The Kids From Yesterday ft Bastian

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The Kids From Yesterday ft Bastian

Message par Invité le Lun 29 Nov - 16:13




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Bastian & Corey
The Kids From Yesterday


This could be the last of all the rides we take
So hold on tight and don't look back
We don't care about the message or the rules they make
We'll find you when the sun goes black





    J’inspire profondément et me force à me concentrer pour rédiger la fin de mon devoir. Je n’ai jamais été capable de tenir en place et ce genre d’obligations tourne souvent à la torture. Je suis fait pour la pratique et absolument pas pour la théorie. Je me dandine sur ma chaise et griffonne aussi vite que je le peux. Ce n’est pas que je n’ai pas les capacités de faire ce devoir, je n’en ai simplement pas la patience. Finalement arrivé au bout de mon calvaire, je replie le parchemin et le fourre dans mon sac. Je lève finalement la tête et j’aperçois Liam, il a pris appuis contre un mur et semble attendre quelque chose ou quelqu’un, mais il est seul…Serait ce le moment idéal pour lui proposer un mauvais coup comme nous en avons le secret ? Je bondis sur mes deux pieds et d’une démarche décidée je m’avance vers mon meilleur ami. A un mètre de lui, je le vois tourné la tête et afficher un sourire radieux à…Sawyer. Mon visage se ferme et sans demander mon reste, je fais aussitôt demi tour. Je n’ai absolument rien contre Saw, c’est même une fille que j’apprécie sincèrement, une amie, mais je ne tolère pas la façon dont elle accapare Liam. Ou plutôt la façon dont il se laisse accaparer par elle. Depuis qu’ils se sont remis ensemble, c’est comme si il n’avait plus de temps à m’accorder. Je sais que je dois leur laisser le temps de consommer leur passion et qu’il reviendra vers moi mais je ne peux m’empêcher d’être…jaloux. Je grogne et me laisse retomber lourdement sur la chaise que je viens de quitter. J’entends Sawyer gloussé et c’est à cet instant que je tourne la tête pour les voir disparaître de la salle commune.

    Tant pis ! Si il préfère passer son temps la bouche collée à celle de Sawyer et bien tant mieux pour lui ! Je pousse un profond soupire et pose ma joue sur ma main tout en entamant de fixer le plafond. Moi qui étais si impatient de venir à bout de mes devoirs, je regrette presque de ne plus être distrait par leur rédaction. Je n’ai pas la moindre idée de comment je vais pouvoir occuper le reste ma journée mais l’oisiveté n’est elle pas mère de tout les vices ? Je souris d’un air absent et laisse mon regard vagabonder dans la pièce. Pourquoi je me laisse ramollir à cause de Liam alors que j’ai un nombre incalculable d’autres potes ? Peut être parce que il est comme un frère pour moi. Je grogne à nouveau mais je n’ai pas l’intention de me laisser dépérir. J’aperçois Daniel mais lui aussi quitte les lieux. Je fronce les sourcils et distingue une touffe de cheveux qui dépasse du sommet d’un canapé. Je me redresse vaguement, mon intuition était la bonne. Il s’agit de Bastian. Mon air contrarié se transforme en large sourire. Je me souviens de note dernière escapade. Il faut bien que son fidèle compagnon puis sortir et rentré de Poulard de temps à autre et j’ai pris pour mission de l’y aider. Notre amitié à découlé de la et je trouve ça plutôt fun. Lors de nos dernières aventures nous avions évoqué une hypothèse des plus alléchante. Se faire enfermé dans la serre de botanique pour toute une nuit et testé des potions qui nous branchent bien ! Le pur bon délire. C’est tout ce qu’il me faut ! Je me redresse mais me ravise rapidement. Nous devons la joué discret si nous voulons faire aboutir ce plan et je prie pour qu’il n’ai rien de prévu ce soir. Je sors de mon sac un morceau de parchemin vierge et écrit rapidement quelques mots.

    Yo Bast !
    Tu te souviens de notre superbe idée de la fois passée ? Que penses tu de la mettre en application dès ce soir ?
    Je m’occupe de la bouffe, occupe toi de ramener tes fesses devant la réserve de potion à l’heure du souper. Ce soir, on fou le souk !
    A plus pote !


    Je me redresse et me penche par-dessus le fauteuil dans lequel il est installé. Sans prononcer le moindre mot, je glisse le papier entre lui et le livre qu’il a posé sur ses genoux. Je ricane et m’éloigne aussitôt. Il n’aura pas besoin de me répondre, un simple regard suffira pour que l’on puisse se comprendre. J’attends qu’il ai fini de lire et rapidement je le vois m’adresse le signe du feu vert. Ok ! Je ne me le ferai pas dire deux fois. Je hoche la tête et file vers mon dortoir. Une bonne douche, des vêtements chauds, ma baguette et deux livres de potions pas forcément approuvés par le comité scolaire. Je glisse mon boursouflet « tête de con » - surnom très affectueux, je tiens à le préciser- dans la poche de ma veste et je ne perds pas une seconde avant de partir en direction des cuisines. J’y remplis mon sac de divers aliments et boissons. Tout ce qu’il nous faut pour tenir toute la nuit. Une heure et demie s’est écoulée depuis que j’ai eu l’accord de Bastian. Le repas commencera dans dix minutes et il ne sert donc à rien que je remonte dans les tours. Je m’appuie nonchalamment contre un mur proche de la réserve des potions et affichant un air des plus innocent dont j’ai le secret, j’attends patiemment l’arrivée de mon camarade. Si Liam le savait, je suis certain qu’il regretterait de ne pas faire partie de l’aventure mais une fois encore tant pis pour lui !







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Re: The Kids From Yesterday ft Bastian

Message par Invité le Lun 6 Déc - 17:06

    L’activité au sein du château a quelque chose de très déconcertant. Ce n’est pas seulement un manque d’habitude. Tous ces gens qui vaquent énergiquement à leurs occupations, qui se rendent d’un endroit à un autre, le plus souvent en horde, me donnent le tournis. Je ne sais pas ce qui les occupe autant, ni le sujet de leurs bruyantes conversations, mais je trouve ça épuisant. Ils ne semblent pas tant se soucier des problèmes qui ont assaillis Poudlard, ils vivent leurs petites existences comme si de rien n’était. Oh bien sûr, ils doivent garder le danger qui les guette dans un coin de leurs têtes, mais ils s’en détournent avec une facilité déconcertante.

    De mon côté, je ne me sens pas réellement concerné. J’ai beau évoluer entre ces murs, comme tout le monde, je vois les évènements d’un regard excessivement extérieur. Il faut dire que je ne suis pas là depuis longtemps. Je n’ai fais que suivre Sylvester… Je le surveille d’ailleurs d’aussi près que possible, mais je ne peux pas sans arrêt veiller sur lui. C’est mon devoir de faire en sorte qu’il n’oublie pas le rôle qu’il doit jouer, qu’il ne commette aucun écart. J’ai conscience du sacrifice qui lui est demandé, mieux que personne. Je ne cautionne pas cette machination, mais je n’ai pas le pouvoir de la contester. Alors, faute de mieux, je me dois de minimiser les dégâts. Par la force des choses, je me retrouve à endosser le rôle de laquais du patriarche Hameless, même si ma seule allégeance va à Sylvester. Le faux Sylvester. Le simple fait de penser au véritable porteur de ce prénom me donne la nausée tout en me hérissant le poil.

    Je rejoins la salle commune de Gryffondor avec une légère inquiétude. Je n’arrive pas vraiment à savoir par quoi elle est précisément provoquée, mais elle est bien présente. Me l’enlever du crâne n’est même pas envisageable. Au fond, je ne cherche pas à fuir ce qui me vient instinctivement. Je ne suis pas comme ces gens qui donnent l’impression de sans cesse se mentir en évitant d’avoir à assumer leurs problèmes ou au contraire en ne faisant toujours que les exagérer. Je vis exactement comme je le ressens. Je n’estime pas qu’il s’agisse d’un défaut. Je préfère en fait ne pas trop y penser, mais à mon sens c‘est une force, c‘est certain.

    La canapé de la salle commune m’avait d’emblée attiré. Il faut dire qu’il est très confortable. Je m’y installe donc mollement, comme à mon habitude. Et j’ai la bonne idée de sortir un livre et de le poser sur mes genoux après l’avoir ouvert. Même si mon attention ne lui est absolument pas acquise. Je suis en effet rapidement du regard les allées et venues qui rythment la vie de la salle commune. A cette heure ci, il y a de quoi faire, chacun ralliant désormais un endroit calme où travailler. C’est sans doute pourquoi il arrive encore à certains de quitter la salle commune, et pas en direction des dortoirs bien sûr. C’est le cas de Daniel, qui passe assez vite derrière le canapé où je me suis installé. Je fais en sorte de regarder droit devant moi, mais je suis mentalement son parcours. Ce garçon est assez bizarre dans son genre, et j’ai pris sur moi d’en faire un sujet d’étude primordial. Mais pas aujourd’hui. Car une autre personne attire mon attention. Corey. Il se penche légèrement par-dessus le canapé pour glisser un bout de parchemin à mon intention. Il n’est pas plus expressif, et j’en devine presque déjà la raison. Il me suffit d’un coup d’œil au papier dont je me saisis pour m’en assurer. Corey et ses plans dignes d’intérêt. Je capte son regard immédiatement après ma lecture, et un simple signe nous suffit. J’ai très bien compris où il veut en venir, et un refus de ma part serait vraiment inimaginable. Il m’est chimiquement impossible de ne pas accepter ce type de proposition. Et puis, je dois bien ça à Corey. Il m’a aidé plusieurs fois depuis mon arrivée, et je me dois de l’en remercier en acceptant de lui sacrifier ma soirée. Aucun rapport avec le fait que je puisse moi-même y prendre un plaisir très particulier, ni que je n’aie de toute façon rien d’autre de prévu. Non, c’est ma façon de le remercier, point.

    A l’heure dite, je m’engouffre dans les cachots. Je n’aime pas bien ces lieux, mais puisque la réserve s’y trouve, je ne peux pas faire la fine bouche. D’autant que la soirée s’annonce de toute façon des plus intéressantes. L’idée est de se faire enfermer dans les serres de botanique pour tenter toutes sortes d’expériences désastreuses, nous n’allons donc pas trainer x temps dans les cachots. Heureusement pour ma santé mentale. D’un pas légèrement résigné mais qui ne se veut pas trop traînant, j’arrive bientôt en vue de mon camarade rouge et or. Il semble m’attendre depuis une éternité, mais ce n’est sans doute qu’une impression. Je ne peux en tous cas pas faire autrement que remarquer l’air quasi angélique qui flotte sur ses traits. Ca lui va bien. Pour tout dire, ça lui donne un air stupide tout à fait convainquant. Un petit sourire cruel s’immisce sur mon visage traditionnellement serein et amical.

    « T’as l’air d’un parfait abruti qui s’apprête à laisser plein de traces sur son passage! »

    Je n’en dis pas plus, et nous nous contentons alors d’échanger un regard. Le mien se tourna alors vers la porte de la réserve à potion. J’ai beau ne pas être là depuis longtemps, je l’ai rapidement repérée celle-ci. Sans doute parce que son contenu même revêt suffisamment d’intérêt pour que mon esprit tortueux l’imprime ad vitae aeternam. Je m’approche de ladite porte à pas feutré, même si ça n’a prodigieusement aucun intérêt. Je sors de ma poche une petite épingle dont j’aime me servir. La plupart des prof ont tendance à protéger leurs salles par des sortilèges hautement étudiés, qui sont cependant souvent sans effet contre les forçages de style moldus. Quelques tours finement exécutés me suffisent à réduire à néant le verrouillage de cette porte ci. J’adresse alors un sourire triomphant à Corey. Nous n’avons plus qu’à nous servir.

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Re: The Kids From Yesterday ft Bastian

Message par Invité le Ven 21 Jan - 16:00







    Je suis de nature patiente et vraiment pas du genre à m’énerver parce que quelqu’un est en retard. Je ne regarde pas montre, je sais que j'avais un peu d'avance alors pas besoin de perdre son temps à s'impatienter. Bastian arrivera quand il arrivera ! Coincé contre mon mur, je suis ravi d’envisager les perspectives de cette soirée et trop perdu dans mes pensées, je ne devine pas l’arrivée de mon camarade. Ce n’est que lorsqu’il m’interpelle que je réalise qu’il ma rejoints. Je vis dans ma bulle, tout le monde le sait.

    « T’as l’air d’un parfait abruti qui s’apprête à laisser plein de traces sur son passage! »

    Je relève un sourcils, reste figé sur place avant de me décider enfin à lui adresser une grimace qui montre bien combien je me fou de ce qu’il vient de dire. Je hausse les épaules et regarde Bastian se pencher sur la porte. Je n’ai aucun doute qu’il parviendra à l’ouvrir rapidement et le cliquetis de la serrure me prouve que j’avais raison. Face à son air triomphant, je hausse les épaules.

    Corey -Ouais ! Rien que je n’aurais pu faire moi-même !

    Je ricane et bouscule légèrement Bastian afin de passer devant lui pour entrer dans la réserve. Je suis un vrai gamin quand je veux et si il à envie de jouer au plus malin et bien je suis convaincu que l’on va bien s’amuser. Mon regard parcoure les multiples étagères couvertes de fioles et sachets de toute formes et de toutes tailles. Cet endroit est fascinant. J’espère avoir un jour une telle réserve. Ce serait tellement classe ! Je souris d’un air absent avant de me ruer vers une étagère. Je lis l’une après l’autre l’étiquette mais je réalise rapidement que si je m’écoutais, j’embarquerais un échantillon de chaque chose sur laquelle se pose mon regard.

    Corey -J’ai l’impression d’avoir cinq ans et d’être au magasin de jouets !

    Je donne un léger coup de coude à Bastian comme si j’attendais qu’il m’approuve mais déjà je choisi de me diriger vers une autre étagère. Je pousse un soupire et ouvre mon sac déjà partiellement remplis de nourriture et boissons. Je fais claquer ma langue contre mes dents et déclare…

    Corey -Je vais me la jouer au hasard ! On fait parfois de super découvertes comme ça ! Je compte sur toi pour être plus judicieux dans tes choix.

    Je sifflote et m’empare de plusieurs fioles complètement au hasard. Je les entends cliqueté l’une contre l’autre lorsque je les pose dans mon sac. Serait ce le bruit de l’interdit ? Je ne sais pas mais j’adore ça ! J’ai mis la pression à Bastian mais en réalité, ce n’est pas important ce qu’il va choisir d’emporter parce que je suis certains que dans tout les cas on va bien se marrer. Jugeant mon sac suffisamment rempli, je me tourne vers Bastian et attends son feu vert pour que nous quittions les lieux. Une fois la porte fermée dernière nous, je déclare…

    Corey -Direction la serre !

    Pendant tout le trajet, je tente d’afficher un air des plus décontracté mais je sais que je ne peux dissimuler le sourire du gamin qui s’apprête à faire une bêtise. Ce n’est que lorsque nous arrivons dans le parc que je me sens soulagé. J’inspire l’air frais à pleins poumons et accélère légèrement le pas. J’aperçois la serre au loin, notre route n’est plus très longue…Lorsque nous pénétrons dans les lieux déserts, je pousse un soupir de soulagement et pose mon sac sur le sol. Les vitres coupent le vent vif et mordant de l’extérieur et une chaleur étonnante règne dans ces lieux. J’imagine que certaines plantes ne supportent les températures trop fraîches…Je me tourne finalement vers Bastian.

    Corey -Je pense que le garde de chasse vient fermer les serres après le repas du soir. Il vaut mieux que l’on soit discret d’ici la mais ça nous laissera le temps d’élaborer un tas de trucs farfelus.

    Je lui souris et me mets à quatre pattes pour disparaître sous une table. Quand je parle d’être discret, je suis sérieux ! Ne voyant pas Bastian me suivre, je passe la tête de par-dessous la table.

    Corey -T’attends quoi au juste ?

    Et je disparais à nouveau. Je fouille dans mon sac et en sort quatre bières au beurre, du jus de citrouille, des sandwichs et des pâtisseries. Je n’invite pas Bastian à se servir parce que je me doute qu’il sait bien que tout cela n’est pas que pour moi. Déballant un sandwich au poulet, je croque dedans et c’est à mon tour d’adresser un regard triomphant à mon ami.












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Re: The Kids From Yesterday ft Bastian

Message par Invité le Sam 22 Jan - 14:56

    « Ouais ! Rien que je n’aurais pu faire moi-même !  »

    Il a simplement haussé les épaules devant ma satisfaction, mais je ne m’en sens pas vexé pour autant. Je m’attendais bien sûr à un peu plus d’enthousiasme, mais j’aurais tort de me formaliser des apparences. La plupart des gens ne montrent pas ce qu’ils ressentent au fond d’eux même. J’en suis arrivé à cette conclusion étant petit, et ma conviction n’a pas bougé depuis. Corey peut bien être plus intéressant et aventureux que ces gens, le conditionnement n’en est pas moins là.
    Et restant là-dessus, je remarque enfin que l’autre gryffon s’est déjà faufilé à l’intérieur de la réserve. Jetant un dernier coup d’œil alentour, je me décide à suivre son exemple. Je tombe alors sur un spectacle assez réjouissant. Corey lit une à une les étiquettes, et son enthousiasme est cette fois ci plus qu’évident. Ne sachant trop pourquoi, je sens mon cœur se gonfler, et je ne peux m’empêcher de sourire tandis qu’il fanfaronne:

    « J’ai l’impression d’avoir cinq ans et d’être au magasin de jouets !  »

    Mon sourire ne se défait pas d’un centimètre, alors qu‘il me donne un coup de coude qu‘il imagine sans doute significatif. Je hausse finalement les épaules en répondant tranquillement:

    « J‘imagine. »

    Il n’y a aucune tristesse dans ma voix. Ce n’est qu’une affirmation, car je ne peux qu’imaginer ce qu’il me raconte. Je ne me souviens pas avoir jamais été dans un magasin de jouets. Peut-être que mes parents m’y ont emmené, autrefois, mais si tel est le cas, alors j’ai complètement oublié ce que ça faisait. Mais à voir l’excitation de Corey, je parie que ça doit être follement amusant!
    Et je continue de l’observer silencieusement tandis qu’il soupire et ouvre son sac. Mon regard se balade sur l’ensemble des étagères, avant de retomber sur lui après qu’il ait émis un claquement de langue.

    « Je vais me la jouer au hasard ! On fait parfois de super découvertes comme ça ! Je compte sur toi pour être plus judicieux dans tes choix. »

    Judicieux? Je ne sais pas vraiment ce qu’il entend par là, mais ça n’a aucune importance. Si lui veut s’y prendre au hasard, moi j’ai envie de laisser faire mon instinct. Je m’active enfin en me dirigeant vers une étagère. Les fioles ont toutes des noms très variés, et si certains ne m’inspirent pas confiance et me mettent mal à l’aise, d’autres titillent ma curiosité. Alors c’est décidé, je prend celle avec un intitulé chantant, et l’autre dont le nom me rappelle de bons souvenirs. Je les met une à une dans mon sac, après l’avoir fais basculé contre mon flanc. Je ne prend pas garde au nombre de fioles que je subtilise. L’idée que leur absence puisse se faire remarquer ne m’atteins même pas. Je sens plus que je ne vois Corey s’arrêter, mais ça ne m’empêche pas de prendre deux ou trois ingrédients dans les casiers du bas. Ca peut toujours être utile, et le touché de certains m’étonne et me ravit. Quand j’en terminer enfin, je me tourne vers Corey et opine du chef pour lui faire comprendre que c’est aussi fini de mon côté. Il quitte alors la pièce et je lui emboite le pas. La porte refermée sur nos méfaits, il annonce avec entrain:

    « Direction la serre ! »

    Serre qu’il ne nous faut pas longtemps pour rejoindre. Malgré le poids de nos sacs, nous sommes tous les deux aussi excités, et presque nerveux, par ce que nous nous apprêtons à faire. Jusqu’à ce que je ne rencontre Corey, je pensais que la vie à Poudlard aurait son intérêt mais que je m’y ennuierais vite. Grâce à lui, cependant, j’arrivais à chasser l’ennuis lorsqu’il me guettait d’un peu trop prêt. Je ne comptais pas faire d’œuvre sociale ce soir, mais simplement m’amuser en bonne compagnie. Et je nous faisais confiance pour ne pas manquer la moindre occasion de faire rebondir la soirée.

    Enfin arrivés à destination, un sourire rasséréné sur mes lèvres fait écho au soupir soulagé de Corey. Nous posons nos sacs sans perdre une seconde, et il se tourne vers moi pour exprimer le fond de sa pensée:

    « Je pense que le garde chasse vient fermer les serres après le repas du soir. Il vaut mieux que l’on soit discret d’ici là mais ça nous laissera le temps d’élaborer un tas de trucs farfelus. »

    Je réponds à son sourire par un autre qui découvre outrageusement mes dents. Mon enthousiasme n’est plus à prouver, même si j’ai jusque là laissé la maîtrise de la situation à Corey. Ce dernier se faufile d’ailleurs sous une table à peine sa déclaration faite, et je ne peux empêcher un air affligé de se peindre sur mes traits. Sa tête sort rapidement de sous la table, et il me lance:

    « T’attends quoi au juste ? »

    Il n’attend pas vraiment ma réponse, car son visage disparait à nouveau sous la table. Je n’ai pas vraiment le choix, et si je trouve l’idée de Corey saugrenue, je me garde pour l’instant de le formuler. Après tout, il y a d’autres moyens de se soustraire à la vue de quelqu’un, surtout lorsqu’on parle de magie. Je ne suis pas un prodige en la matière, je n’ai rien à voir avec Sylvester, mais je sais quand même deux ou trois choses. Je n’aime pas me servir de la magie outre mesure, mais j’estime qu’il ne faut pas hésiter lorsqu’elle permet d’améliorer le quotidien.
    Ayant rejoins Corey sous la table, je constate qu’il a déjà sorti l’attirail du sac, et il mord même déjà à pleines dents dans son sandwich. A son regard triomphant, je me contente de répondre par un sourire amusé. Rien ne semble pouvoir entamer sa gaieté, et c’est bon à voir, même pour moi.
    Je ne m’occupe pas de la nourriture, mais je saisis une bierraubeure, que j’ouvre sans plus de cérémonie. J’en bois une gorgée, avant d’adresser un regard conspirateur à Corey.

    L’attente n’est pas longue, et nous avons de toute façon de quoi nous occuper les papilles. Des bruits de pas se rapprochent de la serre ou nous nous trouvons, et en risquant un œil je distingue la silhouette du garde chasse derrière la porte. Il se contente de la verrouiller, avant de passer à la suivante. Il n’imagine pas que des élèves puissent se laisser enfermer volontairement, sans doute, alors Corey et moi ne risquons pas vraiment de nous faire prendre, mais mieux vaut rester discret le temps que le garde chasse ait fais le tour. Je ne peux m’empêcher une remarque, après avoir croqué dans une pâtisserie très bien choisie:

    « Il est payé pour faire ça? »

    Je lève les yeux au ciel, puis continue de manger tranquillement. C’est un régal, et je ne pense pas avoir besoin de le spécifier pour que Corey le comprenne. Le garde chasse passe à nouveau devant la serre où nous nous trouvons et s’éloigne à grands pas. Mes yeux se posent alors sur mon camarade avec un calme olympien.

    « Que le spectacle commence! »

    Je sors de sous la table, embarquant mon sac derrière moi. Mon regard se porte en tous coins de la serre, remplie de plantes toutes plus exotiques les unes que les autres. Puis j’ouvre mon sac et en sort une fiole, que je débouchonne très vite après avoir vaguement posé le sac à mes pieds. Sans accorder plus d’attention à Corey, je m’approche d’un parterre de plantes qui marquent le début de plusieurs rangées de leurs congénères plantées au centre de la serre, et espacées ça et là par des planches de bois sur lesquelles il est tantôt possible de marcher à deux de front et tantôt trop étroites pour ne serait-ce que passer seul. Je jette un dernier regard sur ma fiole avant d’en vider le contenu sur une pauvre plante qui ne m’avait rien demandé. Mais, heureusement pour elle, celle-ci se met à croitre et des épines se mettent à lui pousser un peu partout. Heureusement pour elle, mais pas pour moi, si je reste là. Alors je recule brusquement de plusieurs pas, avant de lancer un regard désolé et un sourire gêné à Corey.

    « Pas top cette potion, j‘espère que les tiennes sont mieux! Essayons de trouver un chaudron pour faire des mélanges, il doit bien y en avoir un qui traîne dans cette serre.  »

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