Lovely Family [Eustacia]

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Lovely Family [Eustacia]

Message par Demetri Raynolds le Lun 9 Avr - 21:09



Poudlard. Lieu faisant parti d’un passé, d’une époque révolue, de souvenirs perdant leur exactitude avec le temps qui s’écoulent… Voilà comment je voyais ce château, cette école qui m’avait accueilli et où j’avais reçu mon éducation. Les mois s’étaient écoulés, devenant des années. J’avais gagné en maturité et ce temps où j’étais un étudiant – bien que proche au niveau de la personnalité que l’adulte d’aujourd’hui – me semblait si lointain que je ne pensais pas une jour pouvoir me perdre dans mes pensées au point de me rappeler avec tant de précision certains moment de ma vie. Pourtant en arpentant ces couloirs qui me paraissaient si anodins autrefois, j’arrive à me souvenir de choses que je pensais sans importance. Ce fut dans ce couloir que je m’étais disputé violemment pour la première fois avec Eustacia. Dans celui-là même que je lui avais promis de faire tout ce qu’elle voudrait pour la rendre heureuse. Celui que j’empruntais juste après était celui qui avait vu la vérité éclatée sur ma relation avec Zane. Je pouvais encore voir son mal être, ses traits affaissés sous le coup de cette réalité que tous ceux présents connaissaient, et leurs regards le jugeant. Je me revoyais lui prendre la main et le traîner à ma suite, la tête haute avec mon air fier qui ne m’avait jamais quitté. Lorsque j’étais passé devant la vieille cabane, j’avais eu un demi sourire en repensant à ce lieu qui avait été le gardien de notre toute première fois. Près de la Salle Commune de Serpentard, les discussions avec Samaël, les soirées au coin du feu avec Eustacia blottie contre moi, ma dispute avec Cullen, puis notre alliance, mes premiers ébats avec Jaylen… tout m’étaient revenus comme si je n’étais jamais parti.

Mais je n’étais pas venu ici pour me perdre dans les limbes de mes souvenirs, je doutais d’ailleurs que l’on puisse pénétrait ce château pour cette raison. J’avais obtenu une autorisation spéciale. Le poste de professeur de Potions était disponible et… non je n’avais pas envie d’éduquer des mômes et encore mois la patience d’apprendre à ses têtes vides, mais Eustacia travaillait ici et si je trouvais cela parfait qu’elle ait trouvé sa voie, le fait que Shaelyn ait aussi un poste au château ne me plaisait pas. Je m’étais toujours méfié d’elle. C’était à se demander comment deux être si libérés que nous sur le plan physique n’avaient jamais passé le cap ensemble. Certainement parce qu’elle tournait autour de ma douce et fragile Eustacia et que je refusais de la voir refermer ses griffes sur elle grâce à une habile manipulation de sa part. Je refusais toujours que l’on touche à ma cousine. Elle pouvait avoir un petit ami et faire ce que bon lui semblait avec, mais il était hors de question qu’on la prenne pour un jouet et qu’on lui brise le cœur ! Pour ça encore, je n’étais pas si différent que lorsque j’étais adolescent. J’imaginais qu’en travaillant au même endroit qu’elles, je pourrais protéger Eustacia des plans de Shaelyn. Et puis, Eustacia allait être heureuse que j’habite cet endroit avec elle. Elle qui se plaignait constamment que je ne sois pas assez présent et qui m’avait reproché mon départ. D’ailleurs, je ne l’avais pas encore revu depuis mon retour, et comme je n’avais jamais aimé écrire, nous n’avions échangé aucune nouvelle en trois ans. Je savais qu’elle était ici par Samaël seulement.

J’avais déjà passé mon entretient avec Meyer et il s’était plutôt bien passé. Enfin je n’avais pas cherché à en faire des tonnes, j’étais resté moi-même ce qui pour certains pourrait me porter préjudice, mais mon parcours parlait de lui-même. J’avais déjà inventé une potion qui était commercialisée, et ce n’était pas quelque chose donnée à tout le monde. J’avais voyagé pendant trois ans afin d’améliorer mes connaissances et j’étais travailleur depuis toujours dans ce domaine, même du temps de Poudlard en comparaison des autres matières que je bâclais en les trouvant sans intérêt. Au final, je ne savais pas ce que j’allais décider si jamais il venait à me proposer le poste. Il y avait Eustacia d’un côté… mais de l’autre, toute une ribambelle de gosses que j’aurai sûrement du mal à supporter.

Je continuais de profiter de mon autorisation pour flâner dans les couloirs, - même si je ne pensais pas en avoir vraiment le droit – et je m’arrêtais soudain devant une porte que je connaissais bien. Je l’ouvrais et j’entrais dans cette pièce qui m’avait de nombreuse fois vu et que j’aimais pour son calme obligatoire : la Salle d’études. Je balayais l’endroit des yeux et si pu rapidement constater que rien n’avait changé. Tout semblait figé dans le temps et j’avais l’impression d’être cet adolescent dérangé par tout et n’importe quoi – ce qui était encore le cas – et qui cherchait refuge pour travailler sur ses projets. Cette pièce n’avait pas simplement était un sanctuaire pour mes travaux, elle avait aussi était le témoin de l’une de mes premières tentatives d’approches envers Zane, lorsqu’il n’était encore qu’une part d’un marché passé avec Paris.

J’étais plongé dans ce souvenir lorsque j’entendis la porte derrière moi se fermer. Curieux de voir qui venait troubler ma tranquillité – et prêt à envoyer balader le gamin impudent qui avait osé me déranger – je me retournais pour finalement découvrir ma belle et charmante cousine.

« Eusty ! » J’ouvris grand les bras afin qu’elle puisse venir s’y blottir comme elle en avait l’habitude, et comme si nous nous étions vu hier encore. « Mais regardes-toi ! Tu es devenue encore plus belle avec le temps. Je ne pensais pas ça possible. » J’étais du genre avare de compliments mais il m’arrivait de dérogeait à ce trait de caractère lorsqu’il s’agissait d’elle. Les bras toujours ouvert, attendant bêtement, je fini par lâcher : « Je vais finir par chopper des crampes si je reste comme ça. »


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« Ne touchez pas à Zane. »

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Re: Lovely Family [Eustacia]

Message par Eustacia Vye le Jeu 12 Avr - 9:29

« Eusty ! » Il y eut d’abord le son. Cette voix qu’elle entendait à n’importe quel moment du jour et de la nuit, cette voix qui la hantait, cette voix qui la faisait frissonner de part en part. Cet écho du souvenir fit naître un léger sourire sur ses lèvres, donnant à ses prunelles céruléennes une lueur de tristesse. Cette résonnance dans sa tête qui faisait vibrer son cœur, lui rappelant combien le manque était palpable à l’intérieur de son être. Elle ferma les yeux, en proie à cette douleur si vivace qu’elle aurait pu se plier en deux, comme une allumette que l’on casse. Vivait à l’intérieur d’elle-même un mal inévitable, une bestiole qui se débattait violemment, une colère sourde et lointaine. Tout ça à cause de lui. Parce qu’un beau jour, comme ça, pour rien ou pour tout, il était parti. Elle l’avait haït ces dernières années, comptant les jours qui les séparaient. Elle avait appris à vivre sans, à vivre bien, du mieux qu’elle pouvait. Peut-être que, dans le fond, c’était mieux ainsi. L’absence avait ça de bon qu’elle pouvait se livrer sans crainte à ses jeux brûlants dont elle seul avait le secret. « Mais regardes-toi ! Tu es devenue encore plus belle avec le temps. Je ne pensais pas ça possible. » Et puis, il y eut l’image. Comme si jusqu’ici, elle était demeurée aveugle à ses présences. Son sourire s’estompa. Elle posa sur lui son regard de braise et pourtant, il était d’un froid glaciale. Ses deux bras tendus, il semblait l’attendre. Que croyait-il, au juste ? Que la petite fille qu’il avait abandonnée avait tout oublié ? Que celle qu’il avait laissée derrière lui avait tout pardonné ? Au fond d’elle-même, Eustacia savait qu’elle ne tiendrait pas longtemps avant de chavirer. Elle avait rêvé de ces bras pendant si longtemps et n’importe quel moment que c’était un cadeau que de lui offrir. Pourtant, elle pinça les lèvres. Aigre, elle prenait le compliment comme une attaque. Et elle restait là, plantée, à le regarder, sans trop savoir comment agir. Que faisait-elle là, où était-elle et qu’avait-elle fait ces dernières minutes ? Elle n’en n’avait plus la moindre idée. Tout cela n’était plus que du vent, sans intérêt, futile à souhait. Elle était là, plantée devant lui. Son cœur en lambeau se reconstituait douloureusement dans sa cage thoracique. Non, il ne pouvait pas lui faire ça. Venir ici, chez elle, en jouant de louage n’était pas la manière à adoptée s’il voulait la retrouver. En une seule phrase, il avait fait défilé les années d’absence, les années passées à se demander où il était passé et ce qu’il avait vu et vécu. Trois ans de silence, trois ans de rien. Et puis, là, comme ça, il croyait qu’elle allait lui sauter dans les bras ? Visiblement, il avait oublié combien elle pouvait être rancunière lorsqu’il s’agit d’amour, de tendresse et puis surtout, de lui. Demetri avait toujours été sa vie, son tout. Alors que de son côté, elle n’avait jamais été qu’une option dans la sienne. Du moins, c’est comme cela qu’elle avait pris la disparition. Il n’en n’avait eu que faire de ses suppliques larmoyantes, de ses adieux déchirants… Alors pourquoi revenir et faire comme si rien n’avait changé ? « Je vais finir par chopper des crampes si je reste comme ça. » Eustacia se mordilla la lèvre inférieure, ses deux prunelles vacillantes toujours rivées sur les bras qu’on lui tendait. Une envie de pleurer s’immisçait dangereusement en elle, tandis qu’elle se battait pour rester droite et digne. Seulement quelques pas entre eux. Seulement un tout petit rien. Mais elle avait l’impression qu’il y avait tellement plus. Comme trois ans de silence, en fait. Et si elle avait toujours cru que les cris étaient plus durs à endurer que le néant, et bien, elle s’était trompée. Il n’y avait rien de pire que de ne rien savoir, que de tout imaginer. Et elle en avait imaginé, des choses. Parfois horribles, parfois juste détestables au point d’en éveiller sa jalousie. Non. Il ne pouvait pas être là, à la regarder, avec son sourire détestable et ses tentacules venimeux. « Demetri. » finit-elle par lâcher, d’une voix qu’elle voulait forte mais qui s’était fait simplement couinement. Et qu’il était douloureux de prononcé ce nom qu’elle avait essayé d’ignorer au cours des années. Le sortant à quelques reprises, uniquement pour ennuyer Sam. Elle releva les yeux, fixa ses deux orbes, le cœur serrés. « Tu peux les baisser, tu sais. Je ne voudrais pas que tu te fasses mal. » Elle était sérieuse, droite comme un I, incapable de faire un pas en avant. L’envie la tenaillait pourtant. L’envie de se jeter à ses pieds, l’envie de l’embrasser, l’envie de le serrer contre elle jusqu’à l’en étouffer. L’envie de l’attacher à sa cheville pour que plus jamais il ne s’échappe. « Tu cherches quelque chose ? Je peux t’aider ? » demanda-t-elle, comme s’il n’était personne, comme s’il n’était rien, comme si les choses étaient d’une normalité accablante. Elle se malmené l’intérieur de la joue, mordillant à sang la chair délicate. Ses poings se serraient alors qu’elle détourna le regard, incapable de se perdre une minute de ces océans qu’elle avait tant aimé. Elle prit une bouffée d’inspiration, histoire de se redonner bonne contenance avant de relever la tête et de sortir un sourire hypocrite, un sourire qui s’apparentait davantage à une grimace qu’autre chose. Elle voulait dire autre chose, faire autre chose. Mais quoi ? Et puis, elle n’y teint plus. Trop d’années s’étaient écoulées, trop d’eau avait coulées sous les ponts, trop d’absence pour ignorer. Elle se jeta à son cou, retenant les larmes rageusement, enfonçant sans douceur ses ongles dans le tissu et soufflant à contre cœur : « Je te déteste. » Elle détestait de lui faire ça, de revenir et puis surtout, de faire comme si de rien n’était. Et elle avait l’impression dérangeante qu’il n’était pas là sans raison et que, par conséquent, il avait du voir bien du monde avant elle. Elle le haïssait pour ça. De lui faire croire qu’elle comptait alors qu’elle passait toujours en dernier, après les autres. Même si ce n’était pas toujours volontaire, même si c’était sans raison précise… C’était comme ça. Elle s’accrochait à lui comme une moule s’accroche à un rocher. Pour ne plus qu’il parte. Mais qu’il se taise où elle aurait envie de le cramer sur place, l’incendiant sans ressentir la moindre forme de culpabilité.
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Re: Lovely Family [Eustacia]

Message par Demetri Raynolds le Dim 15 Avr - 20:31

Son silence m’inquiéta quelque pau. Je m’attendais à ce qu’elle me saute dans les bras, qu’elle m’étouffe entre les siens, qu’elle me couvre de baisers, mais rien. Y avait-il quelque chose ? Mon absence m’avait-elle fait rater un fait important dans la vie d’Eustacia qui l’avait rendu plus froide et distante ? Surtout à mon égard ! Je n’avais pas l’habitude qu’elle garde ainsi ses distances, encore moins lorsque s’était moi qui lui offrait le premier un contact et à cause de cela, je venais à me poser des questions.

« Demetri. » Souffla-t-elle enfin. Un sourire étira mes lèvres. Elle se montrer distante simplement par timidité et sous le coup de l’émotion ! Ca ne pouvait être ça ! Qu’avais-je pu être stupide d’imaginer quelque chose d’autre. « Tu peux les baisser, tu sais. Je ne voudrais pas que tu te fasses mal. » Mon sourire fondit comme neige au soleil. C’était pire qu’une claque et je m’en serais bien passé ! « Tu cherches quelque chose ? Je peux t’aider ? »

L’exaspération commençait à monter en moi. Je n’avais qu’une envie : l’attraper par les épaules pour la secouer vivement afin de lui remettre les idées en place. A qui pensait-elle s’adresser ? Je n’étais pas n’importe qui ! J’étais son cousin, celui contre lequel elle avait versé tellement de larmes et qu’elle avait supplié de ne pas partir. Elle aurait du se réjouir de mon retour, me sauter dessus, me poser mille et une questions auxquelles je n’aurais bien évidemment pas répondu. Elle aurait même du pleurer de joie ! mais certainement pas me parler comme si je n’étais qu’un étranger, tout du moins une vague connaissance. Elle était là la reconnaissance de tout ce que j’avais bien pu faire pour elle – d’accord, c’est peu pour les autres, mais une montagne pour moi. M’avait-elle oublié ? Cette question me mettait assez en colère. Comment pouvait-on m’oublier ? Comment pouvait-elle m’oublier alors que j’étais soit disant son monde, son univers ?! Elle m’avait donc menti durant des années ? Je me sentais blessé mais c’était surtout mon ego qui était écorché, n’acceptant pas de n’être perçu que comme une personne quelconque. J’étais prêt à laisser parler cette blessure, de mon montrer dur avec celle que j’avais pourtant tenté de toujours préserver, mais elle m’en empêcha – heureusement – en se jetant finalement à mon cou.

« Je te déteste. » Je refermais mes bras autour d’elle afin de la serrer au plus près de moi. Merlin que son absence m’avait été pénible, je m’en apercevais maintenant qu’elle était blottie contre moi, je n’avais presque rien remarqué durant mon voyage, l’esprit trop occupé, mais maintenant, je pouvais sentir ses trois années de séparation et la serrer contre moi me faisait un bien fou. J’enfouissais mon nez dans ses cheveux et j’humais profondément leur délicat parfum. Je la serrais un peu plus fortement mais j’essayais de me contenir. Je la voyais comme une poupée tellement fragile que j’avais peur de casser. Pourtant, même si j’avais toujours eu tendance à être doux avec elle, je ne m’étais jamais retenu dans mes gestes envers elle. J’avais l’impression que je cherchais à la réapprendre complètement. « Toi aussi tu m’as manqué. Lui répondis-je. Car il s’agissait bien de ça n’est-ce pas ? Elle disait qu’elle me détestait mais en réalité cela sonnait tout autre à mon oreille. Je posais mes mains sur ses joues, retirais mon visage pourtant si bien loti dans ses cheveux et j’allais embrasser ses paupières closes. « Tu m’as fait peur. J’ai cru que tu m’avais oublié ma douce Eusty. » Mes lèvres effleurèrent les siennes avant que je m’exhorte à rester sage et que je ne fasse un pas en arrière. « Alors… professeur à Poudlard hein ? Tu as du vaincre ta timidité, j’en suis heureux… mais n’oublie pas que si un des gamins te fait des misères ou si un de tes collègues t’ennuie ou qu’il te met mal à l’aise, je serai là pour le remettre à sa place. » Personne n’avait le droit de toucher ou d’ennuyer mon Eustacia. J’avais déjà du mal à accepter que Samaël ne l’apprécie pas, il avait l’obligeance de ne pas me faire part de ses sentiments envers elle devant moi d’ailleurs. Je ne supportais pas qu’on puisse s’en prendre à sa personne si douce et si fragile.


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Demetri Raynolds
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