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Message par Adam Meyer le Dim 25 Mar - 13:32

La position qu'il occupait à Poudlard était nouvelle et relativement grisante. Il découvrait le château dans une autre dimension que celle qu'il avait connu en y étant étudiant. Son cœur battait plus vite à la simple pensée qu'il était désormais le maître des lieux. Il n'y avait aucun endroit où il ne pouvait aller, aucun livre inaccessible, aucune règle qu'il ne pouvait décider. Il possédait les clés de cet univers qui lui avait longtemps semblé étranger et incontrôlable. Il pourrait le modeler à son image, si tant est qu'il n'outrepassait pas les ambitions de Clyde. Cette dernière éventualité ne l'atteignait guère, car il savait qu'Andrews avait une vue assez similaire à la sienne concernant Poudlard. D'ailleurs, Adam ne doutait pas que c'était le critère qui l'avait poussé à le choisir lui, à l'exclusion de tout autre, pour diriger les lieux.

Malgré le flot de responsabilités qui lui tombait dessus avec le poste de Directeur, Adam ne s'était jamais senti plus à sa place. Certes, le fait d'être le plus jeune Directeur de l'histoire constituait en lui seul un grand challenge, mais Adam se faisait suffisamment confiance pour ne pas faire défaut. Personne ne pouvait être plus qualifié que lui pour chapeauter les désirs de Clyde dans ce monde réduit qu'était Poudlard. L'euphorie des premières heures, puis des premiers jours ne semblait pas vouloir se tarir. Adam se sentait flotter, bien au dessus de ceux qui l'entouraient. Et ce sentiment de contrôle, de pouvoir même, le rendait extrêmement fier et sûr de lui. Jamais il n'avait ressenti avec une telle certitude qu'il était l'homme de la situation.

Le tout nouveau Directeur évoluait nonchalamment dans les couloirs. Il sentait les regards respectueux et impressionnés des élèves. Il surprit même, chez certaines des étudiantes les plus âgés, une explosion de désir à son intention. Cela lui tira un sourire très fin et satisfait. Il serait la nouvelle lubie de certaines d'entre elles, et cette idée lui plaisait particulièrement. Il n'était plus le serdaigle effacé d'antan mais le Directeur extrêmement sexy qui ferait se pâmer n'importe quelle habitante du château. Mais ses objectifs ne concernaient aucune de ces adolescentes vivant leurs premiers émois.

Au détour d'un couloir, il aperçut enfin les bouclettes blondes qu'il recherchait. La jeune femme se figea, comme si sa vision constituait un événement extraordinaire. N'avait-elle pas compris qu'en signant, elle s'exposait à vivre sous le même toit que son premier amour? La dénomination le fit sourire. Il était définitivement plus solide qu'à l'époque. Et il comptait bien sur son assurance pour déstabiliser Garden à chacune de leurs rencontres.

« Oh, ma subalterne favorite! »

Il s'exprima alors qu'il venait de s'arrêter à bonne distance d'elle. Comme aucune mot ne lui échappa, il reprit sa marche et s'arrêta un instant à sa hauteur, afin de lui glisser à l'oreille:

« 20h, dans mon bureau. »

Puis il continua sans attendre sa réponse. Il savait que s'il lui avait laissé la moindre occasion de répliquer, le rendez-vous aurait été compromis. Il disparut d'ailleurs rapidement dans la foule pour ne pas lui laisser la possibilité de le rattraper après avoir repris ses esprits. Il était vraiment curieux de la retrouver en tête à tête. Le dernier qu'ils avaient eu, le seul depuis Poudlard, s'était révélé des plus intéressants.

A huit heure tapante, Adam s'était tranquillement installé à son bureau. Il jeta un coup d’œil sur le bar qu'il avait fait installer dans la pièce, en espérant que Garden ne se montrerait pas réticente à boire un verre avec lui. A dire vrai, il ignorait si la jeune femme buvait de l'alcool. Il ignorait en fait beaucoup de choses à son sujet. Une ombre sinistre passa sur ses traits. Ils s'étaient éloignés davantage qu'Adam ne l'avait voulu, et il avait même finalement arrêté de veiller sur elle. Lui qui s'était pourtant toujours juré de la protéger. Et aujourd'hui, alors qu'elle semblait venir à reculons au rendez-vous qu'il avait fixé unilatéralement, il songeait que c'était peut-être de lui même qu'il aurait fallu la protéger.


Dernière édition par Adam Meyer le Dim 25 Mar - 22:23, édité 1 fois
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Re: Feel my burnin' love [G.]

Message par Garden Fear le Dim 25 Mar - 19:42

Revenir à Poudlard avait quelque chose d’étrange. Non pas que cela soit désagréable, mais le château lui paraissait tellement différent aujourd’hui. Elle n’était plus une élève qui devait jongler entre ses études, ses fréquentations et la mission qui lui avait confié. Elle était devenue une adulte qu’on regardait, que l’on respectait, elle avait des droits et des devoirs maintenant qu’elle avait repris la direction de sa maison mais aussi le poste de Professeur de Botanique. Garden avait toujours aimé les plantes, leurs odeurs, leurs bienfaits comme leurs méfaits, devoir s’occuper d’elle avec soin. Jamais elle n’aurait cru qu’un jour elle serait là, c’était une expérience excitante et elle aurait dû remercier Clyde pour ça. Cependant elle ignorait si Andrews avait agit en pensant qu’elle était la plus apte pour ce travail ou si autre chose était entré en compte. Est-ce que Paris lui aurait demandé une faveur ? Serait-il possible qu’il ait voulu que Garden et leur enfant soient tout prêt de lui, sous le toit de ce château ? Elle y avait songé. Si Paris avait dû mal à encaisser la nouvelle de sa grossesse, il s’était montré plus responsable par la suite. Il cherchait véritablement à être un bon père même si sa patience ne s’était pas encore totalement éveillée et qu’il avait du mal à gérer Téo complètement. Cela la faisait sourire parfois car s’était sa maladresse qui l’irritait le plus. Elle s’en voulait un peu plus chaque jour de lui cacher la vérité, de lui mentir même sur cet enfant en le laissant croire qu’il était de lui alors qu’en réalité, son père était un autre homme. Un homme qu’elle avait aimé, le premier qui sût lui faire baisser sa garde, voir les hommes de façon différente, le premier lui ayant brisé le cœur.

« Oh, ma subalterne favorite! »

L’étonnement passa sur les traits de Garden. Il avait fallut qu’elle soit en train de penser à lui pour qu’Adam apparaisse à ce moment précis. Son cœur se serra et rien ne sembla vouloir quitter sa bouche. Elle aurai pu se montrer froide et distante en lui rétorquant elle devait être sa favorite après Harper, ce qui au final, ne faisait pas grand-chose mais elle n’avait pas envie de chercher la petite bête, pas dans les couloirs de l’école alors qu’il pouvait affirmer son statu de Directeur et que de jeunes gens allaient et venaient à côté d’eux.
Il s’avança et elle pensa un instant qu’il avait fini, qu’il allait reprendre sa route en l’ignorant et en l’évitant comme il avait l’habitude de le faire, mais il s’arrêta tout juste arrivé à sa hauteur et lui glissa à l’oreille afin d’être sûr de ne pas être entendu ;

« 20h, dans mon bureau. »

Il n’en ajouta pas plus et il ne la laissa pas répondre avant de partir. Garden se tourna presque complètement afin de le voir disparaître au détour d’un couloir, les sourcils froncés. Que voulait-il ? Pourquoi lui demander de venir dans son bureau et à une telle heure ? Impossible d’y penser davantage car elle fut couper dans ses questionnements par un élève de sa maison qui voulait avoir quelques renseignements. Garden afficha alors un sourire agréable et se montra tout aussi charmante en l’aidant. Il semblait qu’on l’appréciait déjà parmi les élèves, les garçons surtout. Elle n’était pas vraiment surprise, elle faisait tourner les têtes lorsqu’elle était adolescente et elle n’avait pas tant vieillit que ça. Elle avait même entendu quelques élèves se demander la raison pour laquelle elle était la compagne de Paris, comme si il ne la méritait pas ou bien simplement que la peur qu’ils avaient de lui les empêchait de l’approcher comme ils le désiraient. C’était mignon mais un peu stupide.

Tout le reste de la journée, Garden se demanda si elle devait se rendre au bureau d’Adam comme il lui avait demandé – ordonné serait le mot le plus juste. Elle tourna et retourna les raisons qui pouvaient l’avoir pousser à lui donner ce rendez-vous dans sa tête. Avait-il compris pour Téo ? Non, cela semblait impossible, il se serait montré bien plus glacial et tranchant si cela avait été le cas. Alors quoi ? Le fait qu’il veuille simplement lui parler travail était le plus plausible. Ce n’était rien, pas un rendez-vous entre deux anciens amants qui désirent se retrouver, juste quelque chose de professionnel. Pourtant, elle mentit à Paris ce soir là, encore une fois. Elle prétexta vouloir et devoir s’occuper de ses plantes pour une étude le lendemain et elle lui avait demandé de s’occuper de Téo le temps qu’elle serait absente. Elle dût le rassurer sur le fait qu’elle ne serait pas longue et que si il avait besoin, il pouvait aller trouver l’infirmière, même et surtout si s’était une question de couche ! Paris n’avait encore jamais effectué cette tâche et Garden ne pensait pas qu’il y arriverait un jour. Elle laissa donc son compagnon et son enfant seuls afin de se rendre au bureau d’Adam. A mesure qu’elle s’approchait, son cœur semblait bondir dans sa poitrine. L’excitation, la peur. Elle ne savait pas quel sentiment allait triompher sur l’autre. Mais que pouvait-il bien lui vouloir bon sang ?

Plusieurs escaliers gravis et un mot de passe plus tard, Garden se retrouva devant la porte du Direction. Elle se sentait telle une adolescente qui allait retrouver son amoureux en secret, mais ce temps là était bel et bien révolu. Elle frappa à la porte, stressée, mais elle ne laissa rien paraître lorsque Adam lui ouvrit finalement. Elle entra en contemplant l’espace qui était désormais celui de son ancien camarade de mission avant de se tourner vers lui, elle le regarda de façon quelque peu distante et désintéressée.

« Alors pourquoi m’as-tu fait venir ? Tu as déjà quelque chose à me reprocher ? »

Serait-ce possible qu’il tente déjà de critiquer sa façon d’enseigner alors même qu’ils en étaient qu’au début ? Si s’était le cas elle comptait bien se défendre car elle était sûre de dispenser de bons cours et les élèves semblaient réellement l’apprécier. Mais ne dit-on pas qu’il vaut mieux préférer l’attaque à la défense ? En tout cas elle ne pouvait pas se cacher qu’elle était perturbée de se retrouver ici, seule avec lui. La dernière qu’ils avaient seuls ensemble, ils avaient conçu Téo.









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Re: Feel my burnin' love [G.]

Message par Adam Meyer le Dim 25 Mar - 22:23

Finalement, elle frappa à la porte. Cette fois, contrairement à leur dernière entrevue en tête à tête, il savait exactement de qui il s'agissait. Il ne comptait pas se laisser prendre au dépourvu. La fois précédente, il lui avait donné ce qu'elle était venue lui quémander; car il ne doutait pas de ces intentions. Mais ce soir, elle était là de son initiative à lui. Agirait-elle conformément à ce qu'il espérait?

Le Directeur quitta son bureau pour rejoindre la porte, qu'il ouvrit pour découvrir Garden. Il ne l’accueillit que très sobrement, sans le moindre sourire, mais elle ne semblait pas attendre quoi que ce soit en ce sens, alors qu'elle entrait sans cérémonie dans la pièce ouvragée. Il referma la porte derrière elle, et ils se tournèrent l'un vers l'autre dans un même mouvement. Son visage paraissait fermé et elle plaçait une distance devenue raisonnable entre eux.

« Alors pourquoi m’as-tu fait venir ? Tu as déjà quelque chose à me reprocher ? »

Adam se fendit d'un sourire serein. Elle jouait déjà la carte de la défensive. De toute évidence, elle avait encore fraichement à l'esprit l'expérience de leur dernière rencontre. Cette information apparaissait capitale aux yeux d'Adam, qui saurait s'en servir à bon escient pour l'emmener sur le terrain qui l’intéressait. Mais pour l'instant, mieux valait commencer par les banalités de rigueur.

« Voyons, je ne te ferais pas déplacer pour un reproche, j'aurais la décence de t'envoyer un faire-valoir pour s'en charger! »

Un nouveau sourire, plus fin, marqua ses traits, mais Garden ne pouvait pas s'y laisser prendre.Il la dépassa pour atteindre le bar derrière elle. Il tira une bouteille des placards avant de demander sans la regarder:

« Te joindras-tu à moi pour trinquer? »

C'était une question purement réthorique, il avait déjà servi deux verres dont il se saisit pour revenir auprès de Garden et lui tendre l'un d'entre eux.

« A nos retrouvailles sous ce toit! »

Leurs verres se touchèrent dans un tintement cristallin, et Adam but de bon cœur une gorgée du délicieux whisky, quoique légèrement âpre pour une dame de la qualité de Garden. Il s'en amusa à part lui avant de rentrer davantage dans le vif du sujet:

« Comment va Paris? » Ce n'était qu'une entrée en matière, la bonheur de cet instigateur de malheurs ne lui importait pas une seule seconde. « Crois bien que je suis navré qu'il soit à Poudlard et vienne perturber nos retrouvailles, mais les ordres viennent d'en haut. » Il avait légèrement levé son verre ainsi que les yeux au ciel en signifiant cette vérité dérangeante.

Il but une nouvelle gorgée, puis rejoignit son bureau où il déposa le verre qu'il avait en main. Il fit mine de regarder des papiers éparpillés ça et là, tout en demandant évasivement:

« Et votre abomination? »

Cet enfant était le cadet de ses soucis, mais ça présence restait gênante. Adam ignorait quelle type de mère était Garden, mais il peinait à l'imaginer autrement qu'aimante. Nul doute que le marmot que lui avait fait Montgommery l'attacherait à lui. C'était une épine dans le pied d'Adam, car ça l'empêchait de profiter convenablement de sa subalterne.
Ce dernier leva finalement le nez de ses papiers. Et, désignant d'un geste bref le fauteuil qui faisait face à son bureau et à son propre siège, il ajouta:

« Viens donc t'assoir, s'il te plait. »
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Re: Feel my burnin' love [G.]

Message par Garden Fear le Lun 26 Mar - 10:32


Elle n’aimait pas se retrouver ici alors qu’elle ignorait totalement ce que pouvait lui vouloir Adam, et le sourire qu’il arbora lorsqu’elle tenta une supposition sur les raisons de sa présence ne la rassura pas vraiment.

« Voyons, je ne te ferais pas déplacer pour un reproche, j'aurais la décence de t'envoyer un faire-valoir pour s'en charger! »
« Depuis quand tu te mets à déléguer ? Seraient-ce tes nouvelles responsabilités qui te sont montées à la tête ou bien es-tu devenu aussi imbu de toi-même depuis plus longtemps que ça ? »

Elle croisa les bras et fronça les sourcils. Elle n’avait pas l’impression de faire face au Adam qu’elle avait connu mais à un petit prétentieux qui avait pris la grosse tête et cela l’agaçait bien plus que si elle avait eu à faire à quelqu’un d’autre se comportant de cette manière, car elle connaissait Adam et elle savait qu’il était tellement mieux que ça.

« Te joindras-tu à moi pour trinquer? » Lui demanda-t-il alors qu’il s’étant emparé d’une bouteille. Impossible pour elle de répondre qu’il la servait déjà. Et si elle ne désirait pas boire avec lui ? ou même boire tout court ? Cela semblait peu le préoccuper. Soit il s’en fichait royalement, soit il était persuadé qu’elle ne lui refuserait pas un verre. D’une façon ou d’une autre, il se trompait. Pourtant elle se saisit du verre qu’il lui tendit et trinqua même sans enthousiasme.

« A nos retrouvailles sous ce toit! » Elle ne répondit rien à cela, ne sachant pas ce qu’il voulait dire par là. Les choses étaient bien différentes à présent et parler de retrouvailles semblait excessif.
Il prit une gorgée dans son verre tandis que Garden avait le regard rivé sur lui et ne toucha pas à une goutte du liquide alcoolisé qui se trouvait dans le sien. Elle savait parfaitement qu’il ne l’avait pas fait venir pour simplement trinquer à leur retour sous ce toit, il devait y avoir autre chose, mais quoi ?

« Comment va Paris? » Question piège ? Adam avait toujours détesté Paris, le fait qu’il demande de ses nouvelles ne devaient être qu’une ouverture pour autre chose, quelque chose à laquelle il voulait en venir, mais quoi ? Encore et toujours cette même question. « Crois bien que je suis navré qu'il soit à Poudlard et vienne perturber nos retrouvailles, mais les ordres viennent d'en haut. » Garden plissa les yeux et ses phalanges blanchirent en serrant un peu plus fortement son verre dans sa main.
« Effectivement, les ordres viennent de plus haut placé que toi, et j’espère que tu n’oserais pas les remettre en cause ? Paris à toute la confiance de Clyde, il a sa place ici. » Elle se sentait obligée de le défendre car elle sentait Adam prêt à cracher gratuitement sur le directeur de Serpentard sans véritable motifs pour le faire. Certes le Paris qu’ils avaient connu dans leur époque avait tué sa mère, mais là il n’avait rien fait ! Il avait changé selon et elle ne comprenait que Adam ne le voit pas alors que lui même avait connu un changement conséquent.
« Et pourquoi t’évertues-tu a parler de retrouvailles ? Il me semble que nous ne sommes pas proches… encore moins des amis, ça tu me la bien fait comprendre ces dernières années en me considérant à peine. » Son ton était froid et elle le défiait du regard de prétendre autre chose. Il l’entendrait dans ce cas !

« Et votre abomination? »

Cherchait-il à la blesser ? Il semblait que cela soit le plus probable mais elle décida de ne pas répondre à cette attaque peu subtile, elle lui aurait fait bien trop plaisir et elle refusait d’entrer dans son jeu. Il leva les yeux des papiers qu’il était en train d’examiner et l’invita à s’asseoir en face de son bureau, ce qu’elle fit sans broncher et elle décida de répondre à Adam sur cet enfant dont il ignorait tout.

« Téo ressemble à son père. Il est compliqué parfois, je mentirais en disant que je le comprends toujours, mais il est tellement adorable en même temps. C’est un petit ange, un véritable cadeau. » Son regard était absent tandis qu’elle pensait à son fils et sa voix trahissait toute l’affection qu’elle portait à son fils, à leur fils même si il ne connaissait pas leur lien de parenté et que Garden comptait bien le ne jamais le dévoiler.

Elle se pencha en avant et posa le verre dans lequel elle n’avait pas prit une seule gorgée sur le bureau de Adam. Croisant les jambes, elle s’installa un peu plus confortablement, ses bras reposant sur les accoudoirs. « Mais dis-moi Adam : ce n’est pas pour parler chiffon que tu m’as fait venir ? J’ai bien du mal à croire qu’après tout ce temps à m’ignorer, tu es soudain envie de me parler de ma vie privée et de ma famille. Alors montres toi plus direct au lieu de tourner autour du pot pour m’amener je ne sais où. Dis-moi sans détour pourquoi tu as voulu que l’on se voit. »

Elle n’avait pas envie de jouer, elle voulait des réponses et rapidement, car si lui n’avait rien de mieux à faire que se saouler et faire perdre leur temps aux autres, elle, elle avait un enfant et un compagnon qui l’attendaient.













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Re: Feel my burnin' love [G.]

Message par Adam Meyer le Lun 26 Mar - 15:59

La tension était palpable entre eux, le climat qui les enveloppait était froid et plein de faux semblants aux yeux d'Adam. Ce dernier ne répliqua pas lorsqu'elle prétendit qu'il était devenu imbu de lui même. Elle voyait sans doute son évolution d'un œil critique, mais Adam estimait ses prises de conscience en chaîne comme étant de véritables bénédictions. Evidemment, il avait changé, mais Garden semblait être restée la même personne aigrie et moralisatrice. Elle restait égale à elle même, et cette incapacité à évoluer et à s'adapter, venant de l'ancienne camarade qu'il estimait, le dérangeait étrangement.

« Effectivement, les ordres viennent de plus haut placé que toi, et j’espère que tu n’oserais pas les remettre en cause ? Paris à toute la confiance de Clyde, il a sa place ici. »

Adam osa un ricanement à cette affirmation. Qui était-elle pour considérer qui avait ou non la pleine confiance d'Andrews. A dire vrai, Adam doutait que quiconque puisse se targuer d'une telle possession. Emalee l'aurait sans doute pu à une époque, mais c'était loin d'être encore le cas aujourd'hui. Clyde était suffisamment intelligent pour ne pas s'encombrer d'une confiance totale et indéfectible. Il aimait inspirer un tel sentiment aux autres, mais il s'assurait de son caractère unilatéral le plus efficacement possible.

« Et pourquoi t’évertues-tu a parler de retrouvailles ? Il me semble que nous ne sommes pas proches… encore moins des amis, ça tu me la bien fait comprendre ces dernières années en me considérant à peine. »

Alors qu'elle lança ces affirmations inutiles, Adam se sentit soudain particulièrement absorbé par les parchemins étalés sur son bureau. Il se garda bien de répondre, et embraya sur le rejeton de son ancienne, très ancienne, amie.
Garden eut l'obligeance de s'assoir avant de répondre quoi que ce fut. Et Adam lui accordait à nouveau toute son attention lorsqu'elle prit une voix subitement plus douce.

« Téo ressemble à son père. Il est compliqué parfois, je mentirais en disant que je le comprends toujours, mais il est tellement adorable en même temps. C’est un petit ange, un véritable cadeau. »

Il fallut à Adam beaucoup de volonté pour masquer le ressentiment que lui inspirait cette phrase. Si c'était réellement l'ange que décrivait sa mère, alors il ne pouvait pas ressembler à Paris. Le nouveau directeur n'en démordrait jamais; Paris était un monstre et il était impossible qu'une partie aussi sombre de lui ait pu s'évaporer comme par enchantement simplement grâce à Garden.
Occupé par ses pensées, son visage était passablement fermé et son regard absent, lorsque son invitée chercha à entrer dans le vif du sujet.

« Mais dis-moi Adam : ce n’est pas pour parler chiffon que tu m’as fait venir ? J’ai bien du mal à croire qu’après tout ce temps à m’ignorer, tu ais soudain envie de me parler de ma vie privée et de ma famille. Alors montres toi plus direct au lieu de tourner autour du pot pour m’amener je ne sais où. Dis-moi sans détour pourquoi tu as voulu que l’on se voit. »

Il reporta son attention sur elle en plaçant ses réflexions dans un coin de son esprit. Il aurait tout le temps de repenser à Paris et, pour l'heure, il lui fallait se concentrer sur Garden. Se calant contre son bureau tout en croisant les bras, il dominait la jeune femme de toute sa hauteur. Il la regarda un instant et laissa un silence s'installer. Avec un sourire, il finit par tenter:

« L'idée que je puisse vouloir te voir sans arrière pensée te paraît donc totalement irréaliste? »

Il lui laissa un bref instant pour réagir. Bref, mais suffisant pour lui permettre de réaliser la proximité de son ancienne petite amie. Ainsi posé contre son bureau, il était légèrement sur sa diagonale et il aurait pu lui effleurer la joue sans avoir à tendre complètement le bras. Mais l'heure n'était pas aux familiarités, et comme l'avait parfaitement souligné Garden, ils n'étaient pas proches.

« Je ne peux pas dire que je t'ai fait venir pour parler de ça, mais qu'est-ce que tu trouves vraiment à Montgommery? C'est un chien, et une femme telle que toi ne devrait pas avoir à se trainer dans la boue avec un cabot. » Il sembla hésiter, puis se lança: « Es-tu si convaincue qu'il ait changé? Crois-tu que c'est si facile de se renier? »

Son incompréhension était totale. Il se souvenait d'une Garden adorable et irréprochable. Paris avait toujours été son parfait opposé. Or, quand une partie de soi même est gangrénée par un mal quelconque, il était difficile de s'en défaire, et Adam était bien placé pour le savoir. Paris ne pouvait pas imaginer réellement devenir meilleur, alors comment avait-il pu entrainer Garden avec lui? Était-elle devenue mauvaise à son tour? Il ne voulait pas croire en cette possibilité une seule seconde.

« Ou peut-être que je prend les choses à l'envers. Il a vraiment réussi à te convaincre de le rejoindre? De tuer des innocents? »

Son regard se fit amer; mais il n'était pas destiné à Garden, seulement à son imbécile de partenaire. Adam se détacha du bureau et contourna la jeune femme confortablement installée, pour venir s'appuyer, derrière elle, au dossier de son fauteuil. Ses mains ne serraient que mollement le haut du dossier et son regard passa rapidement d'elles à la chevelure claire de Garden. Elle ne pouvait pas le voir, alors il ne chercha pas à réprimer la lueur triste qui envahit ses traits.

« Je suis peut-être imbu de moi, mais tu ne peux pas me nier une qualité: je ne t'ai jamais imposé ce chemin. »
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Re: Feel my burnin' love [G.]

Message par Garden Fear le Lun 26 Mar - 16:52


Elle pensait sincèrement qu’Adam allait lui répondre sans détour. Qu’il ne chercherait pas à passer à autre chose et qu’il serait honnête. Elle l’avait connu comme ça après tout, mais les années l’avaient changé et elle aurait dû se douter qu’au final, elle ne le connaissait plus si bien que ça. Ce constat l’attristait réellement mais que pouvait-elle y faire ? Le Adam qu’elle avait connu, celui qu’elle avait aimé, qui avait fait naître un sentiment nouveau dans son cœur, qui lui avait permis de ne plus craindre l’amour comme elle l’avait toujours fait… celui-là même ne semblait plus exister et elle avait l’impression qu’il avait disparu la nuit où il lui avait avouer ne pas l’aimer de la manière dont il le pensait mais que ses sentiments se tournaient en réalité vers Emalee.

« L'idée que je puisse vouloir te voir sans arrière pensée te paraît donc totalement irréaliste? »

Franchement… oui. Elle était persuadée qu’il cachait ses réelles intentions et cela ne la mettait que plus mal à l’aise.

« Je ne peux pas dire que je t'ai fait venir pour parler de ça, mais qu'est-ce que tu trouves vraiment à Montgomery ? C'est un chien, et une femme telle que toi ne devrait pas avoir à se traîner dans la boue avec un cabot. » Et qui mériterait-elle dans ce cas ? Personne ne l’avait jamais réellement aimé. Les hommes ne s’étaient fait que des illusions sur leurs sentiments pour elle, tout comme Adam. Ils l’avaient quitté en général après avoir eu ce qu’ils voulaient. A l’époque elle ne s’en offusquait pas car elle ne cherchait pas une véritable relation, mais avec Adam tout avait été différent et il lui avait finalement brisé le cœur.

« Es-tu si convaincue qu'il ait changé ? Crois-tu que c'est si facile de se renier ? »
« Tu y es bien parvenu toi. »

Elle ne savait pas s’il allait apprécier cette réponse, mais n’était-elle pas dans le vrai ? Si Adam avait réussi à passer de l’homme extraordinaire qu’elle avait connu à un quelconque sbire de Clyde, pourquoi Paris ne pourrait-il pas être devenu meilleur ? Après tout, lui il avait une raison pour changer : Téo.

« Ou peut-être que je prend les choses à l'envers. Il a vraiment réussi à te convaincre de le rejoindre? De tuer des innocents? » Il se leva de son bureau et vint se placer derrière son siège. « Je suis peut-être imbu de moi, mais tu ne peux pas me nier une qualité: je ne t'ai jamais imposé ce chemin. »

Ce fut à son tour d’avoir un rire peu engageant. « Tu n’étais pas la même personne à cette époque. De plus ton cœur appartenait à une autre. Il n’y a aucune bonne action là dedans. C’était juste une situation et une époque différente. » Elle se leva du fauteuil dans lequel elle était installée depuis peu et se tourna vers Adam. Faisant un pas en arrière, elle s’appuya contre le bureau du nouveau directeur, ses yeux le transperçant.

« Si tu veux tout savoir, Paris ne m’oblige à rien. Mes mains sont vierges de tout crime contrairement à certain. »

Elle se redressa et fit quelques pas vers Adam, suffisamment pour être proche de lui, toute proche. A ses côtés, elle approcha sa bouche de son oreille comme sur le point de lui faire une confidence, ce qui n’était pas le cas.

« N’es-tu pas celui qui a tué un proche comptant aux yeux de l’une des personnes ayant le plus d’importance pour toi, ta fidèle amie et marraine ? Tout ça pour les beaux yeux de Adrews ? »

Elle se recula et planta son regard dans le sien, un regard triste qu’elle ne tenta pas de réprimer. « Toi qui avait mis des semaines à te remettre de la mort de cette Gryffondor que tu n’avais pas pu sauver parce que tu avais préféré me venir en aide… » Se souvenait-il de cela ? De ce qu’il avait ressentit ? Le poids de la culpabilité alors même qu’il ignorait tout d’elle ou de son entourage. La peine qui avait été la sienne. Tout cela ne semblait plus le préoccuper alors qu’il avait arraché à Montana un proche.

Elle croisa les bras et garda la tête haute pour lui montrer qu’elle ne se laissait pas impressionner par ses paroles, ni même par lui. « Je crois que de nous deux, tu es le plus mal placé pour me juger. » Elle ne voulait pas se laisser démonter sans riposter, cela n’avait jamais été dans son caractère.









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Re: Feel my burnin' love [G.]

Message par Adam Meyer le Mar 27 Mar - 15:04

« Es-tu si convaincue qu'il ait changé ? Crois-tu que c'est si facile de se renier ?
- Tu y es bien parvenu toi. »

La réponse paraissait presque trop facile au goût d'Adam. Il l'avait entendue en lui avant même que Garden ne l'énonce à haute voix. Il s'était renié. Il n'en faisait pas un secret, même s'il préférait présenter les choses d'une autre manière. La personne qu'il était avant, alors qu'il étudiait encore dans l'enceinte du château, lui semblait extrêmement faible aujourd'hui. Avec le recul, il se trouvait bien pleurnichard à l'époque. Une époque à laquelle il n'aimait guère songer, car elle lui rappelait tous ses échecs et ses innombrables faux pas. Il était allé de l'avant depuis, et il ne crachait pas sur ce qu'il était devenu, ni sur les gens qui l'avait aidé à y parvenir.

Garden émit un rire sec sur sa dernière remarque. Ce n'était pas la réaction qu'il souhaitait, mais il ne pouvait pas non plus s'attendre à ce qu'elle lui mange dans la main, du moins pas tant qu'il n'aurait pas fait basculer la situation en sa faveur.

« Tu n’étais pas la même personne à cette époque. De plus ton cœur appartenait à une autre. Il n’y a aucune bonne action là dedans. C’était juste une situation et une époque différente. »

Garden conservait une répartie qui le fit sourire. Elle s'était désormais levée du fauteuil et prit rapidement la place qu'Adam occupait quelques instants plus tôt. Son regard perçant ne le fit pas sourciller, et il resta de marbre lorsqu'elle prononça, assassine:

« Si tu veux tout savoir, Paris ne m’oblige à rien. Mes mains sont vierges de tout crime contrairement à certain. »

Elle se gaussait de son inaction comme si cela avait représenté la moindre fierté au sens d'Adam. Elle ne comprenait pas et restait farouchement sur ses positions. Même alors qu'elle se rapprochait et portait ses lèvres à l'oreille de son supérieur, elle demeurait extrêmement solide. Mais il savait très bien que cette assurance s'effriterait rapidement devant la dure réalité.

« N’es-tu pas celui qui a tué un proche comptant aux yeux de l’une des personnes ayant le plus d’importance pour toi, ta fidèle amie et marraine ? Tout ça pour les beaux yeux de Andrews ? »

Les yeux d'Adam s'écarquillèrent, horrifiés. Garden se recula comme pour contempler son œuvre.

« Toi qui avait mis des semaines à te remettre de la mort de cette Gryffondor que tu n’avais pas pu sauver parce que tu avais préféré me venir en aide… »

La jeune femme était extrêmement confiante. Mais qu'essayait-elle de faire au juste? Tentait-elle réellement d'énerver un homme qu'elle considérait comme inhumain? Son comportement n'avait rien de judicieux, elle cherchait purement et simplement à le blesser. Elle croisa les bras et redressa le menton. Il sentit alors tout son être la détester.

« Je crois que de nous deux, tu es le plus mal placé pour me juger. »

C'en était assez. Il n'était plus question de jouer, de sourire, ni de faire mine d'être un gentil directeur bienveillant à l'égard du corps enseignant. Son geste fut bref, de telle sorte que Garden n'eut aucune marge pour le contrer. L'une de ses mains s'était flanquée contre sa gorge, tandis que l'autre avait brutalement fait pression contre sa hanche. Il la maintint ainsi plaquée contre le bureau, tandis que son étreinte sur sa gorge se resserrait à mesure que la colère grandissait en lui:

« Charmant rafraichissement de mémoire. Mais tu as oublié de souligner un élément important: tout ça c'est du passé. » Il échappa un sourire, fin et amer. « Je ne suis plus torturé à l'idée de tuer quiconque et depuis longtemps. » Assurant sa prise sur la gorge de la jeune femme, il rapprocha son visage du sien en se penchant au dessus d'elle. « Le garçon chétif et pleurnichard que tu connaissais est mort; et tu n'y es pas étrangère. »Sa main desserra légèrement sa gorge et glissa pour attraper son menton. Il le tint fermement alors qu'il sifflait à l'oreille de sa captive: « Je devrais te remercier de l'avoir laissé s'éloigner si facilement. »

Sa main délaissa son menton dans un mouvement revêche, et il laissa Garden près de son bureau alors qu'il faisait volte face pour rejoindre le bar. Il appuya ses paumes sur ce dernier, et soupira brièvement en inclinant la tête. Celle-ci ne pivota qu'à peine lorsqu'il ajouta:

« Tu as de l'audace, encore aujourd'hui, de me faire la morale. Tu n'as peut-être pas versé de sang de tes propres mains, mais tu ne peux pas ignorer ce qu'être avec Clyde signifie. Nous venons du même monde, toi et moi, à l'origine. Comment peux-tu croire ta position si irréprochable? » Il se retourna et modifia son appui sur le bar. « Il a toujours fallu te mettre tout sous les yeux pour que tu comprennes, je vois que tu n'as pas changé. »
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Re: Feel my burnin' love [G.]

Message par Garden Fear le Mer 28 Mar - 5:54

Elle l’avait touché, elle pouvait le voir et même le sentir. Ses paroles avaient blessé Adam, peut-être qu’il n’avait pas tant changé que cela dans ce cas. Garden allait se réjouir de cet espoir mais ce dernier fut bien trop bref et surtout étouffé dans l’œuf. Oui, étouffé était le mot le plus approprié puisqu’il était en train de l’étrangler. Elle n’avait rien vu venir. Elle n’avait pas pu avoir un seul mouvement de recul ou de défense. Sa main s’était claquée si violemment sur sa gorge qu’elle en avait été impuissante, et maintenant elle étouffait sous ses doigts qui l’avaient autrefois caressé. Elle porta sa propre main au poignet de Adam mais n’eu pas la force nécessaire pour la faire se retirer alors que sa prise se faisait de plus en plus ferme. Il en était arrivé là ? Il allait la tuer ? Elle allait mourir des propres mains de celui qu’elle tant aimé et pour qui elle avait cru compter ?

« Charmant rafraîchissement de mémoire. Mais tu as oublié de souligner un élément important: tout ça c'est du passé. Je ne suis plus torturé à l'idée de tuer quiconque et depuis longtemps. » Le souffle commençait à lui manquer tandis qu’il se penchait au dessus d’elle. « Le garçon chétif et pleurnichard que tu connaissais est mort; et tu n'y es pas étrangère. » Enfin, sa prise se desserra laissant penser à Garden qu’elle pouvait espérer vivre encore un peu. Pourtant au lieu de jouer profil bas, elle le défia du regard lorsqu’il attrapa son menton, mais elle ne put garder ce contact bien longtemps car les yeux de Adam quittèrent les siens alors qu’il allait souffler à son oreille : « Je devrais te remercier de l'avoir laissé s'éloigner si facilement. »

Il la libéra complètement et s’éloigna pour rejoindre le bar. Elle le regarda faire, silencieuse, la mâchoire crispée et une main frottant sa gorge endolorie.

« Tu as de l'audace, encore aujourd'hui, de me faire la morale. Tu n'as peut-être pas versé de sang de tes propres mains, mais tu ne peux pas ignorer ce qu'être avec Clyde signifie. Nous venons du même monde, toi et moi, à l'origine. Comment peux-tu croire ta position si irréprochable? Il a toujours fallu te mettre tout sous les yeux pour que tu comprennes, je vois que tu n'as pas changé. »

« Il y a bien une chose qui a changé : à présent je me moque complètement de ce que tu peux penser de moi Meyer. » Ses mots résonnèrent entre les quatre murs. Jamais elle ne l’avait appelé par son nom de famille, mais n’était-ce pas la façon d’interpeller une personne étrangère à sa vie ? Quelqu’un pour qui on a du… ressentiment ?
Elle se redressa complètement, essayant de retrouver l’assurance qu’il lui avait fait perdre quelques instants plus tôt.

« Tu peux blâmer ou remercier qui tu veux pour ton spectaculaire changement, mais tu ne diras pas que tu ne fais pas preuve d’un certain culot en prétendant que j’en suis la cause. Je t’ai toujours soutenu, je t’ai pardonné bien des choses même si cela était douloureux. J’étais là ! Et quand tu m’as avoué être amoureux de Emalee, je ne t’ai rien reproché, je t’ai laissé suivre tes sentiments. Tu t’es éloigné par la suite, tout seul. Alors je suis loin d’être celle qui a fait de toi ce que tu es aujourd’hui. » Non mais ! Comment pouvait-il dire qu’elle était responsable ? Elle qui avait tout fait pour lui. Il se trompait de personne, il aurait dû voir du côté de Harper plutôt.

Déterminée, elle s’approcha de lui, même si après ce qu’il venait de faire, elle aurait mieux fait de garder ses distances. « Tu n’avais rien d’un garçon chétif et pleurnichard. Tu étais réfléchi, intelligent et bien plus fort que tu sembles le croire. Elle s’arrêta juste en face de lui et posa ses mains sur ses joues et fit pencher son visage vers le sien. « Je t’admirais tellement… » Lui confessa-t-elle dans un souffle avant que sa bouche ne vienne cueillir la sienne. Ce fut un baiser doux et aimant comme ils en avaient échangé plusieurs fois dans le passé, et elle aurait menti si elle avait avoué que cela ne lui fit rien. Son cœur cognait dans sa poitrine de retrouver ses lèvres mais elle n’agissait pas de cette manière parce qu’elle avait rendu les armes bien au contraire. Elle mis fin à ce bref baiser et se recula très légèrement sans enlever ses mains des joues de Adam avant de conclure : « Si tu savais à quel point je déteste l’homme qui se trouve ne face de moi. »

Ses mains quittèrent enfin ses joues et elle recula de quelques pas. Non pas qu’elle craignait une réaction violente de sa part, mais la proximité n’était plus une question d’habitude entre eux et elle ne voulait pas se faire plus de mal encore. « Tu traites Paris de monstre, mais lui au moins, il n’a jamais levé la main sur moi. » Elle avait du mal à croire que cela puisse changer quelque chose en lui, que ça le fasse réagir ou qu’il se remette en question. Il devait bien se moquer de ce qu’elle lui disait mais au moins c’était dit ! Dire que Paris était un être abjecte alors qu’il agissait de cette manière en parallèle…

« J’ai été tellement stupide… » Finit-elle par lâcher presque de façon embarrassée tandis qu’elle remettait une de ses mèches derrière ses cheveux. Elle se trouvait tellement sotte de lui avoir succombé sans chercher à se battre un an auparavant. De l’avoir aimé si longtemps alors qu’il ne partageait pas ses sentiments. De s’être raccrochée à ce souvenir qu’elle avait de lui… Souvenir justement car il avait raison, le Adam qu’elle avait connu était mort et c’était lui qu’elle avait aimé, pas cet homme qui partageait cette pièce avec elle.










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Re: Feel my burnin' love [G.]

Message par Adam Meyer le Mer 28 Mar - 8:32

Cacher son ressentiment n'avait rien d'aisé. Il s'était emporté bien trop vite, même à son goût. Ses mains pressaient le bar derrière lui comme s'il lui suffisait de se reposer sur un meuble pour rassembler ses esprits. Loin de l'admettre, il s'en voulait pourtant d'avoir laissé Garden le mettre hors de lui aussi rapidement. Etait-il donc si prévisible? Car il ne faisait aucun doute dans son esprit que la jeune femme avait cherché à en arriver à ce résultat. Elle pensait cependant être hors de portée des représailles. Bien évidemment, puisqu'elle l'accusait d'avoir changé sans prendre l'entière mesure de cette transformation.

« Il y a bien une chose qui a changé : à présent je me moque complètement de ce que tu peux penser de moi Meyer. »

Adam accusa le coup par un simple sourire. Mais il ne chercha pas à se leurrer, le fait de se faire appeler ainsi par Garden piquait ses nerfs suffisamment au vif pour que ce ne soit pas anodin. Cela lui faisait l'effet de retomber des années en arrière, à l'époque où il n'était rien aux yeux de celle qu'il avait aimé au premier regard. C'était d'un pathétique.

« Tu peux blâmer ou remercier qui tu veux pour ton spectaculaire changement, mais tu ne diras pas que tu ne fais pas preuve d’un certain culot en prétendant que j’en suis la cause. Je t’ai toujours soutenu, je t’ai pardonné bien des choses même si cela était douloureux. J’étais là ! Et quand tu m’as avoué être amoureux de Emalee, je ne t’ai rien reproché, je t’ai laissé suivre tes sentiments. Tu t’es éloigné par la suite, tout seul. Alors je suis loin d’être celle qui a fait de toi ce que tu es aujourd’hui. »

Un rire ténu s'échappa des lèvres d'Adam. Il la regarda avec suffisance avant de cracher, dédaigneux:

« Oh je ne te reproche pas d'avoir fait quoique ce soit! »

Il ne pensait pas qu'elle se risquerait à l'approcher comme elle le fit. Mais il ne réussit pas à déterminer s'il s'agissait d'audace ou d'inconscience. Sa voix avait repris une teinte plus douce qu'Adam peinait à accepter.

« Tu n’avais rien d’un garçon chétif et pleurnichard. Tu étais réfléchi, intelligent et bien plus fort que tu sembles le croire. »

Un grognement affligé marqua sa déclaration. Il ne lui demandait pas de dépeindre le tableau comme plus beau qu'il ne l'était. Avec le recul, Garden semblait avoir d'elle même adoucit l'histoire. Lui n'en voyait pas l'intérêt, il préférait au contraire posséder la pleine conscience de la loque qu'il était 6 à 7 ans auparavant. Mais il ne répondit pas avant que les mains fraiches de la jeune femme ne s'applique sur ses joues. L'étonnement le saisit. Comment pouvait-elle répondre par ses gestes âpres pas une si grande douceur?

Je t’admirais tellement… »

Lorsqu'elle parla, Adam sentit son souffle caresser ses lèvres, ce qui donna plus de poids à ses mots. Et que dire de la suite? Sa bouche rejoignit la sienne mais Adam mit quelques instants avant de fermer les yeux pour profiter pleinement du baiser, surpris et légèrement hébété. Lorsque Garden rompit le lien, il se laissa un moment pour rassembler ses esprits et retrouver le fil de ses pensées.

« Si tu savais à quel point je déteste l’homme qui se trouve en face de moi. »

Ses actes parlaient d'eux même, songea t'il moqueur. Mais il se garda bien de le proférer à haute et intelligible voix. Les mains de Garden délaissèrent son visage, et il la laissa agir sans broncher. Il ne devait pas regretter le moindre contact avec elle, question de principe, car la tournure que prenait la conversation était loin de le mettre à son avantage.

« Tu traites Paris de monstre, mais lui au moins, il n’a jamais levé la main sur moi.
« Alors c'est un monstre doublé d'un abruti! »

La remarque s'était faufilée hors de ses pensées sans qu'il ne puisse ni ne veuille la retenir. Paris tuait à tord et à travers, et si Garden était encore en vie c'était que, d'une manière ou d'une autre, il trouvait son compte à la laisser vivre. Et puisqu'ils avaient aujourd'hui un marmot dans les pattes, Adam n'eut pas à chercher loin la raison de sa survie: soit leurs ébats leur procuraient un pied monumental, soit il avait fini par se laisser prendre au piège de ses grands yeux bleus et de ses battements de cils incessants.

« J’ai été tellement stupide… »

Son visage trahissait une peine contenue. Elle se confessait à mi-mots seulement, car leurs chemins s'étaient trop peu souvent croisés ces dernières années pour qu'ils puissent entretenir la moindre relation. Seraient-ils redevenus amis, ou même amants, si Adam s'était enquis plus tôt de ce qu'elle devenait? Et que dire de la possibilité qu'il ne l'ait pas rejeté de prime abord... Il avait éloigné Garden pour ne pas la mêler à ses ennuis, mais elle était aujourd'hui lié, et plus que jamais, à ceux d'un autre. Il avait sacrifié la seule relation qu'il ait jamais pris la peine de construire, pour préserver celle qu'il aimait. Mais elle ruinait tout en se pavanant aux bras de Montgommery. Voilà pourquoi, lui, la détestait. Mais ça n'avait plus le moindre sens de lui avouer tout ça désormais. Elle avait choisi sa voie en connaissance de cause... Finalement, elle aurait peut-être pu l'accompagner dans ses ténèbres. Adam ne souhaitait pas se torturer davantage. Il ne lui avait pas imposé cette situation, et c'était sans doute mieux pour tout le monde.

« Tu es heureuse avec lui? »

Il avait à peine murmuré, de telle sorte qu'il était délicat de comprendre qu'il s'agissait d'une question. Ses pensées en étaient arrivées à ce stade là, et il n'avait pas eu le cœur à retenir l'interrogation qui lui martelait les tempes. Si la situation actuelle lui convenait, alors il avait eu raison de s'effacer de sa vie, et il ne lui ferait plus jamais l'insolence de l'inviter dans son bureau. Leurs rapports redeviendraient distants et froids. Alors qu'il spéculait, ses traits s'étaient ouverts plus qu'il ne l'aurait souhaité, et sa peine se retrouva exposée aux yeux de Garden.

« Je hais cet homme et tout ce qu'il représente. Si toi tu me détestes, alors c'est que ta place est sans doute bien auprès de lui. » Jusque là, ses yeux se portaient évasivement sur tout ce qui, l'entourant, permettait de sauver son regard de celui de Garden. Mais il finit par s'y confronter de lui même. D'une voix redevenue égale et posée, il ajouta: « Je veux juste savoir si le pleurnichard que j'étais, et que tu « admirais » a fait le bon choix. »

Il avait forcé davantage sur l'admiration que Garden avait avoué nourrir pour lui à l'époque. Au delà de ça, il était resté très stoïque. Il ne voulait rien trahir du dilemme qui se jouait en lui. Jamais il n'aurait toléré d'influencer la jeune femme sur une telle question. Il souhaitait obtenir d'elle la réponse la plus franche possible. Et si Garden avouait être heureuse avec Montgommery, il ne fallait pas qu'Adam se soit trop avancé pour permettre à la situation de reprendre son cheminement normal.
Mais si, au contraire, Adam notait la moindre détresse dans les yeux de Garden, le moindre soubresaut dans sa voix, ou encore la moindre hésitation dans ses paroles, alors il ne pourrait pas consciemment laisser la situation perdurer.
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Re: Feel my burnin' love [G.]

Message par Garden Fear le Mer 28 Mar - 9:35

« Oh je ne te reproche pas d’avoir fait quoique ce soit ! »

Les yeux de Garden s’étaient plissés lorsqu’il avait craché ceci. Que voulait-il dire par là ? Il lui reprochait son inaction envers lui ? Mais n’était-ce pas lui qui avait pris ses distances ? Peut-être par peur de la faire souffrir en restant trop proche d’elle alors qu’il savait les sentiments qu’elle avait à son égard tandis que les siens n’étaient pas réciproques… Elle avait de plus en plus de mal à le croire puisqu’il lui reprochait leur éloignement alors qu’elle avait toujours cru que s’était ce qu’il avait désiré. Elle ne comprenait pas. Pourquoi avoir mis tant de distance entre eux si il avait eu besoin d’elle ? C’était un casse-tête que Garden n’arrivait à résoudre et comme elle n’avait pas eu envie qu’il lui dise combien elle était aveugle face aux évidences – ce qui était un point de vu défendable – elle avait préféré ne pas répondre à cela et plutôt lui avouer combien elle l’avait admirait à cette époque où il pensait n’avoir été qu’un faible. Elle pensa qu’il avait aimé le baiser qu’elle lui avait donné, mais les hommes peuvent apprécier des choses sans pour autant aimer la personne qui leur offre. Tant que cela était agréable, ils n’avaient que faire du reste. Elle le savait. Combien de fois Paris s’était-il perdu dans d’autres draps, aimant les moments passés avec ses maîtresses sans pour autant les considérer elles ? Les hommes étaient tous les mêmes… mais Adam était-il similaire ? Lorsqu’ils étaient à Poudlard, elle avait conclu que non, mais là encore elle avait pu se tromper, laissant ses sentiments lui cacher la triste réalité. Il lui prouva d’ailleurs que même en ayant aimé son baiser, cela ne l’empêchait pas de l’insulter.

« Alors c’est un monstre doublé d’un abruti ! » C’était ainsi qu’il la voyait ? Une femme bonne à battre ? Une moins que rien qui devait se faire remettre en place de temps en temps par les coups de son compagnon ? C’était certainement la chose la plus blessante qu’il ne lui avait jamais dit jusque là et elle eu du mal à contenir ses larmes. D’ailleurs elle ne pu retenir quelques mots de lui échapper dans un souffle ; « J’ai été tellement stupide… »

Elle pensait qu’en entendant ses mots, Adam allait prendre un malin plaisir à confirmer ce qu’elle avançait, mais ce fut tout autre chose qui sortie de sa bouche. « Tu es heureuse avec lui ? » Garden en resta sans voix. Il semblait… s’intéresser réellement à ce qu’elle pouvait vivre avec Paris, pire encore cela paraissait le toucher. Elle cru même voir de la tristesse se peindre sur les traits d’Adam mais comme elle ne pouvait jurer de rien… elle ne savait pas quoi répondre et il ne lui en laissa pas vraiment l’occasion non plus. « Je hais cet homme et tout ce qu’il représente. Si toi tu me détestes, alors c’est que ta place est sans doute bien auprès de lui. » Il prenait vraiment les choses à l’envers. Elle détestait celui qu’il lui montrait, l’homme de main de Clyde Andrews, pas lui, pas celui qu’elle avait connu et si elle était avec Paris s’était parce que… parce que… « Je veux juste savoir si le pleurnichard que j’étais, et que tu « admirais » a fait le bon choix. »

Son regard le fuit rapidement. Il y avait des choses qu’elle aurait pu dire, il y en avait d’autres auxquelles elle n’avait jamais arrêté de penser, des mots qu’elle avait plusieurs fois imaginée pouvoir lui dire en face. Mais tout ceci n’était que le ressassement incessant de souvenirs et de sentiments douloureux, et à cet instant, face à lui, seule l’honnêteté lui importait. « Si je voulais être égoïste et essayée de te faire sentir mal, je te dirai que tu as fait le mauvais choix. Que si tu es seul maintenant c’est uniquement de ta faute, alors que si tu étais resté avec moi, nous serions probablement toujours ensemble à présent. » Son regard qui avait fuit Adam vint finalement rencontrer ses yeux à la couleur glacée. Elle se serra elle-même en posant ses mains sur les coudes opposés de chaque bras tandis que ses doigts se crispèrent dessus. « Mais en réalité tu n’avais aucun choix à faire. Tu as suivi ton cœur et… tu as eu raison. » Avoua-t-elle dans un souffle. « On ne peut pas renier éternellement ses sentiments ni même les contrôler, ça se saurait. Je préfère que tu es pris cette décision, je n’aurai pas supporté que tu reviennes près de moi simplement par défaut, parce que Emalee ne voyait que Clyde. Je ne te voulais pas à moitié, pas toi. Je te voulais tout entier, n’aimant que moi. » Sa voix trembla sur sa dernière confession, mais elle n’avait pas terminé. « Pour te répondre, je ne suis pas malheureuse avec Paris. » Cependant entre être heureuse et ne pas être malheureuse, il y avait un gouffre. « Même si… » j’aurai vraiment été heureuse avec toi.

Elle se mordit la lèvre inférieure afin de se taire et de ne pas aller trop loin mais elle en avait déjà tellement dit et elle se sentait si perdue qu’elle se laissa aller à un dernier aveu : « J’ai quelque chose à te dire. Je sais que ça ne va pas te plaire alors te mains et toi, restaient loin de ma gorge s’il te plait. » Elle marqua une courte pose, hésitant finalement mais se décida néanmoins. « Si je me suis rapprochée de Paris au départ, c’était pour toi. Je sais que tu m’avais déjà évincé de ta vie mais je voulais t’aider et je cherchais à comprendre pourquoi tu avais pu le voir dans le miroir cette fois là. Je me disais que je pouvais peut-être le changer, qu’au pire j’arriverais à le surveiller et à faire en sorte qu’il ne retrouve pas ta mère et que ton toi enfant puisse profiter d’elle. Les choses se sont accélérées, le temps a passé et me voilà ici. » Il allait la traiter d’idiote ou d’écervelée, peu importait elle s’attendait à quelque chose dans ce genre.









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Re: Feel my burnin' love [G.]

Message par Adam Meyer le Mer 28 Mar - 22:08

Le regard de Garden se faufila hors d'atteinte du sien. Il chercha plusieurs fois à le capturer, avant d'abdiquer. De toute évidence la jeune femme avait besoin d'un moment pour réfléchir. Et Adam comprit qu'il s'agissait là d'un bon signe. Si elle avait vraiment été heureuse avec Montgommery, elle n'aurait pas hésité un instant avant de répliquer et aurait sans doute quitter cette pièce dans la foulée, délaissant Adam et les souvenirs qu'il lui forçait à ressasser.

« Si je voulais être égoïste et essayer de te faire sentir mal, je te dirais que tu as fait le mauvais choix. Que si tu es seul maintenant c’est uniquement de ta faute, alors que si tu étais resté avec moi, nous serions probablement toujours ensemble à présent. »

Un rire amer manqua de lui échapper, mais il l'étouffa dans sa gorge. Elle n'avait pas besoin d'être égoïste pour affirmer de tels propos, car ce n'était que la dure réalité. Et Adam s'était suffisamment senti mal par le passé en y songeant pour que ça ne l'atteigne plus aujourd'hui. Néanmoins, cela ne répondait pas à sa question, car il sentait poindre le « mais » récusateur.

« Mais en réalité tu n’avais aucun choix à faire. Tu as suivi ton cœur et… tu as eu raison. On ne peut pas renier éternellement ses sentiments ni même les contrôler, ça se saurait. Je préfère que tu ais pris cette décision, je n’aurais pas supporté que tu reviennes près de moi simplement par défaut, parce que Emalee ne voyait que Clyde. Je ne te voulais pas à moitié, pas toi. Je te voulais tout entier, n’aimant que moi. »

Les mains d'Adam se crispèrent contre le bar. La révélation le percutait de plein fouet; même s'il connaissait depuis toujours les sentiments que Garden nourrissait pour lui à l'époque. Preuve de plus - s'il en fallait une, que le serdaigle d’antan s'était révélé bien pitoyable. Il n'avait pas réussi à faire la part des choses et s'était volontairement éloigné de son unique amour. Pour la protéger ... cette excuse avait tellement moins d'impact aujourd'hui que c'en était risible. A l'époque, il avait préféré sauvegarder Garden de son côté sombre, mais aux vues du résultat, il peinait à trouver l'initiative si louable. Après tout, la jeune femme semblait en être là aujourd'hui de son propre chef, même s'il en coûtait à Adam d'admettre que Montgommery n'avait pas usé de ses charmes ravageurs et implacables pour lui faire perdre pied.

« Pour te répondre, je ne suis pas malheureuse avec Paris. Même si… »

Il n'en demandait pas davantage. Garden se mordit la lèvre pour ne pas en dire plus, mais il estimait en avoir entendu suffisamment. D'autant que ça l'arrangeait qu'elle termine sur une telle note d'incertitude. Il failli l'arrêter là, pour qu'elle ne puisse pas se ressaisir et lui affirmer ce qu'il craignait, mais elle fut plus rapide que lui, même dans son hésitation.

J’ai quelque chose à te dire. Je sais que ça ne va pas te plaire alors tes mains et toi, restez loin de ma gorge s’il te plait. »

Un sourire sombre fut la seule réponse que Garden put obtenir. Ce n'était pas tant qu'elle parle de son accès de violence qui le rendait maussade, car il ne ressentait pas le moindre remord. Mais Garden donnait une teinte si déplaisante à ce qui suivrait qu'Adam préférait presque ne pas l'entendre. A cet instant, il comprit qu'il n'avait pas seulement envie qu'elle lui laisse le champs libre, mais qu'il en ressentait le besoin. Après tant d'années, et tant d'erreurs à son actif, il se sentait enfin prêt à agir comme il aurait du le faire. Il avait désormais l'assurance et la force pour se le permettre.

« Si je me suis rapprochée de Paris au départ, c’était pour toi. Je sais que tu m’avais déjà évincé de ta vie mais je voulais t’aider et je cherchais à comprendre pourquoi tu avais pu le voir dans le miroir cette fois là. Je me disais que je pouvais peut-être le changer, qu’au pire j’arriverais à le surveiller et à faire en sorte qu’il ne retrouve pas ta mère et que ton toi enfant puisse profiter d’elle. Les choses se sont accélérées, le temps a passé et me voilà ici. »

Le miroir. Étrangement, il avait occulté cette information avec une facilité déconcertante. D'ailleurs, il ne préférait pas s'étendre dessus, encore aujourd'hui. D'autant que la révélation de Garden possédait un attrait bien plus avantageux. Il retira ses paumes du bar, et croisa les bras, analysant sa vis-à-vis avec circonspection. Un silence tendu s’installa alors, et Adam eut l'audace de croire Garden suspendue à ses lèvres. C'était comme s'il pouvait décider de son droit de vie ou de mort d'un seul geste, sans même s’encombrer du moindre mot. Car il lisait une peur latente au fond de ses prunelles. Lui s'arma d'un regard sans teint alors qu'aucun signe avant coureur, aucune expression synonyme de vie ne transparaissait sur son visage.

« Je suis navré. » Une condescendance effroyable s'écoulait de cet aveu, qu'Adam s'enquit de corriger. « Alors c'est pour moi que tu t'es perdue dans les bras de Paris? » Il se faisait davantage la réflexion qu'il ne posait de question. D'ailleurs il partit d'un rire moqueur, qui n'avait aucun autre destinataire que lui même. « Quand je te dis que j'étais lamentable à cette époque! »

Cette fois-ci, il s'adressait directement à elle, un sourire franc accroché aux lèvres. Il se sentait soudain très léger, comme si la conversation houleuse qu'il venait d'avoir avec la jeune femme l'avait finalement soulagé d'un poids insupportable.

« Merci Garden. »

Son cœur lui aussi s'était allégé, et il lui faisait désormais l'impression de flotter dans sa poitrine. Et Garden était si proche qu'il ne trouva aucun autre geste capable d'accompagner ses mots; Il posa lentement sa main sur la joue de la jeune femme, et sa caresse fut brève, comme s'il ne savait plus comment s'y prendre. Il porta sa main libre dans le dos de Garden et l'attira fermement à lui pour la remercier dans une étreinte. Il délaissa sa joue pour remonter dans ses cheveux et maintenir ainsi sa tête contre lui. La garder ainsi près de lui avait quelque chose de grisant et en même temps d'exceptionnellement apaisant. Un sourire marqua son visage. Depuis combien de temps n'avait-il pas connu un instant similaire? 6 ans lui paraissait une bonne estimation. Finalement, et aussi dur que cela lui sembla, il se détacha de Garden, sa main glissant contre sa hanche sans toutefois la quitter. Il fixa son merveilleux regard avec application, et s'exprima d'un ton solennel.


« Je préfère te prévenir, il n'est plus question que je te laisse avec Paris. Tu peux crier et te débattre tant que tu veux, mais bientôt je te récupèrerais. »

Rien n'était laissé à l'appréciation de Garden. Ses remords, son attachement pour Paris, son amour maternel, tout ça n'entrait plus en ligne de compte aux yeux d'Adam. Ce qu'elle venait de lui dire suffirait à le motiver pour des décennies. L'idée qu'elle puisse revenir sur ces aveux n'était pas envisageable une seule seconde, et si finalement elle s'estimait heureuse avec Montgommery, il ferait mine de regarder ailleurs et de n'avoir rien entendu. Sa décision était prise, il ne reviendrait plus dessus. Qu'importe son actuelle obscurité, plus étendue qu'à l'époque, il ne ferait pas l'erreur deux fois de laisser Garden lui filer entre les doigts.
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Re: Feel my burnin' love [G.]

Message par Garden Fear le Mer 28 Mar - 23:23


Cette attente, celle d’une réaction de la part d’Adam, était presque insoutenable. Elle était persuadée qu’il ne la louperait pas, qu’il ne manquerait pas de souligner sa bêtise et une nouvelle fois son amour des causes perdues. Elle s’attendait aussi à une réaction violente, blessante. Qui lui avait demandé de se mêler de ses affaires ? S’il avait fait le choix – bien qu’il lui reprochait à présent – de s’éloigner d’elle, ce n’était pas pour qu’elle fourre son nez dans sa vie privée. Elle ne était consciente mais elle n’avait pas réussi à faire autrement. Elle se souvenait du trouble qui avait été le sien lorsqu’il avait vu Paris dans ce fameux miroir et de sa supposition à elle. Elle n’avait jamais découvert si Paris avait eu une liaison avec Tabatah, le demander directement aurait été suspect, surtout au tout début de leur relation lorsque la confiance n’était pas encore installée et avec le temps, elle avait fini par espérer qu’il se confesserait lui-même sur cette aventure si elle avait existé. Là, elle aurait pu lui poser quelques questions sans que cela ne paraisse étrange mais rien n’était jamais venu. Heureusement pour elle d’ailleurs, car comment aurait-elle pris le fait d’être en couple avec le père d’Adam ? Inimaginable ! La tension entre Garden et Adam serait encore pire alors, pire que ce sentiment d’oppression qu’elle ressentait en attendant que Adam se décide à parler. Il lui était impossible de lire quoi que ce soit sur son visage et cela en fût d’autant plus troublant. Il était passé maître dans la dissimulation de sentiments avec les années, il n’était déjà pas très expressif auparavant.

« Je suis navré. » Le début des hostilité – ou la continuité ? – avait sonné. Elle ne voyait que ça face à son ton si condescendant. Pourtant la suite n’avait rien à voir, autant dans sa voix que dans ses paroles qu’elle ne pouvait pas vraiment mal interpréter, même si elle avait pour habitude devoir les deux côtés possibles de chaque chose. « Alors c'est pour moi que tu t'es perdue dans les bras de Paris? » Même si cela semblait avoir plus de douceur une fois prononcé, elle se demandait tout de même s’il n’allait pas subitement éclater de rire à cette constatation pour arriver à la conclusion qu’elle était totalement ridicule. Elle se sentait complètement perdue. Elle ne savait plus comment le prendre, comment le comprendre. Adam avait de ce changement d’humeur qui mettait à mal ses interlocuteurs. Son rire moqueur, lui, ne la trompa pas ! Voilà ! Ils en étaient exactement là où elle avait pensait qu’ils finiraient : il s’amusait de sa stupidité à toute épreuve.

« Quand je te dis que j'étais lamentable à cette époque! » En réalité elle n’était pas perdue, elle se noyait ! Elle perdait pieds dans ses innombrables spéculations qui ne semblaient jamais être les bonnes. Cherchait-il à jouer avec ses nerfs ? Si c’était le cas il y arrivait haut la main ! « Merci Garden. » Ca, elle ne l’avait pas vu venir ! Autant sire qu’elle était surprise. Le Adam qu’elle avait connu était toujours là, elle avait l’impression de le voir à présent qu’il la remerciait de s’être inquiétée pour lui. A moins que… qu’il ne la remercie uniquement parce qu’elle lui prouvait par son comportement qu’il avait eu raison de l’effacer de sa vie ? Stop ! Fini de chercher des réponses à tout. Elle allait perdre l’esprit si elle continuait à s’interroger de cette manière. Si il voulait se faire comprendre il n’avait qu’à être clair.

Il lut dans ses pensées – ce fut du moins la seule raison qui lui expliquait qu’il soit bien plus clair tout d’un cou – en portant sa main jusqu’à sa joue qu’il caressa brièvement. La bouche légèrement entrouverte, elle le regarda comme s’il s’agissait de la première fois qu’elle le voyait. Ce geste pourtant si simple la bouleversait presque. Un an qui ne l’avait pas touché, et encore la dernière fois cela ne semblait pas aussi lourd de sens qu’à présent même si n’importe qui aurait dit que la marge entre les deux situations était immense. Elle fut d’autant plus surprise elle qu’elle se sentie attirée vers lui et par lui. Serrée contre lui, ses mains disposées de manière qui semblait ne pas tolérer de fuite, elle resta figée, les bras ballants. Comment en étaient-ils arrivés à un tel retournement de situation ? elle avait l’impression désagréable qu’elle n’aurait pas dû être là, et même temps, elle n’aurait voulu être nulle part d’autre.

Il s’éloigna finalement laissant Garden chamboulée par la simple présence de sa main sur sa hanche. Elle leva son regard vers lui, toujours silencieuse. Elle était dans l’incapacité de dire ce qu’il allait advenir par la suite.

« Je préfère te prévenir, il n'est plus question que je te laisse avec Paris. Tu peux crier et te débattre tant que tu veux, mais bientôt je te récupèrerais. »

Ce fut instinctif. Elle ne se rendit compte de son geste qu’une fois accomplie. Elle se dégagea complètement de l’emprise de Adam, un air quasi similaire à de la panique sur son visage.

« Mais non ! Mais qu’est-ce que tu racontes ? Je suis avec Paris et il a Téo et… » Elle parlait vite, comme si ce simple fait pouvait donner plus de poids à ses arguments. « Je ne peux pas le quitter, Téo a besoin d’un père. » elle se rendait compte d’à quel point elle s’était empêtrée dans son mensonge. Ce n’en était pas un au début. Elle ne savait pas si Paris était bien le père de son enfant lorsqu’elle était enceinte mais cela lui paraissait le plus vraisemblable, après tout combien de chance y avait-il pour qu’elle tombe enceinte d’un homme avec qui elle avait passé une seule nuit comparé à son compagnon ? Mais lorsqu’elle avait vu Téo pour la première fois, elle avait sû que son père n’était autre que Adam. Elle le voyait en lui, tout chez son petit ange lui rappelait l’ancien Serdaigle, mais l’avouer aurait été risqué, c’était une question de survie. On ne se moquait pas de Paris Montgomery à la légère. Si elle le quittait alors qu’il pensait que Téo était son fils, il ne laissait jamais faire, elle savait qu’il s’était attaché à lui et puis s’était le sien. Mais si jamais elle le quittait en lui révélant que l’enfant n’était pas de lui, elle craignait le pire. Il la tuerait probablement, peut-être même qu’il s’en prendrait à Téo et elle ne pouvait pas laisser faire une chose pareille. Alors oui, le mot survie n’était pas de trop. Elle ne savait pas ce qu’Adam avait dans la tête ni même pourquoi il avait déclaré une telle chose, mais elle devait le dissuader.

« Pourquoi maintenant ? Tu aimais Emalee, je peine à croire que tes sentiments aient changé le temps de ce cours entretient. » Il ne l’aimait pas et là il ne cherchait à la conquérir que parce qu’elle lui avait fait entrevoir une possibilité de ne pas finir sa vie seul. « De toute façon c’est impossible. » Elle aurait voulu que ça le soit mais les choses étaient bien trop compliqués pour ça.










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Re: Feel my burnin' love [G.]

Message par Adam Meyer le Mer 11 Avr - 21:51

Lorsque Garden rompit tout contact entre eux, Adam ressentit une pointe de panique, qu'il fit cependant taire sans cérémonie. Les doutes se trouvaient loin derrière lui. Il venait de se fixer une ligne de conduite, et rien de ce que la principale intéressée pourrait dire n'y changerait quoi que ce soit.

« Mais non ! Mais qu’est-ce que tu racontes ? Je suis avec Paris et il a Téo et… » et « Je ne peux pas le quitter, Téo a besoin d’un père. » firent l'effet de simples bourdonnements aux oreilles d'Adam. Si elle pensait que la présence d'un enfant modifierait la donne, elle se trompait. Pour être tout à fait exact, cela aurait eut un poids dans la balance des années auparavant, mais ça n'en avait plus guère aujourd'hui.
D'ailleurs Adam partit d'un rire démonstratif face aux pitoyables efforts de Garden pour le tenir à distance.

« Il a besoin d'un père, pas de Paris, crois-moi! »

Mais aux fond des yeux de Garden, Adam comprit le réel problème que la situation lui posait. Ce n'était pas tant le fait de quitter Paris qui l'effrayait, mais la réaction de ce dernier. Il comprit alors une chose essentielle. Garden s'inquiétait moins de son propre sort que de celui de son bébé. Adam accusa le coup de cette découverte avec un étrange regard. Il était neuf et sans fioriture. La créature qu'elle avait conçue avec Paris représentait tout à ses yeux. Montgommery n'était pas l'ennemi le plus féroce, c'était son gamin.

« Pourquoi maintenant ? Tu aimais Emalee, je peine à croire que tes sentiments aient changé le temps de ce cours entretien. De toute façon c’est impossible. »

De toute évidence, Garden s'accrochait aux œillères qu'elle avait toujours porté. Adam laissa échapper un sifflement réprobateur. Comment pouvait-il réellement la convaincre? Il se doutait que ça allait être un travail de longue haleine, qui ne s’abattrait pas en un jour. Mais le jeu en valait la chandelle, se dit-il en découvrant les dents dans un sourire aux allures sauvages.

« Emalee... Etrange que nous ne soyons pas ensemble alors. » Il laissa planer un silence tout en finesse, avant de poursuivre: « Je veux bien que l'être pitoyable que j'étais à l'époque n'ait pas pu ou osé la séduire; mais tu penses vraiment que je serais toujours seul actuellement si j'avais fais des avances à Emalee? »

Il aimait à rappeler le tombeur qu'il était devenu. Peu de femmes possédaient désormais la force de le repousser. Il finissait toujours par obtenir ce qu'il désirait, c'en était devenu mathématique. Il n'aurait donc eut aucun mal à s'approprier Emalee, même s'il plaçait volontairement Clyde de côté dans cette équation.
Toujours sans faire un geste, il ajouta:

« Je n'ai jamais aimé Emalee, du moins pas au sens où tu l'entends.  » Ses yeux s'étrécirent tandis qu'il se faisait critique: « Mais cesse de penser au passé. » Adam se rapprocha d'elle pour capturer son menton, qu'il releva du bout des doigts pour l'obliger à confronter son regard. Leurs yeux se firent face un moment, avant que le supérieur ne murmure: « C'est l'avenir qui m'intéresse. »

Et il déposa un baiser plein de douceur sur ses lèvres, le premier dont il prenait l'initiative depuis près d'un an. Il n'avait pas eu l'intention de le développer, mais sa main libre se porta d'elle même contre la mâchoire de Garden, alors que l'autre glissa le long de son menton pour prendre une position symétrique. Sa langue trouva rapidement le chemin vers celle de la jeune femme, et il savoura le baiser comme s'il craignait que ce ne soit le dernier.
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Re: Feel my burnin' love [G.]

Message par Garden Fear le Jeu 12 Avr - 23:42


Il ne comprenait pas. Elle aurait voulu pouvoir être avec lui mais c’était tout simplement impossible. Trop de choses avaient changé, trop de choses entraient en ligne de compte à présent, et même sans cela... elle ne savait pas si au final elle aurait pu répondre à ses avances subites. Elle se posait tout un tas de questions sur les réels sentiments de Adam et ses motivations. Tout lui semblait bien trop complexe pour pouvoir se jeter dans ses bras et même lorsqu’il diminua Paris en tant que père, elle ne répondit rien. Elle ne voulait pas entrer dans ce sujet. Paris avait des défauts, elle ne le niait pas, mais on ne pouvait pas lui reprocher les efforts qu’il faisait pour Teo. Il avait encore peur de le prendre dans ses bras. Il était terrifié à l’idée de mal s’y prendre et de lui faire mal, et cela avait un côté touchant. Qu’aurait fait Adam, lui, si elle lui avait dit que c’était son fils ? L’aurait-il accepté ? Aurait-il été un bon père ? Elle était sûr que oui pour le dernier point, mais elle voyait plus le Adam qu’elle avait connu comme le père idéal et non le prétentieux ambitieux qu’elle avait face à elle.

« Emalee... Etrange que nous ne soyons pas ensemble alors. » Non, pas vraiment en réalité, songea-t-elle. Emalee aimait Clyde, encore aujourd’hui. Voilà pourquoi il n’était pas avec elle, parce qu’elle ne partageait pas ses sentiments, et elle devait bien reconnaître que cela lui faisait plaisir.« Je veux bien que l'être pitoyable que j'étais à l'époque n'ait pas pu ou osé la séduire; mais tu penses vraiment que je serais toujours seul actuellement si j'avais fais des avances à Emalee ? » « L’être pitoyable que tu étais avait pourtant réussi à me séduire… » Alors quoi ? Allait-il lui dire que c’était parce qu’elles n’étaient pas pareilles ? Que Emalee était une femme bien plus exigeante qu’elle ? Qu’elle avait des goûts plus raffinés ? Qu’elle ne sortait pas avec n’importe qui ? Cela l’aurait blessé et elle espérait qu’il ne pensait pas une telle chose.

« Je n'ai jamais aimé Emalee, du moins pas au sens où tu l'entends. » Garden arqua un sourcil tandis qu’Adam se faisait critique. « Mais cesse de penser au passé. » Il s’approcha et elle fit tout juste un pas en arrière. Tentative dérisoire afin de se soustraire, il s’empara sans mal de son menton, il n’eu pas même besoin de tendre complètement le bras pour y arriver, et il l’obligea ainsi à lever les yeux vers lui pour que son regard puisse plonger dans le sien et arrive à la déstabiliser, comme c’était souvent le cas.

« C'est l'avenir qui m'intéresse. » Ses lèvres rencontrèrent les siennes et elle sentit ses défenses céder. Que dire lorsque sa langue entra en contact avec la sienne ? Elle frissonna tandis que sa tête se mettait légèrement à tourner. Cela lui faisait le même effet qu’un an auparavant lorsqu’ils s’étaient retrouvés seuls pour la première fois en presque six ans. Lorsqu’ils avaient passé cette nuit ensemble. Une nuit, puis plus rien. Ils étaient redevenus des étrangers… mais qu’est-ce qu’elle faisait ? Dans un sursaut de conscience, elle mit fin à ce baiser en le repoussant plus violemment qu’elle ne l’aurait pensé, mais soit ! elle n’avait pas envie d’être douce, pas envie de jouer la fille compréhensive.

« Mais qu’est-ce que tu fabriques ?! Tu crois que c’est aussi facile ? Que tu peux entrer dans ma vie me dire… tout ça et t’attendre à ce que je te saute dans les bras ? C’est toi qui m’as clairement dit que tu aimais Emalee ! Alors peut-être que tu t’es trompé à l’époque mais tu pensais m’avoir aimé aussi puis finalement tu t’es rétracté. Qui me dit que ce n’est pas pareil aujourd’hui ? Que tu n’as pas juste envie que je te tienne compagnie cette nuit pour m’ignorer demain ? » Elle avait haussé le ton, autant à cause de la colère qu’elle ressentait à cause des doutes et des troubles qu’il faisait naître en elle que pour qu’il la prenne au sérieux et l’écoute attentivement. Mais sa voix commençait à trembler terriblement, bien trop pour qu’il ne s’en aperçoive pas. Ses yeux étaient humides des larmes qui voulaient s’en écouler mais qu’elle tentait par tous les moyens de contenir.

« Tu n’as pas le droit… » Souffla-t-elle alors qu’elle avait baissé la tête pour cacher ses yeux troublés. Elle redressa le menton et s’exprima avec plus de force ; « J’ai eu des sentiments pour toi, énormément, mais ça ne veut pas dire que c’est toujours le cas. » Elle avait l’impression de ne pas se convaincre elle-même, et il y avait toujours comme argument cette nuit passée ensemble. Mais elle pourrait trouver une parade. Mentir par exemple ? elle avait l’impression de ne faire que ça… mais puisqu’elle n’était pas elle-même convaincue par ses propose, elle ajouta ; « J’ai construis quelque chose de réel avec Paris ! » Une réalité basée sur un terrible mensonge… « Et tu n’as aucun droit d’interférer entre nous. » En fait, il en avait tous les droits mais ça, il l’ignorait. Tant qu’il ne se douterait pas de sa paternité, elle pourrait le tenir éloigné, cependant s’il venait à l’apprendre… non, il n’en saurait jamais rien ! Comment pourrait-il en être autrement ?

« Je peux disposer maintenant, Monsieur Le Directeur ? » Demanda-t-elle avec une fausse politesse et un sourire crispé. Elle voulait s’en aller, retrouver les bras de Paris à défaut de pouvoir avoir ceux qu’elle désirait, mais en même temps, elle voulait rester, qu’il la retienne pour… pour… elle ne savait pas pour quoi, d’autant plus qu’elle ne savait pas ce don elle serait capable si elle restait plus longtemps avec lui.











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Re: Feel my burnin' love [G.]

Message par Adam Meyer le Dim 29 Avr - 9:55

« L’être pitoyable que tu étais avait pourtant réussi à me séduire… »

Il choisit de ne pas répondre. Encore une fois Garden se référait au passé; et Adam n'avait aucune envie d'en discuter davantage avec elle. Il avait fait des choix, qui ne lui paraissaient pas toujours les plus sensés, mais qui l'avaient transformé en ce qu'il était aujourd'hui, et qu'il n'échangerait donc contre rien au monde.

D'ailleurs, il le lui signifia sans ambages et, sur ses derniers mots, il captura les lèvres qui lui avaient tant manqué. Alors, ce fut à lui de se faire violence pour ne pas songer au passé, à cette période de sa vie où il pouvait échanger tous les baisers qu'il désirait avec Garden sans peur de se faire repousser. Car oui, aussi confiant soit-il, Adam craignait que Garden n'en vienne à se détacher de lui. Et elle n'y manqua pas. La force qu'elle mit dans son geste désarçonna un instant son supérieur. Une telle fermeté après tant de douceur le laissait étrangement sans voix. Il ne pouvait pas prétendre qu'il ne s'y était pas attendu, et pourtant ça le vexait prodigieusement.

« Mais qu’est-ce que tu fabriques ?! Tu crois que c’est aussi facile ? Que tu peux entrer dans ma vie me dire… tout ça et t’attendre à ce que je te saute dans les bras ? C’est toi qui m’as clairement dit que tu aimais Emalee ! Alors peut-être que tu t’es trompé à l’époque mais tu pensais m’avoir aimé aussi puis finalement tu t’es rétracté. Qui me dit que ce n’est pas pareil aujourd’hui ? Que tu n’as pas juste envie que je te tienne compagnie cette nuit pour m’ignorer demain ? »

Son ton ne laissait plus aucune place au doute. Elle était loin des hésitations précédentes dont Adam s'était emparé pour servir ses intérêts. La colère sourde qu'elle exprimait fit revenir le directeur à la réalité. Qui était-il pour l'accaparer comme il le faisait, après tant d'années sans échanger le moindre mot, et une simple incartade une nuit de faiblesse? Garden avait toutes les raisons du monde d'être en colère et de le détester pour ce qu'il exigeait d'elle aujourd'hui. Il le comprenait bien, et pourtant il se sentait bien incapable de lui donner ce qu'elle réclamait, c'est à dire la paix.

« Tu n’as pas le droit… J’ai eu des sentiments pour toi, énormément, mais ça ne veut pas dire que c’est toujours le cas. J’ai construis quelque chose de réel avec Paris ! Et tu n’as aucun droit d’interférer entre nous. »

Adam déglutit devant tant de hargne... et de vérité. Même s'il peinait à l'admettre, Garden avait décidé de passer à autre chose. La question restait de savoir si elle y parvenait.

« Je peux disposer maintenant, Monsieur Le Directeur ? »

Le dit directeur accusa le coup de cette réplique sèche et brutale. Il mit un moment avant de s'animer à nouveau. Le flot de paroles de Garden l'avait profondément troublé mais, reprenant contenance, il sut que sa détermination ne l'avait pas abandonné.
Il commença à voix basse, laissant Garden supposer qu'il lui rendait les armes.

« Je ne vois aucune raison pour te retenir contre ton gré. » Il haussa légèrement le menton et imprima la même augmentation dans sa voix. « Mais je n'ai pas l'impression d'être en train de le faire. » Cette fois-ci, il inclina son visage pour capturer au mieux le regard de la jeune femme. « Tu aurais pu ne pas répondre à mon « invitation », et tu as eu plusieurs occasions de me fausser compagnie, dès le moment où tu as compris que je ne t'avais pas fait venir pour une raison professionnelle. » Un sourire déforma ses lèvres en leur donnant une teinte fière à la limite de l'arrogance. « Mais tu es toujours là. Et tu attends même de moi que je te laisse partir. » Il combla la faible distance que Garden avait instauré entre eux en le repoussant. « Tu sais que je ne le ferais pas. »

Il prit son visage en coupe et paralysa son regard d'un simple battement de cil. Elle serait à lui. Paris ne pouvait pas décemment prétendre à un tel joyau. Garden méritait bien davantage. Il n'avait pas l'audace de croire qu'il pouvait lui apporter intégralement ce qu'elle méritait, mais il ne ferait pas l'erreur une seconde fois. Il l'avait laissé s'éloigner en ne s'estimant pas à la hauteur, et elle avait rejoins quelqu'un d'infiniment moindre. Ses lèvres se rapprochaient presque involontairement de celles de Garden alors qu'il ajoutait:

« Je ne pensais pas être suffisamment bien pour toi. J'avais peur de te faire du mal en me laissant envahir par mes propres ténèbres. »

Son ton restait étonnement serein et calme. Il avait cessé de se torturer avec le passé et ces ténèbres dont il parlait, il les avait accepté et pouvait aujourd'hui s'exprimer sans détour devant Garden. D'ailleurs, le temps était peut-être venu de lui avouer ce qu'il s'était évertué de lui cacher. Si Garden s'était montrée moins intraitable, il aurait sans doute continué à garder cette vérité pour lui. Mais désormais il ne pouvait plus que jouer cartes sur table.

« Quinn m'avait pris au piège, et en un sens elle m'a confronté à la réalité que je n'osais pas accepter. Quant à Ema, j'ai toujours eu une affection particulière pour elle, mais ça n'a jamais égalé les sentiments que j'avais pour toi. Elle a simplement été l'excuse la plus valable pour t'éloigner à l'époque. »

Leurs fronts se touchèrent et Adam ferma un instant les paupières. Il soupira brièvement avant de détacher son front de celui de Garden et de l'obliger à redresser légèrement le visage pour pouvoir la contempler.

« Je n'ai jamais voulu te pousser vers Montgommery. » Il effleura ses lèvres en humant leur parfum, puis il lâcha son visage et fit un pas de côté, pour pouvoir la contourner et retourner jusqu'à son bureau. Il y posa la main tout en perdant son regard au delà d'une fenêtre. La nuit était devenue très sombre et Adam aurait eu du mal à distinguer quoique ce soit. Il n'avait sous les yeux que sa propre peine lorsqu'il acheva:

« Et maintenant il y a cet enfant qui te rattache à lui. »

Inconsciemment, il avait cessé d'utiliser des sobriquets saugrenus pour désigner le fils de Garden, comme s'il avouait enfin son existence, et les conséquences afférentes.
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Re: Feel my burnin' love [G.]

Message par Garden Fear le Dim 29 Avr - 11:55



Ses paroles et le ton employé avaient fait l’effet qu’elle désirait. Adam semblait déstabilisé et elle avait sûrement réussi à le convaincre que tout ceci n’était pas raisonnable, encore moins possible. Même si elle aurait aimé pouvoir songer être avec lui, ne serait-ce qu’envisager cette possibilité… mais cela lui était désormais interdit. Elle ne pouvait pas quitter Paris, pas avec ses mensonges qui la coincés à présent, pas avec les hypothétiques réactions de Paris, et encore moins alors qu’il se montrait si différent depuis que Teo était entré dans leur vie. Paris, si grognon, si peu patient, si volage… il lui semblait qu’il avait mûri même si ces quelques défauts ne s’étaient pas envolés, ils avaient au moins le mérite de s’estomper. Alors elle ne pouvait pas faire machine arrière pour quelque chose dont elle ne connaissait pas l’issue, pour un caprice d’Adam, aussi plaisant pouvait-il paraître à ses oreilles. Ce fut pour cette raison qu’elle demanda s’il l’autorisait à prendre congé et le temps qu’il mit à répondre – même s’il ne semblait pas très long – conforta Garden dans son amère réussite.

« Je ne vois aucune raison pour te retenir contre ton gré. » voilà qui était dit et fait ! Elle pouvait s’en aller à présent sans avoir peur d’une quelconque représailles, même si une part d’elle souhaitait encore qu’il la retienne, c’était mieux ainsi. Sauf qu’elle avait bien tort d’imaginer qu’Adam baissait aussi facilement les armes face à elle. « Mais je n'ai pas l'impression d'être en train de le faire. » Oui, cela n’était pas clairement énoncé mais elle se voyait mal partir comme ça, simplement en tournant les talons. « Tu aurais pu ne pas répondre à mon « invitation », et tu as eu plusieurs occasions de me fausser compagnie, dès le moment où tu as compris que je ne t'avais pas fait venir pour une raison professionnelle. » Elle se figea et elle eu une folle envie de lui faire ravaler son sourire arrogant. Bien entendu qu’elle avait accepté de venir ! Elle n’allait pas refuser un entretient avec le directeur sous prétexte qu’ils avaient un passé en commun, il ne devait pas y avoir de conflit d’intérêt, ou du moins, Adam ne pouvait pas jouer cette carte. Et même lorsqu’elle avait su que cela n’avait rien de professionnel, elle ne se serait pas permise de partir comme ça. Il lui avait dit qu’il voulait parler, elle n’allait simplement refuser pour… pour quoi d’ailleurs ? Mais il marquait un point lorsqu’il disait qu’elle aurait pu s’éclipser à tout moment alors qu’elle était encore dans son bureau. « Mais tu es toujours là. Et tu attends même de moi que je te laisse partir. » Question de politesse et de respect de la hiérarchie, mais si il s’en fichait, elle n’avait pas de raison de rester plus longtemps.

« Tu sais que je ne le ferais pas. » La partie qui désirait qui la retienne s’emballa mais celle contenant sa raison s’affola et tira la sonnette d’alarme. Ne le laisse pas s’approcher. Ne le laisse pas te toucher. Enlèves ses mains de ton visage. Ne te perd pas dans son regard. Empêche le d’inviter ses lèvres aussi près des siennes Trop tard.

« Je ne pensais pas être suffisamment bien pour toi. J'avais peur de te faire du mal en me laissant envahir par mes propres ténèbres. » Ne l’écoute pas. Fais le sourde oreille même si c’est ce que tu veux entendre. Contente toi de cette vérité que tu tient pour vraie depuis toutes ces années et qui t’on poussé au mensonge. C’était totalement sensé alors pourquoi était-elle comme paralysée ? Pourquoi n’échappait-elle pas à son emprise afin de s’en aller ? « Quinn m'avait pris au piège, et en un sens elle m'a confronté à la réalité que je n'osais pas accepter. » La garce ! Garden avait toujours pensé que Quinn était l’élément qui avait poussé Clyde vers ses choix, que la fréquenter n’était pas bon pour lui. Elle en était persuadée à présent car non contente d’avoir fait de Clyde ce qu’il était, elle avait aussi joué avec Adam pour l’entraîner dans sa part obscure. « Quant à Ema, j'ai toujours eu une affection particulière pour elle, mais ça n'a jamais égalé les sentiments que j'avais pour toi. Elle a simplement été l'excuse la plus valable pour t'éloigner à l'époque. » Imbécile ! Aucune réaction de sa part ? Elle aurait pourtant juré l’avoir dit à haute voix tellement résonnait dans son esprit, mais elle devait se rendre à l’évidence qu’elle n’en avait rien fait. Après tout, elle n’avait même pas entendu le son de sa propre voix… Peut-être parce que quelque chose la retenait de parler, qu’elle pensait qu’il n’avait pas fini avec sa confession et qu’elle avait peur de le couper pour de bon.

Son front se posa contre le sien et elle ferma les yeux, n’imaginant pas un instant qu’Adam faisait la même chose de son côté. Elle l’entendit soupirer et rouvrit les yeux lorsqu’il la força à relever le visage vers lui.

« Je n'ai jamais voulu te pousser vers Montgomery. » « Je sais… » Elle s’était rapprochée de Paris de son plein gré, Adam n’y était pour rien. Mais peut-être que s’ils avaient toujours été ensemble, alors elle ne serait jamais aussi loin avec lui, au point de devenir un ‘couple’ et même si ça avait été le cas, cela n’aurait pas duré contrairement à maintenant. Malgré tout elle ne pouvait pas lui en vouloir ou lui rejeter le faute, elle avait fait ses propres choix, pris ses propres décisions. Lorsqu’elle avait appris qu’elle était enceinte, elle aurait du quitter Paris. Elle doutait de sa paternité, elle n’aurait pas du jouer avec le feu et le destin, mais cela lui avait paru si cruel de ne rien lui dire, de lui cacher l’existence de cet enfant s’il s’était avéré être vraiment le sien.
Elle perdit le file de ses pensées qu’elle senti qu’il effleura ses lèvres. Ce fut bref et tellement léger qu’elle se demanda comment tout son être pouvait en avoir une telle conscience. Puis plus rien. Aucun baiser, aucun contact, aucune proximité… il avait finalement lâché son visage et il la contourna afin de se rendre à son bureau. Son regard se fit interrogateur tandis qu’il lui tournait le dos, elle voyait à peine le contour de son visage se dessiner sur la fenêtre, juste une forme, rien de plus et elle se demanda un instant si elle devait dire ou faire quelque chose, ou bien se elle devait juste partir. Le temps de sa réflexion, sa voix s’éleva un fois de plus. « Et maintenant il y a cet enfant qui te rattache à lui. »

La tristesse qu’elle sembla entendre dans sa voix lui serra le cœur. Jamais elle n’avait voulu lui faire du mal, pas de cette manière mais il paraissait réellement souffrir de la situation et cela la peinait, elle ne voulait pas laisser les choses ainsi mais elle ne pouvait pas non plus réparer les erreurs commises, quelles soient les siennes ou celles d’Adam. Elle se mordit longuement la lèvre inférieure, cherchant comment lui dire les choses sans éveiller le moindre soupçon en lui, elle ne voulait pas qu’il pense que Teo la raccrochait à Paris même si il y avait du vrai ce n’était pas de la manière dont il l’imaginait. « Ce n’est pas Teo qui me rattache à lui… c’est le reste. » Son mensonge, cette vie qu’elle avait construite avec Paris même si elle était plus que bancale. « J’aime mon fils. Tu te doutes que je suis prête à tout pour lui, même à donner ma vie. Je ne cherche pas à jouer le rôle de martyre, je n’en suis pas une, je ne me suis jamais vu comme ça, c’est juste que si je devais offrir ma vie pour lui, peu importe la raison, je le ferai. » C’était le rôle de toutes mères aimant son enfant, il n’y avait rien d’extraordinaire là dedans.

Elle fit quelques pas, jusqu’à rejoindre Adam près de son bureau. Elle posa une main sur son épaule et le força d’une simple pression à se tourner pour qu’il lui fasse face. Elle le regarda un instant avec douceur puis ce fut à son tour d’emprisonner son visage entre ses mains. Elle n’attendit pas plus avant de l’embrasser d’un baiser qui avait un arrière goût d’adieu car c’était fini, ils ne pouvaient plus se permettre se genre de chose. Un baiser, un simple frôlement même s’il paraissait innocent. Ce n’était pas correct, autant vis-à-vis de Paris que d’eux, et elle ne voulait pas de ça, elle refusait d’être tiraillée alors qu’elle pensait déjà l’être suffisamment. Elle avait assez en combat ses propres envies et doutes, Adam ne devait pas l’influencer en lui donnant également les siens, elle ne le supporterait pas, elle ignorait si elle serait assez forte dans ce cas – en réalité elle savait qu’elle ne le serait pas. Alors elle devait mettre fin à tout ceci même si rien n’avait réellement commencé, c’était bien mieux pour tout le monde. Quelques larmes coulèrent le long de ses joues, trop dures à retenir celles-ci, puis elle se détacha à peine d’Adam, les yeux baissés pour ne pas affronter son regard et pour tenter de dissimuler ses pommettes mouillées. « Les choses auraient pu être différentes, mais ce n’est pas le cas alors… » Alors ce n’était plus la peine d’en parler, il fallait tirer un trait là-dessus. Elle essuya ses quelques larmes de son indexe une fois qu’elle eu totalement relâché le visage d’Adam. Elle évita soigneusement son regard alors qu’elle concluait : « Il faut que je parte, si je reste… » Je ne pourrais plus partir. Elle se garda bien d’aller plus loin. Sans ajouter un mot elle se dirigea vers la porte. Lorsqu’elle posa sa main sur la poignet elle resta figée quelques secondes à la fixer avant de finalement mettre fin à ce rendez-vous. « Bonne soirée Monsieur le Directeur. » Elle ne l’avais pas regardé, elle n’avait pas tourné la tête pour lui dire au revoir et l’appeler ainsi n’était qu’une façon de mettre une distance cordiale entre eux. Leur relation devait être exclusivement professionnelle, elle qui avait pendant longtemps voulu qu’ils soient ou restes amis, elle ne s’en sentait plus la force. Elle craignait bien trop ce qu’elle pourrait faire s’ils étaient proches même s’ils étaient liés par une simple amitié.










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Re: Feel my burnin' love [G.]

Message par Adam Meyer le Mar 1 Mai - 9:18

« Ce n’est pas Teo qui me rattache à lui… c’est le reste. »

Adam étouffa un éclat de rire. Il ne voyait dans ces mots qu'une excuse de plus, une barrière qu'elle s'échinait à monter entre eux. Il se doutait que la tâche serait ardue, pour retrouver la confiance de Garden, mais il ne se trompait pas sur ses chances de réussite. Il avait toujours réussi à ramener la situation au beau fixe entre eux, et même si les années avaient fait leur œuvre, il pensait y parvenir à nouveau. Il fallait simplement qu'il retrouve les mots qui la faisaient flancher. A l'époque, il les découvrirait sans y prendre garde, et ce naturel devait plaire à Garden. Il ne pouvait plus s'en vanter aujourd'hui, mais il avait désormais pour lui un sens de l'observation inégalé et une meilleure stratégie.

« J’aime mon fils. Tu te doutes que je suis prête à tout pour lui, même à donner ma vie. Je ne cherche pas à jouer le rôle de martyre, je n’en suis pas une, je ne me suis jamais vu comme ça, c’est juste que si je devais offrir ma vie pour lui, peu importe la raison, je le ferais. »

Blablabla. Adam avait mieux à faire qu'écouter Garden s'étendre sur ses devoirs de mère. Ça ne le touchait absolument pas, mais il se retint de feindre un bâillement car ça ne servirait certainement pas ses intérêts. Il prit donc son mal en patience et laissa son regard balayer ce qu'il voyait de la pièce de sa position. Ce faisant, il se laissa surprendre par la main que Garden posa sur son épaule. Elle l'incita à se retourner et il ne lui opposa aucune résistance. La douceur enveloppait son visage lorsqu'elle attrapa son visage. Il la laissa faire en silence, passif. Et il n'eut pas à s'en plaindre car les lèvres de Garden retrouvèrent ses lèvres, et ils échangèrent un baiser léger qu'Adam tâcha de savourer autant qu'il le put. Lorsque leurs visages se séparèrent, le cœur d'Adam se serra, comprenant ce que la jeune femme voulait signifier par ce baiser. Une tristesse qu'il ne put réprimer fit alors irruption sur ses traits. Mais il ne pouvait pas l'accompagner du moindre mot, une torpeur étrange l'enveloppant soudain, alors que les larmes de Garden lui sautaient aux yeux.

« Les choses auraient pu être différentes, mais ce n’est pas le cas alors… »

D'une seule phrase, la belle avait réussi à suspendre Adam à ses lèvres. Son regard lui était tout autant acquis, perdu dans les méandres de sa beauté, tandis qu'elle tâchait d'essuyer ses larmes d'un revers de main. Adam eut un pincement au cœur, il n'avait jamais désiré voir Garden pleurer, et il se détestait d'en être la cause. Depuis le début de leur conversation, il ne cessait de taper sur Paris, alors que c'était finalement lui qui faisait pleurer sa compagne.

« Il faut que je parte, si je reste… » Elle se détourna pour rejoindre la porte, et posa une main sur la poignée avant d'ajouter: « Bonne soirée Monsieur le Directeur. »

Adam n'esquissa pas le moindre mouvement, mais il ne s'agissait pas d'indifférence. Il se jouait plutôt dans son esprit une lutte entre deux positions. Il mourrait d'envie de se précipiter derrière Garden pour l'empêcher de tourner cette poignée et de s'éloigner de lui, une fois encore. Mais il savait aussi qu'il ne fallait pas confondre vitesse et précipitation. Il pouvait la laisser partir aujourd'hui pour mieux vaincre demain. Après tout, la conversation semblait atteindre sa conclusion parfaite. Il venait de réussir à faire flancher Garden à grand renfort d'aveux et de grande déclaration. Elle ne pouvait dès lors plus passer outre. Ces mots qu'il avait prononcé s'insinueraient peu à peu dans ses veines comme un poison. Elle ne pourrait bientôt plus s'en détourner. Et lorsque la distance lui semblera insupportable, alors c'est elle qui viendra à lui. Adam n'avait plus qu'à patienter sagement, laisser les graines qu'il venait de semer croître et faire leur œuvre. Il lui faudrait en contrepartie faire profil bas. Il ne comptait pas courir après Garden jusqu'à la saouler de son omniprésence. Il fallait qu'elle suppose qu'il avait abandonné, et qu'elle même venait de laisser échapper une occasion en or, pour qu'elle se présente à nouveau devant lui, arborant cette fois non pas les couleurs de la victime mais de l’exécutante.

La porte se referma derrière Garden dans un claquement sec. Mais Adam ne baissa pas les yeux en soupirant, au contraire, un sourire prometteur se dessina sur ses lèvres, alors que son visage se figeait dans une attitude de défi.
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