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 l'amitié n'est pas éternelle [Emy]

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MessageSujet: l'amitié n'est pas éternelle [Emy]   Mar 26 Jan - 22:38

« Cette fille me fait peur, tu ne trouves pas, Jeff?»

Le dénommé Jeff se tourna vers la jeune fille qui griffonnait sur un parchemin, traçant des traits de sa plume rose. En réalité, Zahyra écoutait tout ce qui se disait entre les deux Serpentard. Du coin de l'œil elle vit le garçon qui l'observait hausser les épaules, se pencher vers son copain pour murmurer quelque chose qu'elle n'entendit qu'à moitié.

« ...Sympa....Toujours joyeuse...»

Zahyra pinça les lèvres en traçant un dernier trait sur son parchemin. Toujours joyeuse, hum? Certes, la majorité du temps, la jeune fille enfilait un masque de joie débordante, souriante et passablement énergique. En réalité, ce n'était pas tout à fait ça, mais ça, personne ne le savait vraiment. Elle n'avait aucune envie de montrer son vrai visage, celui d'une jeune fille aux tendances malsaines qui passe sont temps à rêvasser à des choses tout sauf joyeuses. Déjà qu'elle n'avait pas beaucoup d'amis, si en plus on la prenait pour un monstre...ce serait atroce, non? D'une certaine façon, la jeune Edelweiss se fichait un peu de se que les gens pensait d'elle. Amusante, ennuyante, banale, bizarre, gentille, méchante...qu'importait? Elle avait autre chose à faire que de se fier à ce que les gens disaient d'elle. N'avait-elle pas passé la moitié de sa vie avec des gens qui lui avait fait suivre tant de thérapie que Zahyra ne pouvait supporter un psychologue des années après? Ses parents avaient passés des années à croire que leur fille était tout sauve normal, elle en avait l'habitude aujourd'hui. D'un geste nonchalant, bien que minutieux, elle rangea sa plume rose dans son sac, roula son parchemin et se leva. Elle fit un détour par son dortoir pour y déposer son sac avant de sortir de la salle commune des verts et argents.

Elle croisa quelques visages familiers dans les couloirs, mais ne les salua qu'à peine, plongé dans ses songes. Elle ne fut, cependant, pas insensible à ce qu'ils ressentaient. Elle ressentit, comme un coup de point en plein ventre, la tristesse d'une fille de Serpentard qui s'était fait plaqué par son petit copain la veille, mais tâcha de paraître insensible. Quelques minutes plus tard, elle croisa un Serdaigle et ne pu s'empêcher de soupirer de soulagement devant sa joie. Ce fut ainsi chaque fois qu'elle croisait une personne dans les couloirs peuplés de Poudlard. Imaginez-vous tiraillez par tant de sentiment différent que vous ne savez même pas lesquelles vous appartiennent. C'était ce que vivait continuellement Zahyra, jour et nuit. Enfin, généralement, pendant que la population de Poudlard dort, la jeune fille avait un peu de repos, mais elle avait l'habitude de dormir la nuit, étonnant non?

Grimpa les escaliers, la jeune fille continuait à rêvasser, ses souvenirs allant et venant d'années en années. Les petites chipies dans la cours de l'école primaire, les jeux d'enfants auxquels elle n'a jamais participés, la mort de Keavin, les nombreuses rencontres avec les psychologues, la rencontre avec Emerson, leur lien d'amitié aujourd'hui brisé. D'une certaine façon, son amitié avec Emerson lui manquait cruellement. D'une part parce que la jeune Gryffondor était comme un baume sur les émotions troubles que ressentaient Zahyra. Cette première était tellement joyeuse, toujours de bonne humeur, elle était comme une bulle de joie qui protégeait la miss Edelweiss des sentiments négatifs des autres qui l'entourait.

Songeant à son ancienne amie, Zahy' se retrouva au sixième étage, tout près de la salle commune des gryffons. Pinçant les lèvres, la jeune fille secoua la tête, s'apprêtant à poursuivre son chemin lorsqu'elle entendit le portrait basculer et des éclats de voix. Zahyra resta figer quelques secondes en reconnaissant la voix de la jeune fille qui venait de s'élever. Se retournant doucement, S'apprêtant à faire face à la fureur de la rouge et or, la jeune fille fit naître un sourire en coin sur son visage d'ange. La confrontation risquait d'être particulièrement douloureuse, tant pis.

« Emerson, heureuse de te voir...»

Bon, il serait étonnant que ce soit réciproque...malheureusement...
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MessageSujet: Re: l'amitié n'est pas éternelle [Emy]   Jeu 4 Mar - 1:50

Malgré elle, Emerson avait fini par s'endormir. Assise depuis quelques heures dans la salle commune de Gryffondor, elle s'était assoupie sur un fauteuil près de la cheminée au milieu de ses cahiers et livres de cours. Elle n'avait jamais été du genre à faire ses devoirs à l'avance et comme cela arrivait souvent, elle avait dû bosser une bonne partie de la journée pour rattraper son retard. Elle aurait préféré faire autre chose aujourd'hui, on était dimanche après tout et si beaucoup d'élèves rattrapaient leurs devoirs, ce n'était pas le cas de son petit ami peut-être l'élève le plus sérieux de tout Poudlard qui, comme d'habitude, était toujours à jour. Mais c'était plus fort qu'elle, elle était comme ça et elle ne pourrait sans doute jamais changer même si ça faisait râler Dayton. Et puis, elle arrivait toujours à rendre ses devoirs à temps, enfin la plupart du temps.

Mais cette semaine, elle avait une bonne raison d'avoir pris du retard, Zane avait intensifié les entrainements de Quidditch en vue d'un prochain match, ce qui lui avait laissé peu de temps pour bosser. Du coup, elle avait se lever tôt surtout pour un dimanche matin afin de se plonger dans ses livres. Elle avait réussi à finir presque tous ses devoirs lorsqu'elle avait commencé à piquer du nez et sans s'en rendre compte, elle avait fini par s'assoupir en plein milieu de son devoir de métamorphose.

Elle fut soudain réveillée par une sensation bizarre sur son visage. Ouvrant les yeux, elle resta immobile quelques secondes, le temps de se réveiller complètement et de laisser son esprit tenter de comprendre ce qui l'avait réveillée. Sentant toujours cette sensation bizarre, elle se passa la main sur le visage et sentit que la forme de son nez avait changée. Le tâtant précautionneusement, elle réalisa qu'il ressemblait désormais à un véritable nez de cochon. Devinant qu'il n'avait pas changé de forme tout seul, Emerson regarda autour d'elle avec des yeux furieux. Elle nota pas loin d'elle, deux filles qui la regardaient attentivement, un sourire mauvais sur le visage malgré un léger air effrayé et qui détournèrent rapidement le regard lorsqu'elles virent qu'elle les avait repéré. Elle aurait dû deviner que c'était ce genre de filles qui avaient fait le coup, c'était toujours des filles de toute façon, Dayton était plutôt populaire auprès de la partie féminine des élèves de Poudlard, voire de la partie masculine et depuis qu'elle sortait avec lui, Emerson ne s'était pas attiré que des amies, loin de là. Passablement énervée par sa mésaventure, elle se leva brusquement pour aller se planter devant les deux Gryffones. Elle commençait à en avoir plus que marre des petits tours mesquins de ce genre de filles, c'était l'une des raisons pour lesquelles la plupart de ses amis étaient des garçons. Au moins, eux n'étaient pas constamment jaloux et ne se vexaient pas à la moindre vérité énoncée. Avec un long soupir, elle fixa les deux jeunes filles pendant quelques secondes.

"Le contre-sortilège."

"Quoi? Mais de quoi tu..."

"L'une de vous deux a intérêt a me donner le contre-sortilège ou à l'utiliser elle-même avant que je m'énerve"

Emerson avait croisé les bras et s'exprimait très distinctement de façon presque glaciale, ce qui lui ressemblait peu. L'une des deux filles finit par sortir sa baguette de sa poche et par lancer le contre-sortilège. Emerson sentit avec satisfaction son nez revenir à la normale. Sans un mot de plus, elle tourna les talons. Elle eut le temps de faire quelques pas avant d'entendre le murmure de l'autre fille.

"Ouais, c'est ça tourne les talons, espèce de lâche, comme toute ta famille!"

"Qu'est que t'a dit sur ma famille?"

Emerson s'était retournée, furieuse, bien loin de la façade glaciale et contenue qu'elle avait affichée avant. Elle avait pourtant essayé de rester calme mais si elles s'en prenaient à sa famille alors là, elles allaient voir de quel bois elle se chauffait. L'autre imbécile sembla se décomposer un instant puis reprit contenance en voyant qu'une bonne partie de la salle commune les regardaient.

"Rien, je... Je disais qu'ils étaient des lâches comme toi!"

"Des lâches? Tu te fous de..."

La nature impulsive d'Emerson avait reprit le dessus et elle se jeta menaçante sur la jeune fille. Emerson adorait sa famille et il ne valait mieux pas s'en prendre à eux, sous peine de se faire un ennemi mortel de la jeune fille. Heureusement pour l'autre, des élèves réussirent à stopper Emerson dans son élan. Agrippée par l'un de ses amis, Emerson finit par abandonner.

"Okay, okay, je m'en vais! Mais débrouillez vous pour qu'elle ne parle plus jamais de ma famille comme ça ou elle va finir en chair à pâté!"


Comme toujours, Emerson était quelque peu excessive. Elle se dirigea à reculons vers le tableau de la Grosse Dame sans cesser de fixer la Gryffone. Elle sortit et s'adossa quelques instants au mur de pierre, histoire de réfléchir à l'endroit où elle pourrait aller se défouler quand soudain une voix familière la fit presque sursauter. Un nom lui vint immédiatement aux lèvres, avant même de voir le visage de la personne en question, Zahyra. Son ancienne amie, la première personne qu'elle avait rencontré en arrivant à Poudlard et avec qui elle avait partagé tant de choses. Mais aussi celle qui n'avait pas apprécié sa relation avec Dayton, au point de tenter de les séparer. Elles s'étaient alors violemment disputées et Emerson était loin de pouvoir encore lui pardonner, du moins tant qu'elle n'aurait pas accepté sa relation avec Dayton. Elle leva les yeux rencontrant ceux de son ancienne meilleure amie qui souriait angéliquement comme pour la narguer.

"Emerson, heureuse de te voir..."

"Zahyra... Ca n'est pas mon cas je te rassure. Qu'est ce que tu fais ici?"

Emerson ne pouvait s'empêcher d'être blessante envers elle, il était très rare pour elle de se disputer avec ses amis et lorsque cela se produisait cela la blessait profondément. Et sa discorde avec Zahyra l'avait beaucoup blessée et la blessait encore maintenant lorsqu'elle la voyait. Certes, elle n'était plus seule maintenant, elle avait Dayton, Curtis, Montana ou même Gemma qui étaient toujours là pour elle mais elle ne pouvait oublier qu'à un moment, elle n'avait eu que Zahyra. Rien que la vue de la jeune fille la faisait souffrir au souvenir des fous-rires et autres moments qu'elles avaient eu ensemble. Mais Emerson n'était pas du genre à passer l'éponge facilement, elle avait un côté assez rancunier, surtout avec ceux qui avaient sa confiance. Elle se souvenait encore des mots prononcés par Zahyra lors de cette fameuse dispute. Elle ne voulait pas encore revivre ça, autant s'en aller.

"Bien. Après cette agréable conversation, je vais devoir y aller."


Elle fit mine de s'en aller, sans plus prêter attention à la jeune fille.
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MessageSujet: Re: l'amitié n'est pas éternelle [Emy]   Mar 9 Mar - 4:17

Emerson n’avait pas changé depuis l’époque où elles étaient amies, bien que les années aient passé rapidement depuis ce temps révolu depuis longtemps. La Gryffone était toujours la même, pleine de vie et de joie, bien que lorsqu’elle sortie de la salle commune, la jeune verte ne pu s’empêcher de grincer des dents devant le sentiment de colère qui envahissait son ancienne amie et sans doute sa présence n’aiderait en rien la chose. Zahyra prit une grande bouffée d’air, tâchant de ne pas se laisser emporter par ce sentiment qui ne lui appartenait pas. Chose très peu aisé lorsque l’on ressent les sentiments des autres comme les sien. Elle s’ennuyait du temps où les sentiments des autres n’étaient qu’une vague gêne, un petit nœud dans l’estomac, sans aucune distinction, cette époque était encore plus loin que le temps où Emerson et elle était inséparable.

"Zahyra... Ca n'est pas mon cas je te rassure. Qu'est ce que tu fais ici?"

Le visage de la dénommée Zahyra se tordit dans une mimique difficile à qualifier. Ce n’était pas tant la dureté des paroles que la vague de négativité qu’elle venait de recevoir en pleine poitrine qui la fit grimacer de la sorte. Le don de la Serpentard était tout sauf quelque chose que l’on pourrait qualifier de positif. Pendant de longues années, et encore aujourd’hui, elle était persuader que ce don était présent que pour la punir de ce qu’elle était. Parce qu’il fallait avouer que derrière cette façade de petite fanfaronne se cachait une personnalité beaucoup plus revêche, qui aurait pu donner l’impression d’être en face d’une vieille gribiche vous juchant de haut comme si vous n’étiez qu’une vulgaire poussière sur son chemin. Les prunelles sombres de la jeune fille s’attardèrent sur la Rouge et Or en essayant dans bien que mal de garder un visage neutre. Ce qui n’était pas très facile. Hésitante, elle fit un pas en avant, s’approchant d’Emerson.

« Le couloir est un lieu publique, tu sais?»

Elle essaya de sourire, mais la douleur de son ancienne amie était presqu’insupportable. Il semblait qu’Emerson, malgré ses nombreux amis, n’ai pas vraiment oublié le temps qu’elles avaient passée ensemble. Il n’était pas rare que Zahyra se sente complètement idiote lorsqu’elle songeait qu’elle avait foutu en l’air une si belle amitié simplement parce qu’elle n’était pas capable de faire avec les sentiments trop puissant qu’ils ressentaient l’un pour l’autre. Pourquoi n’avait-elle pas simplement essayé de lui expliquer la situation plutôt que d’essayer sottement de les séparer? Par moment, elle se détestait d’être aussi contrôlante, pourquoi diable ne pouvait-elle pas être comme ces gamines sans cervelles qui songeaient à tout sauf à contrôler les autres, puisqu’elles ne contrôlaient difficilement leurs propres faits et gestes.

"Bien. Après cette agréable conversation, je vais devoir y aller."

Que…quoi? Levant les yeux au ciel d’un air exaspérer par l’attitude d’Emerson, Zahyra s’élança à sa suite, l’attrapant par le bras, la faisant ainsi stopper nette. Et maintenant? Se mordant la lèvre avec l’envie soudaine de disparaître entre les lignes du plancher. Lâchant le bras de la Gryffondor, elle passa une main dans ses boucles brunes pour se donner une quelconque contenance, faisant par le même fait cliqueté les petites étoiles roses et bleues qui étaient accrochées à ses oreilles. Il fallait dire que d’apparence, la Serpentard était excentrique et coloré, tout le contraire de ce qu’elle était réellement. Zahyra releva les yeux vers Emerson, la fixant quelques secondes avant d’ouvrir la bouche.

« Et si tu faisais un petit effort pour être polie? Je veux simplement discuter avec toi, rien de plus.»

Elle manquait surement un peu de tact, mais elle ne savait pas vraiment comme s’y prendre pour stopper la si décidé Emerson. Zahyra pinça légèrement les lèvres, comme si elle réfléchissait ardemment à ce qu’elle allait dire à cette fille qui se trouvait devant elle. Et si elle lui disait la vérité? Ce serait si simple, mais la croirait-elle? C’était une chose qu’elle ne pouvait pas savoir d’avance, mais elle ne souhaitait pas qu’elle la prenne pour une menteuse en plus d’une traitresse. Par Merlin, pourquoi les choses n’étaient jamais faciles? Soupirant profondément, les doigts de la vipère se refermèrent sur le bras de la Gryffone, la tirant un peu à l’écart, dans un coin du couloir. Par où commencer? Il fallait qu’elle trouve quelque chose si elle ne voulait pas qu’Emerson tourne les talons.

« Si je te disais la vérité, tu ne me croirais pas, ce serait complètement inutile, mais si c’est ce que tu veux…»

Ouais bon, entendons-nous sur le fait que c’était complètement nulle comme début, mais elle n’avait rien trouvé de mieux. Pinçant de nouveau les lèvres, elle attendit la réaction de la jeune fille face à elle, voyons voir…
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MessageSujet: Re: l'amitié n'est pas éternelle [Emy]   Sam 27 Mar - 3:49

Emerson avait à peine tourné les talons, essayant vaguement de réfléchir à un endroit où elle pourrait être enfin tranquille, quand elle sentit une main, celle de Zahyra sans aucun doute, attraper son bras pour la stopper. Soupirant, elle se retourna vers son ancienne amie, elle aurait pourtant du savoir que celle-ci ne lâcherait pas aussi facilement le morceau. Malgré les griefs qu'elle avait contre elle, Emerson savait bien que Zahyra ne ressemblait aucunement aux filles débiles dont elle avait l'habitude, elle avait un minimum d'intelligence et de cran et puis elle était une véritable tête de mule, Emerson ne pouvait pas l'envoyer bouler aussi facilement que les autres, c'était trop simple.

Elle vit bien que Zahyra était intimidée, elle la connaissait trop bien pour ne pas reconnaitre son mordillement de lèvre caractéristique. Néanmoins, elle croisa les bras, bien décidée à ne pas se laisser émouvoir par la jeune fille, à ne pas laisser un seul de ses sentiments transpercer la carapace qu'elle s'était forgée. Elle était peut-être un peu théatrale mais elle n'y pouvait rien, elle était comme ça. Certes, elle n'en voulait plus à Zahyra ou en tout cas beaucoup moins, elle n'était pas rancunière mais elle n'oubliait pas. Elle avait été sa meilleure amie, celle en qui elle avait le plus confiance et pour des raisons qui lui restaient encore obscures, elle avait tenté de détruire ce qu'Emerson avait de plus précieux, son amour pour Dayton. Si elle ne lui en voulait plus, elle ne lui avait toujours pas pardonné. Elle savait bien qu'elle même n'était pas innocente dans ce différend, comme d'habitude elle avait été impulsive et s'était enflammée plus que rapidement, sans véritablement laisser la jeune fille s'expliquer. Mais cela n'excusait en aucun cas, ce qu'elle avait fait. Néanmoins, comme elle ne lui en voulait plus réellement, faire comme si elle la détestait toujours était assez compliqué pour elle. Elle soupira, affichant clairement son agacement, elle aurait préféré éviter cette conversation. Emerson pouvait devenir plutôt méchante parfois même si elle ne s'en rendait pas toujours compte.

"Et si tu faisais un petit effort pour être polie? Je veux simplement discuter avec toi, rien de plus."

"C'est vrai que tu es toi même une véritable reine de la politesse, je ne vois pas pourquoi je serais polie avec toi, à moins que ce soit pour faire plaisir à mes parents mais comme je ne les voit pas trainer dans le coin... Moi je n'ai absolument aucune envie de discuter avec toi, je crois qu'on s'est tout dit la dernière fois!"


La jeune fille la reprit par le bras, l'entrainant à sa suite dans un endroit plus discret, Emerson se dégagea immédiatement de son étreinte, prête à partir sur le champ. D'ailleurs, pourquoi est ce qu'elle ne le faisait pas tout de suite? C'est peut-être parce qu'elle ne lui en voulait plus réellement ou peut-être un vestige de leur ancienne amitié mais Emerson n'avait aucune intention de lui pardonner dans un futur proche et elle était bien décidée à ne pas se laisser attendrir. Elle était d'ailleurs sur le point de tourner à nouveau les talons quand Zahyra aiguillonna sa curiosité.

" Si je te disais la vérité, tu ne me croirais pas, ce serait complètement inutile, mais si c’est ce que tu veux…"


Et la curiosité était l'un des plus gros défauts d' Emerson. Elle n'avait aucune envie de parler à Zahyra mais sa déclaration avait ravivé son intérêt. Même si elle s'était persuadée que Zahyra avait voulu détruire son bonheur juste parce qu'elle était envieuse et jalouse, elle s'était toujours doutée qu'il y avait quelque chose d'autre là-dessous et elle l'avait toujours nié préférant laisser libre court à sa colère et son ressentiment envers la jeune fille.

"La vérité? Laisse moi rire! C'est quoi? Tu étais jalouse de moi et de mon succès amoureux? Ou alors tu étais toi même amoureuse de Dayton c'est ça? Ca ne ferait qu'une de plus après tout! Oh non, j'ai encore mieux tu étais amoureuse de moi en fait? Arrête! Voir quelqu'un d'autre que toi heureux alors que tu n'arrivais pas à l'être toi même, ça t'a tout simplement rendue jalouse, un point c'est tout! Mais vas-y, explique moi donc les raisons pour lesquelles tu as voulu briser mon bonheur, tu as de la chance je suis bien disposée aujourd'hui je t'écoute!"

Rien qu'en s'entendant, Emerson se faisait horreur, comment pouvait elle être mesquine à ce point? Non, elle le savait, Zahyra avait brisé sa confiance et s'en était prise à quelqu'un qu'elle aimait, si Emerson ne ressentait plus de colère envers elle, il lui était impossible de lui pardonner.
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MessageSujet: Re: l'amitié n'est pas éternelle [Emy]   Dim 28 Mar - 4:57

Emerson croyait-elle vraiment qu’elle pouvait simplement tournée les talons pour que Zahyra laisse tombée? C’était ridicule. La Serpentard n’était pas du genre à baisser les bras facilement, loin de là. Elle avait une véritable tête de cochon et n’était pas du genre à se laisser doubler si facilement par un simple mouvement qui faisait que son ancienne amie lui faisait maintenant dos. Néanmoins, Zahyra ne pouvait se tromper. Elle sentait se répercuter en elle l’agacement de la rouge et or. Ce n’était pas pour l’aider ça. Emerson la faisait un peu flipper. D’une part parce qu’elle lui en voulait vraiment et qu’elle pouvait se montrer vraiment méchante parfois. D’une autre part parce que les sentiments qu’éprouvait Zahyra pour son ancienne amie étaient de plus en plus flous. Oh certes, elle aimait Emerson, mais en ce moment précis tout se répercutait douloureusement dans la tête de la Serpentard.

"C'est vrai que tu es toi même une véritable reine de la politesse, je ne vois pas pourquoi je serais polie avec toi, à moins que ce soit pour faire plaisir à mes parents mais comme je ne les voit pas trainer dans le coin... Moi je n'ai absolument aucune envie de discuter avec toi, je crois qu'on s'est tout dit la dernière fois!"

Zahyra grimaça devant les paroles de la jeune fille face à elle. Elle avait raison sur un point. Elle n’était pas reconnue pour sa politesse proverbiale, loin de là. Voyez-vous, elle avait beau faire semblait d’être d’une bonne humeur sans frontière et être toute colorée et joyeuse, elle n’en était pas pour le moins polie loin de là. Elle ne voyait pas vraiment l’utilité de cela, et encore moins lorsqu’elle se permettait d’être elle-même. Soit une jeune fille terne et revêche qui se fichait pas mal des autres alors au diable la politesse. Zahyra ne répliqua rien se contentant d’afficher un air ennuyé avant de la traîner de force dans un coin reculé. Suite à ses paroles, elle ressentie l’élan de curiosité que ressentie la rouge. Une moue victorieuse apparut sur son visage d’angelot. Une moue qui s’effaça bien vite.

"La vérité? Laisse moi rire! C'est quoi? Tu étais jalouse de moi et de mon succès amoureux? Ou alors tu étais toi même amoureuse de Dayton c'est ça? Ca ne ferait qu'une de plus après tout! Oh non, j'ai encore mieux tu étais amoureuse de moi en fait? Arrête! Voir quelqu'un d'autre que toi heureux alors que tu n'arrivais pas à l'être toi même, ça t'a tout simplement rendue jalouse, un point c'est tout! Mais vas-y, explique moi donc les raisons pour lesquelles tu as voulu briser mon bonheur, tu as de la chance je suis bien disposée aujourd'hui je t'écoute!"

Les traits de la Verte et Argent se durcirent, mais que très peu de temps puis que la hargne que ressentait son interlocutrice à son égard était si douloureuse que ses prunelles sombres devinrent rapidement embués. Portant une main à sa poitrine ses doigts se crispant sur les tissus qui la recouvraient. Comment Emerson pouvait-elle être aussi cruelle? Bon d’accord, elle avait essayé de détruire son couple, de l’éloigner de son grand amour, mais cela suffisait-il à être si méchante? Vous direz sans doute que Zahyra avait une bien drôle de façon de voir la chose, mais c’était ainsi. On n’allait pas non plus changer la mentalité de la jeune miss, quand même.


«Tais-toi!»

L’ordre avait claqué, froidement. Les larmes coulaient sur ses joues maintenant tant elle était perdue dans le flot de sentiments qui ne lui appartenaient pas. Pleurer n’était pas dans ses habitudes, loin de là, enfin jamais personne ne l’avait vu pleurer en dehors de ses parents. Portant une main à son front, dépassé avant de secouer la tête de droite à gauche puis un petit rire sec et sinistre passa ses lèvres. Tout éclat de joie ou d’amusement avait déserté ses yeux qui étaient devenus mornes et ternes.


«Tu veux savoir, Emerson? Je suis loin d’être jalouse de toi, ou encore d’aimer ce type qui partage ton lit! Ça a simplement fait mal, un point c’est tout. Tu ne comprends pas? Laisse-moi t’expliquer. Je ressens tout. Tout ce que toi, ou n’importe lequel de ces tarés peuvent ressentir, et ce n’est pas de tout repos. J’y comprends souvent plus rien, alors ton affection, ton amour ou je ne sais trop quoi pour Sommers m’a fait un mal de chien. Et le plus facile à été de l’anéantir. C’est égoïste? Qui a dit que je ne l’étais pas? Et puis, si tu crois que je ne suis pas sincère, que ce don d’empathie n’est que le fruit de mon imagination, à toi de voir, Emerson, mais ne vient pas dire que je n’ai pas été franche avec toi.»

Zahyra se détourna après un bref coup d’œil à son ancienne amie et fit mine de partir, espérant néanmoins que cette dernière l’interpellerait.
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MessageSujet: Re: l'amitié n'est pas éternelle [Emy]   Mar 13 Avr - 20:06

Emerson le savait, elle avait franchit la limite. En se laissant emporter par ses émotions, elle avait laissé son esprit en stand-by, elle n'avait pas l'habitude de se battre contre ses anciens amis et cela la perturbait plus qu'elle ne pouvait se l'avouer. Et c'est son trouble qui la rendait aussi méchante, elle connaissait trop bien Zahyra pour ne pas remarquer que son visage se durcissait suite à ses paroles. Elle avait déjà vu la jeune fille comme ça mais dans le passé, elle était celle qui la défendait plutôt que celle qui la blessait. Elle savait à quel point la Serpentarde était fragile malgré sa façade joyeuse et assurée. Nombre de gens la trouvaient bizarre à Poudlard et l'évitaient, Emerson n'était pas de ceux-là, ça ne la dérangeait que Zahyra ne soit pas comme tout le monde et lorsqu'elles étaient encore amies, elle s'était fait un devoir de la défendre contre toutes les mauvaises langues qui s'en prenaient à elle.

"Tais-toi!"

Le brusque éclat de voix fit tressaillir Emerson, la tirant de ses pensées. Elle avait oublié que son amie n'était pas du genre à se laisser impressionner par ses petites tirades. C'est d'ailleurs l'une des raisons qui avait fait qu'elles étaient devenues amies malgré la répulsion première d'Emerson pour les filles. Des larmes s'étaient mises à couler sur les joues de Zahyra, Emerson se mordit les lèvres regrettant ses paroles et réprimant une forte envie de serrer son ancienne amie dans ses bras. Malgré son côté garçon manqué, Emerson avait toujours été très protectrice, presque maternelle envers ceux qu'elle aimait et même si Zahyra l'avait fait souffrir dans le passé, elle ne pouvait s'empêcher de ressentir le besoin de consoler son ancienne amie. Elle fut néanmoins presque choquée par son changement d'expression qui faisait d'elle une personne qui n'avait plus rien à voir avec la Zahyra qu'elle connaissait.

"Tu veux savoir, Emerson? Je suis loin d’être jalouse de toi, ou encore d’aimer ce type qui partage ton lit! Ça a simplement fait mal, un point c’est tout. Tu ne comprends pas? Laisse-moi t’expliquer. Je ressens tout. Tout ce que toi, ou n’importe lequel de ces tarés peuvent ressentir, et ce n’est pas de tout repos. J’y comprends souvent plus rien, alors ton affection, ton amour ou je ne sais trop quoi pour Sommers m’a fait un mal de chien. Et le plus facile à été de l’anéantir. C’est égoïste? Qui a dit que je ne l’étais pas? Et puis, si tu crois que je ne suis pas sincère, que ce don d’empathie n’est que le fruit de mon imagination, à toi de voir, Emerson, mais ne vient pas dire que je n’ai pas été franche avec toi."

Emerson était muette, exploit assez rare pour être mentionné et semblait ne pouvoir détacher son regard de le jeune fille. Si la plupart des raisons qu'elle avait évoqué pour expliquer la trahison de Zahyra étaient fantaisistes au point qu'elle ne les croit pas vraies, elle s'était persuadée que Zahyra était tout simplement jalouse qu'Emerson soit en couple et pas elle. Pourtant, au fond d'elle-même, elle savait bien que malgré son caractère exclusif et quelque peu possessif, la réaction de Zahyra était disproportionnée pour une simple jalousie mais inconsciemment elle refusait de chercher une autre raison comme pour protéger encore l'image qu'elle gardait de son amie.

Mais à présent elle était bien obligée d'y faire face, elle savait que Zahyra ne lui mentirait jamais à part peut-être par omission comme elle l'avait fait tout le temps de leur amitié alors quand elle disait qu'elle était empathe, Emerson la croyait. C'était un don bien peu répandu même dans la communauté sorcière mais Emerson en connaissait l'existence et puis après tout cela expliquait bien le comportement un peu bizarre de Zahyra. Cela ne gênait pas Emerson plus que ça de savoir qu'elle était une empathe, la plupart du temps ses sentiments pouvaient directement se lire sur son visage et elle les exprimait de toute façon de vive voix dès qu'ils apparaissaient. On parlait souvent d'elle comme d'un livre ouvert. Simplement, elle était blessée que celle qu'elle considérait comme sa meilleure amie ne lui ait jamais rien dit. Si elle savait que ce n'était pas sa faute c'était à cause de son ignorance, elle commençait déjà à se sentir coupable pour tout ce qu'elle avait pu lui dire. Le Serpentarde s'était détournée, faisant mine de partir mais Emerson ne pouvait pas la laisser partir comme ça même si elle savait qu'elle avait besoin de temps pour assimiler l'info.

"Attends! Tu peux pas me dire ça et te barrer aussitôt! J'ai droit à un peu plus que ça non?"


Emerson l'attrapa à son tour par le bras, la stoppant dans son élan, il fallait qu'elles s'expliquent toutes les deux, Emerson voulait savoir pourquoi elle ne lui avait rien dit. Elle força la jeune fille à la regarder dans les yeux.

"Pourquoi? Pourquoi tu m'as rien dit? Je veux dire, je croyais qu'on était amies et tu me l'a caché pendant trois ans, trois ans!!! Je croyais qu'on était amies!!!"


Le ton d'Emerson devenait de plus en plus fort et précipité au fur et à mesure, même si elle voyait sous un nouveau jour les actions de Zahyra, elle ne pouvait ignorer qu'elle avait voulu détruire son couple par besoin purement égoiste. Mais après tout, elle ne savait pas ce qu'elle avait pu ressentir et qui l'avait amenée à une telle extrémité. S'en rendant compte, elle se calma aussitôt, il ne fallait pas qu'elle s'énerve, elle devait avoir une discussion sérieuse avec Zahyra auparavant, histoire d'éclaircir ce bordel.

"Je veux dire, je crois être quelqu'un d'assez ouvert, en tout cas je t'aurais pas rejetée juste parce que tu peux savoir ce que je ressens à tout moment! Au lieu de ça, tu tente de détruire mon couple! Je dois avouer que je comprends pas... je croyais te connaitre et je m'aperçois que je te connais encore moins que je l'ai cru même après notre dispute!"
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l'amitié n'est pas éternelle [Emy]

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