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 Mensonges et Trahisons [A.]

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MessageSujet: Mensonges et Trahisons [A.]   Sam 2 Juin - 10:38



    J’avais beau faire, beau essayer, je n’arrivais pas à me sortir Adam et tout ce qu’il m’avait dit de la tête. Je lui avais clairement demandé de me laisser tranquille, je lui avais aussi fait comprendre que peu importait ses intentions, il ne pouvait pas revenir dans ma vie plus qu’en étant un simple ami. Pas après tout ce qu’il m’avait dit, ce qu’il m’avait fait, ou plutôt ce qu’il m’avait fait croire. Je pensais aussi et surtout à mon fils dans cette histoire. Tromper Paris était une chose, mais je savais qu’il détestait Adam et la réciproque se vérifiait. Il n’aurait pas supporté que j’ai une aventure avec Adam et je me connaissais aussi, je ne serais pas capable d’avoir une simple liaison avec lui, j’avais encore trop de sentiments pour lui pour me risquer dans une relation avec lui. Ils me dépasseraient, j’en étais persuadée, et alors je voudrais être avec lui mais je ne savais pas s’il le voulait vraiment. De plus Paris ne me laisserait pas le quitter avec l’enfant qu’il pensait être le sien, et si jamais je lui avouais lui vérité, que je lui disais que Teo n’était pas son enfant, il voudrait ma mort et peut-être même celle du fils qu’il avait cherchait à élever, celui pour qui il s’était assagit le mieux qu’il le pouvait. Je savais parfaitement tout ça, et je ne cessais de me le répéter comme pour m’en persuader davantage, mais voir Adam chaque jour entre les murs de ce château ne m’aidait guère. Je crois que j’aurai pu lui résister s’il était revenu à la charge, cherchant à me charmer, mais le fait qu’il m’ignore presque, qu’il ne pose ses yeux sur moi seulement pour m’accorder un bonjour poli me frustrait horriblement. N’avait-il pas dit qu’il m’arracherait des bras de Paris ? Tout ceci n’étaient que paroles en l’air ? Pourquoi semblait-il avoir perdu tout intérêt pour moi ? Entre mes paroles et mes envies, je n’étais que contradiction. Je voulais qu’il me laisse tranquille et en même temps je ne supportais pas qu’il le fasse. Quelque chose ne devait pas tourner rond chez moi.

    Je savais néanmoins une chose : je le désirais. Etait-ce ses baisers qui avaient ravivé la flamme en moi ou juste sa présence tout près ? Peu importait en réalité, les faits étaient là. Je cherchais une manière de me soustraire à ce désir ou du moins de l’apaiser. Je me perdais plus régulièrement dans les bras de Paris ces derniers temps, et même s’il n’avait rien à envié à personne dans ce domaine, il n’arrivait pas à me sortir Adam de la tête. Je le voulais lui. Pour une nuit, une heure, je m’en fichais, je voulais simplement sentir son corps contre le mien, me consumer sous ses lèvres en feu, fondre sous son regard de braise à la couleur glacée. Une fois. Juste une fois. Cependant plusieurs problèmes se posaient à moi. Déjà son manque d’intérêt à mon égard depuis notre rendez-vous dans son bureau. Je pensais avoir des chances de me faire jeter après ce qu’il s’était passé. Ensuite, si jamais il ne me repoussait pas, j’avais peur qu’il ne se contente pas de cette fois là et en redemande par la suite et si je refusais, les questions en découleraient, il pourrait même me menacer de tout dévoiler à Paris. Comment faire alors pour qu’il accepte sans chercher à continuer par la suite, ni même qu’il m’en parle ou me questionne ? La réponse s’imposa directement à moi tandis que je découpais des plantes servant d’ingrédients pour un puissant filtre d’amour inventé depuis peu de temps. En réalité il s’apparentait plus à l’aphrodisiaque qu’au filtre d’amour et c’était d’autant mieux ! L’idée de l’administrer à Adam ne m’effleura pas car je ne voulais pas profiter de lui, mon plan était légèrement plus tordu. J’avais en tête de lui faire croire que j’avais moi-même ingurgité la potion par inadvertance. Ainsi mon désir pour lui serait expliqué à cause des effets de la potion et il pensera sans nul doute que je ne ferais jamais une chose pareille en ayant toutes mes facultés, donc il me laisserait en paix par la suite. L’idée était assez simple, et je pensais qu’elle avait de grande chance de succès. Après tout, si j’aurai eu le moindre doute par la passé, lorsque Adam me traitait comme un être exceptionnel dont il ne voulait pas disposer juste pour son bon plaisir, je n’avais aucun mal à imaginer que l’homme qu’il était devenu aurait bien moins de scrupule. J’avais pu constater ses changements suite à notre entretient dans son bureau, les années et ses choix, avaient chamboulés plus d’un trait de caractère. Il était moins respectueux, plus hautain, plus colérique, et surtout plus violent. Lorsque nous étions à Poudlard, jamais je n’aurai imaginé qu’il puisse porter la main sur moi, pourtant je pouvais encore sentir parfois la brûlure de sa main sur ma gorge suite à notre dernière rencontre. Et si je détestais ce qu’il m’avait montré de lui, ce qu’il était en partie devenu, je ne pouvais pas m’empêcher de penser à lui, à ce qu’il m’avait avoué… voilà pourquoi j’avais besoin de ce plan. J’étais persuadée qu’après cela, il me sortirait de la tête.

    L’idée générale était fort simple, je devais simplement jouer la comédie, ce qui ne m’avait jamais posé de problème jusque là. En réalité, je n’avais même pas besoin de feindre quoi que ce fût, je devais simplement laisser parler mon désir pour lui, éviter de penser ou chercher à être cohérente. Eluder ses questions, ne me concentrer que sur lui et l’instant présent, cela suffiraient. Je savais où et quand l’attendre afin de le prendre au piège et être sûre de ne pas être interrompue. Chaque soir, après le repas dans le Grande Salle, il s’octroyait un moment de détente dans la Salle de Bain de Préfets, plus spacieuse que n’importe laquelle de l’école. Je ne l’avais pas suivi pour le découvrir, les choses se savaient toujours dans le château et les jeunes filles n’avaient pas manqué de le remarquer et de fantasmer à voix haute dans leurs conversations sur leur envie de le rejoindre un jour. J’étais un brin jalouse du succès qu’il avait auprès d’elles mais je m’apaisais en me disant qu’elles n’étaient que des ‘enfants’ et que jamais Adam ne s’abaisserait à toucher l’une d’entre elles… n’est-ce pas ? Cette idée était à chasser de mon esprit. De toute façon ce que je voulais de Adam était un simple moment à lui appartenir pour l’oublier une fois pour toute. Me guérir de lui et aussi ne plus me sentir aussi vexée qu’il ne me prête plus aucune attention comme si je n’existais plus et ses promesses non plus.

    Trouver une excuse pour m’échapper après le repas ne fut pas vraiment compliquée. Paris m’avait dit plus tôt qu’il allait retrouver Curtis à son club pour la soirée. Je confiais mon fils à une Elfe de maison que j’avais pris en affection dès mon arrivée et en qui j’avais toute confiance. De toute façon, Teo passait la majeure partie de son temps à dormir à son âge, elle devait juste veiller sur lui pendant mon absence. Je me trouvais un peu indigne comme mère mais je le faisais aussi pour lui ! Je ne voulais pas être une mère frustrée et torturée, alors je devais me débarrasser de mes démons afin de ne plus avoir que Teo dans mon esprit.
    Je me faufilais dans la Salle de Bain des Préfets, sachant n’y trouver personne. J’y étais arrivée avant l’heure où Adam avait plus ou moins l’habitude de venir et comme on chuchotait que s’était son heure, personne d’autre ne s’y aventurait. J’eu l’impression d’attendre une éternité et je me sentie quelque peu nerveuse. Devais-je me déshabiller et l’attendre dans l’eau de manière aguicheuse ? Non, je devais opter pour une tactique plus directe, plus tactile, histoire qu’il ne puisse pas m’échapper si l’envie l’en prenait – et Merlin, j’espérais que se ne serait pas le cas. J’avais étudié la situation pour que tout me soit favorable. De ma robe élégante, épousant mes formes avec grâce tout en étant facile à enlever, à mes cheveux lissés et soignés, en passant par un ensemble de dessous d’un bleu rappelant étrangement celui de Serdaigle. Il était amusant de voir combien les hommes pouvaient être attachés aux couleurs de leur Maison même des années après avoir quitté l’école. Malheureusement pour Paris, le vert me donnait un air malade. Le rouge, lui, ne faisait que ressortir ma pâleur et le jaune était trop fade à mon goût. Seul le bleu me mettait en valeur et j’espérais que ce choix que je voulais faire passé pour innocent plairait à Adam. Calculatrice ? Si peu ! Enfin j’avais eu plusieurs jours pour tourner et retourner cette possible situation dans ma tête. Quitte à me lancer, autant que tout soit parfait.

    J’attendais toujours, j’étais prête à attendre le temps qu’il faudrait même si j’étais tout de même impatiente. Enfin la porte s’ouvrit et lorsque je reconnu sa chevelure de jais – autant ne pas se tromper de personne – je ne lui laissais même pas le temps d’une réplique sur ma présence en ce lieu. Je lui sautais presque dessus, me serrant tout contre lui comme si ce rendez-vous avait été défini par nous deux. « Te voilà enfin ! » Je capturais ses lèvres avec envie et les embrassais comme jamais… ou peut-être comme un an auparavant, quoi que nous étions plus doux que passionnés cette fois là. Mes mains s’activèrent de leurs côtés, déboutonnant la chemise du parfait Directeur qu’il avait revêtit et je détachais mes lèvres pour pouvoir le mettre en garde. « Tu m’as fait languir, tu vas devoir payer de ta personne. » Un sourire aux lèvres, ses dernières partir à l’assaut de son cou, les mordillant et l’embrassant par alternance tandis que j’achevais de déboutonner sa chemise et que je l’en débarrassais, profitant au passage du contact de sa peau que je caressais comme bon me plaisait. J’espérais seulement qu’il répondrait positivement à mes avances et qu’il ne chercherait pas trop loin les raisons de mon comportement, se contentant de l’excuse de la potion.











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MessageSujet: Re: Mensonges et Trahisons [A.]   Jeu 7 Juin - 12:43

    La vie au château suivait son cours tranquille, et je faisais tout pour ne pas le troubler. J’exécutais les tâches ingrates de Directeur avec un professionnalisme exceptionnel, et personne ne trouvais rien à me reprocher, si tant est que quiconque puisse chercher à s'y risquer. En fait, mon existence se fixait petit à petit dans une routine quotidienne dans laquelle je me retrouvais assez bien. L’ennui aurait pu s’immiscer dans mon esprit, mais malgré la répétitivité de ma fonction, je m'y attelais corps et âme en cessant de penser aux fioritures susceptibles de me déconcentrer. Et c'était ainsi que j'avais pris soin d'ignorer l'une de mes subalternes depuis notre dernière entrevue. Il ne s'agissait pas d'une simple subalterne à dire vrai, mais de Garden, que je n'ignorais pas uniquement en raison de ma charge de travail considérable mais parce que cela participait de mon plan machiavélique.

    L'idée était de la faire réagir à mon indifférence. C'était une technique de psychologie inversée que j'avais souvent testé sur des jeunes femmes récalcitrantes, bien qu'elles puissent se compter sur les doigts d'une seule main. Garden avait beau avoir un statut particulier à mes yeux, elle n'en restait pas moins une femme sensible, et je ne doutais pas que mon stratagème fonctionne avec elle. Même si elle m'avait laissé en plan lors de notre dernière entrevue, et qu'elle m'avait clairement fait comprendre que je devais la laisser, et qu'elle n'était pas disposée à me voir à nouveau m’immiscer dans sa vie ... Ca faisait certes beaucoup d'indices de sa volonté de tourner la page, mais ça n'atteignait pas le dixième de ce qu'il fallait pour m'obliger à abandonner. Car malgré sa réticence apparente, j'avais senti d'autres sentiments se mélanger dans son esprit ce soir là, de même que dans ses gestes. Tout au long de notre entretien, elle n'avait fait que me repousser pour mieux me retenir. Je n'étais pas dupe de son petit jeu, et je restais stoïque à ses pitoyables tentatives pour me garder à distance. Il y avait des choses difficiles, voire impossibles à effacer, et ce que nous avions vécu en faisait partie.

    Dans mon esprit, son comportement reflétait le déni derrière lequel elle se cachait, car il m’apparaissait peu crédible qu'elle me repousse en toute conscience. Elle était persuadée de vouloir cette distance, mais j'étais persuadé du contraire et bien décidé à lui faire entendre raison. Grâce à ma fonction, je n'eus aucun mal à être occupé et à ne plus lui prêter la moindre considération. Je ne lui accordai bientôt plus que les salutations de rigueur, et aussi formelles que possible. Je ne pouvais pas garantir que mon plan fonctionnait, mais il m'avait semblé voir passer une ou deux traces de déception dans son regard face à mon impénétrabilité. Je devais cacher habilement mes sourires victorieux lorsque nous nous croisions, mais le jeu en valait bien la chandelle. Je ne pouvais pas parier sur une date à laquelle je récolterais le fruit de mes efforts, ni sur la forme que ça prendrait, mais j'étais plutôt sûr que ça viendrait.

    Ma ronde quotidienne se déroula alors que j'avais cette intuition arrogante en tête, et je ne vis pas réellement le temps passer, croisant ça et là quelques subalternes, et d'autres fois des élèves que je ne manquai pas d'expédier dans leurs dortoirs avec un mot désagréable. L'heure était plus avancée qu'à l’accoutumée lorsque je rejoignis enfin la salle de bain des préfets pour une toilette ainsi qu'un moment de détente bien méritée. En donnant le mot de passe, je commençais à détendre mon nœud de cravate, mais je fus stoppé dans mon geste en pénétrant les lieux et en tombant nez à nez avec la dernière personne que je pouvais m'attendre à croiser là.

    Elle n'attendit pas de réaction de ma part, et ne sembla pas prendre en compte mon immobilisation, et la stupeur qui put se lire un instant dans mon regard avant qu'elle ne s'accroche à mon cou. La dominante bleu qu'elle arborait ne put m'échapper, pas plus que la légèreté de sa robe alors qu'elle attaqua:

    « Te voilà enfin ! »

    Mes lèvres furent capturées en un éclair, et Garden mit autant de fougue dans le baiser que d'entrain à déboutonner ma chemise. Surpris, j'eus du mal à réagir autrement qu'à travers un rôle passif. J'étais loin de repousser brutalement ses avances, mais je n'y répondais pas vraiment, ne goûtant le baiser qu'avec un doute extrême. Je n'avais toujours pas fait le moindre geste lorsqu'elle cessa de m'embrasser pour ajouter:

    « Tu m’as fait languir, tu vas devoir payer de ta personne. »

    Là dessus, ses lèvres glissèrent dans mon cou et je réprimai un hoquet de stupeur en sentant ses doigts frais contre la peau de mon torse. Que le contact me semblait doux et enivrant. Il aurait été si simple d'en profiter simplement, sans question superflue. Mais ça n'avait jamais été mon genre de me laisser faire sans sourciller, même pour les meilleures choses. J'attrapai ses poignets dans un geste plus sec que je l'avais voulu, et vrillai mes prunelles claires dans les siennes. Je tâchai avant tout de déchiffrer une quelconque explication à son comportement, mais force m'était de constater qu'elle paraissait totalement consciente. Je finis par demander, l'air grave:

    « Quelque chose ne va pas? »

    J'ignorais complètement ce qui lui prenait, et bien que j'avais foi en mon stratagème, je ne le voyais pas marcher aussi bien dans d'aussi brefs délais. Le revirement de Garden paraissait trop louche pour être naturel. Dans la logique des choses, j'aurais du me contrefaire de sa libre capacité de jugement, mais je me sentais soudain comme obligé. La situation arrivait au point même où j'avais cherché à l'amener, et voilà que j'étais en train de faire la fine bouche en me la jouant grand seigneur.

    « Ecoutes Garden, je suis ravi de te voir aussi, vraiment, mais tu avais été plutôt claire la dernière fois sur tout ce qui était baiser et proximité. » Je prenais un air presque amusé et un ton badin, mais le comportement de Garden était loin de me divertir en réalité, car j'avais toujours tenu mon ancienne petite amie en trop grande estime pour la considérer comme un simple objet de divertissement. « Crois bien que ce changement d'avis est très agréable mais ... » Je saisis son menton en la scrutant d'un œil très professionnel. « Tu as mangé quelque chose de pas frais? » Je sautais sur l'aubaine de ma propre déclaration, et tournai les talons sans cérémonie pour laisser une Garden apparemment surexcitée sur sa faim. « Il faut vraiment que je dise deux mots à ces elfes de maison, leur cuisine est de plus en plus déplorable! » J'avais déjà une main posée sur la poignée de la porte par laquelle j'étais arrivé; je ne m'étais pas embêté à reboutonner ma chemise, car l'urgence était avant tout de mettre le plus de distance possible entre la Garden enfiévrée que je ne reconnaissais plus et un moi soudain mal à l'aise de la situation dont j'avais pourtant rêvé.
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MessageSujet: Re: Mensonges et Trahisons [A.]   Jeu 7 Juin - 21:04



    Ma technique était la meilleure. Attaquer directement, sans perdre son temps en discussion, en jeu de séduction, en manipulation. Je le voulais et je n’y allait pas par quatre chemins, cela ne servait à rien, d’autant plus que je devais jouer le jeu d’être sous l’effet de la potion, donc dans ce cas là, rien n’est plus important pour la personne l’ayant ingurgité que d’assouvir son désire et j’étais persuadée qu’Adam ne demandais pas mieux. Je pris même son inactivité pour de la surprise, mais une agréable surprise, il ne chercherait pas à faire de chichi, pas l’homme qu’il était devenu. L’ancien lui aurait profité de mes baisers mais m’aurait très vite arrêté à peine les premiers boutons de sa chemise défaits. Il tenait tellement à ce que ce soit romantique, spécial entre nous qu’il ne pensais pas faire ce genre de chose dans un lieu pareil. Lorsque l’on voit où cela nous a finalement mené… rien durant notre relation et une aventure d’une nuit complètement spontanée des années après. Cependant, alors que je pensais déjà que tout se passerait comme je l’avais planifié, Adam m’attrapa fermement les poignets afin de retirer mes mains de son torse et m’obliger à m’éloigner pour me scruter d’un regard interrogateur.

    « Quelque chose ne va pas? » Non, non et non ! Pas de question ! Je ne voulais pas lui laisser la possibilité de s’interroger. Je voulais l’entraîner dans une passion torride et rien d’autre mais cet imbécile ne semblait pas vouloir jouer le jeu. « Ecoutes Garden, je suis ravi de te voir aussi, vraiment, mais tu avais été plutôt claire la dernière fois sur tout ce qui était baiser et proximité. Crois bien que ce changement d'avis est très agréable mais... » Il s’empara de mon menton et me regarda comme un médicomage cherchant les symptômes d’une maladie chez un patient. Le problème était que je pouvais jouer la comédie, mais je ne pouvait pas faire ressortir les effets d’une potions physiquement parlant.

    « Tu as mangé quelque chose de pas frais? » Et c’était tout ce qu’il lui venait en tête pour expliquer mon comportement ? une indigestion ? Je l’avais connu plus perspicace ! Mais déjà il se détournait de moi et m’échappait plus vite que je ne l’aurai imaginé. « Il faut vraiment que je dise deux mots à ces elfes de maison, leur cuisine est de plus en plus déplorable! »

    Il était hors de question que les choses prennent fin maintenant ! Je me faufilais rapidement entre la porte sur laquelle il avait déjà une main et lui, l’espace était très restreint mais cela jouait en ma faveur. Je retrouvais ainsi une proximité non négligeable avec lui. Je levais le menton pour que nos lèvres se rapprochent le plus possible et mon regard fiévreux n’avait rien de surfait.

    « Je vais très bien. Je n’ai même pas touché à mon assiette. Pour dire vrai, j’avais faim d’une chose qu’on ne m’avait pas servis. » sur ceux je capturais une nouvelle fois ses lèvres mais cette fois je fus plus sensuelle, m’attardant à jouer avec sa lèvres inférieure. « Oublie le passé, ne pense pas au futur. C’est toi et moi, ici et maintenant. » En parlant j’avais entrepris de défaire sa ceinture et de juste faire sauter le bouton de son pantalon, un sourire sans équivoque sur le visage. Mes mains allèrent finalement se perdent dans ses cheveux que je caressais doucement tandis que je reprenais la parole. « Chasse tes questions, tu n’en as pas besoin. Agis simplement comme l’année dernière, te fichant du reste. C’est ce que tu voulais, non ? Je sais que tu as envie de moi alors accepte ce que je te donne sur un plateau et fais moi tienne. »

    Mes mains délaissèrent sa chevelure et je fis glisser les brettelles de ma robe sur les épaules sans jamais le quitter des yeux. Le vêtement glissa le long de mon corps pour tomber sans bruit au sol me dévoilant en dessous à l’homme que je voulais conquérir pour la nuit.

    « J’ai la gorge asséchée, je suis assoiffée… Je ne sais pas si c’est à cause du jus de citrouille de ce soir qui avait un goût étrange ou si c’est simplement parce que tu es la seul à pouvoir étancher ma soif. » Je partais à l’assaut de son cou, attrapant ses mais que je l’obligeais à poser sur mes hanches nues afin de le pousser au vice. Dans mes paroles, rien d’anodin. J’avais fait exprès de placer cela afin de laisser penser à Adam que j’avais bu quelque chose d’incorrecte et qui pouvait expliquer mon comportement, ainsi je me déresponsabilisais de mes actes tout en pouvant en profiter pleinement.










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MessageSujet: Re: Mensonges et Trahisons [A.]   Mer 13 Juin - 19:10

    Le comportement de Garden était déplaisant, d’une manière que j’avais du mal à m’expliquer. Quelques jours plus tôt, alors que je l’avais fait venir dans mon bureau et qu’elle avait obtempéré, rien ne m’aurait davantage satisfait que cette situation. Mais ce n’était plus le cas maintenant, alors que Garden s’offrait ouvertement à moi. J’avais beau avoir du mal à l’expliquer, une idée me traversait tout de même l’esprit. Son jeu me gênait car il n’avait rien de naturel, et que je n’avais strictement rien fait pour le déclencher. On pouvait appeler ça de la fierté ou de l’arrogance, mais je ne voulais pas obtenir ce que je désirais si facilement. Mais la tentation était là, j’aurais été bien lâche de le nier.
    Au moment où je tentais un repli stratégique, Garden se glissa devant moi avec l’agilité du chat pour couper ma seule voie de retraite. Ce faisant, nous nous retrouvâmes à une distance proche du néant, et je dus faire face au joli minois qu’elle leva vers moi.

    « Je vais très bien. Je n’ai même pas touché à mon assiette. Pour dire vrai, j’avais faim d’une chose qu’on ne m’avait pas servie. »

    J’avalais péniblement ma salive. Garden parlait d’une façon inédite, et ses yeux transpiraient d’un désir que je ne lui avais connu qu’une fois. Garder mon sang froid dans une telle situation tenait du miracle, et je me félicitais intérieurement pour une intégrité que j’imaginais jusque-là avoir perdue. Le temps avait fait son œuvre sur mon comportement, mais il était étonnant de constater que Garden faisait resurgir chez moi des bons côtés que je pensais envolés. Dans mes pensées, les lèvres de Garden contre les miennes me surprirent, d’autant que le baiser se fit plus sensuel, et qu’il m’entraina aux frontières de la lucidité.

    « Oublies le passé, ne penses pas au futur. C’est toi et moi, ici et maintenant. »

    Ses mains furent tout aussi habiles que ses mots, et ma ceinture se retrouva défaite et le premier bouton de mon pantalon ouvert avant que je n’ai le temps de reprendre ma respiration.

    Les mains dans mes cheveux fins, elle ajouta : « Chasses tes questions, tu n’en as pas besoin. Agis simplement comme l’année dernière, te fichant du reste. C’est ce que tu voulais, non ? Je sais que tu as envie de moi alors acceptes ce que je te donne sur un plateau et fais-moi tienne. »

    Elle s’attaqua à sa propre tenue, faisant glisser les bretelles de sa robe en me fixant d’un regard hypnotique. Je me forçais à soutenir son regard lorsque sa robe s’écrasa au sol sans un bruissement.

    « J’ai la gorge asséchée, je suis assoiffée… Je ne sais pas si c’est à cause du jus de citrouille de ce soir qui avait un goût étrange ou si c’est simplement parce que tu es le seul à pouvoir étancher ma soif. »

    Sa bouche se posa dans mon cou, tandis qu’elle attrapa mes mains pour se les approprier. Mes doigts retrouvèrent le contact de sa peau douce et j’eus bien du mal à faire fonctionner mon cerveau dans une telle situation. Elle venait de parler d’un jus de citrouille au gout étrange, se pourrait-il que…
    D’une pression sur ses hanches qu’elle m’avait forcé à attraper, je la plaquais contre la porte sans le moindre ménagement. Elle prendrait surement ça comme le signe de ma capitulation, mais c’était tout l’inverse. Délaissant sa taille, j’attrapais ses poignets et les bloquai à leur tour contre la porte, attirant ainsi toute l’attention de Garden.

    « Tu as réussi à avaler une potion ! Ma pauvre, je te pensais plus intelligente que ça ! »

    Je réalisais un peu tard le ton que je venais d’employer. Cherchant à calmer le jeu, je relâchais ses poignets le temps de ramasser sa robe, agissant vite pour ne pas lui laisser le temps d’une nouvelle attaque.

    « Je n’ai pas envie de toi Garden, ou pas comme ça en tous cas. » Je lui collais sa robe dans les bras histoire de cacher ce corps qui me tentait bien trop. Ma réaction était très sage, un peu trop pour moi sans doute ; mais c’était Garden, et cela expliquait tout. « L’année dernière tu étais consentante, et pas sous l’effet d’une potion. J’ai très bien compris la dernière fois qu’il n’y avait plus de place pour ce genre de folies dans ta vie. » L’idée de lui faire mal n’était pas très loin, toujours à l’affut d’une occasion, car après tout Garden souhaitait me garder à distance, et cela valait bien une petite vengeance, même si son état actuel rendait la vengeance moins appréciable. « Je ne sais pas si c’est très utile de te dire ça, avec ton état, tu auras sans doute oublié cette conversation lorsque la potion aura quitté ton organisme… » Je saisis son visage en coupe entre mes mains, et approchai mon regard du sien pour le capter le plus étroitement possible. « Il serait dommage de capituler devant tes pulsions, alors que le moment sublime qui s’en suivrait ne te resterait pas en mémoire. Je me refuse à faire un tel gâchis ! » Et voilà comment, d’une pirouette, j’évitais de passer pour un gentil garçon. Bien sûr, je ne voulais pas profiter d’elle, mais à ses yeux j’aurais simplement été trop arrogant pour accepter qu’elle oublie mes prouesses sexuelles. Quoique, en y pensant, elle ne pouvait pas se souvenir de ma réaction. Etait-ce alors très judicieux de repousser ses avances et un plaisir certain par simple chevalerie ?
    Je rapprochais encore mon visage du sien, que je tenais toujours, jusqu’à ce que nos lèvres se frôlent, et je collai alors mon corps contre le sien dans une lenteur sensuelle. Mon regard caressa sa bouche avant de retrouver ses prunelles bleues, et je lui glissai dans un souffle :

    « Un jour tu me remercieras … ou non. »

    Je capturais ses lèvres sans le moindre effort, tandis que l’une de mes mains glissait de son visage pour venir lui arracher sa robe des mains et l’envoyer plus loin s’écraser au sol. Désormais libre, elle retrouva la hanche de Garden, avant de glisser vers ses fesses. Elle ne s’y attarda cependant pas, car je suspendis le baiser et l’action en cours pour me débarrasser de ma chemise sans réel ménagement. Elle rejoignit d’ailleurs la robe de Garden au sol, et mes lèvres se perdirent dans son cou alors que je me répandais en caresses sur son corps.
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MessageSujet: Re: Mensonges et Trahisons [A.]   Jeu 14 Juin - 21:48


    Je savais que je le menais là où je voulais. Aucun homme ne m’avait jamais résisté, ils étaient d’ailleurs ceux qui prenaient l’initiative avec moi. Il n’y avait que Curtis qui restait inaccessible, mais c’était seulement à cause du respect qu’il avait pour Paris qu’il ne me touchait pas et nous en avions un jeu, je lui faisais tourner la tête, le provoquais et il devait rester sage, contrôler ses pulsions qu’il n’avait pas l’habitude de brider. A part lui, seul Adam m’avait résisté mais seulement lorsque nous étions à Poudlard et qu’il était encore un jeune homme trop respectueux pour penser avoir des relations intimes dans un lieu inapproprié ou un moment mal choisi, de plus nous devions nous cacher à l’époque, ce qui ne facilité pas les choses. Or lorsque plus rien ne nous avait retenu des années après, il ne s’était pas privé. De toutes mes expériences passées, je savais que j’allais réussir et que mon plan était infaillible. Après tout, c’était lui-même qui m’avait dit me vouloir la dernière fois, ce n’était pas comme si je me lancer à l’aveuglette avec une personne dont j’ignorais ses sentiments et intentions envers moi. D’ailleurs lorsqu’il me plaqua avec un peu de rudesse contre la porte, je cru vraiment avoir gagné. Même quand il s’empara de mes poignets pour les bloquer eux aussi contre le bois. J’étais assez étonnées qu’il veuille jouer de cette manière, un peu brusque, mais c’était aussi peut être parce que j’avais poussé ses limites à bout et qu’il avait du mal à se contrôler. En fait, je m’en fichais tant qu’il me donnait ce que je voulais.

    « Tu as réussi à avaler une potion ! Ma pauvre, je te pensais plus intelligente que ça ! »

    Quoi ? Il me criais presque dessus parce qu’il réalisait que j’avais avalé une potion ? Je n’étais pas intelligente selon lui ? Boire une potion que quelqu’un a mis dans son verre n’est pas de l’imbécillité ! Ca arrive plus souvent qu’on ne veut bien le croire. Par contre rater une potion au point que ses effets se répercutent sur la personne qui la préparer, là, c’était de l’idiotie ! Je me retenais de lui rafraîchir la mémoire, cela n’entrait pas dans mon jeu, si j’étais vraiment sous l’emprise de cette potion, je ne serais pas en mesure de répliquer se genre de chose, mon cerveau serait trop focalisé sur mon désir et rien d’autre, je ne pouvais pas lui mettre aussi facilement la puce à l’oreille.

    « Je n’ai pas envie de toi Garden, ou pas comme ça en tous cas. » Tandis qu’il me mettait de force ma robe dans le bras, je me peinais à accepter qu’il m’avoue ne pas avoir envie de moi, ou plutôt je cherchais à comprendre ce qu’il cherchais à me faire comprendre par son ‘pas comme ça’, mais il ne m’en laissa pas vraiment le temps, enchaînant rapidement. « L’année dernière tu étais consentante, et pas sous l’effet d’une potion. J’ai très bien compris la dernière fois qu’il n’y avait plus de place pour ce genre de folies dans ta vie. » « Mais je suis consentante là ! Ca ne se voit pas ? » Même si j’avais vraiment été sous l’effet d’une potion, il ne me forçait à rien. Il aurait sans doute profité de la situation, d’accord, je pouvais comprendre ce point de vu, mais il n’aurait pas vraiment abusé de moi ! Alors pourquoi toutes ces paroles ?

    « Je ne sais pas si c’est très utile de te dire ça, avec ton état, tu auras sans doute oublié cette conversation lorsque la potion aura quitté ton organisme… » Il pris mon visage entre ses mains, m’obligeant à plonger dans son regard bleuté. « Il serait dommage de capituler devant tes pulsions, alors que le moment sublime qui s’en suivrait ne te resterait pas en mémoire. Je me refuse à faire un tel gâchis ! » Un gémissement m’échappa malgré moi. Je ne jouais pas, il avait réussi avec ses quelques mots à me faire miroiter assez de choses pour exacerber mon désir déjà bien éveillé. En approchant son visage un peu plus de mien, en frôlant nos lèvres, en collant son corps contre le mien, je me sentais de plus en plus fiévreuse et envieuse.

    « Pourquoi tu me torture comme ça ? Ce n’était pas la potion que j’avais soit disant ingurgité qui me faisait parler. J’avais vraiment l’impression qu’il cherchait à me torturer de cette manière alors qu’il me refusait ce que je lui demandais. Etait-ce une façon de me punir pour la dernière fois, parce que j’avais refusé ses avances, parce que je l’avais éloigné de moi avant même qu’il ne puisse vraiment reprendre une place à mes côtés ? Etait-ce sa façon de se venger ? Je devais avouer que si c’était le cas, cela marchait à merveille !

    « Un jour tu me remercieras… ou non. » Non, je te détesterais jusqu’à mon dernier souffle si… Mes pensées s’envolèrent au moment même où il emprisonna mes lèvres. Je ne comprenais plus rien. Ne venait-il pas de dire qu’il ne voulait pas de moi de cette manière ? Et maintenant il arrachait la robe qu’il m’avait lui-même collé entre les mains, puis les siennes s’aventurèrent à caresser mes fesses un bref instant, suffisant néanmoins pour que je sente la victoire mienne et que je décide de profiter de l’instant, ne m’obligeant plus à jouer un rôle, je pouvais simplement laisser libre cours à mes envies et désirs, profiter de cet instant qui me ressaisirait et qui me permettrait pas la suite de passer à autre chose. Il se débarrassa de sa chemise à une vitesse telle que je n’eu guère le temps de pouvoir le faire. Ses lèvres partir explorer mon cou tandis que ses mais caressaient mon corps d’une manière que j’avais oublié. Je profitais de cet instant de grâce quelques instants avant de le pousser légèrement en arrière pour mieux faire avancer les choses. J’attrapais les bords de son pantalon et sans le lâcher des yeux, je me baissais en même temps que je descendais complètement son vêtement pour le lui enlever. Lorsque je remontais vers lui, je déposais un baiser juste à la limite de son sous vêtement dans le but de le rendre fou dé désir pour moi. Je voulais qu’il ne voit que moi, qu’il ne respire, ne pense, ne vive que moi pendant ce moment qui ne serait qu’à nous. Mon regard pétillant de malice et désire brûlant s’accrocha au sien, un petit sourire mutin aux lèvres, je lui disais : « Tu es venu ici pour prendre un bain, non ? » Sans en ajouter davantage, je lui pris les mains et je l’obligeais ainsi à me suivre jusqu’à l’immense baignoire déjà remplie. Je le fis se glisser dedans et je le rejoignis aussitôt. M’immergeant totalement l’espace d’une seconde pour être totalement mouillée, je dégrafais ensuite mon soutient gorge que je déposais sur le rebord. Je me rapprochais de lui, sensuelle, puis me blottis contre lui, appréciant le contact de sa peau contre la mienne. Je me fis plaisir en embrassant ses lèvres, son cou, en caressant son torse, son dos, ses cuisses et en laissant l’une de mes mains impudiques passer sous son dernier vêtement pour aller se saisir d’un membre que j’espérais déjà éveillé par nos caresses. D’ailleurs j’entrepris de lui prodiguer quelques douceurs mais seulement quelques instants afin que mes deux mains se logent autour de son cou. Me serrant contre lui, l’embrassant, j’eu du mal à me souvenir de la dernière fois où je m’étais retrouvée dans un tel état. Paris n’était pas un mauvais amant, preuve en était de ses nombreuses conquêtes, mais aussi doué était-il, il lui manquait quelque chose, et cette chose seule Adam pouvait se venter de l’avoir. « Il ne t’arrive pas à la cheville. » Lâchais-je dans un souffle contre son cou.









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MessageSujet: Re: Mensonges et Trahisons [A.]   Ven 15 Juin - 12:52

    Tandis que je la jouais grand seigneur, Garden tenta de faire valoir qu’elle était consentante. Sans doute avais-je parlé un peu vite, évidemment qu’elle était consentante puisque la potion la mettait dans un état second, mais ce qui me dérangeait était qu’elle ne soit pas réellement conscience de ses gestes et de ses mots. Mais à mesure que je la mettais face à l’évidence, je me rendais à mon tour compte d’une chose extrêmement importante. Ce qui me déplaisait, dans cette situation, ce n’était pas tant que ce soit « facile », mais que Garden puisse me trouver profiteur. J’avais tout sauf envie qu’elle me tombe dessus pour avoir profité d’elle dans un moment de faiblesse. Mais je réalisais qu’elle n’en aurait aucun souvenir.

    « Pourquoi tu me torture comme ça ? »

    Son grain de voix me fit étrangement vibrer, comme si je n’attendais que cette supplique pour lâcher prise.

    « Un jour tu me remercieras… ou non. »

    Je lançais les hostilités, et même si je ne pouvais plus voir le visage de Garden lorsque je m’aventurais dans son cou, je sentis son plaisir à me voir enfin céder. Et elle ne resta pas inactive bien longtemps, attrapant mon pantalon sans cérémonie pour le faire glisser le long de mes jambes. Le simple fait de la voir se baisser m’émoustilla. Je l’aidais légèrement sur la fin, puis poussai du pied mon pantalon pour qu’il n’entrave pas nos pas à l’avenir. En remontant, Garden déposa un baiser très simple, mais loin d’être chaste, à la frontière de mon boxer. J’eus un léger sourire, tandis que je cherchais à contenir mon envie pour ne pas la laisser transparaitre trop vite. J’aimais obliger les femmes à s’employer convenablement avant de laisser visible ce qu’elle prenait plaisir à supposer. Revenue à ma hauteur, elle me servit le regard le plus malicieux que je lui ais vu dans pareil situation. Je tentais de deviner ses paroles avant qu’elle ne les formule, et lorsqu’elle s’exprima, elle réussit à me surprendre :

    « Tu es venu ici pour prendre un bain, non ? »

    Elle attrapa ma main pour me guider jusqu’à la baignoire derrière moi, puis me laissa m’y introduire en premier. Je pénétrais dans l’eau sans me faire prier, et attendis étonnement sagement qu’elle s’exécute à son tour. Elle disparut un instant sous l’eau, et mon cœur se souleva lorsqu’elle en sortit, les cheveux mouillés, et le regard brûlant. Elle se débarrassa d’un morceau de tissu qui ne pourrait que nous gêner, puis vint se coller à moi avec une sensualité enivrante. Je n’avais jamais connu Garden ainsi. Même durant l’unique nuit que nous avions partagé, je ne l’avais pas trouvé vraiment libérée. La potion semblait inhiber toutes les barrières qu’elle s’imposait en temps normal, et je ne pouvais que m’en réjouir. Pourtant, une ombre douloureuse passa sur mon visage, tandis que les lèvres de Garden quittaient les miennes pour ravir mon cou. J’avais l’impression de ne pas vraiment partager cet instant avec Garden. En un sens c’était mieux, car la Garden que j’estimais connaître n’aurait jamais été aussi directe, mais je m’en voulais un peu de lui subtiliser un moment d’inconscience, car ce n’était pas vraiment être avec elle. Pouvais-je réellement profiter égoïstement de ce qu’elle pensait m’offrir en son âme et conscience ?

    « Il ne t’arrive pas à la cheville. »

    Cet aveux accentua la bataille qui se livrait dans mon esprit. J’aurais tellement voulu entendre Garden me dire ça. L’obtenir d’une Garden envouté lui faisait malheureusement perdre tout son charme. Ma main ébaucha une caresse dans ses cheveux, puis l’autre la mit à distance d’une simple pression contre son épaule. Mes yeux la tinrent en respect tandis que je risquai d’une voix triste :

    « Mais je l’imagine très bien profiter de toi de cette manière… » Ma main glissa contre son épaule jusque dans sa nuque, et l’autre obliqua dans la même direction. « Je ne peux pas m’empêcher de penser au passé. Et j’ai beau être fier de ce que je suis devenu, je ne pourrais jamais renier la partie de moi qui te respecte presque trop. » J’attirais son visage près du mien et lui volai un baiser, comme la dernière chose que j’oserais lui prendre ce soir. Mes mains glissèrent contre son corps jusqu’à ses hanches, et je dus me mordre la langue pour m’en tenir à ma résolution lorsqu’elles frôlèrent ses seins. « Garden… » Je la serrais contre moi une dernière fois, collant mon visage contre ses cheveux mouillés, qui m’enivraient encore davantage de leur parfum. « Je sais que tu es incapable de raisonner avec cette potion, alors je le fais pour nous deux. » Un éclair me saisit, et je pris conscience que je pouvais tout dire, puisqu’elle aurait tout oublier à son réveil. Pourquoi diable me retenir de lui avouer toutes ces choses qui me brûlaient la langue, pourquoi faire mon dur et me retenir de craquer, alors que cela aurait le double mérite de me libérer et d’être effacé au matin. Portant ma bouche à son oreille, je la maintins fermement contre moi, une main dans le creux de ses reins, et l’autre dans sa nuque.

    « C’est ce que tu veux le plus à cet instant, mais je ne peux pas t’offrir une simple aventure d’un soir. Je suis un autre homme, mais je n’ai pas vraiment réussi à me détacher de mon côté sentimental. » Je libérais légèrement sa nuque, tout en ramenant mon visage dans son champs de vision. Un sourire faussement navré aux lèvres, je poursuivis : « Je pensais avoir fait du chemin, mais face à toi c’est peine perdue. » Je laissai enfin sa nuque en paix pour permettre à mes doigts de venir cueillir son menton. « Je t’aime toujours. » Je l’embrassai, et cette fois ce devait vraiment être la dernière, aussi y mis-je tout mon cœur, en approfondissant très vite les choses, pour venir chercher la langue de celle que j’aimerais sans doute à jamais et contre toute logique. J’étais quelqu’un d’intelligent, mais je n’avais jamais été très brillant concernant Garden, car mon cœur et mon caractère impulsif prenait constamment le relais dans nos relations.

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MessageSujet: Re: Mensonges et Trahisons [A.]   Ven 15 Juin - 15:22


    Enfin, j’avais réussi à le mener là où je le voulais. Adam était tout à moi. Il avait laissé ses quelques doutes derrière lui et profitait de ce que je lui donnais sans chercher à s’encombrer de question, c’était parfait. Je ne voyais plus que lui et nos deux corps serrés l’un contre l’autre, nos lèvres s’embrassant, nos mains nous caressant l’un l’autre. Rien n’aurait pu venir ternir ce moment de pure passion. Mais il avait fallut que j’ouvre ma bouche, que je perce le silence qui nous enveloppait et que je rompe le charme de ce fait. Enfin, je ne pense pas que cela aurait été le cas avec n’importe qui d’autre, mais Adam semblait plus sensible à mes remarque que n’importe qui. C’était quelque chose que les femmes aimaient, qu’on les écoute, qu’on comprenne ce qu’elles disent sans avoir à s’expliquer davantage, qu’on les comprenne… mais là je n’avais vraiment pas besoin de ça, et le fait qu’Adam me repousse, même doucement, me frustra hautement.

    « Mais je l’imagine très bien profiter de toi de cette manière… » Sa voix paraissait tellement triste qu’elle m’en fendit le cœur. Il avait raison, Paris n’aurait pas cherché à savoir ce qui se passait dans ma tête, et profiter d’un moment de faiblesse d’une femme ne le dérangerait en rien. Alors pourquoi Adam ne pouvait-il pas en faire de même ?! Juste une fois, ce n’était pas trop demandé ? Pourtant je connaissais la réponse au fond de moi : il n’était pas lui. « Je ne peux pas m’empêcher de penser au passé. Et j’ai beau être fier de ce que je suis devenu, je ne pourrais jamais renier la partie de moi qui te respecte presque trop. » Une chaleur m’envahie et cela n’avait rien à voir avec la température de l’eau. Le baiser qu’il m’offrit fut doux et pleins de sentiments que je sentais tout de même contradictoire. Je ne savais pas ce qu’il avait dans la tête, ce qu’il pouvait réellement penser à cet instant et cela me frustrée tout autant que le fait qu’il nous ait interrompu.

    « Garden… » Il me serra contre lui et je me laissais faire comme un pantin désarticulé. J’étais totalement perdue, me sentant si unique à ses yeux que je culpabilisais de lui avoir mentit pour arriver à mes fins. Il ne voulait pas simplement d’une coucherie d’un soir comme je l’avais imaginé, il y avait quelque chose de plus et cette chose je n’étais pas certaine de pouvoir lui offrir. « Je sais que tu es incapable de raisonner avec cette potion, alors je le fais pour nous deux. » Je maudissais mon idée de potion pour la première fois. J’étais consciente ! Pleinement consciente ! et je n’attendais qu’une chose, qu’il me fasse vibrer entre ses bras. Il l’aurait fait sans se faire prier si il n’avait eu cette histoire de potion, voilà que je me mordais les doigts. Mon plan n’était pas si infaillible que ça. Je n’avais pas pensé que Adam puisse me respecter autant aujourd’hui tout comme par le passé.

    Me serrant tout contre lui comme s’il avait peur que je ne m’envole, je sentis ses lèvres contre mon oreille et j’attendis, un nœud au ventre qu’elles libèrent ce qu’elles voulaient tant m’avouer. « C’est ce que tu veux le plus à cet instant, mais je ne peux pas t’offrir une simple aventure d’un soir. Je suis un autre homme, mais je n’ai pas vraiment réussi à me détacher de mon côté sentimental. » Il me laissa un peu plus d’espace, suffisamment pour que nos visages se retrouvent face à face. « Je pensais avoir fait du chemin, mais face à toi c’est peine perdue. » Je me sentis rougir légèrement. Savoir que j’avais ce pouvoir sur Adam était presque comme s’il me dévoiler que je compter encore plus que je l’imaginais pour lui. « Je t’aime toujours. » Je ne sais pas si mon cœur s’arrêta, s’il explosa, s’il loupa un battement ou s’il s’accéléra. Il… m’aimait ? Adam était amoureux de moi ? Et je ne pouvais pas imaginer qu’il me mente, il pensais que j’oublierais tout après ce soir alors il n’avait pas de raison de me mentir là-dessus alors même que j’étais prête à m’offrir à lui. Et si ses paroles ne m’avaient pas convaincues, son baiser s’en chargea d’autant plus. J’enroulais mes bras autour de son cou, espérant qu’il ne s’arête jamais, que le temps se suspendrait afin de nous laisser seuls, ensemble, à jamais. Cependant c’était impossible, d’autant plus que je devais lui dire, lui répondre quelque chose. Je ne pouvais pas rester muette après tout ce qu’il m’avait dit, mais comment faire sans dévoiler mon mensonge ? J’avais plus d’une corde à mon arc et je me trouvais particulièrement manipulatrice pour le coup. « Tu te rends bien compte de ce que tu viens de dire ? Tu as l’air de penser que j’ai pris une potion et vu mes symptômes, je pencherais pour un aphrodisiaque, or cette potion n’efface pas la mémoire de ceux l’ayant bu comme certaines autres. Alors… tu comprends ? » Que je n’oublierai pas ce que tu viens de m’avouer, que je me souviendrais toujours que tu m’aimes…

    C’en était trop. Je voulais tout arrêter, mais je ne pouvais pas lui avouer que je l’avais manipulé, ni même que je le désirais réellement en temps normal. Les choses étaient tellement compliquées, je ne pouvais pas me permettre de les rendre encore plus difficile. Je devais continuer dans mon jeu, même si le raisonnement que je venais de lui apporter était bien trop clair pour une personne sous l’influence de ce genre de potion. Je me collais à lui afin qu’il puisse sentir tout mon corps contre le sien et ne penser à rien d’autre, je cueillais ses lèvres un bref instant et plantais un regard profond dans le sien. « Si tu m’aimes comme tu le dis, tu voudrais me rendre heureuse n’est-ce pas ? Alors qu’attends-tu ? Ce que je te demande est simple pourtant ! Fais moi tienne, maintenant. J’aurai pu aller trouver Paris ou n’importe quel collègue, voir même un élève, mais c’est vers toi que je suis venue, ça compte ça non ? Ca te prouve bien qu’il me reste un peu de lucidité pour être venue t’attendre jusqu’ici. » Je voulais qu’il me cède tout en sachant que je l’avais choisi, lui, et après ça, je pourrais toujours dire que je ne savais pas vraiment ce que je faisais, je m’excuserais auprès de lui si jamais il venait à m’en reparler. « tu peux dire ce que tu ne veux pas, mais il y a une chose qui me ment pas. » A nouveau ma main alla sous son sous vêtement s’emparer du membre tendue et je pris soin de lui prodiguer les caresses les plus agréables. Le point faible de tous les hommes, celui qui empêche leur cerveau de fonctionner correctement. « Je t’en pris Adam, ne me repousse pas. » Mes yeux et le timbre de ma voix le suppliaient car je commençais à désespérer et à ne plus savoir quelle carte jouer, d’autant plus après toutes ses révélations qui changeaient la donne.










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MessageSujet: Re: Mensonges et Trahisons [A.]   Ven 15 Juin - 19:56

    Un silence qui me parut durer une éternité s’installa. Je ne pouvais espérer de réelle réaction de la part de Garden. Sous l’effet de la potion, elle pourrait tout juste se servir de mes aveux pour parvenir à ses fins sur le plan sexuel, mais à dire vrai cela m’était égal. Je préférais encore ça plutôt que d’avoir la Garden consciente devant moi et de devoir affronter son regard. Celui qu’elle me servit me semblait néanmoins interloqué, sans doute n’était-elle pas à même d’avoir une réaction sensée devant pareille déclaration, et j’imaginais les méandres par lesquels elle passa avant de me répondre, assez calmement.

    « Tu te rends bien compte de ce que tu viens de dire ? Tu as l’air de penser que j’ai pris une potion et vu mes symptômes, je pencherais pour un aphrodisiaque, or cette potion n’efface pas la mémoire de ceux l’ayant bu comme certaines autres. Alors… tu comprends ? »

    J’arquai un sourcil. Sa façon de raisonner était étrangement habile pour une victime de potion. Je me sentis un instant flotter, et les circonstances décrivirent d’étranges formes dans mon esprit. Un aphrodisiaque … je n’avais pas pensé à ça, j’avais pensé à une potion spécialement prévue pour qu’elle soit attirée par moi et par moi seul, mais pas un aphrodisiaque qui aurait simplement inhibé sa retenue face à la personne qu’elle désirait vraiment au fond d’elle. Je pris un instant pour m’en sentir flatter, avant de me rappeler qu’elle pourrait se souvenir de tout… Non, ce n’était pas imaginable. N’importe quelle potion jouant avec les sentiments ou les désirs entraînaient irrémédiablement une certaine amnésie, plus ou moins prononcée selon les doses ingurgitées et la résistance naturelle de la victime, mais l’effet d’oubli était imparable.
    Je risquais finalement avec l’énergie du désespoir et un aplomb dont je ne me sentais pourtant plus capable :

    « Écoutes, ma grande, c’est moi le Serdaigle ici. Je ne doute pas de tes capacités à être gentille et fidèle… » J’eus un sourire entendu et l’œil moqueur. « Mais je reste le petit génie, et je t’assure que ce genre de potion entraine forcément des amnésies, plus ou moins sévères ou réversibles selon les cas. »

    J’étais à peu près sûr de ce que j’avançais, mais l’assurance de Garden me faisait douter. Ou alors le problème ne venait pas de la potion mais de la réalité de sa prise ou non. Garden se révélait soudain bien calme, alors qu’une seule idée était sensée occuper ses pensées. Elle se serra cependant contre moi, comme si elle avait lu dans mon esprit et compris mon doute. Elle m’embrassa brièvement avant de planter ses yeux captivants dans les miens.

    « Si tu m’aimes comme tu le dis, tu voudrais me rendre heureuse n’est-ce pas ? Alors qu’attends-tu ? Ce que je te demande est simple pourtant ! Fais-moi tienne, maintenant. J’aurais pu aller trouver Paris ou n’importe quel collègue, voir même un élève, mais c’est vers toi que je suis venue, ça compte ça non ? Ça te prouve bien qu’il me reste un peu de lucidité pour être venue t’attendre jusqu’ici. Tu peux dire ce que tu ne veux pas, mais il y a une chose qui ne ment pas. »

    Je n’eus aucun mal à comprendre ce qu’elle entendait par là, puisqu’elle glissa sa main au-delà de mon boxer, venant caresser une partie de mon corps que j’aurais aimé lui faire connaître davantage. Je savais où elle voulait en venir, et déjà mes pensées s’entrechoquaient, pour ne finalement plus faire qu’une.

    « Je t’en prie Adam, ne me repousses pas. »

    La supplique termina d’achever ma décision. J’attrapais rapidement son poignet, pour la forcer à retirer sa main de l’abri où elle s’était réfugiée. De mon autre main, j’attrapais sa taille, et je la fis alors pivoter, dans un pas de danse nautique, pour qu’elle se retrouve contre le bord de la large baignoire rectangulaire, et me laisse ainsi la position de force. Je caressai doucement sa joue, lui accordant un dernier regard, avant de faire glisser mes mains jusqu’à sa petite culotte bleue qui n’avait plus lieu d’être, ainsi mouillée. Je plongeais la tête sous l’eau pour descendre avec le sous vêtement et saisir les chevilles de Garden pour les lui faire lever l’une après l’autre et libérer le léger morceau de textile. Je remontai tout en la caressant de ma main libre, et je ne pus qu’admirer ses formes sous l’ondoiement de l’eau. Je refis surface et posai la culotte de côté ; nous n’en aurions plus l’usage. D’un léger mouvement de tête, je ramenais une mèche rebelle vers l’arrière, et envoyai involontairement des gouttelettes d’eau s’écraser au visage de Garden. Mes cheveux ainsi mouillés faisaient plus longs qu’ils n’en avaient l’air à l’état sec, mais j’avais conscience de l’atout charme que cela m’accordait. Même si elle était influencée par la potion, j’espérais que Garden en prenne conscience en son for intérieur. Mes mains attrapèrent à nouveau sa taille et je la collais entre les parois de pierre et mon corps quasiment nu.

    « Il va rester un petit détail à régler si tu veux aller plus loin. » Je la tins plus étroitement contre moi en ajoutant : « Mais attends. Je vais faire ce que tu souhaites, et profiter de l’état dans lequel te met cette potion. » Je pouvais ainsi lui exposer mes envies sans risquer de la voir s’offusquer ni de paraître en oser trop, puisqu’elle brûlait de désir pour moi en cet instant et qu’elle m’avait plus que clairement supplié de ne pas la repousser. « J’aimerais que tu me surprennes, et que tu fasses quelque chose dont je ne t’imagines pas capable dans ton état normal… » L’une de mes mains délaissa sa taille pour attraper sa propre main et la porter à mon boxer, si près de ma virilité déjà excitée. « Ce vêtement est de trop. Enlèves- le avec les dents. » Je n’attendais pas qu’elle fasse tout de cette manière, elle pouvait bien s’aider un minimum de ses mains, mais je voulais surtout me faire plaisir en voyant Garden accepter un procédé dont je l’imaginais étrangère. Certes, elle était avec Montgommery, mais Garden resterait toujours douce et chaste à mes yeux.

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MessageSujet: Re: Mensonges et Trahisons [A.]   Sam 16 Juin - 0:10


    « Écoutes, ma grande, c’est moi le Serdaigle ici. Je ne doute pas de tes capacités à être gentille et fidèle.. Mais je reste le petit génie, et je t’assure que ce genre de potion entraine forcément des amnésies, plus ou moins sévères ou réversibles selon les cas. »

    Ecoutes, mon petit, tu es peut-être de Serdaigle, mais en attendant, moi, je ne me suis jamais trompée en préparant une potion, encore moi en en étant la propre victime. Il l’aurait bien mérité celle là mais j’avais autre chose en tête et les piques ne faisaient pas parties de mon plan. Cela n’aurait eu que pour conséquence de me dévoiler et je ne le voulais surtout pas. Il me détesterait à coup sûr s’il apprenait que je l’avais trompé et que je m’étais jouée de lui, or je ne voulais pas que cela arrive. Je préférais me coller tout contre lui et continuer sur ma lancée afin de le pousser là où je le voulais. J’essayais de le convaincre en partant sur les sentiments qu’il venait d’avouer à mon égard, mais je savais que ce n’était pas bien. Cependant j’aurai le temps de culpabiliser après. Quitte à avoir des remords, autant avoir eu ce que je voulais. Je ne cherchais plus à le convaincre avec de grands discours, préférant les actes. Ma mais alla de ce fait caresser sa virilité et j’osais une dernière supplique : « Je t’en prie Adam, ne me repousses pas. »

    J’avais fini d’imaginer avant l’heure ma victoire, d’autant plus lorsqu’il m’obligea à retirer ma main et qu’il me fit pivoter pour me plaquer contre le rebord de la baignoire. Même la caresse sur ma joue ne me donna pas un semblant de gagne, jusqu’à ce qu’il ne disparaisse sous l’eau et que je le sente me retirer mon dernier vêtement. Je me laissais sagement faire, satisfaite de la tournure que prenait les choses, et lorsqu’il refit surface, mon cœur loupa un battement, je pouvais l’affirmer cette fois-ci. Ainsi trempé, il était d’une beauté à couper le souffle. Adam n’avait déjà rien à envier aux autres hommes, mais là, j’avais du mal à croire réelle l’image qu’il me renvoyait de lui. Il était tellement beau, tellement sexy, à couper le souffle. Comment pouvait-il exister un être aussi parfait dans ce monde ?

    « Il va rester un petit détail à régler si tu veux aller plus loin. » Il me tenait tout contre lui et je laissais échapper dans un souffle : « Tout ce que tu voudras. » J’étais prête à tout et n’importe quoi pourvu qu’il me laisse profiter de son corps, de lui, qu’il me caresse encore et encore. « Mais attends. Je vais faire ce que tu souhaites, et profiter de l’état dans lequel te met cette potion. J’aimerais que tu me surprennes, et que tu fasses quelque chose dont je ne t’imagines pas capable dans ton état normal… » J’étais suspendue à ses lèvres. Je ne savais ce que Adam imaginait que je pouvais faire ou non et lorsqu’il attrapa ma main pour la porter de lui-même à son boxer, j’arquais un sourcil. Jusque là je ne n’imaginais rien de bien extraordinaire. « Ce vêtement est de trop. Enlèves-le avec les dents. »

    Ce n’était queça ? Et bien soit, il ne serait pas déçu du voyage ! Cependant je m’amusais un instant à prendre une mine intimidée juste pour le taquiner et le surprendre davantage. Prenant ma respiration, j’obtempérais en pliant les jambes pour m’immerger totalement sous l’eau. Afin d’être sûre de ne pas le mordre car l’eau ne m’aidais pas vraiment, j’attrapais donc son boxer avec les mains pour le décoller de sa peau puis je le prenais entre mes dents. Ce vu assez difficile de le descendre de cette manière avec l’eau qui ne jouait pas en ma faveur, mais je réussi à le mener jusqu’à ses chevilles en un temps raisonnable. Là, je lui retirais de la même manière qu’il avait pu le faire pour moi, mais en remontant, je pris mon temps, mes mains caressant ses cuisses le long de ma remontée, et surtout, ma langue se permettant de goûter son membre dans toute sa longueur avec une lenteur calculée. Sortant enfin de l’eau, je lui offris un sourire amusé et coquin devant ce que je pensais être une mine stupéfaite.

    « Quelque chose ne va pas ? Ce n’était pas assez surprenant pour toi ? » Demandais-je d’une voix presque innocente alors que je mettais finalement à rire doucement. « Voyons Adam, tu n’es pas le seul à avoir de l’expérience. » Je pensais même avoir plus de conquêtes que lui, du moins je savais avoir commencé avant lui et être peut-être même plus libérée. « [color:2f41=ffff82]alors satisfait ? Ou dois-je encore te démontrer mes nombreux talents ? A moins que se ne soit qu’une diversion pour me cacher tes propres lacunes ? » J’avoue, je le cherchais, je voulais le pousser à bout pour qu’il fasse ce moi je souhaitais. Il devait être assez surpris car la fois où nous avions couché ensemble, je n’avais pas vraiment montré ce dont j’étais capable. En réalité j’avais seulement apprécié ce qu’il me donnait – enfin – et c’était tellement tendre et doux à ce moment là que je n’avais pas pensé à faire preuve d’imagination, seulement à me laisser aller tout contre lui.










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MessageSujet: Re: Mensonges et Trahisons [A.]   Sam 16 Juin - 6:29

    Avec la demande que je venais de lui faire, j’avais le sentiment de me retrouver un peu. La sensibilité que je lui avais révélée ne faisait pas partie de mon personnage actuel, ce n’était qu’un ersatz de ce que j’avais été, et qui n’appartenait plus désormais qu’à Garden. Le petit jeu que je lui proposais me correspondait plus, mais j’étais loin d’imaginer qu’il lui correspondait aussi davantage que l’image que je me faisais d’elle. Elle m’avait promis « tout ce que je voulais », avant que je ne lui fasse la proposition, et elle ne pouvait désormais plus que s’exécuter. Sa mine intimidée me fit hésiter un instant. Merlin que c’était dur d’être moi-même avec cet amour de jeunesse si persistant ! Mais elle plongea rapidement sous l’eau pour mon plus grand plaisir et je la laissai faire non sans un frisson, lorsque je sentis qu’elle avait attrapé mon boxer avec les dents. Je fus étonnement patient, et le temps qu’elle mit à me retirer ce dernier vêtement me parut finalement assez court. Mais elle ne me laissa pas sur ma faim, remontant ses mains contre mes cuisses, puis laissant sa langue parcourir mon membre dans toute sa longueur. J’eus un petit gémissement de plaisir qu’elle ne put entendre, et son regard mutin exacerbé par un sourire amusé me donna un frisson étrangement plaisant. Je ne pus sans doute cacher ma surprise de la voir se prêter au jeu si facilement, mais lorsqu’elle parla, je consentis à admettre que la potion devait y être pour beaucoup.

    « Quelque chose ne va pas ? Ce n’était pas assez surprenant pour toi ? » Je fus interloqué par son rire, mais je n’eus pas le temps de répondre avant qu’elle enchaine. « Voyons Adam, tu n’es pas le seul à avoir de l’expérience. Alors satisfait ? Ou dois-je encore te démontrer mes nombreux talents ? A moins que ce ne soit qu’une diversion pour me cacher tes propres lacunes ? »

    Je ne pus retenir un ricanement acerbe. Je comprenais très bien ce qu’elle cherchait. Elle souhaitait me provoquer pour obtenir ce qu’elle désirait. Je me rapprochais d’elle pour la bloquer contre la paroi, une main de chaque côté d’elle sur les rebords de la baignoire. J’arquai un seul sourcil tout en lui accordant un léger sourire en coin qui transpirait l’arrogance.

    « Allons, il faudrait le faire exprès pour avoir des lacunes avec un corps pareil. » Je lui embrassais doucement la joue, avant de glisser ma bouche à son oreille. « Mais puisque tu le proposes, j’aimerais vraiment voir toute l’étendue des possibilités que m’offre cette potion. » J’attrapais sa mâchoire d’un geste vif, presque brutal, et lui obliquai mon regard le plus condescendant. « Puisque tu veux à tout prix le faire ici et maintenant… Il va falloir me passer sur le corps. » Mon intonation prouvait la langueur qui m’atteignait. J’avais conscience d’être largement hypocrite, car j’étais déjà suffisamment dur pour que Garden le sente contre son bas ventre, et je devais lutter pour ne pas moi-même prendre les choses en main. Mais il suffisait que je me focalise sur Garden, et j’avais instantanément envie de faire durer le plaisir. Je lui accordais déjà un simple moment d’intimité, je ne voulais pas en plus que cela prenne l’allure d’un coup vite fait. Presque inconsciemment, ma main encore accrochée au rebord descendit contre le corps de Garden, jouant un instant avec la courbure de son sein, puis venant se poser sur son intimité. Je descendis encore d’un millimètre, et mon doigt la pénétra avec une facilité déconcertante. L’eau représentait un bon élément pour le sexe, mais je savais que l’envie de Garden me facilitait autant voire davantage les choses que l’eau dans laquelle nous nous trouvions. Je retirais rapidement mon doigt avant d’en faire trop, un sourire explicite aux lèvres.

    « Même si tu ne m’aimes pas, tâches de me le faire croire, mon ange. »

    Le surnom que je lui accordais détonnait avec la situation et le contexte particulier dans lequel nous nous trouvions, mais je n’en avais rien à faire. Garden serait toujours un ange à mes yeux, et il lui faudrait énormément s’employer ce soir si elle souhaitait me faire revenir sur cette opinion.
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MessageSujet: Re: Mensonges et Trahisons [A.]   Sam 16 Juin - 13:32


    J’étais plutôt fière de mon effet. Adam ne me connaissait pas assez à ce niveau là et il semblait me voir comme une jeune fille fragile qu’il fallait cajoler en douceur de peur qu’elle ne se brise et un peu entreprenante. Je lui prouvais ainsi qu’il avait tort, malheureusement, il devait penser que cela venait de la potion et non de moi. J’aurai aimé à ce moment qu’il sache la vérité, qu’il ne pense pas que je puisse lui procurer de tels plaisirs simplement sous l’effet d’une potion mais que j’étais sans nul doute douée dans ce domaine. Peut-être n’était-ce pas un sujet auquel il fallait se vanter lorsque l’on était une jeune femme, cela était assez mal vu contrairement aux hommes qui pouvaient narrer leurs exploits et compétences en recevant de grandes tapes dans le dos et des félicitations. Maintenant, je voulais qu’Adam me montre l’étendu de ses propres talents, la dernière fois, je pensais qu’il s’était retenu, ou bien qu’il avait tout fait en douceur en ayant peur de me brusquer. Je ne m’en plaignais pas, cette nuit restera gravée à jamais dans mon esprit, mais je voulais quelque chose de plus passionné à présent. Quelque chose me rassasiant et m’aidant à l’oublier pour de bon, même si le fait qu’il m’ait avoué m’aimer réellement serait difficile à oublier et ne m’aiderait sans doute pas à avancer. Je devais moi-même me convaincre que les sentiments que j’avais pour lui appartenaient au passé et qu’ils ne subsistaient que par nostalgie, parce que notre histoire ne s’était pas terminée comme les autres, qu’elle avait un goût d’inachevé.

    A ma provocation je n’eu le droit qu’à un ricanement assez déplaisant et sa façon de se rapprocher de moi, de me coincer entre le rebord de la baignoire et son corps, mais aussi son sourcil arqué et son sourire arrogant n’avaient rien pour arranger les choses.

    « Allons, il faudrait le faire exprès pour avoir des lacunes avec un corps pareil. » J’avoue que j’imaginais mal Adam ne pas savoir se servir de son corps. En même temps, cela ne voulait rien dire, on pouvait être le plus beau des hommes et se reposer uniquement là-dessus sans savoir donner de réel plaisir à sa partenaire ou en étant simplement égoïste en ne pensant qu’au sien. Adam m’avait prouvé l’an passé que ce n’était pas le cas, qu’il aimait autant recevoir que donner, mais je voulais de fougue ! et pour l’instant tout ce qu’il me donnait s’était un air de supériorité.
    Il m’embrassa la joue, glissant doucement à mon oreille : « Mais puisque tu le proposes, j’aimerais vraiment voir toute l’étendue des possibilités que m’offre cette potion. » Profiteur. Ce fut le mot qui me vint tout de suite à l’esprit. J’avoue avoir compter là-dessus pour l’aboutissement de mon plan, mais je trouvais qu’il poussait le bouchon un peu loin, allant jusqu’à me demander des choses qu’il n’aurait jamais osé si j’avais été pleinement consciente.

    Sa façon d’attraper ma mâchoire me fit presque mal et je commençais à paniquer en me demandant si Adam n’avait pas développé des penchant quelques peu étranges. « Puisque tu veux à tout prix le faire ici et maintenant… Il va falloir me passer sur le corps. » Comme si lui-même n’était pas déjà fin prêt à passer à l’acte ! Je pouvais largement le sentir et cela me frustrait assez qu’il cherche à faire durer les choses. Il voulait tout, plus que je pensais lui donner à la base, même si cela ne m’aurait pas dérangé en soit s’il ne l’avait pas exigé. J’étais capable de prendre les choses en mains et de rendre mes amants fou de plaisir sans qu’on me le demande, mais là j’avais l’impression d’être un vulgaire jouet avec lequel il s’amuser le plus possible avant qu’on ne lui retire des mains. Cependant, j’avoue avoir oublié cela lorsqu’il se mit à caresser la naissance d’un de mes seins. J’aimais sentir ses mains sur moi, elles m’électrisaient complètement, et que dire lorsqu’elle descendit plus bas et que je sentis son doigts entrer là où j’étais le plus à même de l’accueillir. Je me cambrais, agrippant ses épaules, les yeux fermés fortement et gémissant sans retenue, jusqu’à ce qu’il ne s’arrête, me retirant mon plaisir. Il me torturait ! Il se vengeait d’une façon ou d’une autre, cela ne pouvait pas être autrement ! Comment expliquer sinon qu’il joue ainsi avec moi ?

    « Même si tu ne m’aimes pas, tâches de me le faire croire, mon ange. » Mais je l’aimais ! Non ! Je ne l’aimais plus ! Il ne s’agissait que d’une attirance physique trop forte que je devais assouvir ! J’essayais de m’en convaincre et pourtant, je me jetais littéralement à son cou pour l’embrasser avec fougue, faisant passer mes sentiments que je voulais pourtant taire. Grâce à l’eau, je n’eu aucun mal à faire en sorte de me soulever pour agripper sa taille de mes jambes. Ainsi contre lui, je me plaisais à me mouvoir frottant nos intimités l’une contre l’autre, tandis que je délaissais ses lèvres pour aller mordiller le lobe de son oreille. « Si c’est ce que tu veux… mais je ne te pensais pas si gourmand et profiteur. » A peine ma phrase achevée, je rejetais ma tête en arrière de plaisir. Les mouvement de mon bassin contre son bas ventre m’arrachaient un plaisir non négligeable, mais je savais aussi que cela ne suffirait certainement pas à Adam et j’étais bien décidé à lui montrer combien je pouvais lui offrir de délice en peu de temps.

    Je libérais sa taille en reposant mes pieds au fond de la baignoire, un sourire complice aux lèvres, je lui attrapais la main. « Suis-moi mon amour, tu ne vas pas le regretter. » Je ne faisais que répondre à sa demande en l’appelant ainsi, bien que je n’eu pas réellement à me forcer. Je dois tout même avouer que je n’avais pas l’habitude de donner ce genre de surnom à mes amis ou même mes compagnon. J’avais toujours appelé Paris pour son prénom par exemple, seul Teo avait le droit à des noms tendres de ce genre. Peut-être était-ce parce que je n’avais jamais réussi à m’engager sérieusement, à vraiment tomber amoureuse, sauf une fois et quand on voit le résultat on peut comprendre que je ne sois pas familière avec ces mots là. Mais si un jour je devais appeler un homme de cette manière, je pensais qu’il s’agirait tout naturellement d’Adam.

    Je lui fis faire un pas, puis je l’obligeais à échanger nos places pour qu’il retrouve dos au rebord de la baignoire à son tour. « Assies-toi. » Lui dis-je d’une voix sensuelle en désignant du menton le rebords légèrement en hauteur. Lorsqu’il obtempéra, Je me hissais sur la pointe des pieds afin de déposer un baiser sur l’un de ses tétons, puis j’achevais mon geste en l’emprisonnant entre mes dents. Mes lèvres parcoururent son buste en descendant toujours plus bas et sans plus de cérémonie, je lui fit écarter les jambes et embrassais son membre. Je ne comptais pas m’arrêter en si bon chemin. Après un instant à caresser sa virilité tendue, mes lèvres se refermèrent dessus et entamèrent une danse qui devrait le rendre fou.









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MessageSujet: Re: Mensonges et Trahisons [A.]   Dim 17 Juin - 14:09

    Je ne pouvais pas dire si c’était moi qui obtenais ce que je désirais, ou si c’était elle qui tirait toutes les ficelles, mais nous allions tous deux y trouver notre compte. Je nourrissais encore quelques remords, mais plus les minutes s’égrainaient, plus Garden parvenait à m’en détourner. Ce fut par exemple le cas lorsqu’elle passa ses jambes autour de ma taille, et commença à se frotter contre moi de manière non équivoque. J’attrapai ses cuisses et la serrai davantage, accompagnant ses mouvements. Elle mordilla le lobe de mon oreille, et j’émis un léger gémissement, qui m’éloigna encore davantage de mes remords.

    « Si c’est ce que tu veux… mais je ne te pensais pas si gourmand et profiteur. »

    Je souris sans chercher à savoir si elle le surprendrait. Elle ondula un instant de plus contre mon bassin, avant de priver mes hanches de ses cuisses, en reprenant son appui au fond de la baignoire. Elle me sourit d’une manière qui me rappela le passé et, mettant sa main dans la sienne, elle ajouta :

    « Suis-moi mon amour, tu ne vas pas le regretter. »

    Un nouveau sourire franchit la barrière de mes lèvres, et je laissai Garden échanger nos places, non pas passif, mais attendant avec impatience ce qu’elle me réservait, et en laissant mes mains glisser insidieusement contre son corps immergé. « Assies-toi. » J’obtempérai sans faire d’histoire, car une idée sur ses intentions me traversa l’esprit en même temps que sa phrase. Je me hissai sur les rebords de la baignoire, et Garden se donna un peu de hauteur pour embrasser puis mordiller l’un de mes tétons. Sa bouche suivit un chemin descendant contre mon buste, jusqu’à parvenir à mon membre déjà tendu par ses mises en bouche. Elle écarta mes jambes pour ne pas être gênée, puis elle embrassa ma virilité sans m’imposer plus de suspens. Elle l’emprisonna bien vite entre ses lèvres, et ses va et viens m’enflammèrent. Je posai inconsciemment une main à l’arrière de sa tête, dans un mouvement machinal auquel je m’étais habitué. Je l’accompagnai ainsi, sans toutefois lui imposer une quelconque pression, car je savais que les femmes voulaient avoir l’illusion de dominer dans pareille situation. Que Garden puisse l’avoir m’arrangeait, car au final c’était moi et moi seul qui me tendait de plaisir grâce à sa bouche. Je savais que le moment viendrait où nous devrions inverser les rôles, par respect, mais là je ne pouvais penser qu’à mon plaisir personnel. Plaisir qui prit fin trop vite à mon goût, mais uniquement parce que le savoir-faire de Garden me transposait dans un autre monde. Ses mouvements de langues et la façon dont elle se servait de chaque parcelle de sa bouche rendait l’instant grandiose. Et je ne pouvais qu’imaginer ce que me réservait le reste de son corps. Ce qui ne m’empêchait pas de ressentir une certaine urgence à obtenir des réponses. Aussi, à peine Garden se fut-elle écartée pour me laisser la place de redescendre de mon perchoir, que je m’immergeai à nouveau dans l’eau et collai nos corps l’un à l’autre tout en fondant sur ses lèvres. Je les accaparai un certain temps, mêlant ma langue à la sienne, si excellente. Puis je descendis dans son cou tout en la faisant pivoter, ne la plaquant cette fois-ci contre la paroi qu’après avoir pris soin d’encercler son corps de mes bras pour que son appui soit confortable. Je ne pris pas les mêmes pincettes qu’elle et, sans lui demander, je la fis assoir sur le rebord de la baignoire, avant de la faire reculer d’une légère pression sur la hanche, pour me hisser à mon tour hors de la baignoire. Je la fis allonger, les jambes encore pliées et légèrement écartées, tout en la recouvrant de mon corps et en lui prodiguant de longues séries de baiser. Ma bouche s’attarda notamment sur ses seins, avec lesquels mes dents jouèrent à peine mais contre lesquels ma langue s’afféra. Lorsque ma bouche passa sous son nombril, je me redressai sur les genoux pour la contempler un instant. Mon regard devait me donner un air transi, mais je m’en fichais, car mes mains qui parcouraient le corps de Garden nous procuraient à tous deux assez de désir pour que tout soit bien interprété et que le superflu aille aux oubliettes. J’ouvris davantage ses cuisses, avant de baisser le visage pour venir embrasser son intimité. Mes propres gestes me faisaient vibrer, car partager un tel moment avec Garden, étant donné le contexte, me transportait aux frontières de la folie. Je l’avais, elle était à moi, le plus totalement et merveilleusement, ou du moins elle ne tarderait pas de l’être. Que ce ne soit pas si simple n’avait pas d’importance, car la situation présente était suffisamment probante.

    « Tu seras à moi Garden, avant la fin de cette journée. »

    Je ne parlais plus simplement de sexe. Il m’était inimaginable que nous passions cette soirée sans en garder des traces. Ce qui s’apprêtait à se passer entre nous n’avait rien d’anodin vu notre passé, et Garden serait sotte d’imaginer qu’une simple potion pourrait la préserver de toute conséquence. Ma bouche rejoignit à nouveau son intimité, et cette fois-ci ma langue se mêla au contact. Ce fut d’abord très superficiel, avant que je ne vienne donner des coups de langues plus profonds, qui n’avaient aucune autre valeur à mes yeux que celle de m’ouvrir le passage pour la suite. Je pris néanmoins mon temps, car une femme qui néglige les préliminaires en estimant ne pas en avoir besoin n’est qu’une ignorante qui n’a pas été suffisamment bien traitée par le passé. Or je ne doutais plus de l’expérience de ma partenaire, et je me devais d’être à la hauteur, et même meilleur que ses précédents amants.

    Ma langue rompit finalement le contact, alors que j’estimai Garden suffisamment excitée pour m’accueillir sans mal. Je remontais son corps en en léchant la moindre parcelle, arrivé dans son cou, je ne pus réprimer un souffle fébrile, et je portai finalement ma bouche à son oreille, tout en passant mes bras de chaque côté de son corps.

    « Si tu dois renoncer, que ce soit maintenant, parce qu’après il sera trop tard. »

    Le mal sera fait. Potion ou non, nous aurions passé la limite invisible entre simple cohabitation entre ces murs et relation complexe. Et si je n’en avais déjà pas l’intention avant qu’elle ne me rejoigne dans cette salle de bain, je ne serais plus capable d’abandonner. Son absence avait été trop longue, et plus dure à gérer que je ne m’en été vanté. Il n’était pas question de la laisser s’éloigner à nouveau.
    Ma bouche glissa contre sa joue, mais je ne l’embrassai pas une fois arrivée contre la sienne. Je me contentai de la regarder au plus profond des yeux, contenant avec grand mal le désir qui m’enveloppait. Je n’attendais qu’un mot, une autorisation, pour commettre l’irréparable.
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MessageSujet: Re: Mensonges et Trahisons [A.]   Dim 17 Juin - 19:05


    Ce genre de petit geste qui rendait fou les hommes ne m’avait jamais dérangeait. J’aimais donner du plaisir à mes amants, les savoir enfiévrés par moi et uniquement moi, et je devais aussi avouer qu’à cet instant, avec Adam, j’en tirais d’autant plus de satisfaction et même de plaisir. Cependant, je du renoncer assez tôt à cette caresse car je pu remarquer que Adam était près de sa limite. Le temps et l’expérience m’avaient appris à remarquer ce genre de chose, et même si j’aurai voulu le satisfaire tout de suite, je ne voulais pas que cela se termine, pas si vite, pas de cette manière. Je le voulais en moi, je voulais qu’il me fasse vibrer, qu’il me possède toute entière. Je m’écartais donc, lui laissant assez d’espace pour qu’il puisse revenir dans l’eau, ce qu’il fit immédiatement. Il m’attrapa aussitôt pour me serrer contre lui et capturer mes lèvres qu’il dévora de la plus délicieuse des façons. Preuve que j’avais fait mon petit effet. Mais j’étais loin de me douter qu’il allait cette fois prendre les devant et je me retrouvais assise sur le rebord tout comme lui juste quelques secondes auparavant, sans m’en rendre vraiment compte. Il m’avait soulevé avec une telle facilité que j’eu l’impression de flotter. Il me rejoignit rapidement et me fit m’allonger. Je n’opposais aucune résistance à ses gestes, persuadée que le moment était enfin venu, mais au lieu de ça, il pris son temps en caresses voulant sans nul doute me rendre folle à mon tour. Sa bouche sur ma poitrine y contribua largement, puis le baiser qu’il déposa entre mes jambes me fit tressaillir d’excitation. Il écarta plus mes cuisses, et malgré ma non pudeur et mes expériences passées, je me sentie légèrement gênée. C’était Adam après tout et qu’il puisse m’examiner ainsi sous toutes les coutures me perturbait malgré le fait que nous ayons déjà eu une relation un an plus tôt.

    « Tu seras à moi Garden, avant la fin de cette journée. »
    « C’est tout ce que je veux. »
    Ce que je pouvais être sotte ! Je n’imaginais pas un instant qu’il parlait d’autre chose que de sexe, alors pour moi, vu que la journée touchais déjà quasiment à sa fin, cela me paraissait évident que je serais sienne avec la fin de la journée.

    La gêne qui m’avait habité quelques instants plus tôt me quitta assez vite lorsqu’il se mit à jouer de sa langue avec dextérité. Mon souffle se fit rapidement plus court et irrégulier, et je ne pouvais m’empêcher de gémir. En réalité je tentais de les étouffer en gardant les lèvres closes mais je n’étais pas sûre que cela fonctionne très bien. J’étais tellement absorbée par le plaisir que je ressentais que j’avais bien du mal – et encore moins l’envie – de penser à autre chose. J’étais sur le point de lui demander d’arrêter lorsqu’il le fit de lui-même. J’étais au bord de ma limite et j’allais atteindre l’orgasme rapidement. Je savais bien que cela ne se passait pas de la même manière pour les hommes et les femmes, que ces dernières pouvaient continuer sans attendre un temps minimum avant de reprendre leur activité, mais encore une fois, je ne voulais pas que ça se passe comme ça.
    Adam revint vers moi, mais en passant sa langue sur tout le long de mon corps avant, ne me privant d’aucun plaisir. Je pu entendre son soupire près de mon oreille et son intonation me rendait heureuse.

    « Si tu dois renoncer, que ce soit maintenant, parce qu’après il sera trop tard. »

    Sérieusement ? Il pensait encore que je pouvais faire machine arrière après tout ça ? Que j’allais le laisser en plan, me rhabiller et lui que tout compte fait, c’était sympa mais je n’avais pas envie d’aller plus loin. Il n’était pourtant stupide ? A moins que son côté respectueux n’ait refait surface et le pousse à me traiter avec considération jusqu’à la dernière seconde.

    « C’est déjà trop tard… » Lui répondis-je le plus simplement du monde, les yeux flamboyant du désir qui me consumait.

    J’attrapais ses hanches et je nous faisais rouler afin d’inverser nos positions. Si jamais il doutais, je n’allais pas le laisser y réfléchir suffisamment pour le voir finalement se rétracter, je préférais prendre les choses en mains et tout de suite. A califourchon sur lui, mon regard ne le quitta pas lorsque je fis de moi-même entrer sa virilité entre mes cuisses. Malgré ma volonté de le regarder dans les yeux durant cette instant, je ne pu m’empêcher de fermer les yeux tout en gémissant. Je me penchais vers lui embrassais ses lèvres avec une passion dévorante puis m’attaquais à son cou avant de lui murmurer ; « Il n’y a que toi qui puisse me faire un tel effet. »

    Je ne cherchais pas à lui en dire davantage, préférant me redresser pour plus de mobilité et je commençais enfin de somptueux va et viens qui m’arrachaient tous des gémissements. Ca y était ! J’étais sienne et il était mien, nous ne faisions plus qu’un pour mon plus grand plaisir, mais alors que j’avais prévu tout ceci dans le but de l’oublier, je ne pouvais m’empêcher de penser qu’après le plaisir qu’il me faisait ressentir, après tout ce qu’il m’avait avouer, je ne pourrais jamais l’effacer ou le faire sortir de ma vie.









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MessageSujet: Re: Mensonges et Trahisons [A.]   Lun 18 Juin - 16:25

    Il m’était difficile d’expliquer les secondes de suspens insupportables que je laissai planer. Sans doute était-ce un soupçon de conscience qui s’échinait à me gâcher le plaisir. Dans tous les cas, j’avais l’intime conviction qu’il me fallait proposer cette dernière échappatoire à Garden. Avec la potion qu’elle avait absorbée, lui demander encore son avis à ce stade semblait bien vain, mais je ne pouvais pas faire autrement, car je songeais de plus en plus que la Garden que je connaissais n’était pas très loin. Certains gestes et mots avaient du mal à me tromper, même si je préférais me laisser berner par ses caresses.

    « C’est déjà trop tard… »

    Son regard fit écho au mien, et nos pensées ne purent que ce rejoindre en cet instant. Elles s’envolèrent cependant très vite lorsque Garden agrippa mes hanches pour nous faire basculer, et nous ramener dans le vif du sujet. Son regard me perça et, d’un coup de bassin, elle m’accueillit en elle. Mon souffle se coupa durant ce bref instant, mais mes yeux demeurèrent grand ouverts contrairement à ceux de Garden. Le plaisir affiché sur son visage propagea le mien dans tout mon être alors que je la possédais enfin. Nos bouches se mêlèrent, puis elle attaqua sauvagement mon cou avant d’échapper dans un souffle : « Il n’y a que toi qui puisse me faire un tel effet. »

    Ce n’était que notre second rapport, mais je partageais son avis, et je ne pouvais pas croire que seule la Garden ensorcelée me faisait cet aveu. Lorsqu’elle se redressa, mes mains sinuèrent contre son corps, s’attardant plus particulièrement sur ses seins, puis attrapant ses hanches lorsqu’elle entama un mouvement répétitif qui me tira des soupirs fiévreux. Elle domina la situation un certain temps, avant que je me lasse de lever le bassin à chacun de ses mouvements pour la sentir le plus profondément possible. Je la renversai sans un mot d’avertissement, et me replaçai au-dessus d’elle. Brûlant son corps de mes baisers, j’entrepris des vas et viens d’abord relativement lents, qui gagnèrent en vigueur lorsque mes mains capturèrent le visage de Garden et que nos lèvres se retrouvèrent. Mes coups de reins se firent plus insistants quand ma bouche se réfugia contre sa gorge, et ma respiration se fit plus pénible et saccadée. L’une de mes mains délaissa son visage pour s’insinuer sous son dos, jusqu’à sa chute de reins, et accompagner ses propres mouvements. Je ne reposais plus que sur un coude, mais mon allure était assez soutenue pour que mon équilibre précaire m’importe peu, tant que je laissais suffisamment d’air à Garden pour profiter de l’instant.

    Mais l’espace pour s’aérer restait étroit, tant nos corps se décollaient peu, tout au plus par intermittence. D’autant que malgré l’eau toute proche, et celle qui ruisselait encore dans mes cheveux, la température de mon corps avait très vite atteint un stade critique. Et elle n’était pas la seule. Ma soif atteignait son point culminant, ainsi que le plaisir que me procurait Garden et nos deux corps liés. Mais il n’était pas question de ralentir le mouvement, pas alors que mon plaisir était si intense, et que Garden se donnait complètement. Je pouvais encore tenir un certain temps avant la rupture, et je promettais à Garden un final grandiose. Mais d’ici là, il n’était pas question de louper la moindre seconde de notre rapport. J’attrapai ses cuisses en me maintenant au-dessus d’elle à la seule force de mes abdomens, ne m’appuyant que modérément sur elle pour ne rien gâcher. Et tandis que j’allongeais quelques coups de reins vibrants, j’entendis la porte coulisser sur ses gonds. Je n’avais pas entendu la poignée tourner, et je fus surpris par la silhouette qui se dessina dans l’encadrement de la porte lorsque je relevai machinalement la tête. Garden lui tournait le dos, mais je fus témoin sans commune mesure de l’expression inimitable qui tira le visage de Montgommery. Je lâchai sans doute un peu brusquement les cuisses de ma partenaire, sans cependant me retirer d’elle. Je posai les mains de chaque côté de Garden, sur le sol réchauffé par nos corps en fusion, et échappai, haletant :

    « Il y a du passage ce soir. »

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MessageSujet: Re: Mensonges et Trahisons [A.]   Lun 18 Juin - 22:54


La musique du Guilty Pleasures, les danses sensuelles des filles de Curtis, le goût fort et sec du Whisky le long de mon œsophage… Cet endroit exaltait mes sens dès que je m’y rendais. Ce club était un lieu où je pouvais souffler un peu, profiter, m’amuser… Seulement ce soir, je ne semblais pas être dans mon assiette. Je lorgnais mon verre sans envie, les danseuses ne me faisaient aucun effet et la musique me faisait horriblement mal au crâne. J’étais fatigué, complètement à côté de la plaque. Et cela m’énervait. J’étais de très mauvaise humeur. Mon poste à Poudlard commençait à me taper sur les nerfs, je ne supportais plus ces sales gosses ainsi que certains de mes collègues du corps professoral. Je ne pouvais plus encadrer certains de mes élèves et je devais l’avouer… J’avais déjà des envies de meurtre à leur encontre. Cette situation était intenable mais je n’avais pas vraiment le choix… J’allais devoir me les coltiner durant toute une année… En plus de ça, ma relation avec Garden n’était pas ce qui allait me remonter le moral… J’avais appris à vivre à ses côtes, j’avais mis du temps à m’y faire… Je l’appréciais énormément, mais je n’avais jamais été un modèle lorsqu’il s’agissait des histoires d’amour. Je savais pertinemment qu’elle se doutait que j’allais voir ailleurs, et pourtant depuis la naissance de Teo j’avais fait des efforts, d’énormes efforts… Ce rôle que l’on m’avait imposé j’avais fini par l’accepter même si des fois j’étais à deux doigts de péter les plombs quand le gosse chialait toutes nuits… Je tentais de rester patient et compréhensif, et ça ce n’était pas dans ma nature habituel mais j’essayais d’être un… Bon père… Et surtout, je n’avais pas touché une autre que Garden depuis des semaines, je me contentais de sa seule personne même si les tentations étaient nombreuses et insoutenables…

Je soupirai, exaspéré… Cette situation me rendait fou ! Et je prenais conscience que le fait de passer la plupart de mes soirées au Guilty n’arrangeait pas mon cas. D’un côté je faisais de très gros efforts et de l’autre j’avais toutes ces nanas à moitié à poil qui me narguait et qui m’aguichait… C’en était trop pour ce soir… Qui aurait pu pense qu’un jour je tenterais de rester fidèle ? Je crois que beaucoup de mes anciens camarades avaient dû bien se foutre de ma gueule quand il avait appris que j’étais en couple et devait m’occuper d’un marmot… La simple vision de leurs tronches en train de rire m’irritait… Je me levai alors de ma place attitrée du club avant d’aller dire au maître des lieux que je partais… Je dis à Curtis, que je n’étais pas très en forme et que j’avais un cours demain de bonne heure… Je n’étais pas du genre à confier mes problèmes à qui que ce soit… Et même si je considérais Cullen comme l’un des mes amis les plus proches aujourd’hui… Je gardais mes soucis pour moi seul… Pas la peine de l’emmerder avec ça… Je quittai le Guilty Pleasures avant de retourner au château…

Une fois rentré, je fus étonné de voir que Garden n’était pas dans nos appartements… Seuls les pleurs de notre fils parvinrent à mes oreilles. Je pénétrai dans la chambre du gosse, et je constatai qu’une elfe de maison était là… J’arquai un sourcil… Etrange… « Mr Montgomery ! Par Merlin vous voilà enfin, je n’arrive pas à le calmer… » Il manquait plus que ça… Garden absente et le p’tit en train de pleurer… « Donnez le moi ! » Je pris Teo dans mes bras. Malgré les réticences que j’avais pu ressentir au début de ma nouvelle vie de père, je savais à présent m’y prendre à peu près correctement avec lui. Je commençai alors à le bercer, geste banal pour beaucoup de monde mais pour moi cela restait rare… Si Garden avait été là, c’est elle qui aurait tenté de le consoler… Mais là, c’était à moi de le faire. Je caressai la joue de Teo, tout en continuant de le bercer… Comme Garden l’aurait fait… Les pleurs se firent moins puissants mais il ne s’arrêtait pas… Durant plusieurs minutes je tentai de le réconforter mais il n’y avait rien à faire… Commençant à m’énerver je demandai à l’elfe de maison d’un ton sec « Mme Fear vous a-t-elle dit où elle passait la soirée ? » « Oui Mr Montgomery ! Mme Fear m’a laissé entendre qu’elle serait à la salle de bain des préfets ce soir ! » « Très bien, pouvez-vous garder Teo encore un moment, je vais la chercher… » « Oh mais certainement Mr ! » Je reposai le petit dans son berceau. Je quittai la chambre, entendant les cris de Teo derrière moi. Cette soirée était décidément pénible. Je n’aimais pas être seul à m’occuper du gamin, c’était rare… J’allais chercher Garden, pour qu’elle puisse calmer le petit…

Je marchai d’un pas nonchalant dans les couloirs du château laissant échapper quelques soupirs et râles bruyants. Heureusement pour eux, je ne croisai aucun élève qui aurait pu vouloir traîner dans les allées sombres de la vieille bâtisse. Très vite je parvins au couloir menant à la salle de bain des préfets. Je m’approchai, j’entendis alors plusieurs voix venant de l’intérieur. Elles étaient inaudibles… Mais si Garden était bien là, avec qui pouvait-elle bien être ? Je tournai délicatement la poignée et j’ouvris doucement la porte, de quelques centimètres seulement… Juste pour voir ce qu’il se passait. Je scrutai la pièce et mes yeux se postèrent sur les deux personnes qui se trouvaient là. Mes yeux s’écarquillèrent soudainement… Puis je fronçai les sourcils… Je n’avais pas mis beaucoup de temps à reconnaître Meyer… Je sentis mes dents se refermer sur ma lèvre inférieure et mon poing se serrer. Comment ? Comment pouvait-elle se taper ce type ? Depuis des semaines je faisais des efforts ! Jamais je n’aurais pu croire une telle chose ! Et surtout avec ce connard ! Je n’avais jamais pu l’encadrer mais là… Je ne savais pas quoi faire… J’hésitai un instant à revenir sur mes pas et me casser d’ici… Mais j’étais trop remonté pour m’en aller sans rien dire et leurs gémissements de plaisirs ne firent qu’empirer les choses… Je poussais fortement la porte, histoire que l’on m’entende… Je fis quelques pas… Mon regard se posta sur leurs corps nus et unis l’un à l’autre…Ma mâchoire était serrée, mes yeux noirs… Je restai silencieux quelques secondes avant de lâcher un rire grave et nerveux… Je me ressaisis avant de prendre la parole « Pardonnez cette intrusion… Mais je crois que Garden est demandée… » Je tentais de rester calme… Pour l’instant… « Cela dit… Très bon choix… La salle de bain des préfets… Rien de tel pour une bonne baise… Je sais de quoi je parle… Et avec Mr le directeur en plus ! Garden… A mon avis on ne pouvait pas rêver mieux ? J’ai raison non ? C’est vraiment dommage de vous couper dans votre élan, puisque je dois dire que vous étiez plutôt bien parti… Mais Teo pleure depuis un moment… » Mon regard était toujours plongé dans celui de Meyer… Je le défiais avec insistance. Je repris « Nan mais franchement… Laisser notre gosse avec une vulgaire elfe de maison pour se faire le directeur… J’ai presque envie de t’applaudir Garden… D’ailleurs si tu pouvais y aller… J’ai deux mots à dire à ton partenaire… »
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MessageSujet: Re: Mensonges et Trahisons [A.]   Lun 18 Juin - 23:17


Ses mains sur mon corps me comblaient tout autant que nos bassins se rencontrant inévitablement. Dans ce genre de moment intime, beaucoup de choses comptaient, et Adam semblait toutes les connaître, du moins il m’en donnait d’impression. Je ne pouvais m’empêcher de penser que c’était aussi parce que j’étais avec lui et pas n’importe qui d’autre que cela était aussi jouissif. J’étais transportée par cette étreinte et les soupirs d’Adam étaient de douces mélodies à mes oreilles qui participaient à mon plaisir. Et alors que plus rien ne comptait dans ce monde à part nous deux, que j’étais dans une bulle que je pensais inébranlable, je me sentis basculée. Pas une seconde je fus surprise et j’accompagnais même Adam dans ce mouvement. Il n’était pas nécessaire de se parler dans ce cas là, les corps semblaient se comprendre eux-mêmes et se suivaient sans qu’un mot ne franchisse les lèvres de l’un ou de l’autre. Ses lèvres sur mon corps m’embrasaient et j’avais l’impression qu’il essayait de me torturer avec ses vas et viens doux et lents. Je le suppliais rapidement d’accélérer la cadence du bout des lèvres, ne pouvant plus vraiment parler de manière habituelle tant ma respiration me faisait défaut. Je crois que c’était ce qu’il voulait, que je lui demande d’aller plus vite, qu’il soit maître de la situation et que je sois celle qui supplie. Cela ne me dérangeait pas dans le sens où j’y trouvais également mon compte. Lui-même semblait fébrile, emporté par nos deux corps réunis. Ma tête tournait, je n’étais plus en mesure de réfléchir correctement, seul le plaisir et Adam étaient présent pour moi et je ne pouvais pas penser au moment où cela prendrait fin, bien que chaque coup de rein d’Adam m’emmenait aux portes de l’orgasme.

Contrairement à Adam, je n’entendis pas la porte s’ouvrir. Je sentis seulement qu’il relâchait mes jambes avec un peu de brusquerie mais je m’étais ça sur le dos du moment et de l’excitation, pensant qu’il voulait changer une nouvelle fois nos positions, j’étais loin de me douter de ce qui en était réellement.

« Il y a du passage ce soir. »

Hein ? Quoi ? J’eu du mal à comprendre ses paroles, elles mirent un certain temps à atteindre mon cerveau et lorsque j’observais le visage d’Adam, je pus voir ses yeux fixés un point plus loin au dessus de ma tête… la porte ? Merlin ! Il y avait quelqu’un ! Je m’étais faite surprendre en train de tromper Paris, et Adam lui, ne semblait être dérangé par ce fait, étant toujours en moi comme si c’était la situation la plus naturelle du monde ! J’espérais seulement que la personne qui venait de faire son entrée n’était pas une trop proche connaissance de Paris ou qu’elle serait tenir sa langue ! Encore mieux, peut-être ne m’avait-on reconnu puisqu’on voyait surtout mes cheveux dorés… Mais je devais un peu rêver là ! Et dans une contorsion spectaculaire, je tournais moi-même le regard vers la porte pour y découvrir… Oh non, tout sauf lui ! Il était déjà entré dans la pièce et la noirceur de son regard en disait long sur ce qu’il ressentait.

« Pardonnez cette intrusion… Mais je crois que Garden est demandée… » Je frissonnais. J’allais me prendre une correction comme jamais dans ma vie, je le sentais. Paris n’avait jamais levé la main sur moi, mais là j’avais du mal à croire qu’il resterait assez calme pour s’en priver. « Cela dit… Très bon choix… La salle de bain des préfets… Rien de tel pour une bonne baise… Je sais de quoi je parle… Et avec Mr le directeur en plus ! Garden… A mon avis on ne pouvait pas rêver mieux ? J’ai raison non ? C’est vraiment dommage de vous couper dans votre élan, puisque je dois dire que vous étiez plutôt bien parti… Mais Teo pleure depuis un moment… » Il s’adresser à moi mais ne cessait de fixer Adam comme s’il couper le contact était une erreur fatal ou qu’ils mesuraient leur force et supériorité de cette manière. « Nan mais franchement… Laisser notre gosse avec une vulgaire elfe de maison pour se faire le directeur… J’ai presque envie de t’applaudir Garden… D’ailleurs si tu pouvais y aller… J’ai deux mots à dire à ton partenaire… »

Je percutais seulement à cet instant qu’Adam et moi étions encore dans une position compromettante. D’un geste brusque, je le repoussais de mes mains posées sur ses épaules afin de l’éloigner le plus possible de moi. Si j’avais eu le temps de réfléchir, je n’aurai pas prêté attention à Paris, comme le voulait la potion, rien n’aurait pu me détourner d’Adam, le bien et le mal ne m’auraient pas été familier et au pire j’aurai proposé que Paris nous rejoigne. Or, la peur de les voir s’affronter bêtement à cause de ce que j’avais pu faire me fit réagir autrement. Libérée des bras d’Adam, je me précipitais vers Paris, agrippant sa veste entre mes doigts.

« Paris, ce n’est pas ce que tu crois ! » Pitoyable ! Et qu’est-ce que ça pouvait être d’autre ? Mais je ne voulais que Paris s’en prenne à Adam, je le savais capable de se défendre mais mon compagnon était un homme dangereux, nous le savions tous les deux. Je ne pouvais pas non plus dire que j’avais avalé une potion et que j’avais attiré Adam, voir même forcée, car je voulais aussi me protéger de sa colère. J’étais coincée. « C’est arrivé qu’une fois et comme ça, on n’avait rien prémédité. » Je mentais pour ma part mais ils n’avaient pas besoin de le savoir. « Et puis ce n’est pas non plus comme si tu étais un modèle de fidélité. Je pensais que tu te moquais de ce que je faisais de mon côté vu ce que tu fais du tien. » Je relâchais doucement sa veste, baissant les yeux. Je me sentais en position de faiblesse et le fait d’être entièrement nue n’aidait pas vraiment. « Oublions tout ça, d’accord ? Et retournons auprès de Teo. » Je me donnais envie de vomir ! Utiliser mon fils pour calmer Paris était infecte mais je ne savais plus quoi faire et je n’osais pas me tourner vers Adam qui risquait de comprendre que je l’avais piégé vu mon comportement logique et lucide tout d’un coup.









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MessageSujet: Re: Mensonges et Trahisons [A.]   Mar 19 Juin - 12:35

    La remarque qui m’avait échappée était bien ridicule, je le savais, mais qu’aurais-je pu dire d’autre ? La situation n’était pas à mon avantage, car je n’aurais pas dû être surpris dans une telle posture avec la compagne de l’un des professeurs. Mon poste de Directeur parut me glisser entre les doigts, mais je me ressaisis rapidement devant le regard noir de Montgommery. Ses nerfs devaient être piqués au vif, et sa mâchoire m’en disait long sur sa crispation.

    « Pardonnez cette intrusion… Mais je crois que Garden est demandée… » Mes lèvres menacèrent de s’étirer face au triomphe que sa fausse excuse m’offrait. « Cela dit… Très bon choix… La salle de bain des préfets… Rien de tel pour une bonne baise… Je sais de quoi je parle… Et avec M. le directeur en plus ! Garden… A mon avis on ne pouvait pas rêver mieux ? J’ai raison non ? C’est vraiment dommage de vous couper dans votre élan, puisque je dois dire que vous étiez plutôt bien parti… Mais Teo pleure depuis un moment. Nan mais franchement… Laisser notre gosse avec une vulgaire elfe de maison pour se faire le directeur… J’ai presque envie de t’applaudir Garden… D’ailleurs si tu pouvais y aller… J’ai deux mots à dire à ton partenaire… »

    Il laissait la possibilité à Garden de s’en tirer étonnement bien, même s’il fallait être idiot pour ne pas craindre de représailles en privé. Ce n’était pas sage de laisser Garden s’en aller, car elle finirait tôt ou tard par payer les frais de ce que la potion lui avait fait faire. Elle me repoussa subitement, et je pris alors conscience que nous n’avions toujours pas bougé malgré l’arrivée fracassante de Montgommery. Je ne résistai pas et lui laissai un espace raisonnable, même si sa prise de conscience me paraissait trop vive. J’ouvris la bouche en pensant que Garden n’aurait pas les moyens de réagir à pareille situation dans son état, mais elle fut plus rapide et m’étonna à nouveau.

    « Paris, ce n’est pas ce que tu crois ! » Elle avait fondu sur lui et attrapé sa veste dans une posture désespérée qui me laissait pantois. « C’est arrivé qu’une fois et comme ça, on n’avait rien prémédité. Et puis ce n’est pas non plus comme si tu étais un modèle de fidélité. Je pensais que tu te moquais de ce que je faisais de mon côté vu ce que tu fais du tien. » Je l’entendais émettre de faibles bruits que j’avais du mal à ordonner dans mon esprit comme des paroles sensées. Mais qu’est-ce qui lui prenait ? N’était-elle pas sensée être comme « possédée » ? C’était bien la première fois que je voyais une personne envoutée par une potion se défendre avec une telle vivacité et mentir aussi facilement. « Oublions tout ça, d’accord ? Et retournons auprès de Teo. » Cette dernière phrase résonna en écho dans mon crâne, tandis que je me relevais lentement.

    « Ne l’écoutes pas. » Ma voix était claire, et je n’eus pas à réfléchir davantage au reste de mon intervention, car les mots me paraissaient couler de source. « Elle est sous l’emprise d’une potion. Elle pense raisonner de façon tout à fait normale, mais ce n’est qu’un pantin. Je ne voyais aucun autre moyen pour te la prendre. Je lui ai fait des avances il y a quelques temps, et elle m’a catégoriquement repoussé… » Mon ton était devenu plus sombre, et je marquai une légère pause lourde de sens avant de reprendre avec assurance. « Mais personne ne me résiste. Et certainement pas ta crétine de compagne! Si je ne l’avais pas laissé partir, tu n’aurais jamais réussi à l’avoir, il me paraissait naturel de remettre les choses en place. Toi et Garden, c’est … contre nature! » J’estimais noyer assez bien le poisson, et offrir à Garden une porte de sortie convenable. J’attrapai mon boxer sur le rebord de la piscine et le renfilai sans réelle pudeur ni attention pour les deux autres personnes présentes. Je serrai finalement les dents en ajoutant : « Mais toi et ton mioche avez le don de tout gâcher. »

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MessageSujet: Re: Mensonges et Trahisons [A.]   Jeu 21 Juin - 16:19


Mon corps bouillonnait de rage… Et pourtant les mots que je venais de lâcher ne reflétaient que trop peu mon indignation et la colère qui montait en moi. Le fait que Garden me trompe était une chose… Mais que ce soit avec ce type me débectait encore plus. Ce gars n’était qu’un sale petit prétentieux qui profitait de son statut de directeur… Selon moi, il n’aurait jamais dû pouvoir occuper un tel poste… Et notre relation des plus tempétueuses depuis quelques temps n’arrangeait pas les choses… Oui j’étais jaloux de lui, jaloux de son statut et jaloux qu’il se tape Garden… Je ne pouvais plus le supporter lui et son air présomptueux, sa surestime m’agaçait à un point… Et ce que je venais de voir était un prétexte pour enfin lui dire ses quatre vérités. J’avais toujours eu envie de lui envoyer mon poing dans la gueule, de lui faire mal, de le briser… Les surprendre était peut être le moyen de me débarrasser de lui, et de lui faire ravaler sa fierté...

Garden ne tarda pas à réagir… Elle se releva précipitamment et vint s’accrocher à moi. Ce ne fut qu’à ce moment que mon regard se détourna de Meyer. « Paris, ce n’est pas ce que tu crois ! » Je n’étais pas convaincu… «C’est arrivé qu’une fois et comme ça, on n’avait rien prémédité. » Mais qu’est ce que j’en avais à foutre sérieusement… Elle ne faisait que s’enfoncer encore un plus avec ses excuses bidons. Que ça soit arrivé une fois, ou même dix fois j’en n’en avais rien à faire. A mes yeux, le problème ici c’était Meyer… Et c’était pour ça que je voulais « m’expliquer » personnellement avec lui. «Et puis ce n’est pas non plus comme si tu étais un modèle de fidélité. Je pensais que tu te moquais de ce que je faisais de mon côté vu ce que tu fais du tien. » Mon degré d’énervement venait d’augmenter une fois plus, je savais pertinemment qu’elle était au courant de mes infidélités. Elle avait fermé les yeux et ma réaction pouvait donc être exagérée… Tant pis… Son regard était dirigé vers le sol. Je ne pus m’empêcher de la saisir par le bras et l’approcher de moi, de l’autre main je remontais son menton. Je ne contrôlais pas ma force et je ne me rendais pas compte que mon emprise pouvait lui faire mal. J’approchais mes lèvres de son oreille avant de lui souffler, d’un son presque inaudible « Tu seras étonnée d’apprendre que mes mains n’ont pas touché d’autres que toi depuis des mois… » Qu’elle le croit ou pas… Ce n’était pas mon problème, mais ma frustration était extrême. Je ne tentais pas de me justifier mais simplement de lui montrer que j’avais tenté de faire des « efforts ». Je lâchai son bras et lui lançai un regard écœuré… « Oublions tout ça, d’accord ? Et retournons auprès de Teo » Non… J’avais une chose importante à régler… Et cette chose ne tarda pas à se manifester… « Ne l’écoutes pas. » Je détournais les yeux vers Meyer, et non attention se porta sur lui à nouveau. Je ne répondis pas à Garden et j’avançais un peu plus vers l’ancien Serdaigle… « Elle est sous l’emprise d’une potion. Elle pense raisonner de façon tout à fait normale, mais ce n’est qu’un pantin. Je ne voyais aucun autre moyen pour te la prendre. Je lui ai fait des avances il y a quelques temps, et elle m’a catégoriquement repoussé… » Une potion ? La Garden qui venait de me répondre était bien trop lucide pour avoir pu avaler une potion. Du moins j’en doutais énormément… Sa remarque me fit rire nerveusement à nouveau. « Mais personne ne me résiste. Et certainement pas ta crétine de compagne! Si je ne l’avais pas laissé partir, tu n’aurais jamais réussi à l’avoir, il me paraissait naturel de remettre les choses en place. Toi et Garden, c’est … contre nature! » Son discours ne me touchait pas… « Mais toi et ton mioche avez le don de tout gâcher. » Qu’il pouvait être pathétique… « Oh je vois, personne ne te résiste… Mais c’est sûr qu’en leur faisant boire des potions c’est plus facile… Tu es vraiment tombé bien bas dis moi… Je crois que certaines personnes hauts placées seraient très intéressées de l’entendre… Et encore là il s’agit d’un professeur, imagine qu’on leur apprenne que c’est aussi arrivé avec des élèves… Je ne sais pas pour toi… Mais je trouverai ça plutôt embêtant si j’étais dans ta position… » Un très léger sourire en coin se dessina sur le bas de mon visage, je ne le laisserai pas s’en tirer aussi facilement. Je n’aurais aucun scrupule à le faire tomber, quitte à m’en prendre plein la gueule. Rien que le fait de ne plus le voir au château serait une grande victoire pour moi. Et mentir ne serait pas un problème… «Oh et puis comme on dit… Tel père, tel fils… D’ailleurs ça me fait plaisir que tu le remarques… Parce que oui… Prépare-toi à ce que je te pourrisse l’existence. » Je m’étais mis à marcher autour de lui… Continuant de le défier, ne quittant pas ses yeux… La tension qui régnait dans la pièce était arrivée à un point critique. Je voulais voir ce qu’il avait à répondre à tout ça…
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MessageSujet: Re: Mensonges et Trahisons [A.]   Jeu 21 Juin - 22:04


Paris ne semblait pas le moins du monde prendre mes explications comme je l’espérais. Le fait que se soit arrivé une seule fois – même si c’était faux – et que nous n’avions pas prémédité la chose – encore un mensonge de mon côté – cela ne paraissait pas le calmer. D’ailleurs alors que j’avais baissé la tête, il m’agrippa brusquement le bras et m’obligea à lever les yeux vers lui d’une pression désagréable sur le menton. « Tu seras étonnée d’apprendre que mes mains n’ont pas touché d’autres que toi depuis des mois… » « Paris… » tu me fais mal… cela ne franchi pas la barrière de mes lèvres et la manière que j’avais eu de prononcer son nom semblait être proche de la culpabilité, comme si le fait qu’il ne m’ait pas trompé depuis des mois me touchait. D’une certaine manière c’était le cas, car si Paris faisait des efforts, alors c’était qu’il était devenu un homme bien, du moins, mieux que celui que j’avais connu, et tout ça je savais qu’il le faisait pour Teo, pour l’enfant qu’il pensait être le sien. Pouvais-je vraiment essayer de lui reprendre tout ça alors qu’il cherchait à s’améliorer ? Je tentais donc de nous faire battre en retraite en lui proposant de retourner auprès de notre fils, mais je ne saurais jamais si cela aurait pu fonctionner car Adam s’en mêla au lieu de garder le silence.

« Ne l’écoutes pas. » Je tournais un regard surpris vers Adam. « Elle est sous l’emprise d’une potion. Elle pense raisonner de façon tout à fait normale, mais ce n’est qu’un pantin. Je ne voyais aucun autre moyen pour te la prendre. Je lui ai fait des avances il y a quelques temps, et elle m’a catégoriquement repoussé… » De quoi ? Qu’essayait-il de faire au juste ? De minimiser ma part de responsabilité dans l’histoire en expliquant pour la potion ? Mais pourquoi mentir en s’accusant de me l’avoir fait ingurgiter ? Le simple fait de dire que je l’avais prise par erreur aurait largement suffit à nous libérer lui et moi. « Mais personne ne me résiste. Et certainement pas ta crétine de compagne! Si je ne l’avais pas laissé partir, tu n’aurais jamais réussi à l’avoir, il me paraissait naturel de remettre les choses en place. Toi et Garden, c’est … contre nature! » Je savais qu’il cherchait à me protéger, après ce qu’il m’avait dit, je ne pouvais pas en douter, mais c’était tout de même des paroles assez rudes. « Mais toi et ton mioche avez le don de tout gâcher. »

Je savais que les choses n’étaient pas prête de s’arranger, pas après ce que Adam venait de dire, à croire qu’il cherchait l’affrontement, aussi fis-je quelques pas, m’éloignant d’eux afin de récupérer ma robe et de la passer rapidement. Je n’étais pas pudique mais il y avait des limites, et être nue entre son compagnon officiel et son amant ne ferait que les énerver davantage. Je pensais avoir le temps de me rhabiller et de revenir prêt d’eux sans qu’un problème majeur ne survienne mais Paris relança très rapidement les hostilités. « Oh je vois, personne ne te résiste… Mais c’est sûr qu’en leur faisant boire des potions c’est plus facile… Tu es vraiment tombé bien bas dis moi… Je crois que certaines personnes hauts placées seraient très intéressées de l’entendre… Et encore là il s’agit d’un professeur, imagine qu’on leur apprenne que c’est aussi arrivé avec des élèves… Je ne sais pas pour toi… Mais je trouverai ça plutôt embêtant si j’étais dans ta position… Oh et puis comme on dit… Tel père, tel fils… D’ailleurs ça me fait plaisir que tu le remarques… Parce que oui… Prépare-toi à ce que je te pourrisse l’existence. » Il se mit à tourner autour de lui, rendant la situation encore plus tendue qu’elle ne l’était déjà. Je me devais d’intervenir même si j’avais l’impression qu’entre ses deux là, je ne pouvait rien faire.

« Ca suffit ! » J’avais parlé assez fort et mon ton était catégorique. « Adam ne m’a fait boire aucune potion, j’ai toutes mes facultés ! Ca se voit bien non ? Je ne sais pas pourquoi il veut s’approprier le rôle du méchant garçon mais il ment. J’étais consciente et consentante, point ! » Je savais que cela m’incriminais de nouveau et que je risquait les foudres de Paris par la même occasion, mais je ne voulais pas les voir se battre à cause de mes propres choix. Je m’étais interposée entre eux en espérant que cela les empêcherait d’en venir aux mains et même à la baguette. Finalement je me tournais vers Paris. « Tu ne peux pas aller colporter ce genre de rumeur auprès de Clyde sans preuve, tu sais qu’il ne te le pardonnera pas et c’est toi qui sera mis de côté, et si tu es viré de l’école, on fera quoi Teo et moi ? on restera seul ? Car crois moi, j’aime ce travail et je ne veux pas faire un choix entre lui et notre famille. » C’était cruel, je le savais, j’aurai du lui dire que je le suivrais, pour Teo, pour lui, pour nous mais je n’en avais pas envie. Je me tournais cette fois vers Adam et je ne fus pas plus tendre avec lui. « Et toi imbécile, ça rime à quoi de lui faire croire que tu m’as ensorcelé pour coucher avec moi ? Tu cherches seulement à le provoquer ? Tu veux tant que ça te battre avec lui ? Mais vas-y je t’en pris ! mais ne viens pas pleurer quand tu aura perdu ton poste de directeur parce que tu aura déclenché une bagarre avec un des professeurs ! » Ils étaient irrécupérable tous les deux et les connaissant, j’avais bien du mal à croire que ce que je venais de leur dire ait pu les toucher mais cela ne m’empêcher pas d’entretenir une lueur d’espoir.









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MessageSujet: Re: Mensonges et Trahisons [A.]   Sam 23 Juin - 12:21

    « Tu seras étonnée d’apprendre que mes mains n’ont pas touché d’autres que toi depuis des mois… »

    Il pensait n’être entendu que de Garden, mais mon ouie ne m’avait jamais trahie. Je n’aimais pas la façon qu’il avait eu d’attraper son menton ; ce genre de gestes n’avaient pas leur place dans un couple. Je pouvais me montrer aussi brutal que je le souhaitais avec Garden, elle n’aurait pas son mot à dire, mais si Montgommery souhaitait continuer à l’avoir comme compagne, c’était la moindre des choses de la traiter comme telle, et non avec arrogance et mépris.

    « Oh je vois, personne ne te résiste… Mais c’est sûr qu’en leur faisant boire des potions c’est plus facile… Tu es vraiment tombé bien bas dis moi… Je crois que certaines personnes hauts placées seraient très intéressées de l’entendre… Et encore là il s’agit d’un professeur, imagine qu’on leur apprenne que c’est aussi arrivé avec des élèves… Je ne sais pas pour toi… Mais je trouverai ça plutôt embêtant si j’étais dans ta position… »

    Je ne pus retenir un ricanement, car la menace de Montgommery me paraissait bien vaine. Certes, je reconnaissais avoir fait boire une potion à Garden, mais s’il utilisait ces arguments, c’est qu’il la pensait trop idiote pour éviter ingurgiter n’importe quelle potion. C’était une adulte, et une professeur qui plus est, elle possédait tous les moyens de se défendre, elle avait simplement été trop naïve, et ce n’est certainement pas Clyde qui me ferait le moindre reproche. Il connaissait très bien mes liens avec Garden, parfois je me demandais si ce n’était pas en raison d’eux qu’il la gardait dans ses rangs. C’était une conclusion égocentrique, mais j’estimais que conserver Garden parmi les membres de son organisation était une façon de m’attacher plus certainement à sa cause. En tous cas, j’avais du mal à croire qu’il la gardait ou Montgommery ou pire, pour elle-même. Garden n’avait jamais été et ne serait jamais une mauvaise personne, or la grande majorité de ceux qui suivaient Andrews le faisaient pour de « mauvaises » raisons.

    «Oh et puis comme on dit… Tel père, tel fils… D’ailleurs ça me fait plaisir que tu le remarques… Parce que oui… Prépare-toi à ce que je te pourrisse l’existence. »

    Sa remarque me toucha étonnement plus que ce à quoi je pouvais m’attendre. Avait-il touché une corde sensible ? Sans doute. Son fils m’importait peu, je pensais plutôt au fils de Tabatah, autrement dit à moi. Par ses manigances, Montgommery était certainement celui qui m’avait privé de ma famille, et qui m’avait interdit de prononcer ces mots … « Tel père, tel fils. » Durant un moment, j’avais cru dur comme faire que Samaël était mon géniteur, et cette croyance m’avait au moins permis de le pousser à épauler Tabatah. Aujourd’hui, il n’en faisait qu’à sa tête, mais je savais qu’un brin de loyauté l’attachait à ma mère.

    Montgommery entreprit un manège ridicule, tournant autour de moi comme si j’étais un monstre de foire. Je me contentai de soutenir son regard, un sourire en coin, qui ne tarderait pas à se transformer en sourire carnassier s’il faisait le moindre geste à mon encontre.

    « Ca suffit ! » Mon regard ne quitta pas l’ennemi, tandis que Garden tentait un admirable baroude d’honneur. « Adam ne m’a fait boire aucune potion, j’ai toutes mes facultés ! Ca se voit bien non ? Je ne sais pas pourquoi il veut s’approprier le rôle du méchant garçon mais il ment. J’étais consciente et consentante, point ! » Je levai les yeux au ciel. Elle agissait comme une gamine. Je lui offrais une porte de sortie raisonnable, et elle me remerciait en niant tous mes propos en bloc. Garden n’avait pas changé d’un poil, à se penser toujours en sécurité au point de sortir des énormités face à des gens capables du pire. Elle se tourna vers son compagnon, et je m’attendais à ce qu’elle se jette encore à ses pieds et lui demande pardon, mais au lieu de ça… « Tu ne peux pas aller colporter ce genre de rumeur auprès de Clyde sans preuve, tu sais qu’il ne te le pardonnera pas et c’est toi qui sera mis de côté, et si tu es viré de l’école, on fera quoi Teo et moi ? on restera seul ? Car crois moi, j’aime ce travail et je ne veux pas faire un choix entre lui et notre famille. » Un sourire triomphant illumina mes traits. Montgommery viré, Garden ne prendrait pas la peine de le suivre. Il y aurait toujours le gamin de ce lâche, mais je pourrais bien m’en accommoder, et au moins lui éviter le martyr d’une telle éducation.
    « Et toi imbécile, ça rime à quoi de lui faire croire que tu m’as ensorcelé pour coucher avec moi ? Tu cherches seulement à le provoquer ? Tu veux tant que ça te battre avec lui ? Mais vas-y je t’en prie ! mais ne viens pas pleurer quand tu auras perdu ton poste de directeur parce que tu auras déclenché une bagarre avec un des professeurs ! »

    Cette fois ci c’en était trop ! Je pouvais facilement la laisser remettre Montgommery à sa place, car c’était justifié, mais elle n’avait pas à me parler sur ce ton. Le visage fermé, je lui répondis du tac-au-tac :

    « Pour l’instant je suis encore le Directeur, et tu n’as certainement pas à me parler ainsi si tu souhaites aller sur ce terrain-là. » Je jetai un œil en direction de Montgommery, et osai avec arrogance « Arrêtes de faire le chien trente secondes, veux-tu ? » Sans prendre plus de gant, je fixai à nouveau Garden, et lui avouai presque à regret : « Ne crois pas que tout tourne autour de toi. Si je le cherche ? C’est évident, mais pas parce qu’il a réussi à t’avoir ou à te garder. Cet homme a pourri mon existence ! » C’était délicat d’en parler devant Montgommery, mais je tâchais de ne pas quitter Garden des yeux en parlant. « Tu as oublié bien vite ses crimes, en te voilant la face pour te mettre sur le dos ! » Je me rapprochai de Garden et tentai de conserver un certain calme, mais je ne pus empêcher ma voix de se briser sur ces derniers mots : « Il ne l’a peut-être pas encore fait, mais c’est celui qui a tué Tabatah… »

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MessageSujet: Re: Mensonges et Trahisons [A.]   Sam 23 Juin - 18:07


    Adam pouvait bien lever les yeux au ciel en m’entendant affirmer la vérité à Paris, cela ne changeait rien. Je n’allais pas le laisser s’accuser de quelque chose d’aussi odieux alors que j’étais entièrement en faute. Le fait qu’un sourire étira ses lèvres aux paroles que j’eu envers Paris aurait pu être évité. S’il pensait je serais plus facile d’accès sans mon compagnon à mes côtés, il se trompait ! Ce n’était pas Paris qui me retenait dans cette histoire, c’était bien plus compliqué que cela en réalité. D’ailleurs je ne faisais que menacer Paris, je ne savais pas si j’oserai réellement le laisser quitter le château sans le suivre, car il pourrait très bien – et à juste titre – vouloir prendre Teo avec lui, me disant qu’il serait plus simple de l’élever en dehors de l’école sans compter que mon temps était extrêmement limité par mon travail. Mais j’imaginais mal Paris vouloir prendre soin seul de Teo.
    D’une façon ou d’une autre, Adam n’avait à se sentir vainqueur si jamais cette situation devait se produire. D’ailleurs je m’attaquais à lui sans le ménager non plus sauf qu’il n’apprécia pas le moins du monde que je lui tienne tête ou que je lui parle sur un ton qu’il connaissait pourtant.

    « Pour l’instant je suis encore le Directeur, et tu n’as certainement pas à me parler ainsi si tu souhaites aller sur ce terrain-là. » Il oubliait vite que quelques instants plus tôt il était aussi mon amant, et si je n’avais pas oublié les manières, je pouvais lui parler ainsi sans que son poste ne vienne interférer dans tout cela. Mais non. Je voulais l’aider, lui remettre les idées en ordre mais monsieur n’aimait pas qu’on lui parle de la sorte alors il balançait son statut de supérieur hiérarchique sur la table.

    « Arrêtes de faire le chien trente secondes, veux-tu ? » Envoya-t-il à Paris, me faisant lourdement soupirer. Il ne pouvait pas dire les choses autrement, non ? Bien sûr que non, le but étant d’être celui qui serait le plus rude avec l’autre en usant de sa verve. « Ne crois pas que tout tourne autour de toi. Si je le cherche ? C’est évident, mais pas parce qu’il a réussi à t’avoir ou à te garder. Cet homme a pourri mon existence ! » Me confia-t-il en posant son regard de nouveau sur moi. Bien entendu, je connaissais les ressentiments d’Adam envers Paris et je savais bien que je n’étais pas la cause de tout ça, cela remontait plus loin encore. « Tu as oublié bien vite ses crimes, en te voilant la face pour te mettre sur le dos ! » La main s’écrasa d’elle-même avec force contre sa joue mais je n’en eu aucun regret. Le regard noir, je n’acceptais pas qu’il me rabaisse de cette manière. Il savait pourquoi je m’étais rapprochée de Paris en premier lieu et même sans cela, il me traitait de traînée comme si j’allais simplement le tolérer. « Directeur ou pas, je t’interdis de me parler de la sorte ! Je sais que je ne suis pas le centre du monde et que cette hostilité entre vous n’a rien à voir avec moi, mais si tu penses pouvoir te servir de moi pour le provoquer et alimenter votre haine, et bien, ne compte pas sur moi pour laisser les choses se faire ! »

    Il fis un pas vers moi et je cru durant un instant qu’il allait me rendre mon coup. Il m’avait prouvé l’autre fois qu’il était capable de violence et que cela ne le dérangeait pas de porter la main sur moi. Cependant rien ne vint, seulement des mots d’une voix qui se brisaient à mesure qu’il les prononçait. « Il ne l’a peut-être pas encore fait, mais c’est celui qui a tué Tabatah… » Si notre venue du futur n’était plus un secret pour grand monde, les choses que nous avions vécu dans cette époque n’avaient jamais été dévoilées. Nous ne voulions pas créer plus de problème dans cette réalité que nous avions déjà chamboulé, et la mort de Tabatah et faisait partie.

    « Tu te trompes ! L’homme dont tu parles n’est pas celui qui est là ! » Dis-je en pointant machinalement Paris du doigt. « Cet enfant a toujours sa mère alors qu’il a déjà cinq ans ! S’il avait dû la tuer, cela serait déjà fait ! Il n’a rien à voir avec celui qui a détruit ta vie, c’est une personne différente, tu peux bien le voir non ? Celui que nous avons connu n’était pas comme ça, jamais il ne se serait investi dans une famille ou aurait cherché à faire des efforts. Tu ne peux pas le punir pour des crimes qui ont été commis dans une réalité qui n’existe plus. D’ailleurs as-tu seulement des preuves que se soit bien lui ? Parce que bizarrement, il ne s’est jamais préoccupé de Tabatah de près ou de loin depuis leur liaison ! » C’était vrai ! Qu’avait-il comme preuve à part la vision imprécise de Montana ? Et si ce n’était pas Paris, et si il s’agissait d’une autre personne qui n’aurait pas pu accomplir cette tâche dans cette époque parce qu’elle était blessée ou morte – avec tout ce qu’il s’était passé… Par contre je me rendais compte d’une chose : Je venais de parler de la liaison entre Paris et Tabatah… or je pensais que Paris ne s’était confié qu’à moi à ce sujet là, m’expliquant qu’il avait selon lui commis une erreur avec elle et qu’elle n’avait été la faiblesse que d’une seule nuit. En parlant de ça… c’était arrivée quand exactement ?










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