Insomniac thoughts (a) (Clyde)

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Insomniac thoughts (a) (Clyde)

Message par Invité le Dim 17 Oct - 16:51

    La journée avait bien commencé, pour une fois. C'était avant les autres de son dortoir qu'Angie s'était levée, un peu comme d'habitude. Elle avait enfilé son bas de jogging fétiche d'un jaune qui commençait désespérément à tirer sur le pisseux et son maillot des Red Sox planqué sous un gros pull, pour aller courir dans le parc et se défouler avant la journée. Après des étirements, quelques pas de courses et un peu de gymnastique, elle était revenue pour trouver le dortoir en plein éveil et avait profité de la cohue du réveil pour filer aux douches et se décrasser. Et c'était plein de pèches et de bonne humeur qu'elle avait rejoint la grande salle pour petit-déjeuner avec sa maison, participant peu aux conversations qui fusaient; portant principalement sur .. je vous le donne en milles: les Blackbirds ! Certes, sa course du matin l'avait égayé mais d'entendre papoter et s'extasier sur ce groupe l'horripila un peu jusqu'au drame.
    Angie en était à se servir un verre de jus de citrouille, qu'elle détestait mais qu'elle s'évertuait à boire pour faire comme tout le monde, et à prendre un bout de brioche. Innocente et encore insouciante du danger qui la guetter, elle avait mordu dans son dû avec avidité pour tremper le reste dans son café et à nouveau prendre une bouchée. Les joues de hamster, la mine fraîche et l'oeil brillant, elle avait savouré le savant mélange de la brioche sucrée et du café fort quand l'autre s'était assise à côté d'elle. Le prédateur guettait sa proie en pleine gorgée de café, cherchant le moment parfait pour attaquer. Et le moment se présenta quand Angie porta à nouveau la tasse à ses lèvres. L'affreuse créature à cheveux clairs et à bouclettes lâcha alors d'un air faussement innocent.

      « Heureusement qu'ils sont là pour nous empêcher de souffrir de la musique des deux jumelles anorexiques. »


    Quelle fourberie ! Néanmoins, l''attaque fit mouche et la pauvre brunette s'étouffa dans sa tasse, recrachant la caféine par les trous de nez, se brûlant les cloisons nasales au passage. La gorge irritée et le nez douloureux, Angie fixa sa voisine avec une expression de colère contenue, se rattachant aux images heureuses qui lui venaient, à la manière de Capitaine Crochet quand les enfants perdus et Peter Pan le traitaient de poisson pourri. Et les images qui défilaient dans le crâne de la batteuse étaient très éloquentes; les bouclettes rasées, une baguette de batterie enfoncée dans son petit nez de cochon.. Ce fut donc ce qui fit déraper la journée et effaça la gaieté de la miss Fleming pour déclencher un désir de vengeance qui lui brûlait les entrailles.
    Ainsi, toute la journée durant, elle avait imaginé des plans sataniques, mettant en scène des cultes sataniques ou des sacrifices de vierges dans un volcan, pour parvenir à laver sa réputation et celle de sa soeur. Ce fut vers l'heure du repas de midi, que l'idée lui vint et dans un sourire malsain, Angie avait dévoré son repas, s'agrippant désespérément à son idée pourrie mais bien vengeresse.
    Et tout le reste de l'après-midi, au lieu d'écouter ce que leur racontait le professeur de DCFM, ou de participer à la préparation des potions au cours adéquate, elle visualisa les différentes expressions qu'afficheraient ladite élève en découvrant ce que lui préparait Angie.

    Vint enfin le soir. Ayant quitté la salle avant les autres, elle avait profité de l'absence des autres pour monter dans le dortoir des filles de pouffsouffle et mettre à profit son temps de gagner pour trouver ce qu'elle cherchait. S'approchant de la commode visée, elle avait été coupé dans son élan par le retour inopiné des 'nouveaux élèves' qui squattaient leur salle commune. Poings serrés, elle avait préféré passer sa rage sous la douche, l'eau chaude ayant plutôt attiser le feu vengeur qui grondait en elle, plutôt que de l'apaiser. Persuadée qu'elle trouverait un autre moment, elle se joignit à sa maison, évitant un peu les élèves qu'on avait mit avec eux en attendant que la tour soit réparé. Mais elle n'avait pas mangé. Vicieuse comme tout, Angie avait filé aux dortoirs, pour reprendre ses méfaits et parvenir à accéder au tiroir qu'elle désirait. Baguette magique entre les dents, elle grimaça légèrement, retroussa ses manches et entreprit de farfouiller dans le fameux tiroir pour soudain brandir ce qu'elle voulait ! Un super string en dentelle rose fushia avec les initiales d'un des garçons de l'école gravaient dessus ! Excepté que des bruits la surprirent et qu'elle s'enferma - bêtement - dans son propre placard pour ne pas se faire pincer. Oui, dans ces grands moments vengeurs, Angie ne réfléchissait pas vraiment.

    Combien de temps resta-t-elle ainsi enfermé ? Elle n'en sut rien mais elle roupilla un peu, bercé par le ronron des voix horripilantes de ses camarades qui ne cessaient de tarir d'éloge sur les garçons ou alors à raconter les dernières coucheries d'une fille qu'elles détestaient.
    Le fait était qu'au bout d'un moment, le silence ce fit, dans la mesure où le silence pouvait se faire puisque les respirations comblaient le vide. Et ce fut l'absence de ricanements qui éveilla Angie qui, dans un grand élan de courage, ouvrit la porte du placard et rampa à la rambo jusqu'à la porte qu'elle ouvrit d'un sort pour s'extraire de la salle et rejoindre la salle commune, le string clairement visible en main. Fière d'elle, grosse banane sur le visage, elle s'arrêta néanmoins en remarquant qu'un garçon était là, près de la cheminée et la regardait. Tournant lentement vers lui, elle ne se débarrassa pas de son sourire, bien au contraire il ne se fit que plus large, et son regard fit un aller-retour entre le visage à demi-caché du jeune homme et du sous-vêtement qui pendait tristement entre son index et son pouce gauche. Oui, elle avait eu dans l'idée de prendre l'objet sur un mur devant la grande salle avec un doux mot "tendre ficelle recherche sa maîtresse".
    Après un petit sifflement pour détendre l'atmosphère, la brunette planqua l'objet dans son dos avant de plisser les yeux pour s'offusquer.

      « Mais comment t'es entré ?! » Bha oui .. elle avait entendu des garçons dire qu'ils allaient donner un faux mot de passe à cet élève pour l'empêcher de rentrer se coucher. « 'Fin j'veux dire, tu devrais être au lit quoi .. T'as rien à faire là hein .. » téméraire la petite Fleming, malgré l'espèce d'angoisse qui la prenait aux tripes en réussissant à mieux dévisager le jeune homme, celui qui traînait toujours autour d'Emalee, ou qui semblait être en gravitation autour d'elle. « T'as toujours l'air aussi .. coincé au niveau du faciès ou tu t'es trop fais tirer. » elle déglutit difficilement en réalisant son effronterie et croisa les doigts dans son dos en espérant qu'il n'avait rien entendu.


    {HJ : ça pue duc' tu m'excuseras, j'crois que la bière et la teinture m'ont fait fondre les derniers neurones restant}

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Re: Insomniac thoughts (a) (Clyde)

Message par Clyde Andrews le Sam 6 Nov - 0:39


    L'arrivée de Clyde dans le dortoir des Pouffsouffle ne s'était pas faîte sans bruit. Il était peu apprécié des jaunes et noirs, ces mièvres élèves niaisement loyaux à des causes stupides et à l'exaspérant altruisme dont la compréhension n'avait jamais vraiment été son fort, bien qu'il les trouva manipulables à souhait, comme Noah Marcovitch, par exemple... Il ne doutait pas de pouvoir obtenir ce qu'il voulait de sa personne, et la trouvait bien pratique, mais leur exaspérante loyauté pouvait vite devenir redondante, surtout avec cette manie qu'ils avaient de se regrouper pour se liguer contre vous. Ridicule, quand on y pensait ; faire ceci au nom d'une cause comme l'amitié ou une quelconque solidarité... Ils se prenaient tous pour des pseudo-héros, et on disait que c'était lui qui avait un égo sur-dimensionné ? Foutaises. Lui, au moins, pouvait prétendre mener une vraie cause, pas seulement réagir à l'encontre de bruits de couleurs ou de prétendues hypothèses plus ou moins justifiées... Mais souvent plutôt infondées, ou trop bancales pour être crédible car ils étaient bien sûr incapable de prouver leurs aprioris. Ils avaient d'ailleurs tenter de lui donner un mauvais mot de passe pour entrer dans la salle commune, mais c'était sans compter sur l'esprit vif de Clyde qui, bien sûr, avait vérifié l'info auprès de Noah et ainsi obtenu son du, prévoyant déjà de se venger allègrement de ses détracteurs. Ah, qu'ils sont mignons ces abrutis, hein, même pas foutu de mener un plan aussi mauvais à terme... C'en était presque terrifiant ; à s'en demander s'ils servaient réellement à quelque chose dans cette école. Il essuyait donc s'en broncher les ribambelles de regards noirs qui le poursuivaient, se contentant de leur renvoyer un sourire caustique, ou le plus souvent un air de profonde indifférence, suivi d'un regard appuyé s'il sentait que les regards pesaient trop sur sa nuque... Clairement, il regrettait le calme de son dortoir de Serdaigle. Ces derniers avaient au moins l'intelligence de ne pas trop se pavaner ; alors qu'eux, semblaient clairement chercher les ennuis, style chevalier sans peur et sans reproche... M'enfin. C'était bien connu que le méchant avait toujours une longueur d'avance sur le gentil. Sauf que, dans le cas échéant, Clyde ne comptait pas dévoiler son plan avant la fin pour leurs permettre de gagner ; et non, la réalité n'avait rien à voir avec la fiction. Dommage pour eux, être gentil n'allait donc pas leur faciliter quoi que ce soit dans la vie. Quelle triste ironie.

    Pas du tout pressé d'aller rejoindre son dortoir, Clyde avait regardé monter un à un ses "camarades" d'infortune, le regard rivé sur les flammes de la cheminée, silencieux, les bras croisés, accoudés au chambranle de cette dernière. Il avait distraitement écouté les murmures à son égard tout en réfléchissant à cette explosion dont il avait réchappé de justesse, pris au piège dans les décombres peu après que la détonation ait soufflée feu ses quartiers. Heureusement, Emalee n'avait été que très légèrement blessée. Quant à Quinn, elle ne se trouvait pas, par chance, dans les parages au moment de la détonation et allait très bien. Et, si Clyde refusait de l'admettre, il avait pourtant été grandement soulagé de l'apprendre... Le coupable de ce méfait, qui n'était donc pas lui, restait toujours inconnu, et cela faisait bouillir les sangs du Serdaigle. Une explosion de cette ampleur pouvait difficilement être accidentelle, mais il n'arrivait pas à comprendre les motivations. Il avait bien songé à ce qu'on veuille l'anéantir après les rumeurs à propos de son ascension future et fulgurante au sein du Ministère mais il n'était tout de même pas assez mégalo pour pouvoir l'envisager sérieusement. Et puis, qui, au juste, aurait tué quelqu'un sur la base de quelques rumeurs balancées maladroitement à propos d'un futur qui n'était même pas sûr d'être écrit ? Il fallait tout de même être plutôt imprudent, et fou. Déjà, pour croire que les rumeurs étaient vraies. Ensuite, parce qu'on ne tuait pas quelqu'un pour ce qu'il allait peut être devenir dans le futur, car après tout, rien n'est immuable, n'est-ce-pas ? Plongé dans ses pensées, Clyde entendit à peine l'arrivée dans son dos et ne la remarqua que quand cette dernière prit la parole, dérangeant soudain le cours de sa réflexion : – Mais comment t'es entré ?! S'étonna la voix, à qui il jeta un coup d'oeil tout en prenant un air mi-blasé, mi-amusé, ponctuant sa réponse d'un haussement de sourcils. – Par la porte. Il se tourna vers elle pour la dévisager, impassible, se disant qu'il avait déjà entendu son nom quelque part... C'était une des deux jumelles là, les américaines... Lila... Ou Angelina... Fleming... Quelque chose comme ça. – 'Fin j'veux dire, tu devrais être au lit quoi .. T'as rien à faire là hein .. – Et toi plus que moi, j'imagine ? Tu t'octroies ce droit parce que tu t'imagines qu'être une "star" en Amérique t'y autorises ? Ou bien tu as réussi à trouver une fausse excuse de décalage horaire à soumettre au directeur ? A moins que ce ne soit simplement un pitoyable essai pour marquer ton territoire ? S'amusa-t-il tranquillement alors qu'elle ne cachait pas son hostilité à son égard, ce qu'il trouvait plutôt comique pour une jeune fille comme elle, et elle sembla d'ailleurs se dégonfler peu après, quand sa voix mourut sur une phrase qu'il n'eut pour autant pas grand mal à entendre... Vu le silence qui régnait autour d'eux. Il laissa un blanc puis un sourire vint s'installer au coin de ses lèvres alors qu'il passait sa main le long de son menton, comme sous la réflexion. – Et non, mon Papa à moi n'a pas eu l'occasion de me payer la chirurgie vu qu'il s'est suicidé. Le sourire s'élargit un peu, malgré le ton profondément morbide des révélations, alors qu'il savourait l'effet que ces derniers auraient sur la jeune femme. Apercevant l'objet qu'elle tenait à la main, il laissa échapper un léger rictus avant d'ajouter, cynique à souhait : – Mais en revanche, toi, c'est bien pour te faire tirer que tu portes ce genre de choses si je ne m'abuse. Il désigna l'objet du menton, la fixant tranquillement, attendant de voir si elle allait riposter ou être trop choquée par la tournure inattendue de la conversation... Clyde employait un langage un peu ordurier qui ne correspondait pas franchement à l'image pédante qu'on se faisait du jeune Serdaigle, mais bon, il fallait bien qu'il descende à son niveau, histoire de... Il pouvait bien s'accorder quelques écarts de temps en temps, même s'il savait au fond de lui que si son Oncle avait été là, il se serait pris deux paires de tartes, voir un petit doloris pour corriger ce mauvais effet.
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