Demetri ~ Génie des Potions

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Demetri ~ Génie des Potions

Message par Demetri Raynolds le Jeu 22 Mar - 22:10



Demetri Raynolds
poste vacant; personnage inventé


Qui êtes-vous?
NOM - Raynolds
PRÉNOMS - Demetri
DATE DE NAISSANCE - 12 Juillet 1983
AGE - 26 ans
ORIGINES - Sang-mêlé
MÉTIER - Inventeur de potions
Éléments de sorcellerie
BAGUETTE - Mesurant 24,5 centimètre, elle possède un nerf de coeur de dragon et est taillée dans du Lierre, symbole de la recherche de l'individu et de l'errance de l'âme.
PATRONUS - Un paresseux
BIEN ou MAL ?
FAITES-VOUS PARTI DE LA RÉSISTANCE ? - Oui [] Non [X]
FAITES-VOUS PARTI DES PRO-CLYDE ? - Oui [] Non [X]
FAITES-VOUS PARTI DE LA TROISIÈME FORCE ? - Oui [] Non [X] Mais peut-être avec le temps...
ÊTES-VOUS NEUTRE ? - Oui [X] Non []



Le moldu
... derrière l'écran

PSEUDO - Mimi
AGE - 27 ans
AVATAR - Sebastian Stan
COMMENT AVEZ-VOUS CONNU CE FORUM ? -Rolling Eyes
PRESENCE - Tous les jours
PARRAINAGE - Oui [] Non [X]
COMMENTAIRES ? I love you <3


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Demetri Raynolds
« Ne touchez pas à Zane. »

♦ HIBOUX POSTÉS : 1972
♦ ARRIVÉE : 11/10/2009

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Re: Demetri ~ Génie des Potions

Message par Demetri Raynolds le Jeu 22 Mar - 22:11



Présentation libre


    Chapitre I
    .

    « Je vais cueillir des fleurs pour maman ! »
    « Ouais, fais donc ça. »

    Demetri regarda sa petite sœur s’éloigner avec une complète indifférence. Qu’elle aille ramasser ses stupides fleurs, lui il allait ramener de succulentes pommes à sa mère ! C’était son fruit préféré et puis, on lui avait dit que c’était bon pour la santé et celle de sa mère étant dans un état déplorable, il était en quelque sorte persuadé de l’améliorer avec. Il était sûr de lui faire plaisir, mais aussi que son cadeau serait bien plus utile que les minables fleurs de Juliet et se serait à lui que leur mère offrirait son plus beau sourire, pas à elle ! Pourtant, au fond de lui Demetri savait que, même en ne faisant absolument rien, Juliet aurait toujours une longueur d’avance sur lui. Elle était plus jeune, donc plus adorable, ses boucles blondes et ses grands yeux espiègle en faisant craquer plus d’un. Et en plus, c’était une fille ! A croire que ces quelques facteurs suffisaient à l’éclipser lui, et ses efforts fournis. Peu importe ce qu’il entreprenait, si Juliet réalisait la même chose quelques minutes après, l’exploit était doublement félicité. Pour l’enfant âgé de huit ans, se n’était qu’injustice ! Pourtant, il n’avait jamais eu à souffrir d’être délaissé, ni même mit de côté par ses parents, mais la trop grande fierté qu’ils avaient vis-à-vis de sa sœur l’irritait. Elle aurait dû être focalisée sur lui, et seulement sur lui ! Face à ces sentiments, Demetri s’était souvent surprit à souhaiter que Juliet n’ait jamais vu le jour. Comme son monde aurait été parfait ainsi… Comme ils auraient été heureux, juste tous les trois… Oh bien entendu, il ne détestait pas sa sœur. Non, bien sûr que non… il l’aimait comme un frère peut aimer une sœur, et elle, elle le regardait comme si il était son modèle, dans ses yeux il avait l’impression d’être un héro. Cela avait le don de l’attendrir parfois mais jamais bien longtemps, car il la jalousait terriblement ! Il ne supportait pas qu’elle puisse tant attirer l’attention sur elle et ce, en ne faisant quasiment rien. Alors que lui… lui faisait tout pour se faire remarquer. Il avait même commencé à apprendre à voler avec son père, et ce dernier lui avait avoué qu’il le trouvait véritablement doué. Mais ça ne lui suffisait pas ! pas avec cette sœur venant lui gâcher ce moment en apportant une part de tarte à leur père qu’elle avait –soit disant- faite. Les compliments avaient alors été détournés de sa personne pour aller féliciter Juliet qui –ils le savaient tous deux- avait simplement dû lécher les ustensiles utilisés –quel dur labeur !

    Tout à ses pensées sur son adorable -et ô combien agaçante- petite sœur, Demetri entreprit d’escalader un pommier afin d’en cueillir les fruits. Lui, il donnait de sa personne pour satisfaire au mieux sa mère, alors qu’il ne doutait pas que Juliet allait se contenter de ramasser deux ou trois pissenlits se présentant sur son chemin. Pourtant, malgré la différence considérable de leurs efforts, il ne doutait pas que sa cadette aurait tout autant de reconnaissance que lui pour son misérable bouquet. Comme la vie pouvait être injuste parfois ! Il se faisait pour la énième fois la remarque lorsqu’il entendit le bruit bien spécifique de quelque chose de plus ou moins lourd tombant dans l’eau. Instinctivement, son regard balaya les alentours, ce qui fut bien plus simple de la hauteur d’où il était, et ses traits s’affaissèrent en ne voyant Juliet nul part. Elle ne s’était tout de même pas approchée de la rivière ?! Elle savait pourtant très bien qu’elle ne devait pas s’éloigner trop de lui –même si il avait oublié de le lui rappeler cette fois-ci- et qu’approcher la rivière lui était formellement interdit !
    Idiote ! songea Demetri alors qu’il descendait du pommier pour aller vérifier qu’il ne s’était pas trompé. Tout à sa précipitation, son pied ripa, l’entraîna dans une chute certes minime, mais de laquelle il se releva tout de même avec un genou écorché. Quelle poisse ! Tout ça à cause de sa stupide sœur ! En rentrant, il couperait les jambes de Margueritte, sa poupée préféré, ça lui fera les pieds à cette enquiquineuse ! Sa vengeance était légitime selon lui et il bougonna jusqu’à ce qu’il fut sur place. La gravité de la situation ne lui parvint que lorsqu’il fut au bord de la rivière. Ce fut avec effroi qu’il constata la violence du courant. Même avec une barque, il aurait été inconscient de tenter de traverser. Peu importe que Juliet sache parfaitement nager, elle ne pourrait jamais lutter. L’horreur lui étreignit les entrailles et il sentit une violente nausée le prendre. Blanc comme un linceul, seuls ses yeux semblaient animés, cherchant désespérément sa sœur. Les secondes semblaient être d’interminables minutes et le vacarme du courant grondait à ses oreilles, emplissant sa tête ce qui l’empêcher de penser correctement. Puis enfin, il la vit… ou plutôt, il vit ce qui ressemblait à une main sortir furtivement au milieu de la rivière. Sans y réfléchir, il couru le long du bord mais une fois arrivée à sa hauteur, elle avait disparu. Qu’attendait-il ? Pourquoi ne plongeait-il pas à son tour pour aller secourir sa sœur ? Parce qu’il était pétrifié ! Le courant était bien trop fort, il ne savait pas nager et surtout, il avait peur… peur de ne pas s’en sortir lui-même, peur de mourir dans cette eau glacée.

    Mais alors, que pouvait-il bien faire ? Il se blâma pour son manque d’idée. Un adulte, lui, aurait su tout de suite quoi faire… un adulte ! Pourquoi n’y avait-il pas pensé avant ? au lieu de rester planté là à se lamenter, pourquoi n’était-il pas parti chercher de l’aide ! Il était déjà en train de courir à grandes enjambées lorsqu’il fit cette réflexion, et il mit un certain temps à s’apercevoir qu’il appelait son père à pleins poumons. Heureusement la maison n’était guère loin de l’endroit où étaient partis se promener les enfants, et le père du petit garçon, accompagné d’un ami, fut vite alerté par les cris de son fils. Face à la panique et à la détresse de son enfant, l’homme ne chercha pas à être informé outre mesure de la situation et s’empressa d’aller là où Demetri le guidait.
    Lorsque tous trois furent face à la rivière, Demetri pu voir sur le visage de l’ami de son père, une compassion déjà présente, comme s’il connaissait déjà l’issue tragique de cette histoire, et ce sans même espérer le moindre miracle. Son père lui, affichait un air affolé, scrutant la surface de l’eau de la même manière que l’avait fait Demetri auparavant. Voulant se rendre utile, le garçonnet lâcha : « Je crois qu’elle est tombée de là bas. » Les yeux de son père s’agrandirent sensiblement alors qu’il se tourner vers lui. « Tu crois ? Tu n’étais pas avec elle ? » Le ton accusateur de sa voix lui fit baisser les yeux. Un poids de plus vint alourdir son estomac. La culpabilité était douloureuse, il en faisait l’expérience. Car il était coupable, coupable de ne pas avoir fait en sorte de rester auprès de Juliet, coupable de ne pas avoir veillé sur elle car c’était lui l’aîné… lui qui aurait dû faire attention et non sa cadette, bien trop jeune pour comprendre qu’elle puisse courir un quelconque danger lorsqu’elle s’éloignait.
    « Elle n’est peut être pas tombée à l’eau dans ce cas. On va longer le long de la rivière, elle s’est peut être simplement éloignée ou alors, il aura réussi à sortir de l’eau. » L’ami de son père se voulait rassurant avec ses quelques suppositions positives, mais même Demetri pouvait voir qu’il ne croyait pas réellement ce qu’il disait lui-même. Pourtant cela sembla insuffler un espoir, même minime, au père du garçon. Ils cherchèrent longuement, des heures durant, sans aucun succès. Ce ne fut que le lendemain que le corps sans vie de la fillette fut retrouvé aux abords de la rivière, rejeté par cette dernière. Cette macabre découverte fut le point de rupture entre Demetri et son insouciante enfance, la culpabilité se faisant une place bien au chaud au fond de lui, lui promettant de douloureuses et pénibles années à venir.

    Chapitre II
    .

    Les cauchemars… trop présents, trop réels, trop douloureux. Ils habitent le sommeil d’autrui, surgissant au moment où on s’y attend le moins, lorsque toutes barrières défensives sont baissées. Ils sont cruels, faisant vivre à certains leurs pires craintes, ramenant de pénibles souvenirs à l’esprit pour d’autres, et alliant les deux parfois. Produits du subconscient, ils sont traîtres mais ne sont que le reflet de la personne elle-même. Les cauchemars, Demetri les connaissait bien, il vivait avec depuis des années. Chaque fois qu’il se glissait dans des draps chauds, chaque fois qu’il fermait ses paupières et se laissait aller au sommeil, les mêmes images défilaient dans son esprit. Celles de cette sœur tombant dans l’eau et de son corps gelé dont la vie s’était échappée. Bien entendu, il n’avait pas été le témoin direct de ses évènements, mais il se les était suffisamment représenté pour s’en faire un réel souvenir. Dans son petit village, on connaissait cette histoire. Enfin, on ne connaissait que les grandes lignes mais n’en parlaient pas pour autant, se n’était pas non plus Demetri qui allait leur donner de quoi commérer en s’épanchant sur ce sujet. Ce qu’ils savaient là-dessus était amplement suffisant : Le mort tragique de la fillette, ayant entraîné par la suite la mort de la mère à la santé déjà fragile. Car oui, sa mère n’avait pas survécu à la disparition de Juliet. Déjà grandement malade, elle s’était laissée dépérir, rongée par le chagrin, jusqu’à ce qu’elle ne s’éteigne finalement. Le poids de la culpabilité de Demetri n’avait fait que s’alourdir, et bien que son père l’ait maintes fois assuré en lui assurant qu’il n’avait pas à se sentir coupable, cela n’apaisa pas ses sentiments… car même si son père se voulait réconfortant, il pouvait voir dans ses yeux qu’il lui en incombait tout même la responsabilité.

    « Raynolds !» L’intéressé détacha les yeux de son ouvrage afin de les poser sur le visage de celui s’étant installé à ses côtés. « Tu m’écoutes ?! » - « Pas vraiment. » avoua-t-il en levant les épaules. Il connaissait suffisamment Paris pour savoir qu’il n’apprécierait que très peu cet aveu. Il le verrait très probablement comme un affront, mais Demetri était loin d’y prêter grande importance. C’était lui qui était venu le trouver, visiblement pour lui parler de quelque chose, il n’était donc pas dans l’obligation de se montrer sympathique s’il ne le désirait pas. Si cela dérangeait Montgomery et bien, tant pis pour lui… Mais le jeune homme se doutait que Paris allait prendre sur lui. Si il était venu le voir, c’était pour une bonne raison. Il l’entendit pousser un soupire agacé et une fin sourire vint étirer le coin de sa bouche. Il avait vu juste. Dans le cas contraire, Paris se serait juste montré insupportable avec ses grands discours élogieux sur sa petite personne. « Je te parlais de Zane. J’aurai besoin de ton aide. » Ce fut au tour de Demetri de soupirer. La rancœur animant les deux frères n’était pas inconnue au château. A l’image de Caïn et Abel, ils se déchiraient par jalousie. Quelle perte de temps et surtout, d’énergie ! Leur querelle passait bien au dessus de la tête de Demetri. Il n’aimait pas se mêler des affaires des autres, d’ailleurs il ne se mêlait pas aux autres tout court. Solitaire dans l’âme, il préférait la quiétude au brouhaha incessant qu’occasionnait un regroupement ‘d’amis’.

    Pourtant Paris avait réussi à l’intriguer, à éveiller sa curiosité. Il disait avoir besoin d’aide… et si il était venu le trouver lui, c’était qu’il était le seul à pouvoir la lui procurer. Dans le cas contraire, il serait aller voir ailleurs, Demetri en était persuadé. Les deux garçons n’étaient vraiment amis… ils n’étaient pas non plus en froid. Ils étaient de simples camarades, se connaissant à peine voilà tout, et Paris était assez bien entouré –de larbins- pour ne pas avoir à aller très loin lorsqu’il avait besoin de quelque chose. Or si il lui demandait service à lui… « Vas-y, explique toi. » Demetri pensait déjà connaître la requête de son camarade. Il voulait très certainement une potion ! Une qu’il ne pouvait réaliser seul par manque de compétence ou tout simplement, de matériel. Ceux l’ayant approché avaient connaissance de l’amour du garçon pour les potions, mais aussi de son niveau largement supérieur à la moyenne. Le plus clair de son temps libre, il le passait dans un pièce où il s’isolait et étudiait, testait les mélanges et mixtures. Plus qu’une passion, les potions étaient quasiment une obsession chez lui. Il rêvait de pouvoir en trouver une un jour, qui révolutionnerait le monde de la magie. Il laisserait ainsi son emprunte sur le monde et ne quitterait pas cette terre en ayant était qu’un anonyme parmi tant d’autre. Mais tout ceci cachait bien plus qu’un profond désir d’accomplissement et de reconnaissance… Avoir un but, avoir l’esprit toujours occupé par cette activité, l’empêchait de sombrer dans ses tourments. Bien entendu cela, personne ne le savait. Ce qu’on savait par contre, c’était la facilité déconcertante dont il arrivait à se procurer certains ingrédients, du plus rare au plus dangereux, bref des choses qu’on ne laisserait pas entre les mains d’un jeune esprit. Il était donc persuadé que c’était en partie grâce à ce talent que Paris était venu le voir lui.

    En réalité Paris tenait à ce que Demetri s’investisse bien plus dans ses projets qu’en lui procurant une potion –il n’en avait d’ailleurs absolument pas besoin. Si le jeune homme fut surprit de cette première révélation, il le fut d’autant plus lorsque Montgomery lui exposa ses plans. Ayant pour doute l’homosexualité de son frère, il souhaitait que Demetri le séduise, le mette en confiance, afin de mieux le détruire par la suite. Ce ne fut pas tant la demande assez extravagante qui étonna Demetri, mais plutôt le fait que Paris se soit adressé à lui. Il était pourtant d’une grande discrétion avec ses conquêtes masculines –autant qu’avec ses féminines en réalité- mais cela prouvait bien que l’aîné des Montgomery avait le nez un peu partout.
    Demetri posa son indexe sur ses lèvres, réfléchissant aux propos de son vis-à-vis, avant de poser la question. « J’y gagne quoi en échange ? » Voilà ce qui intéressait réellement Demetri. S’il s’embarquait dans cette histoire, ce ne serait très certainement pas uniquement pour ‘l’amitié’ les unissant. « Tu vas te faire Zane, non ? » Demetri laissa échapper un ricanement peu plaisant. Comme Paris pouvait se montrer drôle parfois, bien qu’il l’ignore sûrement. « Désolé mais il me faut plus que la promesse d’une potentielle partie de jambes en l’air pour me convaincre. » Mais Paris semblait déjà avoir réfléchi à la question puisqu’il proposa presque aussitôt : « Tes notes sont exécrables, je pourrais t’aider à te remettre à niveau. » Un nouveau ricanement vint répondre à sa proposition. Si Demetri avait des notes aussi catastrophiques, c’était pour la simple et bonne raison qu’il ne se donnait pas la peine de travailler. Rendre un devoir ? pour quoi faire ?! Ce n’était que perte de temps, même en potions, ses résultats scolaire étaient lamentables. Pourquoi alors qu’il avait largement le niveau ? Parce qu’il ne travaillait tout simplement pas. D’ailleurs pour lui, l’école était en elle-même une perte de temps. Ce n’était pas ce bout de papier qu’ils appelaient diplôme qui ferait de lui un meilleur sorcier. Quant à son futur… il trouverait bien un métier le moment venu, mais il était tellement persuadé d’avoir d’ici là découvert la potion qui le rendrait célèbre, qu’il ne s’en inquiétait guère. Autant dire que la proposition de Paris était ridicule.

    « Je peux te présenter du monde… » Ce fut cette fois un regard en biais significatif qui répondit à Montgomery. Croyait-il vraiment qu’il avait besoin de se sentir entouré comme lui ? Ridicule ! « Moi » Cette fois Demetri arqua un sourcil, ce qui n’échappa pas à Paris. « Une seule fois, dans la plus grande discrétion et seulement si tu arrives à ce que je veux avec Zane. » Demetri referma son livre et laissa le silence retombé quelque peu avant de répondre : « Et qui te dit que tu m’intéresse ? » - « Tu crois que je n’ai pas vu les regards que tu lançais dans ma direction. » Merde ! Il s’était cru bien plus discret que ça. Cependant, le marché semblait correct, sachant qu’il ne pourrait avoir ce que lui proposait Paris d’une autre manière. Il n’était pas vraiment passionné par les tendresses avec ses camarades masculins, il l’avait déjà bien fait comprendre. Demetri rangea son livre dans son sac et se leva de son siège, prêt à prendre congé. Mais avant de quitter Paris, il se pencha vers lui et lui susurra près de l’oreille : « C’est d’accord… mais n’essaie pas de te défiler le moment venu. Auquel cas, je te rattraperais, tu es prévenu. » Il ne tarda pas plus et s’éclipsa, prenant conscience qu’il se retrouvait mêlé à la querelle opposant les frères Montgomery, mais qui sait : cela aurait peut être le mérite d’être drôle.

    Chapitre III
    .

    Le marché était simple : Demetri devait séduire Zane Montgomery et s'en débarrasser par la suite pour le blesser le plus possible et en échange, il avait le droit à un petit moment de plaisir avec Paris. S'approcher, établir un premier contact fut aisé. Mais le Gryffondor ne se montra pas réellement enclin à laisser un autre homme le toucher, refoulant ses préférences. Demetri étant un fin stratège, il utilisa ces refus à son avantages, promettant de l'attendre autant qu'il le devrait. A force de belles paroles et d'actes charmants, Zane se laissa piéger par le Serpentard, mais que ce dernier avait fini par se prendre les pieds dans sa propre toile. Si bien qu'il fut incapable de profiter de sa récompense. Et même si ça avait été le cas, Zane ne le lui aurait pas laissé le temps, les surprenant dans une position désavantageuse. Il fallut de la patience et de la force pour calmer le Gryffondor lorsqu'il compris n'avoir été que le dindon de la farce. Cependant, ce fut à cet instant que Demetri cessa de se voiler la face quant à ce qu'il ressentait pour lui. Et bien qu'il avait retrouvé un ancien amant en la personne de Jaylen entre temps, et qu'il se soit rappelé de la folie de leurs ébats par la même occasion, rien ne l'aurait détourné de Zane à ce moment-là.

    Après de multiple péripéties, Demtri pensait avoir la paix, sauf qu'il tomba sur sa cousine dans un couloir et la façon dont elle lui parla le laissa perplexe. Elle qui était si dévouée, si soumise à lui, lui parlait comme... jamais elle n'avait fait. Elle lui reprocha sa liaison avec Zane dévoilant sa jalousie qu'il n'avait pas soupçonné bien qu'ils aient toujours entretenu une relation assez ambiguë. Elle lui avoua avoir tenté de lancé un Doloris à Zane le soir de l'attaque. Choqué, Demetri eu grand mal à croire ce qu'elle lui disait. Il lui en voulut d'abord et se fit assez violent, puis il compris qu'il s'agissait là d'un mal être profond qu'il avait lui même provoqué. Jamais Demetri n'a soupçonné Eustacia d'avoir ne serait-ce qu'une once de al en elle. Aussi - bien qu'il soit le pire égoïste que la terre n'aie jamais porté - il lui promis de tout faire pour la rendre elle, heureuse, oubliant de ce fait que c'était Zane qu'il allait rendre malheureux par cette promesse.

    Leur relation dû subir bon nombre d'épreuves. Après Eustacia, il y avait eu des élèves soit disant venus du futur et l'une d'entre elle parla de la liaison entre Demetri et Zane dans les couloirs à qui voulait bien l'entendre. Demetri savait que Zane n'était pas prêt à assumer ceci et il fit tout pour le rassurer, défiant du regard ceux qui pouvaient murmurer sur son passage. Demetri n'avait que faire des rumeurs ou de ce que pouvait penser les autres de lui mais ce n'était pas le cas de Zane et pour une fois, le Serpentard ne se montra pas si égoïste. Cependant, peu de temps après, il tomba sur le Gryffondor en train d'embrasser à pleine bouche une jeune fille dans les couloirs. Loin de se douter de la réalité - Bonnie, celle qui était son âme-sœur, avait donné un filtre à Zane - Demetri l'accusa par la suite de l'avoir trompé. Ne se rappelant de rien et blessé qu'il puisse penser qu'il aurait agit en son âme et conscience, une dispute éclata et le couple se sépara... pour mieux se retrouver suite à l'explosion de la Tour Nord.

    Chapitre VI
    .

    « Dem ! Y’a un type derrière un nez improbable qui veut te voir. » Le ton employé mais surtout la phrase en elle-même laissait que très peu d’imagination sur l’identité de la personne qui avait sonné quelques minutes plus tôt à la porte. Seulement, pour Demetri – et toute personne saine d’esprit qui connaissait la relation tendue entre Samaël et Paris – savait que c’était tout simplement impossible. Délaissant sa lecture et le fauteuil dans lequel il était pourtant confortablement installé, Demetri quitta le salon pour se rendre dans l’entrée d’un pas loin d’être empressé, peu impatient de découvrir qui était venu jusqu’ici pour le voir même si Samaël avait quelque peu éveillé sa curiosité. Bien qu’il y ait songé, la surprise n’en fut pas moins grande que de découvrir Montgomery à la porte, Samaël tenant toujours cette dernière comme prêt à la lui claquer au nez – comme si ce dernier avait besoin de ce genre de traitement en plus - d’un seul geste de son ami. Demetri resta à une certaine distance et croisa les bras tout en toisant l’homme. « Que me vaut le déplaisir Montgomery ? » L’ancien Serpentard ne sembla pas se formaliser pour si peu et entra directement dans le vif du sujet. « Je dois te parler. Il s’agit de Zane. » « Sam. » Le jeune homme eu un sourire narquois en refermant la porte mais Paris l’empêcha d’aller jusqu’au bout en calant son pied dans l’encadrement. « Qu’est-ce que tu fous Montgomery ? Je t’avais bien dit qu’il ne voudrait pas te parler. » Oh ça, non ! Demetri ne voulait pas entendre parler de Zane. Ils n’étaient pas en froid, pas vraiment du moins, mais il pensait ne plus avoir à faire avec lui. Après Poudlard et tout ce qu’ils y avaient vécu, ils avaient emménagé ensemble. Au début, les choses se passaient plutôt bien entre eux, mais très vite la monotonie fit de Demetri son prisonnier. Les crises de jalousie de Zane, son besoin constant d’être rassuré, l’attention qu’il réclamait chaque jour et qui lui prenait de son temps précieux alors qu’il préférait travailler… c’était un vrai miracle qu’il ait réussi à créer une potion suffisamment novatrice pour le rendre célèbre, mais en attendant avec Zane, il étouffait. Cependant il n’avait pas quitté l’ancien Gryffondor au début. Il craignait que ses envies suicidaires ne refassent surfaces, mais avec le temps et à force de ruminer tout ce qu’il lui reprochait, Demetri avait fini par saturer et il avait même fini par constater qu’il n’éprouvait plus rien pour lui. Alors il était parti et il avait élu domicile chez son ami Samaël, et à présent cet imbécile de Paris osait venir chez son pire ennemi. « La ferme morveux ! Je t’ai dit que si tu ne me laissais pas lui parler, il t’en voudrait jusqu’à ton dernier souffle. » Les lèvres de Demetri s’étirèrent en un sourire sardonique. Mais bien sûr ! Il avait vraiment de l’espoir. « Epargne ta salive et mon temps. Quoi que tu es à me dire, sache que rien ne me fera revenir sur ma décision. Je me fous qu’il menace de foutre sa vie en l’air, depuis le temps qu’il le dit, je n’y crois plus et tu serais bien bête de tomber dans le panneau. Mais au moins je pourrais dire que j’aurai tout vu. Toi, Paris Montgomery, après avoir torturé ton petit frère durant des années, tu viens plaider sa cause. » « Putain mais tu comprends rien ! et le temps presse ! J’ai besoin de tes talents en potion pour me confectionner un antidote. » Un antidote ? Samaël ricana. « Zane a réussi à te faire boire du poison ? Rappelles-moi de lui serrer la main la prochaine fois que je le verrais Dem. » « Mais vous le faites exprès ?! Je n’ai rien, c’est Zane ! » Une claque… non un coup de poing… oui, voilà ce qu’il venait de se prendre en pleine face à cette annonce. Pourtant Demetri garda un calme apparent. « Quoi ? il est un peu malade et après ? Ca passera. » Il haussa les épaules pour conclure mais fut surpris – tout autant que Samaël – par Paris qui poussa la porte assez violement pour qu’il lâche prise. « C’est Raquel qui l’a empoisonné pauvre troll décérébré. » « Ne m’attends pas Sam. » Ce fut tout ce qu’il trouva à dire alors qu’il suivait Paris en lui posant plusieurs questions. Il comprenait maintenant pourquoi il était venu le voir lui. Pour contrer un géni, il en fallait un autre. D’autant plus que si Raquel nourrissait une haine sans limite à Zane, c’était à cause de lui. Parce que Zane l’avait trompé avec lui, parce que ça s’était su, parce qu’elle avait fait l’objet d’un tas de rumeurs, qu’elle avait l’âme vengeresse, et que si elle avait mis ses plans à exécution alors on ne pouvait que se douter qu’elle n’avait pas fait les choses à moitié.

    Chapitre V
    .

    Trois ans. Cela faisait trois années que Demetri avait quitté l’Angleterre. Après la venue de Paris chez Samaël, Demetri avait passé plus de quatre jours sans fermer l’œil, cherchant à confectionner un antidote pour contrer l’empoisonnement dont Zane avait été la victime et qui l’avait plongé dans un profond coma. Il n’avait pu que penser qu’ils avaient eu de la chance que Raquel ne lui ait pas administré quelque chose de plus radical, lui laissant le temps de trouver de quoi le soigner. Ou alors n’était-ce au final que du sadisme pur et dur. Elle avait sûrement cherché à faire le plus de mal autour, obliger l’entourage – et surtout Demetri – à creuser, à chercher, à essayer de le sauver mais en vain. Savoir qu’ils allaient le perdre mais rester impuissants. Cependant, elle avait sous-estimé l’ancien Serpentard et sa détermination sans faille. Peu importait les heures de sommeil. A Poudlard déjà, il lui était arrivé de ne pas dormir jusqu’à finir par s’écrouler, son corps ne le suivant plus, juste parce qu’il était trop absorbé par ses potions. Or, là, c’était d’autant plus important. Paris l’avait pressé, le questionnant régulièrement sur ses avancées, lui rappelant que le temps ne jouait pas en leur faveur, ce qui avait rendu Demetri d’autant plus irritable. Il avait horreur d’avoir quelqu’un derrière lui à surveiller ses travaux et il avait trouvé que les interventions de Paris n’avait faitt que le ralentir. Plusieurs essaies, plusieurs échecs. Demetri n’avait pas lâché prise tandis que Paris avait commencé à perdre de plus en plus patience. Et finalement il avait réussi. Il avait trouvé un antidote et le poison dans le corps de Zane se dissipa. Paris l’avait remercié de façon sobre et solennelle et Demetri s’en était contenté avant de partir. Il n’avait pas voulu être là lorsque son ex petit ami ouvrirait les yeux. Mais ils n’avaient pas fini. Demetri et Paris étaient tombés d’accord sur un point : Si Raquel s’était rendue compte qu’elle avait échoué, elle aurait recommencé. Sa détermination à elle aussi était grande et inébranlable. Ils avaient pris alors une décision, une qui lie deux hommes à jamais, celle de tuer Raquel avant qu’elle ne tue Zane. L’arme fut toute trouvé : elle aimait les poison ? elle mourrait à cause de l’une d’entres elles. Demetri l’avait fabriqué et Paris s’était chargé de lui faire boire. Elle n’aurait jamais rien bu venant de Demetri, ils se détestaient, même les imaginer autour d’un verre était quelque chose d’inconcevable, alors qu’elle avait toute confiance en Paris. Il haïssait son frère après tout, et c’était lui qui l’avait prévenu du temps de Poudlard ce qu’ils se passaient entre Zane et Demetri. Une fois leur plan accompli, et seulement à ce moment là, Demetri avait décidé qu’il était temps de mettre l’un de ses projets à exécution. Depuis longtemps, il voulait partir explorer le monde, à la recherche d’ingrédients et de techniques pour les potions encore inconnus en Angleterre. Le soir où il avait reçu le hibou de Paris lui annonçant la mort de Raquel, il avait commencé à faire ses bagages, jusqu’à ce que Samaël ne fasse irruption dans la chambre qu’il lui prêtait. « Tu déménages ? » Avait-il demandé quelque peu surpris même s’il savait que leur cohabitions n’était faite que pour durer quelques temps, celui que Demetri trouve un logement après avoir quitté Zane. « Je pars en voyage, je vais faire le tour du monde pour mes recherches. » S’était-il contenté de répondre en continuant à emballer ses affaires. « Tu quoi ? » Il était visiblement outré et Demetri s’arrêta tout en soupirant. « Tu as très bien entendu. » « Et tu comptais m’en parler ? » « C’est pas ce que je suis entrain de faire là ? » « Parce que je suis arrivé pendant que faisais tes bagages. Tu te serais cassé sans un mot autrement ? » Ce n’était pas le véritable problème. Samaël se sentait plus vexé qu’il ait choisi de partir en réalité, il le savait. Il était tout aussi peu enclin à le laisser s’en aller que Eustacia. Cette dernière lui avait fait une belle crise de larme lorsqu’il lui avait annoncé son projet. Il avait dû la consoler pendant une bonne heure au moins. Elle avait même réussi à le culpabiliser, un exploit ! « Ma décision est prise Sam. » Il savait qu’avec ces quelques mots, il avait clôt la discussion, car lorsque Demetri prenait une décision, personne ne pouvait le faire changer d’avis. « J’imagine que tu le sais déjà mais, ne t’attends pas à recevoir du courrier. » Demetri détestait écrire, s’était selon lui une perte de temps et d’énergie et il aurait bien mieux à faire durant son voyage. Il s’était ensuite avancé vers son ami et avait posé une main sur son épaule en plongeant son regard droit dans le sien. « Rends-moi un service… » Samaël avait pincé les lèvres. Il avait certainement eu envie de l’envoyer balader en lui lançant qu’il osait lui demander quelque chose alors qu’il l’abandonnait mais il s’était abstenu. « Fais attention à Eusty pour moi pendant mon absence. » La bouche de Samaël s’était ouverte sur une exclamation mais Demetri avait alors resserré sa prise sur son épaule. « Je sais que vous ne vous êtes jamais entendu, mais elle est ma cousine, elle est ma seule famille et je l’aime. Fais ça pour moi s’il te plait. » s’il te plait des mots rares voir inexistants dans la bouche de Demetri. Se fut sans doute pour cela que Samaël avait fini par céder. Le lendemain matin il était parti pour une durée indéterminée, laissant son meilleur et unique ami, ainsi que sa cousine seuls. Mais un élément s’imposa à lui alors qu’il était en route : Bonnie Becker, celle qu’il avait toujours vu comme son fruit défendu, celle pouvant le comprendre mieux que personne, une âme sœur en quelque sorte . Il l’avait croisé et son comportement lui avait montré la panique qui était la sienne. Il avait compris qu’elle voulait s’enfuir, disparaître et il n’avait pas cherché à en connaître les raisons – Demetri et les problèmes des autres… - il lui avait alors dit qu’il partait parcourir le monde et qu’elle pouvait le suivre si elle le voulait. Personne ne pouvait savoir qu’elle serait avec lui. Elle était bien la seule qu’il était capable d’imaginer l’accompagner. Elle respectait son travail, son espace. Elle avait toujours sût quand apparaître et disparaître, à croire qu’elle avait le don de lire en lui.

    Trois ans. Cela avait duré trois ans. Il était parti du manoir qu’il contemplait maintenant depuis si longtemps, une éternité presque. Il frappa enfin à la porte et il lui sembla attendre un long moment avant qu’on ne vienne lui ouvrir. Samaël était-il seulement là ? Si ce n’était pas le cas, cela serait bien dommage. Demetri venait tout juste de rentrer, il avait déposé ses bagages dans la chambre d’une auberge non loin de là et il était directement venu ici. Si c’était pour rester derrière la porte… Tant pis, il aurait serait plus vite rendu chez Eustacia. Mais alors qu’il allait faire demi tour, il entendit la porte s’ouvrir. Il s’arma d’un sourire amical et complice pour tomber sur… « Weckfed ? » « C’est Westfield. » Corrigea Kristinna. Et alors ? Eu-t-il envie de répondre, mais il lui semblait que le moment était mal choisi pour la contrarier. « Qu’est-ce que tu fais ici ? C’est le Manoir des Wilson. » et Samaël ne t’aime pas vraiment. «Ce que je suis. » Lui dit-elle en agitant sa main où trônait une alliance à son annulaire. Comment ? Demetri n’eu pas le temps de laisser s’afficher sa surprise, Samaël venait d’arriver dans l’entrée. « Tu es marié à… Mince ! Son nom lui échappait déjà. elle ? » Demanda-t-il à son ami d’un ton badin comme si il n’était jamais parti, en pointant la jeune femme de l’indexe. Samaël resta de marbre avant de finalement combler l’espace qui les séparait d’un pas rapide et de l’agripper par le col comme prêt à lui mettre son poing dans la figure. Il se prépara à cette éventualité mais au final, Samaël lui tomba littéralement dans les bras. « Putain, tu fais chier Dem. » Ce dernier sourit malgré lui, à lui aussi il lui avait manqué. Kristinna de son côté roula des yeux. «Je vous laisse entre homes. » Et elle prit congé sans ajouter de plus. « Comment tu t’es retrouvé coincé avec elle ? » « Ah non ! tu es mal placé pour me demander quoi que se soit. Trois ans Dem ! Tu vas tout me raconter ! Ce que tu as vu, vécu, je veux tout savoir. Viens, on va se mettre à l’aise. »

    Dans le petit salon, Demetri raconta deux ou trois choses, toutes en rapport avec les potions et pas forcément avec les pays qu’il avait visité. Il se doutait bien que ce n’était pas ce que Samaël voulait entendre mais pour lui, le reste n’était que secondaire et sans importance. Une fois qu’il eu terminé, il demanda à Sam ce qu’il s’était passé pour lui, tout en sachant qu’il ne lui parlerait que du strict nécessaire, comme son arrangement avec Kristinna et le décès prématuré de sa mère. Demetri aurait voulu dire quelque chose, mais il savait que cela n’aurait servi à rien. Il se souvenait de ce qu’il avait ressenti après la mort de sa sœur et de sa mère. On aurait pu tout lui dire cela n’aurait rien changé à la culpabilité qui le rongeait, et encore aujourd’hui. Il savait, vu les circonstances, que Samaël se retrouvait dans le même cas. D’ailleurs, il ne semblait pas non plus chercher des mots de condoléances ou de réconfort car il changea de sujet finement, lui parlant de sa rupture avec Curtis, même si il se garda d’entrer dans les détails. « Et comment va Eustacia ? » « Bien… je suppose. » Il supposait ? « Ne me dis pas que tu n’as pas tenu ta promesse Sam ? » « Si mais nous ne sommes pas devenu les meilleurs amis du monde pour autant. » Ce fut suffisant comme explication pour Demetri qui était loin de s’imaginer qu’en réalité, Eustacia et Samaël étaient devenus bien plus que ça. « Et Montgomery ? » Demanda-t-il sur le ton de la discussion. « Paris et son nez vont faire leur entrée à Poudlard comme Directeur de Serpentard. Il ricana. Tu imagines ces pauvres gosses obliger de le supporter toute l’année ? » Demetri eu un petit sourire, loin de ceux qu’il avait l’habitude d’avoir lorsque Sam faisait des blagues sur Paris. « Et… Zane ? » Cette fois, il était plus tendu et cela ne dû pas échapper à son ami. « Il a dû arrêter le Quidditch après l’histoire du poison, mais il a une nouvelle occupation, il fait du baby-sitting pour son frère. Oui, parce que Paris a eu un marmot ! Pauvre gosse, il commence mal dans la vie celui-là. » Zane avait toujours voulu avoir un enfant, cela avait d’ailleurs été un des nombreux sujets de disputes entre eux car Demetri était loin d’accepter qu’on lui colle un enfant dans les pattes. « Il entraîne une équipe de Quidditch aussi, il est plutôt bon dans ce rôle. » Cette dois le sourire de Demetri se fit plus sincère. Il lui était souvent arrivé de penser à Zane durant son voyage, il lui semblait même qu’il lui avait manqué, mais il avait bien entendu mit ça sur le compte de l’éloignement, du mal du pays.

    La discussion s’acheva et Demetri décida de s’en aller en rassurant Samaël sur le fait qu’il ne mettrait pas trois ans à revenir cette fois, qu’il avait posé ses bagages et qu’il n’avait pas prévu de revenir. Mais au moment de passer la porte du petit salon, Sam l’interpella et vint lui mettre un coup de poing dans l’épaule. Face au sourcil arqué de son ami, il s’expliqua : « Ca me démangeait depuis des années. Ne te plains pas, j’étais à deux doigts de te le mettre dans la figure. » « Et m’obliger à vivre avec le même nez que Paris ? Non merci. » Ils échangèrent un sourire et Demetri parti.




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Demetri Raynolds
« Ne touchez pas à Zane. »

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