ces agencements luxueux. Oui. Mais entrer... là-dedans, est comme pénétrer dans une antre réservée aux griffons, et comprenez bien que c'est un véritable choc pour moi. Pourtant, alors que je m'attendais à sentir mon malaise s'accroître, j'ai à peine le temps de faire un pas à l'intérieur qu'un apaisement proche de la béatitude me décrispe instantanément les épaules. Déboussolé sur le coup, je cherche du regard celui de mes camarades de dortoirs qui se trouvait à mes côtés à l'instant, mais me retrouve face à un élève dont les traits recouverts d'un masque sombre ne me disent pas grand-chose. Lui ne me regarde pas, mais alors que je m'apprête à m'éloigner, sa voix s'élève entre nous – s'adressant visiblement à moi :
« Hum.. c'est pas que ta compagnie me déplaise mais je vais essayer de me dénicher une cavalière potable, histoire de ne pas devoir me contenter des restes des autres. » « Tu as vu écrit quelque part que ta vie m'intéressait? »
Non mais je rêve! D'où il sort, celui-là? Mon ton sec le surprend et il me fait finalement face, cligne des yeux à quelques reprises puis marmonne un « J'ai dû te prendre pour quelqu'un d'autre », avant de s'éloigner et de mettre en application sa fameuse résolution. Une fois encore, mon irritation ne dure pas, rapidement remplacé par un apaisement qui me tire un léger sourire. J'ai une impression étrange, comme une alarme, un doute concernant cette altération de mes sens... mais elle m'échappe, rapidement reléguée au second plan. L'autre type n'avait pas vraiment tort : malgré mon manque d'enthousiasme à l'idée de m'approcher de quelqu'un dont je ne vois pas le visage dans son entièreté, je n'ai pas franchement envie de passer la soirée à ruminer seul mon mécontentement. D'autre part, alors même que toute cette mise en scène me semblait grotesque à mon arrivée, je ne me sens plus si rebuté par l'idée maintenant que je suis là... Et puis, soyons logique : il est tout bonnement impossible que je ne sois pas capable de reconnaître mes interlocuteurs. Toute cette histoire d'identités cachées est bien mignonne mais, dans les faits, elle est plus difficilement réalisable... la forme d'un visage, une mimique, un geste habituel – il existe tant de petits détails pour caractériser une personne et la faire se distinguer des autres. Fort de cette certitude, je me mets en quête de quelconque traits familier... mais déchante tout aussi rapidement. De tout cette entremêlement de capes et de robes, je n'aperçois aucun élève de ma maison, ni personne dont je sois plus ou moins proche. Est-ce... normal? À voir l'air perdu de ceux qui m'entourent, ils semblerait que je ne sois pas le seul à me poser des questions. En temps normal, j'aurais probablement opté pour faire demi-tour et laisser derrière moi cette mascarade pour le moins grotesque, et ce en dépit de mon goût pour les cérémonies mondaines... mais en l'occurrence, je me sens plus plus intrigué qu'autre chose.
Des éclats de rires retentissent du côté des tables à l'entrée de la salle, et je m'en rapproche... pour tomber sur un spectacle étrange.
« Une vraie ogresse. »
Je n'ai rien fait pour masquer le mépris que m'inspirent ses frasques, mais si les éclats de rire redoublent... force est de constater que c'est de bon coeur, et non par moquerie pour la malheureuse qui se débat contre... quoi donc? Ses propres membres? Je sais que je devrais l'enfoncer – tout mon être m'y pousse – mais je me contente d'un vague sourire amusé et me détourne d'elle, l'oubliant presque immédiatement. Et alors que je m'apprête à m'ajouter aux élèves qui attendent de se faire servir à boire, mon regard en croise un autre... dont je rechigne à me détourner. Que disait mon interlocuteur insolite de tout à l'heure, déjà? Ah, oui. Il parlait de la nécessité de choisir une cavalière. Et je crois bien avoir trouvé celle qui est la mieux à même de jouer ce rôle. Je relègue au second plan la question qui me vient immédiatement à l'esprit – est-elle de sang pur, au moins? –, hésite un instant à garder ma place dans la file pour lui proposer un verre par la suite, mais y renonce : un sentiment d'empressement me pousse vers elle, provoqué par la certitude que je risque de la perdre définitivement si je me détourne d'elle ne serait-ce qu'un instant.
Un sourire charmeur aux lèvres, je lui offre mon bras avec l'assurance tout aristocrate que me permettent mon rang et mon éducation.
« Accepterais-tu de me faire l'honneur de m'accompagner pour la soirée? »
Formule qui, bien encore employée lors des cérémonies réunissant le gratin de la société, semblerait sans doute surjouée en d'autres temps. Une voix me souffle que je me trouve à Poudlard, non au manoir, et que celle à qui je m'adresse pourrait bien n'être qu'une vulgaire sang-de-bourbe loin de mériter de telles égards.. mais je la repousse sans la moindre hésitation. Certes, ce n'est que Poudlard, mais l'occasion se prête justement à une telle attitude. Avant qu'elle n'ait eu le temps de me répondre, un élève trébuche vers moi, visiblement saoul alors même que la soirée débute à peine – où, par Salazar, a-t-il bien pu se procurer de l'alcool...? – et c'est pas pur réflexe que je parviens à faire un pas de côté avant qu'il ne s'affale lamentablement sur moi. Avec horreur, je le vois se raccrocher à l'une des torches encastrée de le mur qui, au lieu de tenir bon, chute lentement dans sa direction. Contre toute attente, elle ne tarde pas à arrêter sa course... et sous mes yeux abasourdis, un passage s'ouvre lentement dans le mur, révélant une volée de marches. Mes yeux suivent leur escalade vers les niveaux supérieurs, et ce n'est qu'alors que je remarque les balcons en hauteur. Je ne suis pas le seul, apparemment : l'idiot de service semble tout content de sa trouvaille. Je le repousse d'une main alors qu'il s'apprête à grimper, toute frustration oublié :
« On peut dire que tu es tomber à pic. Merci pour le service. »
Sur un coup de tête, j'attrape la main de celle qui a si bien su capter mon attention de par sa seule présence et m'empresse de m'engouffrer avec elle dans les escaliers révélés, échappant dès lors aux regards curieux qui s'étaient tournés en direction du passage. L'ouverture se referme sur nous sans un bruit.
Les masques n’avaient aucun secret pour moi. J’en portais depuis mon arrivée à Poudlard, depuis que j’avais fais le premier pas dans l’enceinte de ce château. Personne ne pouvait être plus apte que moi à se déguiser ou à se dissimuler sous les traits fades d’un masque. Ce bal semblait avoir été décrété en mon honneur, et pour mon simple petit plaisir vicieux. Car je ne pensais pas qu’il fusse possible que je me sente aussi à mon aise nulle part ailleurs. J’enfilai mon loup avec une excitation difficilement dissimulable. D’ailleurs, je ne pris pas la peine de supprimer le sourire qui s’étira sur mes lèvres, alors que j’admirais mon image dans le miroir. Le masque sur lequel j’avais jeté mon dévolu n’était ni trop raffiné, ni trop simple et ne tirait pas plus dans le sombre que dans le clair. Il représentait tout à fait l’effet que j’escomptais produire. Et si le bas de mon visage était bien visible, j’osais imaginer que l’on ne me reconnaîtrait pas trop vite. Après tout, je ne comptais pas tomber le masque avant l’heure prévue. Car jusque là, le château serait mon terrain de jeu. J’allais être comme un poisson dans l’eau; dans mon élément.
Je repassai ma veste d’un geste lent, la rajustant à peine avant de jeter un dernier regard à mon reflet. La plupart des gens s’apprêtaient encore, s’afférant dans les salles de bains et les dortoirs, tandis que les plus excités s’agitaient dans la salle commune. D’autres, encore, se trouvaient déjà dans la grande salle ou en chemin. J’avais mis un point d’honneur à n’être ni en avance, ni en retard; aussi ne m’attardais-je pas dans la salle commune, où je sentis quelques regards suivre ma progression.
La grande salle ne m’avait jamais semblée aussi proche. En quelques pas, j’eus l’impression de déjà m’y trouver. La décoration de la salle happa sur l’instant mon attention. Je me perdis dans la contemplation des tapisseries, et je sentis une allégresse sans borne me soulever l‘estomac. Mon regard ne se coupa du décor que pour se balader au grès des élèves présents alentour. Et parmi eux, je crus distinguer une allure familière. J’avais une vue imprenable sur son dos, et pourtant je ne pouvais pas me tromper. Je fendis la foule qui commençait à s’amasser entre nous et me glissai dans son dos pour lui souffler quelques mots à l’oreille.
« De dos, je sais déjà que tu es magnifique ce soir. »
Elle se tourna entre surprise et enchantement. Les yeux qui se posèrent sur moi et le sourire mièvre qui tordit ces lèvres me donnèrent une assurance sans détour: ce n’était pas celle que je voulais voir. Mais comment avais-je pu me laisser berner? Je pensais pourtant pouvoir reconnaître Kris en n’importe quelle occasion, et même de dos! Je la reconnaitrais les yeux fermés … ou presque.
« Je vais nous prendre des verres. »
Je prenais congé sans me faire prier. Pas la peine de préciser qu’elle ne risquait pas de me revoir de la soirée. J’avais beau ne pas comprendre comment j’avais pu commettre une telle erreur, je ne comptais pas m’appesantir là-dessus plus que nécessaire. Et je savais qu’un verre me ferait le plus grand bien. Ma main trouva rapidement un gobelet, dont je vidai le contenu d’un seul trait. Mais il n’était pas question de passer la soirée au bar. Car mon erreur de diagnostic m’avait fais prendre conscience d’une chose: je voulais mettre la main sur Kristinna, ou plutôt je le devais. Je n’eus cependant pas l’occasion de m’éloigner énormément du buffet. Je sentis bientôt un souffle contre mon oreille, et la voix qui murmura me donna à réfléchir.
« Une danse contre un baiser ? »
Je me retournai sans perdre une seconde, et il me sembla reconnaître son sourire. Mais pouvais-je être certain qu’il s’agissait bien d’elle? D’ordinaire, je n’en aurais pas douté une seconde; les masques ne m’avaient jamais bernés. Alors pourquoi ce doute duquel je n’arrivais pas à me défaire? Ne souhaitant pas laisser planer trop longtemps le silence, je finis par esquisser un léger sourire.
« Je ne refuse jamais une telle proposition. »
Je me retins d’ajouter d‘une jolie demoiselle car rien ne pouvait me garantir que je n’avais pas à faire à un pur laideron, simplement bien arrangé. Je lui tendis mon bras sans plus tarder afin qu’elle s’en saisisse, et que nous puissions lancer ensemble les hostilités. Je n’arrivais toujours pas à déterminer s’il s’agissait de mon amie d’enfance ou non, mais je comptais bien lever le voile sur cette incertitude dans les plus brefs délais.
"Toujours ce désir Qu'il nous faut assouvir L'envie de séduire Ou l'envie de détruire Que se soit par omission Conviction, ambition Le mensonge nous ronge"
Y aller ? Ne pas y aller ? Ces questions avaient trotté dans ma tête toute la semaine… L’idée de me retrouver dans une foule d’élève me donnait mal au ventre. Il fallait avouer que depuis l’incident de la tour je ne me sentais pas en sécurité au château. A présent, tout ce qui pouvait paraître suspect à mes yeux me rendait anxieuse, voire parano. Mais je devais arrêter de me faire des films et reprendre confiance en les autres. C’était ça le plus difficile. Depuis l’explosion j’étais devenue plutôt asociale. Pourtant une partie de moi me poussait à m’y rendre. Si tout se passait bien je ne pourrais qu’être soulagée et aller mieux. Mais je n’avais pas envie que l’on me reconnaisse. Le fait de porter un masque m’arrangeait grandement. J’avais attendue d’être seule dans le dortoir pour me préparer. J’avais envie de jouer quelqu’un d’autre, peut être qu’ainsi je me sentirais mieux. Après une douche chaude j’avais enfilé une jolie robe bustier de couleur noire dont la jupe à volant s’accordait parfaitement à ma silhouette fine. Je chaussais de belles chaussures à talons noire également, je venais de gagner une dizaine de centimètres. Je me maquillais, en noircissant un maximum mes yeux pour faire ressortir leur bleu. Je décidais aussi de changer de coupe de cheveux, j’avais depuis longtemps appris à utiliser la magie pour ma coiffer très rapidement. En quelques minutes je coupais mes longs cheveux blonds pour obtenir un carré dégradé. Puis je changeais leur teinte avec une lotion à base de plante magique que j’avais concoctée moi-même. En les séchant ils avaient une belle couleur brune avec quelques reflets rouges. C’était parfait ! Je mettais mon masque et me voilà prête pour la soirée…
Alors que j’allais quitter le dortoir je m’arrêtai net. Mes cicatrices… Avec cette robe mes bras étaient aux vues de tout le monde. Et je savais qu’elle ne passait pas inaperçue… Ceux qui l’avaient déjà regardé me reconnaîtraient sans difficulté. Je retournai jusqu’à ma table de chevet de laquelle je sortais une longue bande noir en soie. Je l’enroulais autour de mon avant bras puis je quittais la chambre.
Arrivée devant la grande salle j’hésitais un instant avant de trouver un peu de courage pour y pénétrer. Il y avait déjà pas mal de monde et après quelques minutes à déambuler parmi les élèves une boule se forma dans mon ventre. Le stress commençait à monter en moi. J’avais chaud. Je m’écartais de la foule et j’allais m’asseoir à une des tables rondes qui était libre. J’inspirais et expirait de façon lente et régulière pour tenter de me calmer tout en examinant la foule… Je reconnu plusieurs personnes, malgré leurs masques… Plutôt physionomiste, je me mis à essayer de mettre des noms sur les personnes qui passaient devant moi… Bien qu’idiot, ce petit jeu me permit d’apaiser mon anxiété.
J’en ai plus que marre de pleurer pour un garçon !?! N’ai-je pas déjà versé suffisamment de larmes pour ce stupide troll de Liam ? Lui qui n’a pas trouvé plus intelligent que de se faire renvoyer de Poudlard et rompre avec moi au passage. Je l’aimais suffisamment que pour envisager une relation longue distance mais il semblerait qu’il n’en est pas de même pour lui. Et si c’était sa façon à lui de se débarrasser de moi pour rejoindre Poppy. Ok, ce serait complètement radical mais avec moi il est primordial d’user des grands moyens. Je ne sais même plus si je suis dévastée par le chagrin ou dévorée par une colère brûlante. Je me sens…déchaînée. J’ai envie de faire payer le choix de Liam au monde entier et je pense que l’on peut compter sur moi à ce propos.
Au début, le bal me semblait être une très mauvaise idée, tout au plus un simple prétexte pour porter l’une de mes plus belles robes mais certainement pas compatible avec mon humeur du moment. Sur ce coup la, c’est moi qui ai été stupide car en réalité c’est tout ce dont j’ai besoin. Ce soir, je pars avec un objectif, un seul : celui de faire tourner le plus de têtes possible. Je pars en chasse, je veux savoir que je peux encore plaire et que Liam n’a pas totalement souiller ma réputation !
J’ai passé trois heures entières à me préparer et je me trouve…parfaite. Ma robe d’un blanc immaculé épouse mes courtes et mon décolleté flirterait presque avec l’outrage. Je mets en place mon masque et m’adresse un large sourire dans le miroir. Si je pouvais briser un couple ce soir, ce serait le plus grand des plaisirs pour moi. Je ne supporte pas l’amour en ce moment et si je n’y ai pas droit je ne vois pas pourquoi les autres, eux pourraient y goûter. Détruire la soirée de Poppy ne serait pas non plus une option désagréable.
L’heure sonnant enfin, je quitte ma salle commune et adopte presque automatique la démarche féline de la femme fatale. Un parfum sucré et boisé se dégage de ma peau et de mes cheveux savamment ondulés. Je m’empresse de rejoindre la salle commune dans laquelle je fais mon entrée seule, comme il l’est indiqué dans l'invitation du bal de ce soir. Les masques on beau semer le doute, je reconnaît sans aucune difficulté les corps qui m’attirent mais avant de passer à l’offensive, il est préférable de prendre le temps d'’observer. Je m’adosse alors à une colonne, étudiant chacun de mes gestes pour qu’ils appellent au désir. De mon regard de velours, je tente de capter tous les regards qui pourraient se poser sur moi. Sawyer Waldorf, la vraie, est de retour et je peux affirmer que c’est probablement pour votre plus grand malheur.
( HJ: Ouvert à tous)
- DRAMA QUEEN - I'm the master of my fate I''m the captain of my soul
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Sujet: Re: Bal masqué Sam 9 Avr - 13:18
Si Nuallan fit l'effort de revêtir une tenue de soirée et de déposer un masque pour cacher une partie de son visage, bien que ses yeux clairs le trahissaient, et rejoindre le bal ce n'était pas dans l'espoir d'une rencontre intéressante. C'était seulement par curiosité, surtout lorsqu'on se souvenait du dernier bal qui avait été donné et de ce qu'il en avait résulté. Peut être que cette fois encore, ce groupe masqué allait réserver quelques surprises histoire de pimenter la chose parce qu'il se voyait mal passer la soirée à observer les gens et à se moquer d'eux, même si il pouvait y trouver une âme aussi noire que la sienne pour lui tenir compagnie. S'observant dans le miroir, son côté égocentrique ressortant ce soir-là, il remonta le nœud de sa cravate avant de l'enlever pour se donner ce fameux genre décontracté mais assuré. Pliant correctement le col de sa chemise, il glissa ensuite une main dans ses cheveux en pagaille, savourant l'effet que donnait le masque à ses prunelles d'un bleus plus électrique que jamais. Oh oui, ce soir il allait s'amuser, il n'en doutait pas. Et pas forcément d'une manière très catholique, bien qu'il ne pensait pas forcément finir avec quelqu'un dans ses bras mais au moins s'amuser à tourmenter … Il verrait bien sur place. Dernier à quitter la salle commune, il prit son temps, appréciant les bruits de pas pressés dans les couloirs des élèves impatients de se rendre sur les lieux, ou alors de ceux qui désiraient déjà un peu d'intimité.
S'approchant de la Grande Salle, Nuallan commença à ressentir quelque chose d'étrange, quelque chose qui ne faisait pas parti de lui.. Son habituelle humeur noir semblait doucement s'évaporer pour laisser place à un peu d'allégresse. C'était encore léger et donc pas totalement présent en lui, mais plus il s'approchait de la salle, plus il se sentait plus léger, plus détendu et légèrement moins enclin à de sombres desseins. Malheureusement, c'était difficile de faire ressentir autre chose à un sociopathe que les sentiments qu'il connaissait. Alors bien qu'il se sentit d'humeur moins massacrante, il parvenait tout de même à discerner ses réelles émotions de celles que le sort semblait vouloir lui donner. Décidément, se mit à penser Nuallan, le corps enseignant voulait tout maîtriser.
S'arrêtant à l'entrée de la Grande Salle, le serpentard observa l'intérieur de la salle. Si il y avait bien une chose qu'il devait admettre c'était que la décoration battait des records dans le genre cliché des salles de bals. Hé ho, on changeait pas un caractère négatif aussi facilement hein. Inspirant un bon coup, Nuallan entra dans la salle pour se sentir un peu étourdit sur le moment avant de se reprendre et de jeter un œil aux protagonistes présents. Si la minute d'avant il avait repéré des gens qu'il lui semblait connaître dans leur façon de se déplacer, désormais il était un peu perdu et cette sensation détestable lui arracha une grimace agacée. S'éloignant des couples et des arrivants, il se plaça près des tables circulaires avant de s'intéresser à la jeune fille près de laquelle il était placé. Elle lui rappelait quelqu'un sans qu'il soit bien sûr.
S'éloignant un peu il se balada entre les élèves pour s'arrêter devant les boissons et hésita un moment. Il aurait été dommage de commencer à boire alors que les hostilités débutées à peine. Glissant ses mains dans ses poches, il retourna près des tables de tantôt et se retrouva à nouveau près de la jeune fille aux cheveux bruns, qu'après observation il ne fut pas certain d'avoir connu finalement... Même si quelque chose le perturbait .. Quelque chose qui émanait d'elle. De toute manière, si elle était ici, c'était forcé qu'il la connaisse à un degrés plus ou moins élevé.
« Besoin de compagnie ? » se surprit-il à demander, sans doute pousser par un des enchantements de la salle qui évaporer les humeurs noires.
(premier message pour Tanya (a) )
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Sujet: Re: Bal masqué Dim 10 Avr - 3:55
Les repères, voila quelque chose de terriblement important pour moi. Je suis inconstant par nature et c’est pour cette raison que j’ai besoin de me canaliser par une certaine routine. Je pensais qu’être enfermé à Poudlard me rendrait fou mais finalement, j’y ai trouvé un certain confort et j'y ai pris goût. Aujourd'hui, tout cela est foutu, terminé et à cause de qui ? Liam. Mon meilleur ami était mon principal point de repère en ce lieu. Nos petites habitudes rythmaient mes journées et cela même si il passait beaucoup trop de temps à mon goût avec sa Sawyer. Je ne parviens pas encore à croire que cet abruti a trouvé le moyen de se faire renvoyer de Poudlard et pire encore…Comment a-t-il pu oublier de m’entraîner dans sa chute ? Me voila seul, laissé sur le carreau et obligé d’entendre Sawyer le maudire chaque fois qu’elle croise ma route. Ne comprend t’elle pas que pour moi aussi ce n’est pas facile ? Certainement pas.
Je ne cesse de chercher Liam du regard, je me tourne pour lui parler mais il n’est plus la. Mon meilleur ami, me manque et je me sens terriblement seul. Je suis certain qu’on aurait pu s’éclater comme des fous tout les deux à ce bal, surtout qu’il n’aurait pas pu s’y rendre avec Miss Waldorf ! Je pousse un profond soupire et enfile mon masque. C’est à contre cœur que je me rends au bal…Sans mon meilleur ami, tout à moins de saveur. Oh j’ai d’autres potes mais Liam, c’était mon frère. Je grogne et quitte le dortoir des Gryffondors en traînant les pieds. Je croise les doigts pour ne pas croiser Sawyer, elle serait signe de problèmes et pour cela le masque est un avantage. J’affiche un sourire distrait qui disparaît de mon visage aussi rapidement qu’il est apparu. Poppy et Cléo, voila aussi deux histoires compliquées que je n'ai pas la force de gérer pour le moment.
Sur le chemin de la grande salle, j’hésite à plusieurs reprises à rebrousser chemin mais je n’en fais rien. Je ne veux pas laisser à Liam le plaisir de me gâcher la vie et je ne serai certainement pas le premier à lui demander des nouvelles. Pénétrant dans la salle, je me sens blasé et je ne vois toujours aucun but à cette soirée. Je reste planté au milieu de la salle, je ne sais plus vers qui me tourner, moi qui n’ai habituellement aucun problème pour aller vers les autres. Je devrais être le premier à tomber la chemise et sauter sur une table, je devrais jouer mon rôle d’éternel amuseur des troupes mais je n’en ai ni le courage ni l’envie ! Je ne supporte pas l’abandon et mon passé en justifie aisément les raisons.
A l’autre bout de la salle, j’aperçois une rangée de chaises vers lesquelles je me précipite. Je choisi celle qui est au bout de la rangée, proche du mur et je m’y installe. Je scrute, j’observe mais rien n’y personne n’interpelle réellement mon regard. Si dans un quart d’heure, personne n’est venu me parler, je pourrais me décider à quitter les lieux. Si rien ne me retient, je n’ai rien à faire ici.
Combien de fois Leslie avait-elle rêvé d'être quelqu'un d'autre ? Trop de fois pour que cela puisse être compté. Ce n'était pas tant son enveloppe charnelle qu'elle désirait voir remodelée, après tout, bien qu'elle était fort mince - voire bien trop maigre pour beaucoup de gens - son physique ne l'avait jamais dérangé. De longues jambes fines, une taille de mannequine, un visage aux traits angéliques bien qu'un peu creusés, de long cils noirs et des cheveux blonds longs et soyeux, il était indéniable qu'il y avait plus à jalouser qu'à critiquer dans son allure extérieure. Et pourtant, le regard que portait les autres sur elle l'avait toujours rendu mal à l'aise, bien qu'elle n'en montrait rien, restant de glace face au mépris qu'elle provoquait. Cela n'était dû qu'à une chose : son statut de préfète en chef et son intransigeance, qui faisait d'elle pour beaucoup une coincée bien trop sérieuse, crainte et détestée. C'était cette perception que l'on avait d'elle qui la rongeait, car au fond, elle était plus que ça, et même si certains avaient su ôter son armure d'iceberg pour le voir, comme Raven, Shaelyn, Montana et quelques rares privilégiés, la plupart s'arrêtait à sa réputation pour la juger. Planquer son identité derrière un masque le temps d'une soirée était donc l'excuse rêvée pour changer la donne.
Leslie, qui ne s'embarrassait d'habitude que de très peu d'artifices puisque la nature l'avait suffisamment gâtée pour qu'elle n'aie pas grand chose à faire pour cultiver sa beauté, avait passé ce soir là plus d'une heure dans la salle de bain à peaufiner le moindre détail de son apparence. Aidée de la magie, elle avait soigneusement tiré ses cheveux en arrière et bouclé la longueur, si bien que même si le masque les retenait, de longues boucles blondes descendaient dans son dos. Puis, tout en s'appuyant un magazine féminin, elle avait maquillé ses yeux bleus à outrance avec un pinceau noir et de la poudre anthracite qui les rendait iridescents. Son rouge à lèvres, lui, était accordé à la fleur qui poussait sur son oreille : couleur framboise. Et pour finir, puisqu'elle n'avait rien dans son placard qui aurait pu convenir, elle avait créée sa tenue de toutes pièces à partir de vieux vêtements et bijoux - ce qui est bien avec la magie, c'est que quand on est douée, presque rien n'est impossible. Sa robe était noire, bustier, épousant parfaitement son corps et s'arrêtant à mi-cuisse, offrant à la vue ses jambes interminables achevées par des talons hauts. Accordé à son masque doré, les lacets qui la maintenaient fermée dans son dos, noués comme un corset, étaient en fait une chaîne en or. Plus question de faire dans la discrétion : Leslie voulait être vue, et même admirée, que les regards se retournent sur elle et que l'on vienne l'aborder si souvent qu'elle ne saurait plus où donner de la tête. Rien que pour une soirée, elle voulait être populaire, et pas simplement parce qu'elle sortait avec le charismatique chanteur des Black Birds. Elle voulait être appréciée, complimentée et invitée à danser; être attractive et regardée différemment. Tel était son but et la raison pour laquelle elle avait mis tant de cœur dans sa préparation, même si ce faisant, elle avait un tout petit peu oublié que ce ne serait peut être pas du goût, justement, du chanteur qui faisait battre son cœur.
Pour une fois, Leslie la ponctuelle n'était pas arrivée à l'heure. Elle s'était quelque peu laissée déborder par le temps qu'elle avait passé à se pomponner et lorsqu'elle se retrouva devant les portes de la grande salle, celle-ci était déjà comble. On se serait crus au carnaval de Venise. Le décor était somptueux, tout le monde avait joué le jeu, et devant un tel défilé de parfaits inconnus, la préfète se sentit un peu oppressée. Mais lorsqu'elle passa la porte, son appréhension se dissipa instantanément alors qu'elle se fondait parmi les élèves tous plus beaux les uns que les autres. Pour se frayer un chemin jusqu'au banquet, il lui fallut jouer des coudes, et tandis qu'elle passait, elle complimentait avec entrain la robe d'une telle, le masque d'un autre, les chaussures d'une troisième. Elle ne savait pas d'où lui venait cette soudaine envie de sourire et de recevoir des sourires en retour mais ne pouvait s'empêcher de partager son enthousiasme avec tous ceux qui croisaient sa route. Enfin arrivée devant la table remplie de mets et de verres, Leslie se laissa d'abord tenter par quelques amuses gueules et lâcha aux oreilles de qui voudrait bien l'entendre : « Mon dieu, quel délice, vous devriez goûter ça ! » avant de se servir une coupe et de l'avaler d'une traite. Oui, Leslie était bien méconnaissable, elle mangeait avec entrain et buvait autre chose que de l'eau, elle qui d'habitude rechignait à consommer la moindre goutte d'alcool. Et une fois le liquide avalé, elle grimaça, continuant sur sa lancée : « Par contre, ça, c'est amer, je vous le déconseille. » tout en prenant un autre petit four pour faire passer le goût désagréable. Et tout un coup, elle remarqua le changement, battant à outrance des paupières. Le monde avait perdu toute sa couleur et était devenu monochrome. Quittant le banquet des yeux, elle parcourut l'assemblée du regard et découvrit soudainement des tâches vertes et rouges éparpillées sur ses occupants au milieu de tout ce gris. Beaucoup plus de rouges que de vertes, soit dit en passant. Et elle comprit. L'avantage de suivre en cours de potions et d'être une élève consciencieuse, c'est que l'on connait sur le bout des doigts les effets de la plupart des filtres existants, et il était clair que l'un d'entre eux avaient pollué sa boisson : à n'en pas douter, un filtre de perception. Elle s'appliquait à regarder les gens, essayant de deviner qui se cachait sous les tâches vertes - il y avait trop de tâches rouges pour qu'elle s'amuse à essayer de savoir qui ne la portait pas dans son cœur - lorsque l'une d'entre elles se détacha de la foule et commença à s'avancer vers elle. Sans savoir vraiment à qui elle souriait, ses lèvres s'élargirent à l'approche du grand brun masqué à la démarche à la fois nonchalante et élégante...
Il se tourna vers moi, mais il resta d’abord silencieux un instant avant d’enfin accepter ma proposition. Il n’aurait plus manqué qu’il refuse ! Certes sous mon masque et avec le sortilège des professeurs, l’anonymat était de mise, mais même dans un cas comme celui là, je ne pouvais pas accepter de refus, mon ego ne l’aurait pas bien accueillit ! J’étais et je restais Kristinna même sous mon déguisement et l’idée qu’on puisse me rejeter m’était inimaginable ! De plus, la personne face à moi semblait m’appréciait plus que mesure si je me référais au vert scintillant qui émanait de lui, mais même si c’était le cas, il ne savait pas qu’il avait à faire à celle qu’il… aimait ? Peu importait ses sentiments en réalité, le plus important étant qu’il apprécie d’ordinaire la personne que j’étais et donc, je pouvais bien lui offrir ma compagnie pour le récompenser de son bon goût. J’espérais cependant que je n’avais pas à faire à un troll fini qui bavait sur moi comme un escargot ! Je m’enlevais cette image de la tête car je voulais passer une bonne soirée, et si d’ordinaire, cela m’aurait été plus difficile que ça, je chassais sans encombre cette idée et je me saisissais du bras qu’il me tendait tel un gentleman.
Conduite par ses pas, nous nous rendions là où les robes tournoyaient au son de la musique d’assez bon goût qui se jouait dans la salle. De part mon éducation, j’étais habituée à ce genre de musique et je maîtrisais parfaitement la danse de salon. Bien entendu, j’aimais aussi la musique plus rythmée, plus ‘jeune’, mais montrer à tous avec quelle grâce je pouvais évoluer sur la piste de danse et les éblouir de par mon élégance était quelque chose que j’appréciais. Je n’avais plus qu’à espérer maintenant que mon cavalier ne soit pas un boulet incapable de réellement danser sur une musique aussi belle que complexe. Certains faisaient des pas approximatifs, d’autres se contentaient de tourner en rond, et il y avait ceux qui savaient s’y prendre, je souhaitais que mon cavalier mystère soit de ceux là.
Je ne fus pas déçue ! Le laissant conduire comme le voulait se genre de pratique, je ne pouvais qu’apprécier sa façon aérienne de danser et de me faire virevolter entre les autres élèves. Un léger sourire se dessina alors sur mon visage.
« Vous êtes un danseur d’exception et vous surpassez largement l’ensemble de ceux qui nous entourent. Vous avez du recevoir une certaine éducation pour pouvoir ainsi vous déplacer et conduire votre cavalière avec tant d’aisance. »
Je venais de fa ire un compliment ! Moi ! mais je devais reconnaître qu’il était tout à fait justifié. Le fait que je puisse le vouvoyer allait peut-être le dérouter, mais je trouvais ça plus amusant. Après tout nous étions tous des étrangers pour quelques heures et les bonnes manières voulaient que l’on parle à son interlocuteur avec un certain respect. Mon sourire s’élargie et je captais son regard dans lequel je plongeais sans retenue. Ca, c’était moins poli que le reste ! Ce n’était pas le comportement d’une jeune femme digne de ce nom, même si je me le permettais parfois, surtout avec Duane, mais nous nous connaissions depuis des années et les bonnes manières apprises lors de notre éducation n’étaient pas toujours de mise entre nous.
« Excusez-moi, mais vos yeux me rappellent tellement ceux d’un ami proche que ç’en est troublant. »
Je l’aurais tout de suite reconnu sans le sortilège mais voilà, je trouvais la ressemblance frappante et même presque irréelle tant les yeux de Duane m’avaient toujours parus uniques et pourtant, il ne me vint pas une seconde à l’esprit qu’il pouvait s’agir de lui.
Spoiler:
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Sujet: Re: Bal masqué Lun 11 Avr - 4:56
Un bal ? Les bals organisés à Hogwarts n’égalaient jamais ceux organisés par l’aristocratie dont sa famille faisait partie. Lisy décida d’y aller mais aucunement par bonté d’âme mais pour s’amuser. Oui, rire, boire, discuter et… Verser une potion dans le verre d’un inconnu peut-être ? Elle avait même une idée de la potion qu’elle prendrait avec elle. Ou même, un sort. Lisy, mauvaise ? Comme toujours, pourrait-on dire. Personne ne pouvait la changer, et elle profiterait du fait que personne ne puisse la reconnaître pour jouer quelques mauvais tours…
Le jour j. Toutes les filles de son dortoir étaient affolées, passant une à une, pour ne pas se faire reconnaître. Parfois elles hurlaient pour une quelconque raison, parfois elles riaient pour un rien comme si elles avaient trop bu. C’était l’effervescence, tandis que Lisy, elle, restait allongée dans un des canapés de la salle commune. Sa robe était soigneusement rangée dans son armoire et attendait d’épouser les formes de la jeune sorcière qui paraissait lire un magazine, un petit sourire aux lèvres. Enfin. 19 heures 10 et la salle commune des verts et argents était vide et silencieuse comme un cimetière. Quel soulagement, Lisy pouvait enfin se préparer. Elle commença d’abord par mettre sa robe, délicatement car elle était unique : elle avait appartenue à une de ses ancêtres et datait ainsi du XVIIIème siècle. Sa grand-mère, par pur orgueil, avait accepté qu’elle la porte – elle n’en avait pas tous les jours l’occasion après tout. Mais ce qui réjouissait Lisy était qu’elle pourrait rendre Calypso verte de jalousie. Néanmoins, il fallait se plier aux exigences de l’époque : porter un corset qui serrait tellement qu’on peinait à respirer. Cependant, ce n’était pas le cas de Lisy. Malgré les rumeurs folles qui racontaient qu’elle se faisait vomir – ce qui était absolument faux puisque l’idée même la rendait malade – Lisy était assez mince pour ne pas se sentir étouffée par le corset, loin de là même. Lorsque le tissu doré entra enfin en contact avec sa peau, Lisy sourit. Face au miroir, elle se sentait comme ces magnifiques femmes sur les tableaux – magnifique. Il ne lui manquait plus que la coupe de cheveux adéquate, le maquillage, les chaussures et quelques bijoux pour qu’elle soit enfin prête. Ce fut avec sa baguette qu’elle monta aisément ses cheveux en choucroute avec sa baguette, qui, bien que ce fût une choucroute, lui allait parfaitement bien. Deux mèches bouclées pendaient des deux côtés de son visage, frôlant presque les boucles d’oreilles en diamant et en argent. Pourquoi tant de soin pour une vulgaire soirée ? Lisy sourit. Pour être la meilleure, comme toujours. Elle mit un collier assortit à ses boucles d’oreilles, puis s’occupa de son visage qu’elle maquilla rapidement. Elle noua son masque. Sa baguette, une petite fiole et elle pouvait enfin sortir du dortoir.
19h45. Lisy pénétrait enfin dans la Grande Salle, ravissante. Ces teintes rouges et ors l’irrita immédiatement, jusqu’à qu’elle s’apaise et sourit. Incroyable. Comment pouvait-elle se réjouir qu’on ait choisi ces teintes et non quelque chose de plus… Vert et argenté ? Enfin, elle parut rencontrer quelques visages familiers mais tous ces masques la brouillaient inéluctablement. Elle vit même un masque qui lui était très familier, qu’elle avait rencontré à un autre bal masqué. Celui qui l’avait planté à la fin de la soirée. Mais au lieu de se diriger vers ce mystérieux individu, Lisy se dirigea vers le bar instinctivement et saisit un verre. Malheureusement, pour elle, elle ignorait qu’elle venait de saisir un verre qui contenait du véritasérum. Il n’y avait plus qu’à espérer pour elle qu’elle ne croise personne qui ne la reconnaisse ou ne lui veuille du mal.
La faire danser avait quelque chose d’étonnement plaisant. J’avais toujours été plutôt doué en danse de salons, éducation oblige. Mais j’avais rarement été aussi bien accompagné que ce soir. Ses pas suivaient les miens avec un timing parfait et le bruissement de sa robe me berçait presque. Presque seulement, car une chose me tenait efficacement éveillé: son regard. Je percevais dans celui-ci un éclat troublant. Et je m’y fondis entièrement alors que les couples autour de nous ne me paraissaient plus qu’un lointain souvenir. Je m’accrochai au sourire qui étira ses lèvres, et l’imitai bien vite, sans pouvoir cependant dire si c’était son sourire ou ses mots qui motivait mon rictus.
« Vous êtes un danseur d’exception et vous surpassez largement l’ensemble de ceux qui nous entourent. Vous avez du recevoir une certaine éducation pour pouvoir ainsi vous déplacer et conduire votre cavalière avec tant d’aisance. »
J’en gonflai d’orgueil. Qu’il était agréable de recevoir un tel compliment, sans retenue ni sous entendu amer! Je ne pensais d’ailleurs pas que l’on ne m’en ait jamais fais de pareil. Le fait que cela puisse venir d’une inconnue importait peu, même si en l’occurrence j’aurais pu trouver là une seconde raison de m’enorgueillir. En effet, sans me connaître, sans même avoir la moindre idée de mon identité - du moins je l’imaginais - cette jeune fille ne pouvait que me juger le plus objectivement du monde, et que faisait-elle? Elle m’admirait! Ca n’aurait pas du m’étonner autant, au fond, mais c’était si plaisant que je l’aurais volontiers encouragé à continuer sur cette voie. J’avais cependant peur qu’elle me prenne pour un fou égocentrique, et même si ce serait faire une grossière erreur, je n’étais pas prêt à faire fuir la première personne qui m’offrait un réel compliment.
D’autant qu’elle choisit ce moment pour capter mon regard avec une insistance sans borne. Sur le coup, ça me valut même un frisson, que je ne mis cependant pas longtemps à réprimer. Ce n’était pas mon genre de me laisser troubler de cette façon, même si … c’était décidément jubilatoire!
« Excusez-moi, mais vos yeux me rappellent tellement ceux d’un ami proche que ç’en est troublant. »
Mes lèvres se tordirent légèrement. Je ne savais pas s’il convenait mieux d’en rire ou d’en pleurer. J’aimais à imaginer mes yeux uniques et captivants uniquement pour ce qu’ils étaient. Or, s’entendre dire qu’ils rappelaient ceux d’un autre n’avait cette fois ci rien d’agréable. Je fis stopper net notre mouvement, la lâchant légèrement pour lui donner à nouveau l’espace auquel elle pouvait s’attendre. Je gardai néanmoins une main contre sa hanche, la laissant s’attarder tandis que je proposais sur un ton qui laissait peu de place à la contradiction:
« Et si j‘allais nous chercher des verres! »
Je n’oubliais pas qu’elle me devait un baiser, seulement j’aurais été mal placé pour le lui réclamer alors que je venais d’écourter notre danse. Je ne comptais cependant pas laisser mon du m’échapper. Contrairement à la jeune fille que j’avais abordé un peu plus tôt en la prenant pour Kris, je n’avais aucune intention de laisser celle-ci sur place. Car si elle avait fais une remarque à propos de mes yeux, je trouvais aussi les siens tout à fait troublant. La connaissais-je? Si ça avait été le cas, je mettais ma main à couper que je l’aurais reconnue immédiatement. Certes, j’avais de nombreuses groupies, mais je ne pensais pas pouvoir oublier si facilement le visage de l’une d’entre elles qui posséderait de tels yeux!
La question me trottait toujours en tête alors que j’arrivais au buffet, mais une autre vint la chasser d’un revers de main. Tandis que je m’emparais d’un verre, mon regard s’était posé sur la jeune fille à mes côtés, dont la tenue me sauta aux yeux. Ce qui fit naître dans mon esprit, non pas une - pour être tout à fait exact, mais toute une série de nouvelles questions. Des questions auxquelles il m’aurait été facile de trouver des réponses en temps normal, mais qui se bloquaient actuellement à l’état de doutes. Ne souhaitant pas me griller les méninges, je finis par avaler d’un trait le contenu de mon gobelet avant de me tourner vers ma voisine. Un sourire charmeur aux lèvres, j’introduisis la conversation:
« Voilà une robe tout à fait sublime. A qui ais-je l‘honneur? »
Puisque de trois filles rencontrées en ce début de soirée je n’en reconnaissais aucune, je préférais ne pas tourner autour du pot. Maintenant, j’étais certain que quelque chose clochait. J’avais un certain succès à Poudlard et mon taux de réussite était franchement correct, aussi je voyais mal comment je pouvais tomber sur trois inconnues de suite. De même, j’étais persuadé que la robe de cette fille ne m’était pas inconnue, ou au moins était-elle suffisamment raffinée pour appartenir à une sang pur que je ne pouvais, ce faisant, que connaître.
"Toujours ce désir Qu'il nous faut assouvir L'envie de séduire Ou l'envie de détruire Que se soit par omission Conviction, ambition Le mensonge nous ronge"