Fear and panic in the air. { ft. Clyde }

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Fear and panic in the air. { ft. Clyde }

Message par Leslie Jeffers le Jeu 21 Oct - 16:34


« Fear and panic in the air, I want to be free from desolation and despair.
And no one thinks they are to blame, why can't we see that when we bleed we bleed the same ? »
[ lyrics byMUSE ]

Ses lunettes pendant sur le bout de son nez, Leslie jeta un regard noir au petit plaisantin qui venait de lui lancer une boule de papier ensorcelée sur le haut du crâne. Déglutissant, celui-ci remit instantanément le nez dans son parchemin alors que son camarade pouffait. Elle déporta son regard sévère sur lui qui se remit à son tour au travail, transpercé de part en part part par ses iris icebergs. Elle, pas le sens de l'humour ? Sans blague. Déjà d'ordinaire, il était vrai qu'elle manquait un peu de souplesse de la mâchoire quand il s'agissait de rire aux blagues des autres. Mais lorsqu'elle surveillait une salle d'étude remplies de premières années depuis plus d'une heure, c'était un tout autre stade de la non rigolade. Après avoir puni deux élèves récalcitrants, envoyé des chhhut à tout va, et poussé une gueulante car un andouille gravait des idioties sur son pupitre - ah, les joies du statut de préfète en chef... - sa patience était au point mort. Et sa capacité à rire d'autant plus. D'autant plus qu'elle avait des idées très arrêtées sur les méthodes d'éducation concernant des jeunes sorciers. Selon elle, plus on leur inculquait tôt la discipline et le sérieux, moins on aurait de chances de les retrouver plus tard à faire les quatre cent coups dans les couloirs, braver l'autorité et se croire tout permis. C'est pourquoi elle n'avait aucune pitié avec ses garnements, aussi impressionnables soient-ils. Et leurs yeux de chats pottés, leurs pleurnicheries, ou leurs suppliques n'altéraient en rien ses pratiques. Elle les faisaient filer droit, un point c'est tout. Elle leur apprenait à bien se comporter face à leurs aînés. Pas question de faire amis-amis; ils étaient là pour travailler, pas pour s'amuser. D'ailleurs, tous l'avaient bien compris, et effectivement, ce n'était pas une partie de plaisir – ni pour eux, ni pour elle, même si c'était surtout eux, en effet, les plus à plaindre. A chaque fois qu'elle les rejoignait et qu'ils s'apercevaient qu'aujourd'hui ce serait elle la surveillante, elle pouvait donc apprécier le silence plombant qui ponctuait son arrivée. Et elle fermait les yeux sur le fait que leurs visages se décomposaient, et que c'était plutôt de la crainte que du respect qu'ils éprouvaient envers la stricte et rêche Leslie Jeffers. Ne dit-on pas que tout succès a sa rançon ? Si la sienne devait faire d'elle un tyran aux yeux des enfants, qu'ils l'évitent dans les couloirs, et en cauchemardent la nuit, après tout, quelle importance ? Elle leur aurait inculqué des valeurs morales qui valaient bien ce minuscule sacrifice, qui, il fallait l'avouer, ne lui faisait plus ni chaud ni froid depuis longtemps.

C'est donc après deux longues heures d'études passées à bouquiner en surveillant ces jeunes cerveaux en ébullition qui n'attendait qu'une chose : rejoindre leurs salles communes pour aller faire les zouaves, que Leslie remit les chaises en ordre d'un coup de baguette et sortit de la salle d'étude. Elle était en train de verrouiller la salle, d'un geste leste du poignet, le bras encombrés des livres qu'elle avait lu pour s'occuper pendant que les petits bûchaient, lorsqu'un drôle de bruit résonna dans le couloir. Alerte, la blonde tendit l'oreille, scrutant le couloir dont elle voyait à peine le bout de son regard perçant. Elle n'avait pas rêvé, elle avait bien entendu une sorte de bruit sourd, l'espace d'un instant, aucun doute là dessus – oui, Leslie avait bien trop foi en ses capacités mentales pour ne serait-ce qu'envisager avoir eu une hallucination auditive, enfin ! - mais pas moyen d'en distinguer l'origine. Reculant d'un pas, elle fronça les sourcils et posa une main sur sa hanche, soucieuse. Son regard était toujours fixé sur le couloir désert du troisième étage où pas un chat ne rôdait. Boh, après tout, peut être que ce n'était rien... A peine avait-elle recommencé à se détendre qu'un nouveau bruit, qu'elle saisit encore plus distinctement, brisa le silence pesant qui s'était installé. De nouveau sur ses gardes, elle se crispa derechef. Tendant l'oreille, elle laissa passer quelques secondes de plus avant de lancer dans le vide, sa voix résonnant contre les murs de pierre. « Qui va là ? » Oui, elle était intimement persuadée qu'on allait lui répondre. Pourtant, rien ne se produisit, mais pas décidée à lâcher le morceau – et oui, c'est qu'en plus d'être une mégère avec les mômes, madame est aussi tenace qu'une mauvaise herbe – elle soupira avant de réitérer sa question, lasse. « Je sais que vous êtes là, je ne suis pas folle. Montrez-vous, rôdeur ! » Sa voix était dure, son ton sans appel, et elle avait même sorti sa baguette de sa poche, sans cesser de scruter l'endroit qu'elle croyait être le point d'origine de l'étrange bruit qui l'avait perturbé, droite comme un I. Oui, en plus de n'avoir aucun humour, elle détestait ce genre de sottises comme jouer à cache cache, faire des farces aux autres, tout ça. Cela avait tendance à plus l'irriter que l'amuser, en fait. Alors si c'était quelqu'un qu'elle connaissait, qu'il ne s'attende pas à la voir se marrer. Et il était plus probable qu'il se prenne un sort défensif dans la face qu'une tape sur l'épaule et un adorable sourire. Non pas qu'elle avait peur, non, elle n'allait pas s'effrayer pour si peu. Elle avait juste de très bons réflexes... D'ailleurs, il allait être prévenu que cette mascarade ne l'amusait guère. « Cela ne m'amuse pas ! Vous voulez que je vienne vous chercher ? » Et joignant le geste à la parole, elle fit un pas en avant sans grande conviction.
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Re: Fear and panic in the air. { ft. Clyde }

Message par Clyde Andrews le Jeu 21 Oct - 16:58


    Cette journée de cours avait certainement été une des plus barbante dans la vie de Clyde Andrews. Entre Quinn qui évitait de se mettre en binôme avec lui, Emalee qui lui faisait la gueule – peut être par une aberrante solidarité féminine – et Keaton bien trop occupé avec ses histoires de coeur abracadabrantes dont il n'avait nullement envie de connaître les derniers détails – Coralie ou Sawyer ? La suite au prochain épisode ! – il ne lui restait plus grand monde qu'il eut envie de voir, et encore moins avec qui il eut envie de parler. Comme à son habitude, il avait suivi brillamment les enseignements dispensés par ses professeurs avant de sortir sans grande hâte, le cerveau rempli de nouvelles connaissances ; mais sans personne avec qui en débattre, ce qui avait rendu la journée plus fastidieuse que d'ordinaire. Autant il aimait apprendre, autant il aimait pouvoir ensuite en discuter, confronter différents avis au sien ou à ceux du professeur. C'était ce qui rendait l'apprentissage intéressant, de pouvoir l'approuver ou le contester... Sans quoi, ce n'était que du bourrage de crâne ; creux et insipide. Et ce n'était un secret pour personne qu'il se complaisait dans la rhétorique ; certains détracteurs auraient même pu ajouter qu'il prenait plaisir à s'écouter parler. Il leur aurait simplement répliqué qu'il aurait été injuste de ne pas faire profiter de son intelligence à des ignorants dans leur genre... Cependant, il n'était aujourd'hui pas disposé à faire profiter de son grand savoir à qui que ce soit, et préféra s'éclipser seul. Remontant des serres de botaniques, il décida d'emprunter le passage secret – cela aurait au moins le mérite qu'il ne croise personne pendant trois étages – et de décider de sa destination une fois sorti. Il avait déjà un panel d'idées de lieux où il pourrait se rendre et être tranquille ; la Tour d'astronomie, le couloir interdit, ou tout simplement son dortoir... C'était à ça qu'il réfléchissait quand il déboucha à destination. Le passage se referma derrière lui en chuintant. Il était donc dans ses pensées quand une voix l'interrompit, le faisant se plaquer contre le mur. – Qui va là ? Reconnaissant la voix féminine et sans ton qui l'apostrophait, il sourit. Shérif Leslie était donc dans les parages... Devait-il se montrer ? Ou attendre qu'elle se fatigue et continuer tranquillement son chemin ? Il avait peut être été négligeant d'emprunter le passage en pleine journée, et il ne souhaitait pas qu'il soit découvert par quelqu'un d'autre ; c'était si pratique qu'il soit le seul, avec ses sbires, à en connaître l'existence... Il resta donc tapis dans la pénombre, alors que sa voix retentissait de nouveau : –Je sais que vous êtes là, je ne suis pas folle. Montrez-vous, rôdeur ! Clyde retint un rictus. Rodeur... Elle se croyait vraiment dans une série B, ou quoi ? C'était pas non plus comme si ce couloir était interdit aussi, que diable. Clyde risqua un regard vers elle. Elle avait sorti sa baguette et cherchait sa cible, un air fermé sur le visage. Il leva les yeux au ciel. Allons bon, voilà maintenant qu'elle dégainait... Manquerez plus qu'elle le blesse ; ne lui avait-on pas appris qu'on ne faisait pas joujou avec ce morceau de bois ? C'est qu'un sort était vite parti, surtout quand on semblait se trouver dans un état de stress tel que celui de la Préfète-en-chef. – Cela ne m'amuse pas ! Vous voulez que je vienne vous chercher ? Alors qu'elle avançait dans sa direction, Clyde fit un pas en avant, les deux mains en l'air, paume vers elle, un sourire caustique accroché aux lèvres. – Du calme, Jeffers, depuis quand est-il interdit de se promener ? Je ne pensais pas risquer un sort pour si peu... Commença-t-il en s'arrêtant à bonne distance d'elle. Qu'elle ne croit pas qu'il allait l'attaquer, sait-on jamais qu'elle le stupéfixie dans un mouvement de panique... – Tu peux baisser ta baguette, le suspect n'est pas armé. Railla-t-il en la fixant tranquillement, descendant ses mains pour les croiser tranquillement dans son dos, le menton droit. Un éclat amusé brillait dans ses pupilles claires alors qu'il la jaugeait. . – Que se passe-t-il, tu crains pour ta vie ? Menacer la moindre personne qui s'approche de toi, même à une certaine distance, n'est pas dans tes habitudes il me semble... A moins que le pouvoir te soit monté à la tête. Argua-t-il, toujours sur le ton de la dérision, avant de rajouter en haussant les épaules : – Ce sont des choses qui arrivent. Surtout quand on a autant de colère en soi, j'imagine. Faisant mine de dire ça à la légère, il déporta doucement son regard sur les tapisseries, semblant soudain s'intéresser à la déco comme si ce qu'il venait de dire n'avait aucune importance. Alors qu'au contraire, il venait de soulever, il le savait, un point sensible chez la Serdaigle. Continuant d'arborer son sourire provocateur, il s'adossa nonchalamment à la statue qui l'avait caché aux yeux de la jeune femme. Finalement, peut être que cette journée ne serait pas perdue, si l'échange se révélait intéressant...
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Re: Fear and panic in the air. { ft. Clyde }

Message par Leslie Jeffers le Jeu 21 Oct - 17:58

Leslie fit un pas en avant dans le couloir sans réellement avoir l'intention de jeter un sort sur quiconque. La baguette au poing, c'était tout au plus pour lancer un lumos, et encore. Elle voulait juste connaître l'identité du sacripant qui se planquait dans l'ombre avec pour but certain de tenter de lui faire peur, c'est tout. Et comme elle venait de sortir d'études avec ses petits premières années, elle avait en tête que se devait être l'un d'eux qui voulait s'amuser à ce genre de niaiseries de bas étages, ou peut être même étaient-ils plusieurs. Mais qu'ils repassent, elle était bien plus douée pour effrayer les gens que l'inverse, en général. Bah oui, actualisez vos références un peu, c'était qui la reine des glaces à Poudlard ? Bibi ! D'ailleurs, vu le ton sec avec lequel elle s'adressait à l'idiot caché elle ne savait trop où, il devait déjà regretter d'avoir fait le bruit qui l'avait trahi. Et pour sûr, elle allait les déloger de là et les renvoyer dans leur dortoir en ponctuant le tout d'un regard assassin qui leur passerait l'envie de recommencer ! Mais aucune première année ne sortit de sa cachette malgré ses avertissements. A sa grande surprise, c'est Clyde Andrews qu'elle vit s'extirper nonchalamment de derrière une haute statue. « Du calme, Jeffers, depuis quand est-il interdit de se promener ? Je ne pensais pas risquer un sort pour si peu... » Stoïque, Leslie le regarda, lèvres pincées, s'avancer paumes en l'air vers elle. Ses doigts s'étaient resserrés autour de sa baguette, se contractant inconsciemment dès que son cerveau avait assimilé le fait que c'était bien lui, et non un môme de onze ans, qui se tenait face à elle. Du même temps, son estomac s'était noué. « Tu peux baisser ta baguette, le suspect n'est pas armé. » Sur le ton de la réprimande, et sans aucun doute amusé par le quiproquo, il lui fit réaliser à quel point elle avait l'air ridicule, à pointer sa baguette sur lui, en le fixant d'un regard profondément froid et antipathique. De suite, elle abaissa alors sa baguette, embarrassée. Son regard fuit au sol lorsqu'elle la rangea dans sa poche avant de resserrer ses bras chargés de livres contre sa poitrine. Elle était en trop mauvaise posture - lors de leur dernier échange, dans la bibliothèque, le reflet d'elle même qu'il lui avait renvoyé l'avait profondément blessée - pour ne serait-ce que penser à répliquer, c'est pourquoi elle attendit patiemment qu'il passe son chemin... Ce qu'il ne fit, évidemment, pas. « Que se passe-t-il, tu crains pour ta vie ? Menacer la moindre personne qui s'approche de toi, même à une certaine distance, n'est pas dans tes habitudes il me semble... A moins que le pouvoir te soit monté à la tête. » Bien sûr, il avait fallu qu'il relève ! Comme si elle n'était pas déjà assez mal à l'aise. C'était tout lui ça, s'amuser des lacunes d'autrui, comme s'il n'avait jamais commis d'erreur ! Et ce alors même qu'il était le premier à avoir été recalé pour entrer dans le cercle convoité des préfets ! Serrant les dents, Leslie décida pourtant de continuer à se taire. Jusqu'à ce qu'il réplique à nouveau, haussant les épaules avec désinvolture, arborant une moue suffisante qui aurait donné envie à n'importe qui d'un peu nerveux de lui coller une paire de claques. « Ce sont des choses qui arrivent. Surtout quand on a autant de colère en soi, j'imagine. » Vexée qu'il remette sa soit disant "analyse" de son for intérieur sur le tapis, où il avait prétexté lire en elle comme dans un livre ouvert et sentir les rancœurs et la haine qui sommeillait en elle, elle se braqua instantanément. Et, dans un souffle, et avec un air profondément hautain, elle rétorqua, comme pour lui donner raison, avec une animosité sans pareille. « Moi, au moins, j'ai des raisons pour que le pouvoir me monte à la tête, mon statut de préfète-en-chef m'y autorise, pas comme d'autres qui se donnent une importance imaginaire. » Et elle fit claquer sa langue contre son palet alors qu'elle le toisait, un demi sourire mesquin aux lèvres. Lorsqu'elle se rendit compte qu'elle entrait dans son jeu, qui consistait à la pousser dans ses retranchements et justement l'énerver, elle regretta instantanément ses paroles. Elle était allée trop loin. Elle avait eu envie, à son tour, de lui renvoyer une image de lui même pathétique, de lui renvoyer au visage quelque chose dont il n'était pas fier, de lui rendre la pareille, quoi. Elle avait agi comme Clyde Andrews. « Tu te trompes sur moi. Je te l'ai déjà dit, et c'est encore valable aujourd'hui. Je n'étais pas en colère avant que tu ne fasses exprès de m'énerver. » Elle crut bon d'ajouter cette phrase en avançant vers lui, le pointant du doigt comme pour remettre toute la faute sur lui. Elle avait même appuyé sur le "tu" en parlant dans ce même but. Elle n'était pas remplie de haine ! Tout comme elle n'allait pas finir par imploser à force de faire semblant d'être une sainte, justement parce qu'elle ne faisait pas semblant ! Leslie Jeffers était une fille bien sous tous rapports et Clyde Andrews était des plus mal placé pour donner son avis là dessus, point à la ligne. « D'ailleurs, je ne menaçais personne de ma baguette, car en effet, ce n'est pas dans mes habitudes. Je comptais juste éclairer le couloir, j'ai cru qu'un première année m'avait filé entre les pattes et s'était caché, enfin, bref, aucune mauvaise intention, tu vois. Simple précaution. » Bon d'accord ce n'était pas tout à fait vrai, car son esprit des plus vif avait pris le temps d'envisager tous les scénarios et qu'elle avait éventuellement pensé à jeter un sort défensif à l'encontre d'un possible "rôdeur", mais bon, ce n'était pas utile de le préciser. Inutile de s'enfoncer, oui. Il pensait déjà assez de mal d'elle comme ça.
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Re: Fear and panic in the air. { ft. Clyde }

Message par Clyde Andrews le Dim 9 Jan - 21:39


    Comme il s'y était attendu, la corde sensible vibra instantanément alors que le visage de la jeune femme s'enlaidissait d'un profond mépris, faisant s'accentuer le sourire mesquin d'Andrews. Elle était tellement prévisible... C'en était presque navrant. Il releva d'ailleurs le menton pour montrer qu'il était prêt à recevoir sa tirade, alors qu'elle lâchait déjà, tout en théâtralité, accentuant le tout d'un claquement de langue qui amusa plus qu'autre chose le jeune homme : – Moi, au moins, j'ai des raisons pour que le pouvoir me monte à la tête, mon statut de préfète-en-chef m'y autorise, pas comme d'autres qui se donnent une importance imaginaire. Ouuuuh, mais c'est qu'elle mordrait, la Jeffers. Ah, quelle petite idiote... Pensait-elle réellement que son statut de Préfète lui donnait de l'importance, vu les autres imbéciles qui pouvaient se targuer de l'être, à l'image par exemple de Tradd Cooper ? Ce n'était rien d'autre qu'une vulgaire distinction sans valeur, dont le respect n'était justement qu'illusoire. Soyons sérieux, qui de nos jours se pliait réellement à l'autorité des Préfets ? Voyons... Le faîtes pas rire. Lui, en revanche, avait su instaurer de la crainte et de vraies valeurs que d'autres partageaient, lui vouant même allégeance pour cela. Comment pouvait-on décemment comparer un acte digne d'un Seigneur à celui d'un simple Pion du Directeur ? C'était risible. Il faillit d'ailleurs bien en rire, mais se retint de le faire ainsi que de surenchérir, se contentant de la fixer de cet même air narquois qui en disait déjà long, ainsi que son regard qui brillait maintenant d'un éclat un peu plus perçant tandis qu'elle poursuivait. – Tu te trompes sur moi. Je te l'ai déjà dit, et c'est encore valable aujourd'hui. Je n'étais pas en colère avant que tu ne fasses exprès de m'énerver. – Et tu oses dire ça alors qu'il y a quelques minutes avant que j'arrive tu étais limite prête à stupéfixier à tout va... S'amusa-t-il en exagérant volontairement alors qu'elle reprit immédiatement pour se dédouaner. – D'ailleurs, je ne menaçais personne de ma baguette, Rectifia-t-elle donc alors qu'il secoua la tête en levant les yeux au ciel alors qu'elle se justifiait, car en effet, ce n'est pas dans mes habitudes. Je comptais juste éclairer le couloir, j'ai cru qu'un première année m'avait filé entre les pattes et s'était caché, enfin, bref, aucune mauvaise intention, tu vois. Simple précaution. Mouais. Pas très convaincante la Jeffers, tout de même ; si elle se savait dans son bon droit, passerait-elle seulement autant de temps à prouver le bien-fondé de ses actes ? – L’innocent n’a rien à se reprocher donc rien à expliquer. Rétorqua finement le bleu et argent en haussant les épaules, lui laissait le soin de méditer sur la question sans plus l'acculer avant de se redresser pour croiser les mains dans son dos. Ah, Leslie, Leslie, Leslie... Qu'allait-il pouvait bien faire d'elle, qui se fourvoyait tant sur elle-même et sur l'étendue de sa vraie valeur ? Qui n'était assurément pas celle qu'elle croyait : car non, Clyde ne parlait pas de sa pseudo influence de Préfète en chef... Il voyait autre chose en elle, bien plus de potentiel. Enfin, c'est ce qu'il avait cru déceler lors de leur rencontre dans la bibliothèque... Là tout de suite, pas vraiment, en fin de compte. Il se lassait déjà ; ses critiques étaient plates, et sa répartie manquait jusqu'alors de piquant... Il hésitait donc à s'en aller et à la laisser poursuivre d'autres rôdeurs imaginaires si bon lui semblait. Il n'avait pas spécialement grand chose à faire de son temps mais, à la limite, même une sieste lui semblait plus adéquate. Au moins, il serait reposé ensuite ; là, il avait l'impression de perdre son temps, et ça l'agaçait.

    Alors qu'il se préparait à tourner les talons fièrement, le menton droit et le regard fourbe, en lançant quelque chose comme que sa compagnie n'était pas désagréable mais qu'il avait quelques poulets à tuer et que ça ne pouvait pas attendre, ses yeux glissèrent sur la porte massive de la mystérieuse salle d'en face attira sa vision. Une légère grimace d'hésitation passa sur ses traits alors qu'il se remettait à sourire, avec plus de douceur cette fois. On racontait que cette salle révélait la vraie nature des gens, leur moi profond, ou quelque chose comme ça. Il ne le savait pas avec exactitude, n'ayant pas vérifié par lui-même mais, cela l'intriguait assez. C'est alors qu'une idée lui traversa l'esprit... Si il la faisait entrer là dedans la première, il assisterait sûrement aux effets de la Salle sur elle... Ce qui pourrait se révéler intéressant, et il pourrait enfin lui prouver ses dires. Cela ferait d'une pierre deux coups. S'approchant de la Serdaigle, il prit son air le plus innocent possible, le tout orné d'un petit sourire presque... Tendre. Approchant sa main du visage de Leslie, il fit glisser son doigt le long de l'arête de son menton avant de sussurer : – C'est bon, à l'avenir, je te laisserais tranquille... Comme il s'y attendait, elle recula instinctivement tandis qu'il faisait son petit numéro de gentil, ce qui lui permit d'avoir l'avantage sur elle puisqu'elle était surprise. Actionnant la poignée, il la poussa à l'intérieur avant d'entrer à son tour et de refermer la porte, satisfait. – Mais seulement après t'avoir montrée celle que tu es vraiment. Un rire s'échappa des lèvres du jeune garçon. Cette fin de journée ne serait peu être pas dénuée d'intérêt, tout compte fait ! Restez plus qu'à prier que les effets de la Salle fonctionnent... Et surtout, de voir s'ils étaient à la hauteur de ses espérances.
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Re: Fear and panic in the air. { ft. Clyde }

Message par Leslie Jeffers le Dim 9 Jan - 23:39

Après ses heures d'études, Leslie était exténuée. Tout patience envolée, elle avait donc tout sauf envie de croiser la route de Clyde Andrews à cet instant précis. Mais que voulez-vous, le destin est parfois cruel, même avec les meilleurs d'entre nous... Il fallait croire qu'être une préfète en chef dévouée à son poste ne suffisait pas à s'attirer ses bonnes grâces. Quel dommage. Cela lui aurait évité bien des ennuis... Sur les nerfs, Leslie commença donc par se défouler sur Clyde avant de reprendre ses esprits, s'agaçant elle même en répondant à ses provocations. Elle tenta de calmer le jeu, mais à chaque fois qu'il ouvrait la bouche, il ne cessait de l'énerver un peu plus. Tout comme quand il lui rit au nez en citant un proverbe, s'auto-attribuant une sagesse qui le dépassait largement. « L’innocent n’a rien à se reprocher donc rien à expliquer. » L'hôpital qui se moquait de la charité, voilà ce que c'était. Haussant un sourcil exaspéré, elle ne répondit pourtant pas bien que sa langue brûlait de lui renvoyer la balle. Si elle recommençait à le prendre à partie, elle n'en sortirait jamais, et elle ne souhaitait qu'une chose : qu'il retourne d'où il venait ! Et que cet endroit soit le plus loin possible d'elle ! Il détourna les yeux, brisant leur jeu de regards qui se fouillaient depuis plusieurs minutes. Leslie prit ceci pour le point final de leur débat et laissa échapper un soupir las avant de reporter son attention sur le sol. Elle décréta intérieurement qu'elle allait faire un tour dans à la bibliothèque pour se vider la tête avant d'aller retrouver son petit ami. Elle détestait rejoindre Raven alors qu'elle était de mauvaise humeur, elle avait alors la désagréable impression d'être une piètre compagnie et détestait lui imposer ça. Déjà qu'elle était préoccupée et distraite, avec sa tromperie et tout le reste perpétuellement en tête, manquerait plus qu'elle ne soit furieuse contre Andrews... Elle s'apprêtait à s'effacer devant Clyde, relevant la tête vers lui, lorsque contre toute attente, la main du grand brun s'approcha de son visage et traça le contour de son menton. Incrédule, elle eut un mouvement de recul alors qu'il lui souriait d'un air doux inattendu. « C'est bon, à l'avenir, je te laisserais tranquille... » Prise par surprise, elle eut tout juste le temps d'entendre le cliquetis d'une poignet de porte dans son dos avant de basculer à l'intérieur tandis qu'il l'y poussait sans ménagement. Elle manqua de s'entraver dans ses propres pieds en reculant, sous le choc, essayant tant bien que mal de tenir debout et de prévenir une chute tandis qu'il entrait à son tour et refermait la porte derrière lui. Elle finit par partir en arrière malgré ses efforts pour se stabiliser et se rattrapa sur une main avant que ses fesses ne touchent le sol. Elle l'entendit se réjouir de son entreprise alors qu'elle rabattait ses cheveux qui lui obstruaient la vue derrière ses oreilles pour le fusiller du regard. « Mais seulement après t'avoir montrée celle que tu es vraiment. » Et alors qu'il riait allègrement, elle ressentit à nouveau la peur. Mais une peur différente de celle qu'elle avait ressenti lorsqu'il l'avait poussé, qui pouvait plus passer pour de la stupéfaction, une peur plus forte. Irrationnelle. De là où elle se trouvait, alors qu'il la fixait, avec son sourire en coin et ses yeux exprimant une sincère satisfaction, il avait l'air d'un dingue. Et à moins que la vue d'en dessous n'y soit pour quelque chose, il lui faisait furieusement froid dans le dos. Déglutissant, elle se releva aussi dignement que possible et épousseta ses vêtements, par pur tic nerveux. Puis, elle plaqua ses mains sur ses hanches pour se donner une contenance et alors qu'elle aurait dû se mettre franchement en colère, celle-ci fut estompée par le sentiment d'insécurité cuisant qu'elle ressentait. « Qu'est-ce qui va pas chez toi, hein ? Je n'ai pas envie de t'écouter à nouveau déblatérer tes grands discours sur ma prétendue haine intérieure, n'ai-je pas été assez claire ? Alors ôte toi de devant la sortie et laisse moi partir. S'il te plaît. » Mais il ne bougea pas, restant figé, imposant et sûr de lui, devant son échappatoire. C'en était trop. S'il eut l'intention de lui répondre, il n'en eut pas le temps. Leslie sentit à nouveau une vague de peur la prendre aux tripes, si violemment qu'elle fut prise de panique, re-sortant subitement sa baguette de sa poche. Piétinant sur ses pieds, mal à l'aise, elle sentit qu'elle perdait le contrôle sur son calme qu'elle essayait jusque là de garder. « J'ai été polie, non ? Alors pourquoi tu ne m'écoutes pas ?! » D'un regard circulaire, elle détailla la pièce du regard, qui avait tout d'un banal salon, cherchant une autre porte par laquelle sortir. Elle n'avait pas confiance en lui. Aucune confiance. Et à sa manière de la regarder, il avait une idée derrière la tête. Et elle ne voulait pas savoir de quoi il retournait ! Elle voulait juste s'en aller ! « Au cas où tu en douterais, je sais me défendre, et si tu ne te pousse pas de ton plein gré, cette fois je n'hésiterais pas à me servir de ma baguette, okay ?! ... Tu n'me crois pas, c'est ça ? Tu me... sous estimes ? Ah ! Grossière erreur, mon cher. Aussi grossière que de t'enfermer avec moi ! » Paniquée, Leslie continuait de passer le poids de son corps d'un pied sur l'autre en cherchant désespérément un moyen de sortir de là, et vite, avant que ses nerfs ne craquent complètement. « POUSSE TOI ! Ou je... Ou tu... Tu finiras comme ce vase ! » Et d'un sort, elle fit exploser l'applique murale qui éclairait en partie la pièce, le sort passant à une dizaine de centimètres de la tête de Clyde. ... Oui, à la base, elle avait visé le vase, à un mètre de Clyde, sur la table d'appoint à côté de la porte, mais bon, quand on panique, on perd un peu le contrôle sur ses actes, voyez ! Le regard que lui jeta Clyde fut assez significatif pour qu'elle comprenne qu'elle ne devait plus être la seule à avoir des sueurs froides. Et alors qu'elle déglutissait, mortifiée, le sol se mit à trembler violemment sous ses pieds qui ne la maintinrent pas longtemps debout...

Elle n'avait rien à quoi se retenir et s'affaissa donc sur les genoux alors que la pièce était plongée dans l'obscurité la plus totale. Un court instant, elle se sentit défaillir mais tint bon. Lorsqu'elle papillonna des yeux et reprit ses esprits, peu à peu, l'électricité revint dans la pièce, les lampes se rallumant par à-coups. De nouveau, le jour se fit sur la pièce qui n'avait absolument rien de changé. Elle peina énormément à se relever, se sentant complètement patraque, et lorsqu'elle reporta son regard sur la porte, elle réalisa que Clyde avait disparu. Il avait dû prendre peur lors du tremblement de terre et prendre ses jambes à son cou. Et en la laissant seule, en plus. Quel bel exemple de courage ! Pfff. Se tenant la tête, Leslie mit deux fois plus de temps que prévu à atteindre la porte, le corps étrangement lourd et la vue trouble. Lorsqu'elle atteint enfin celle-ci, elle eut beau actionner la poignée tant qu'elle put, celle-ci ne daigna pas s'ouvrir. Génial ! Franchement, elle ne pouvait pas rêver mieux ! Frustrée, elle serra des poings et des dents, avant de finalement exploser. « QUEL SALOP !! ANDREWS, JE TE HAAAIS !!! » Et rageuse, elle croisa les bras sur sa poitrine, ceux-ci se calant sur d'étranges... rondeurs. D'habitude, elle sentait les os de ses côtes et absolument pas ses... Seins.... Qu'est-ce que... Non mais c'était quoi, ce cooooooorps ?!!!!
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Re: Fear and panic in the air. { ft. Clyde }

Message par Clyde Andrews le Sam 29 Jan - 23:05


    – Qu'est-ce qui va pas chez toi, hein ? Je n'ai pas envie de t'écouter à nouveau déblatérer tes grands discours sur ma prétendue haine intérieure, n'ai-je pas été assez claire ? Alors ôte toi de devant la sortie et laisse moi partir. S'il te plaît. Si jusque là Leslie était restée bien digne, Clyde voyait maintenant que ses paroles et ses actes l'avaient clairement déstabilisée, et effrayée. Elle n'était plus cette préfête en chef à la langue bien pendue et aux propos acides qui fendent l'air avec dédain, là, elle n'était plus qu'une gamine sur la défensive à qui la situation échappait. J'aimais produire cette effet sur mes proies, c'était grisant, toutefois je ne souhaitais pas qu'elle ne lui clamse entre les doigts, non plus... – J'ai été polie, non ? Alors pourquoi tu ne m'écoutes pas ?! Voyant qu'elle devenait de plus en plus stressée, il craignait qu'elle n'explose, c'est pourquoi il leva une main en signe d'excuse et ouvrit la bouche alors qu'elle dégainait sa baguette, et recula d'un pas en fronçant les sourcils. – Woh woh woh, du calme, sheriff Jeffers, je nous ai juste éloigné des oreilles indiscrètes. Mentit-il tranquillement en affichant un sourire mi-amusé, mi-intrigué devant l'état de panique dans lequel elle se trouvait. Il la pensait quand même moins... Impulsive que ça, avec plus de self-control. Peut être avait-il mal choisi son moment, peut être était-elle sous pression ; mais justement, c'était une faille à exploiter malgré le fait qu'il se trouvait dans une position délicate, à présent. Sauf que maintenant qu'il était entré, il n'était plus aussi rassuré qu'au début. Plus du tout, même. Il sentit d'ailleurs un frisson glisser dans son dos alors qu'il la toisait en tachant de garder un masque de parfait contrôle... – Au cas où tu en douterais, je sais me défendre, et si tu ne te pousse pas de ton plein gré, cette fois je n'hésiterais pas à me servir de ma baguette, okay ?! ... Tu n'me crois pas, c'est ça ? Tu me... sous estimes ? Ah ! Grossière erreur, mon cher. Aussi grossière que de t'enfermer avec moi ! Oh ça oui, il l'avait sous-estimé, se disant que jamais elle n'oserait utiliser sa baguette contre quelqu'un. Ça ne faisait jamais très joli dans un dossier d'avoir attaqué quelqu'un à l'aide de la magie, surtout quand ce dernier était désarmé... Puisque lui n'avait pas sa baguette en main. Et ne comptait d'ailleurs pas s'en saisir : pourquoi ? Un peu de témérité mal placée ? Non, pas du tout, simplement qu'il ne voulait pas qu'elle interprète son geste. Et vu son état d'anxiété, il se doutait que s'il approchait sa main du bâton magique, elle allait le faire rôtir sur place. Et il n'avait clairement pas envie que ça arrive, ah ça non ! Merde, pourquoi l'avait-il provoqué ? Pourquoi n'avait-il pas continué son chemin ? Cette journée était définitivement mauvaise, désespérément irrattrapable. Et il n'avait fait que s'enfoncer encore plus... Pourtant, sur le coup, cela lui avait semblé une bonne idée. Peut être pouvait-il encore la raisonner... Mais il n'avait jamais été aussi peu sûr de lui. C'est pourquoi il déglutit et s'avança un tout petit peu vers elle, histoire de. – Allons Leslie, range ça, tu ne voudrais pas blesser quelqu'un. Je veux seulement discuter. Réitéra-t-il, les paumes toujours en l'air vers elle en signe de rédission et de négociation sans représenter la moindre menace, si ce n'est qu'il se trouvait devant la seule sortie. Et sortir semblait la seule chose qu'elle avait en tête puisqu'elle ne cessait de réclamer qu'il se pousse avec de plus en plus de vivacité... Comme là, maintenant. Et il recula d'ailleurs d'un pas quand elle gigota, sentant que la situation s'envenimait. – POUSSE TOI ! Ou je... Ou tu... Tu finiras comme ce vase ! Le sort sliffa dans ses oreilles, tout à côté, alors que Clyde fut saisi d'un violent sursaut en entendant l'explosion du verre brisé. Sidéré, Clyde ouvrit la bouche et la referma sans rien dire. NON MAIS ELLE ETAIT MALADE ?! Vite, il fallait qu'il sorte, lui aussi, avant qu'elle ne le tue ! Se retournant vivement, il était presque arrivé à la porte quand tout trembla soudain. Les murs, le sol, tout. Même lui, tremblait. Comme si une onde de choc venait de traverser la salle entière. Clyde se plaqua contre la porte et ferma les yeux, attendant que ça se termine. Et ça cessa d'un coup, sans prévenir. Comme si tout n'avait été qu'un rêve, une illusion. Cette fin brutale était à la fois une délivrance mais aussi frustrante, et cette sensation était si désagréable qu'il faillit vomir, mais il n'en fut rien. Secouant sa tête d'un air hagard, Clyde reprit peu à peu ses esprits et le contrôle sur lui-même, bien qu'il resta embrumé par ce qu'il s'était passé. Actionnant la poignée, il fronça les sourcils quand celle-ci ne daigna pas s'ouvrir et insista un peu, sans succès même en lançant un sort. Énervé, il s'écarta pour regarder la pièce, voir si un passage secret ne s'y trouvait pas, zappant totalement la présence de l'autre mégère sur le sol. Il se fichait totalement d'elle à cette instant, il voulait juste se tirer loin de cette folle furieuse qui avait l'audace de le le traiter lui comme si il était un fou dangereux, mais c'était elle, en réalité, la menace, ouais !!! Ne trouvant désespérément rien, il se tourna vers elle qui s'acharnait sur la porte, visiblement avec la même idée que lui. Haussant un sourcil, il laissa échapper un sifflement plein de mépris alors qu'elle obtint le même résultat que lui. Bah oui, hein, logique... Par contre, il lui semblait que quelque chose, chez elle, avait changé... Elle avait l'air, plus... Heu... Grosse ? – QUEL SALOP !! ANDREWS, JE TE HAAAIS !!! – Oui ben pardon si c'est la vérité, t'es devenue grosse t'es devenue grosse, hein. Marmonna-t-il en réponse à son cri de rage, avant de se rendre soudain compte qu'elle n'avait pas pu lui répondre puisqu'il n'avait fait que le penser... Quel idiot, il commençait vraiment à perdre la boule. Mais ça ne changeait rien au fait que Leslie avait... Soudainement pris du poids. A moins que ce soit sa vue qui soit troublée. Essayant de redevenir rationnel, Clyde s'éclaircit la gorge avant de lancer, prenant le contrôle des opérations, se plongeant dans ses pensées : – Pour la porte laisse tomber, j'ai déjà essayé, j'ai même lancé un Alohomora, y'a rien à faire, elle est magiquement hermétique on dirait. Commença-t-il en croisant les bras dans son dos, réfléchissant. – Cette salle est magique, j'pense qu'on a actionné quelque chose en se disputant, ou peut être que ton sort débile a déclenché une réaction, ça m'étonnerait pas. A l'avenir, essaie de réfléchir avant d'agir, que diable ! Faisant les cent pas de long en large, il porta sa main à son menton et se le massa pour ordonner sa réflexion. Le truc, c'est que en plus d'être fermée, la salle semblait avoir provoqué autre chose... Leslie avait changé. Ce n'était pas ce genre d'effets auxquels il s'était attendu, c'était vraiment bizarre. Posant les yeux sur elle, il vit qu'elle avait l'air perturbée, par elle-même mais pas seulement. Prenant soudain compte qu'elle n'était peut être pas la seule à avoir subi des effets secondaires, Clyde porta soudain ses mains devant ses yeux, et voulut s'observer. Mais il ne vit rien. Il pouvait se sentir, se toucher, mais il ne se voyait pas. Il était encore solide mais il était... INVISIBLE !!! – L-l-l-les'... Leslie, Leslie est-ce que tu peux me voir ?! Est-c'que tu m'vois, bon sang, répond ?! Soudain alarmé, Clyde regarda partout autour de lui de nouveau et avisant un miroir, il se jeta devant avec l'énergie du désespoir. Ce qu'il vit le glaça. Il voyait tout : la pièce, Leslie, mais il ne se voyait pas. C'était comme... S'il n'existait pas. Il se sentit blêmir même s'il ne put pas voir la paleur se répandre sur son visage, et son coeur manqua quelques battements alors qu'il reculait en titubant. – Mais qu'est-ce qu'il s'est s'est passé...? Lança-t-il plus pour lui même qu'à l'attention de Leslie, perdu. C'était décidément incompréhensible. Incapable de se calmer, il se prit la tête dans les mains et essaya de s'intimer à respirer calmement sans grand résultat. Il perdait totalement ses moyens. Il n'était plus visible, plus personne ne pouvait le voir : il était donc insignifiant. Il ne faisait plus réellement partie du monde, même s'il restait palpable : il venait de disparaître. C'était dur à avaler. Et aussi vraiment dommage vu son incroyable beauté, n'est-ce pas ? Enfin, c'était une moindre chose tout de même ; il aurait préféré être un peu moins beau et vu, que beau et pas vu du tout, hein. Mais bon... Là n'était pas la question. Il fallait qu'il trouve une solution, et vite ! – Finite Incantatem ! Mais un coup d'oeil dans le miroir lui indiqua que cela n'avait rien fait, et il donna un coup de poing rageur dans l'objet qui éclata sous l'impact, se constellant de sang du même temps. Au moins, son sang n'était pas invisible, lui, wahou... Faisant fi de la douleur, il fit volte-face et saisit Leslie par les épaules avant de lancer sans prendre de gants, ignorant le sang qui macula son uniforme dans la manoeuvre : – Quel sort tu as lancé ?! Il faut inverser ça ! DE SUITE ! Avant que ça ne devienne permanent... Et avant qu'il ne perde totalement le contrôle de lui-même. Plus qu'il ne l'avait déjà perdu, tout du moins...!
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Re: Fear and panic in the air. { ft. Clyde }

Message par Leslie Jeffers le Ven 18 Fév - 17:01

Leslie délia ses bras, estomaquée, et constata, tétanisée, que ceux-ci avaient doublés de volume, jusqu'à ses doigts qui étaient à présent bouffis, et ses cuisses, ses mollets... Tout son corps lui semblait comme boursoufflé, alourdi, et lorsqu'elle porta ses doigts tremblants à son visage, elle faillit défaillir lorsqu'elle sentit au toucher des joues potelées, un double menton proéminent, et des pommettes graisseuses de ces mains gonflées. Tous ses vêtements s'étaient élargis comme s'ils avaient toujours appartenu à une obèse, comme si... Sa nouvelle taille était normale et définitive. Cette pensée lui arracha un frisson d'angoisse et, prise de panique, elle recommença à s'acharner sur la poignée de la porte. Il fallait qu'elle aille à l'infirmerie au plus vite pour qu'elle remédie à ça, c'était une question de vie ou de mort ! ELLE NE POUVAIT PAS RESTER COMME ÇA ! Mais la porte n'était pas décidée à céder, et alors qu'elle allait se mettre à sangloter, la voix de Clyde Andrews surgit du néant. Prise d'un sursaut, elle se retourna d'emblée, cherchant le premier endroit derrière lequel se planquer, mais ne le vit pas. Elle ne faisait que l'entendre. « Pour la porte laisse tomber, j'ai déjà essayé, j'ai même lancé un Alohomora, y'a rien à faire, elle est magiquement hermétique on dirait. Cette salle est magique, j'pense qu'on a actionné quelque chose en se disputant, ou peut être que ton sort débile a déclenché une réaction, ça m'étonnerait pas. A l'avenir, essaie de réfléchir avant d'agir, que diable ! » Il prenait un ton moralisateur qui ne lui plut guère, mais ce n'était pas ce qui dérangeait le plus Leslie, elle s'en fichait même complètement. Il ne devait pas la voir dans cet état ! Personne ne devait être témoin de cette ignominie ! Mais alors qu'elle le cherchait des yeux, elle ne le voyait nulle part. Il devait s'être planqué, sûrement avait-il eu peur quand elle avait jeté son sort destructeur. Heureusement, il ne semblait pas s'être rendu compte, de là où il se trouvait, de sa nouvelle condition. Elle déglutit et partit à la recherche de sa baguette - collée contre son cuissot obèse - au fond de sa poche. « Et tu te caches parce que tu as peur de moi ? Quelle bravoure, Clyde Andrews... » Son ton était sifflant, et sa voix plus rauque que d'ordinaire, elle essayait à tous prix de cacher sa peur et de ne pas laisser entendre que quelque chose n'allait pas. Elle n'arrivait pas à récupérer sa baguette, sa main était trop grosse pour l'atteindre ! Pourtant, il fallait à tous prix qu'elle éteigne cette foutue lumière pour qu'il ne risque pas de la voir !! Et tandis qu'elle s'acharnait sur sa poche, elle entendit son acolyte s'agiter. Sa poche finit par céder dans un craquement sourd de tissu qui s'arrache. Gé-nial. Maintenant elle avait un trou dans son pantalon. Elle faillit d'ailleurs se remettre à pleurer lorsqu'elle remarqua la cellulite sur la partie de sa cuisse à présent nue. « L-l-l-les'... Leslie, Leslie est-ce que tu peux me voir ?! Est-c'que tu m'vois, bon sang, répond ?! » « NON ! Tu es très bien caché ! Rassuré ? Et j'espère que toi non plus tu ne me vois pas, parce que... C'est horrible ! » Sa voix s'était brisée alors que, désespérée, Leslie enfouit son énorme visage dans ses mains tout aussi énormes. Des larmes ruisselaient sur ses joues de hamster. « Mais qu'est-ce qu'il s'est s'est passé...? » Elle entendit la surprise de Clyde et devina donc qu'il avait dut se rendre compte à présent qu'elle était obèse. Ses larmes redoublèrent, et elle jeta, entre deux sanglots, une remarque acerbe. « J'en sais rien ! Tout ça, c'est de ta faute ! » Elle l'entendit ensuite lancer un sort, certainement pour l'aider, mais rien ne se produisit à la suite de celui-ci puisqu'elle resta tout aussi désespérement grosse. « Finite Incantatem ! » Ses larmes redoublèrent, alors qu'un grand fracas retentissait. Elle posa des yeux exorbités sur le miroir qui venait d'éclater, lui renvoyant des morceaux d'elle même bouffie et repoussante, lorsqu'elle remarqua les traînées rougeâtres sur celui-ci... Et les gouttes qui constellaient le sol, venant dans sa direction... Puis, elle sentit deux mains poisseuses de sang l'empoigner et la secouer et eut un hoquet de surprise, complètement désemparée. « Quel sort tu as lancé ?! Il faut inverser ça ! DE SUITE ! » Elle entendait Clyde hurler, toujours sans le voir, et soudain, elle fit le rapprochement. Elle n'avait pas été la seule touchée par les revers du sortilège ou d'elle ne savait trop quoi. Il était... Invisible ?! « Je... J'ai lancé un Destructum, ça ne fait pas devenir obèse ou invisible, DÉBILE ! » Elle avait hurlé, le repoussant loin d'elle et se détournant de lui - du moins, elle l'espérait, puisqu'elle ne le voyait pas. Elle ne supportait pas de savoir qu'il était témoin de ça, LUI, le suffisant, arrogant, séduisant et insupportable Clyde Andrews ! Pourquoi avait-il fallu que ce soit lui et pas une personne lambda, ou moche, ou insignifiante ?! MERDE ! Mais qu'il voit son dos d'obèse n'était pas mieux en soit, avec ses fesses pendantes et ses bourrelets... Dans un soupir rageur, elle se retourna vers lui et pointa un doigt accusateur à l'endroit où elle estimait qu'il devait se trouver - là où du sang coulait à fines gouttes, c'était d'ailleurs très étrange de voir du sang sur le sol sans en apercevoir la "source"... « Tu crois quoi, que j'ai pas envie d'inverser ça peut être ?! JE SUIS OBÈSE ! Toi t'es juste transparent ! Je donnerais tout pour être à ta place, au lieu d'être complètement défigurée et d'avoir ce corps hideux ! » Les larmes lui remontèrent aux yeux mais sa rage était plus forte que son chagrin. « ET PAR TA FAUTE EN PLUS ! Tu te crois malin, mais mon sort n'y est clairement pour rien ! C'est TOI, en me traînant ici, qui est à l'origine de tout ça ! Toi et toi seul ! Et TU vas arranger ça ! Sinon, invisible ou pas, j'te jure que je trouverais le moyen de te tuer. » Et le pire, c'est qu'elle était on ne peut plus sérieuse, ce n'était pas des menaces en l'air. Il avait eut raison de juger qu'à cet instant précis, elle était dangereuse. Dangereuse car désespérée. Et si le tuer lui rendait son corps, elle était prête à le faire, car elle ne pouvait pas vivre comme ça, et sa vie valait clairement plus que celle de ce connard prétentieux ! Avec ce visage monstrueux et ce corps tout sauf désirable, elle perdrait tout : Raven, sa popularité, sa crédibilité, et si les remarques sur son caractère froid était déjà vexantes, celles sur son physique enlaidi en plus seraient invivables. Rester dans ce corps n'était même pas envisageable, quoi qu'il en coûte. « Ne prends pas mes paroles à la légère, cette fois. Si pour sortir d'ici et retrouver ma beauté je dois te tuer, je le ferais, crois moi. » Ses lèvres tremblantes et ses prunelles embuées la discréditaient peut être un peu, mais sa détermination était telle qu'elle n'avait pas pu échapper à l'homme invisible. Il avait grand intérêt à se creuser les méninges s'il tenait un tant soit peu à ses miches...
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