You say we're not responsible but we are. { feat. Curtis }

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Message par Montana D. Jones le Jeu 3 Mar - 12:09

feat. Montana Jones & Curtis Cullen


Douze lettres tournaient en boucle dans l'esprit de la voyante comme un sinistre nuage : d-é-m-é-n-a-g-e-m-e-n-t. Faisant machinalement tourner sa cigarette entre ses doigts fins, la jeune femme expira avec lenteur dans l'air froid de cette matinée de février un nuage de fumée évanescente. Assise dans les escaliers de pierre glacée menant au hall d'entrée, Montana ne comprenait pas comment sa mère, si sauvage et éprise de liberté pouvait supporter l'idée d'une petite vie bien rangée dans une coquette maison de banlieue du Dakota, le climat pastel et les couleurs criardes du pays des cowboys et des self-made-men où seul l'argent était roi, tellement aux antipodes des vertes plaines et du folklore étendu de leur Irlande bien-aimée. Mais après tout, il y avait sans nul doute une raison au fait qu'elle ait donné pour prénoms à sa fille ceux de deux états d'Amérique : sa mère avait toujours rêvé de s'installer aux USA et n'en avait jamais fait mystère – probablement était-ce son père amoureux de sa Grande-Bretagne natale qui avait insisté pour fonder leur famille à cet endroit.
Les problèmes suscités par ce changement de situation étaient nombreux cependant : en-dehors du fait que Tana ne se voyait aucunement adopter la nationalité américaine, les visites au côté maternel et donc andalou de la famille allaient s'en trouver passablement plus compliquées. Bien sûr, la Poudre de Cheminette simplifiait les transports en Grande-Bretagne et Tana possédait depuis janvier son permis de transplaner – passablement inutile à proximité du Château – mais l'usage de ces deux techniques était déconseillé pour les voyages intercontinentaux. L'Irlande allait lui manquer … Tana s'était habituée à la perspective de voir ses parents vieillir et son propre mariage s'installer dans cette vieille maison de campagne aux briques roses dans laquelle elle avait passée toute son enfance, vu croître tant de souvenirs. Il lui fallait à présent se résoudre à faire ses études supérieures à Dayton School ou Salem, les deux universités magiques des États-Unis – si elle ne voulait pas se voir trop séparée de ses parents du moins.

Ces établissements posaient de nouveaux problèmes : Tabatah habitait en Angleterre, les inviter elle et Adam junior pour l'été s'annonçait donc sensiblement plus complexe que prévu voire même, inenvisageable : elles allaient devoir trouver une autre solution. Montana tira sur les dernières bouffées de sa cigarette avec anxiété, pressant une main nerveuse contre son front pâle. L'Europe était le continent de ses parents, l'Espagne, le pays même où était né leur amour et où s'était produite leur rencontre : comment pouvaient-ils même sérieusement envisager de quitter le vieux continent pour le Dakota du Sud ? Sa mère était muggle, elle n'aurait aucun autre moyen à sa disposition pour voir sa famille que l'avion – plusieurs heures, alors qu'elle avait fait hériter sa fille de son vertige. Montana grignota nerveusement les cuticules de son pouce tandis que ses pensées s'égaraient vers un autre sujet préoccupant : la Résistance. Elle n'avait avoué à personne d'autre que Tradd et Dayton son influence au sein de l'organisation, pas même à Emerson, mais elle savait Raven soupçonneux à son égard. Le fait que l'unique détenteur de cette connaissance soit un petit chanteur de rock sans grande envergure qui la vendrait sans remords à la moindre menace n'était pas pour la rassurer : il allait une nouvelle fois lui falloir intriguer pour s'assurer son silence. Sans oublier que malgré ses airs bravaches, Tana pâtissait de son court séjour sous la tonne de pierre qui lui était écroulée dessus lors de l'effondrement de la tour des Ravenclaw puis à l'infirmerie : les quelques bleus éparpillés sur son corps peinaient à se dissiper, ses maux de tête étaient revenus et son teint blafard démontrait assez à quel point elle était anémiée.

Mais elle n'avait pas été la seule à souffrir de la catastrophe qui avait frappée la Tour Nord. Elle était allée voir assez souvent Curtis à l'infirmerie – jamais quand elle le savait conscient toutefois. Un petit plaisantin qui s'était cru malin avait résolu d'imiter Gossip Magic et le lendemain, en plus de subir les foudres de celui ou celle qu'il avait voulu parodier, la rumeur de relations douteuses entre le Slytherin et Shaelyn Stern avait courue dans tous les couloirs, vraisemblablement affichée sur le tableau des verts et argent. La fameuse Shaelyn … Merlin, celle-là ! Pourquoi fallait-il toujours qu'elle mette ce qui paraissait presque un acharnement malsain à lui dérober tous les hommes pour lesquels elle avait de l'affection ? Juste au moment où elle envisageait de proposer à Curtis une forme de solution à ce qu'elle croyait être ses « problèmes de couple » avec Wilson … Ce qu'elle songeait à lui suggérer ? Lui servir de couverture. Il était de notoriété publique que des choses louches se produisaient entre Jones et Cullen, autant utiliser ces rumeurs à l'avantage de l'un d'eux au moins. Ce n'était pas comme si Tana avait qui que ce soit à heurter … La jeune femme soupira profondément ; pourquoi les choses n'étaient-elles jamais simples ?

À l'instant où elle se faisait ces réflexions, Montana Dakota fut distraite par le grincement des grandes portes derrière elle et se tourna par réflexe dans leur direction, pour découvrir avec une certaine indifférence la silhouette du plus fameux Don Juan de Hogwarts derrière elle.

« Salut. Tu as l'air plutôt bien remis – enfin, pour quelqu'un rescapé d'une tonne de pierres. »

Elle aurait pu en dire autant d'elle-même, mais étrangement, l'air morose affiché par Curtis lui rappelait suffisamment sa propre situation pour qu'elle se doute que non, son rétablissement n'était en aucun cas aussi bon qu'elle le sous-entendait.



Dernière édition par Montana D. Jones le Sam 5 Mar - 15:56, édité 1 fois
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Re: You say we're not responsible but we are. { feat. Curtis }

Message par Curtis J. Cullen le Ven 4 Mar - 17:52






    Que faire de ses journées lorsque plus rien n’a de sens ? Les cours sont de véritables supplices. Je ne parviens pas à me concentrer mais je m’y ennuie terriblement, donc je pense et autant dire que c’est la pire chose que je puisse faire. Mon estomac me brûle la plus part du temps, je dois frôler l’ulcère à trop me casser la tête ! Ou c’est peut être l’alcool ? Voila une autre chose que je ne peux pas faire en cour ! Je ne suis pas autorisé à m’y obscurcir l’esprit, je tiens tout de même encore un minimum à ma réputation et surtout je n’ai pas envie que mon oncle Jasper soit mis au courant de mon état. Lui qui affectionne tant la luxure, n’approuverait par pour autant ma façon à moi de m’y complaire, ou plutôt de m’y noyer. Et si bientôt, je n’étais plus capable de sauver les apparences ? Du moins ce qu’il en reste. Pour le moment, je n’ai plus la force d’être celui que je devrais être. J’en oublierais presque de sourire à toutes les demoiselles qui croisent ma route. Je me contente d’avancer comme je peux, tout me parait maintenant si futile. Sam, c’est sa faute ! Si je n’avais pas goûté à son corps et ses lèvres, jamais je ne serais le pauvre drogué en manque de lui que je suis aujourd’hui. Comment se fait il qu’il puisse me procurer ce que je ne trouve chez personne d’autres ? Pourquoi lui ? Je coucherai avec la terre entière s’il le faut mais je dois parvenir à trouver quelqu’un ou quelque chose pour me le sortir de la peau. Après tout on sait tous comment cela va finir cette histoire, ne ferais je pas mieux de sauver ma peau tant qu’il en est encore temps ? Mais non, c’est déjà trop tard.

    Je pousse un profond soupire et quitte ma chaise alors que la fin du cours est annoncée. Enfin ! Je quitte la classe sans me retourner et sans adresser la parole à qui que ce soit. Je sais que mon comportement est suspect mais au moins j’en dis, au mieux c’est. Ils pourraient toujours mettre mon état sur le compte de ce qui m’est arrivé lors de l’explosion de la tour. Sauf que je préférais me faire écrasé 1000 fois par cette tonne de rocher plutôt que d’avoir entendu Sam me dire que tout est bel et bien fini entre nous. Comme on dit, la douleur du corps n’est rien en comparaison à celle de l’âme. Un sourire amer se dessine sur mon visage et disparaît très rapidement. Je dois faire un détour par mon dortoir et cela représente une chance de croiser Sam. Je grogne et accélère le pas, dévalant les marches qui mènent aux sous sols. Je me dépêche, et traverse la salle commun tel l’éclair. J’entre dans mon dortoir, jette mes affaires de cours sur le sol et disparaît sous mon lit à la recherche d’un autre sac. Plus petit et en cuir brun foncé. Je l’enfile en bandouillère et disparaît aussi rapidement que possible. J’ai eu la chance de ne pas le croiser mais il ne faut pas tenter le diable. Je passe le moins de temps possible à l’intérieur du château, c’est devenu une constante. Heureusement pour moi, je sais que dans mon sac, j’ai tout ce qu’il me faut ! Je remonte vers le hall d’entrée et pousse l’épaisse porte de bois qui me sépare du parc. Droit devant moi, j’aperçois une silhouette assise sur les marches. Je la reconnais en une fraction de seconde et subitement mon cœur s’apaise. Montana…Elle se tourne vers moi, je cherche aussitôt refuge dans ses yeux verts.

    « Salut. Tu as l'air plutôt bien remis – enfin, pour quelqu'un rescapé d'une tonne de pierres. »

    Je hausse les épaules et réponds du tac au tac.

    Curtis -Tu aurais pu venir me voir !

    Mais alors que le reproche pointe dans ma voix, je me précipite vers elle et m’accroupis à ses cotés. J’enroule mes bras autour d’elle et la serre contre moi. J’enfoui mon visage dans ses cheveux, ils sentent bon le printemps…J’inspire profondément et la serre un peu plus encore. Je sais qu’elle n’est pas fan de ce genre de démonstration, mais j’ai promis de ne plus l’embrassée en public et si je me suis tenu à cette promesse jusque la, ce n’est pas pour y déroger maintenant. Si elle savait combien j’ai besoin d’elle. Lentement, je relâche mon étreinte et pose un baiser sur son front avant de me relever et de lui saisir la main.

    Curtis -Suis moi…Un endroit plus reculer…Pour tellement de raisons…

    Je pourrais faire des phrases complètes mais je ne parviens pas à les construire. Je suis trop pressé de bouger de la et comme je l’ai dit pour pleins de raisons différentes. Je ne veux pas croiser Sam, ni Paris accessoirement…Et il y a aussi et surtout que quand je passe un moment avec Montana, je la veut pour moi tout seul ! C’est mon coté exclusif mais je l’ai si rarement à moi que je ne veux pas devoir la partagée. La dernière des raisons étant que mon sac contient plusieurs choses qui pourraient m’attirer des ennuis plutôt conséquents. J’entraîne donc Montana à ma suite, sans lui laisser le choix. Mes côtes me font mal mais j’ai pris pour habitude de ne plus y faire attention. Tout comme à la cicatrice maintenant incrustée dans ma pommette gauche, signe éternel de cet accident qui aurait pu m’être fatal si ma mort n’était pas destinée à être l’œuvre de Sam. Qu’elle ironie ! Nous arrivons enfin sur le coté droit du château ou nous pouvons nous enfoncer dans les fourrés. Cette partie de début de foret n’est pas considérée comme la forêt interdite, nous n’avons rien à craindre. Nous rejoignons rapidement une petite clairière que j’affectionne particulièrement. J’adresse un sourire à Montana et me laisse tomber dans l’herbe fraîche. Je m’empare de mon sac et en sors une petite boite en métal, je l’ouvre et y pioche ce qui ressemble à une cigarette. Je l’allume à l’aide de ma baguette et aussitôt des volutes de fumées mauves et rouges s’en échappent et se font chassées par la brise. C’est une drogue, pas de doutes la dessus mais rien avoir ce que les moldus pourraient fumer ! J’ai mes contacts pour ce genre de chose ! J’inspire la fumée, son goût fruité et acre à la fois se repend dans mes poumons et je lève les yeux vers Montana.

    Curtis -C’est une solution…Pour les douleurs qui persistent…Toi, comment tu vas ?

    J’inspire à nouveau et garde la fumée le plus longtemps possible. Depuis l’explosion de la tour, j’ai sans cesse une pression sur les côtes et des migraines récurrentes…Je lui dis donc la vérité mais j’espère que au delà elle entendra mon appel. Qu’elle entendra qu’en réalité, je lui parle d’une toute autre douleur. Je rampe jusqu'à elle et l’attire vers moi pour l’invitée à calé son dos en appuis contre mon torse. Mes gestes sont remplis de pure affection mais j’ai peur de la brusquée une fois encore. Je recrache la fumée sur le coté pour ne pas l’incommodée et pose ma main tenant la « cigarette » sur mon genoux. Je ne le lui proposerai pas d’y goûter, je ne veux pas l’y incitée mais si par tout les hasards elle voulait s’y tenter, je ne l’en empêcherais pas non plus.




    HJ: J'ai mis que Tana à les yeux verts parce que impossible pour moi de savoir la couleur des yeux de K.Stew XD


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Re: You say we're not responsible but we are. { feat. Curtis }

Message par Montana D. Jones le Sam 5 Mar - 17:17


À cet instant, Montana s'estima heureuse d'avoir brûlée quelques minutes plus tôt sa cigarette consumée jusqu'au filtre d'un coup de sa baguette - entrer dans une discussion hypocrite mais houleuse avec Curtis sur les dangers du tabac ne faisait pas partie de son programme de la journée d'autant plus qu'elle le savait lui-même fumeur. Et s'il y avait bien une époque où elle ne permettrait à personne de lui faire une quelconque forme de morale, c'était aujourd'hui. Le fait que ce fut lui et non quelqu'un aux valeurs plus saines - Tabatah par exemple - était donc en soi plutôt rassurant : au moins n'aurait-elle pas à malmener ses lèvres et forcer sa mauvaise humeur pour paraître enjouée et d'humeur radieuse, ce qu'elle aurait été contrainte de faire avec n'importe quel autre idiot de l'école qu'il soit proche ou empêcheur de tourner la potion en rond. Pareil personnage n'aurait d'ailleurs probablement pas échappé à un Incendio bien senti dans le postérieur, donnant enfin son sens à l'expression « avoir le feu au cul ».  
Mises à part ces songeries triviales, Tradd lui manquait. Il y avait des lunes qu'elle ne lui avait pas adressé plus de quelques mots secs et concis, dépourvus de tout contenu affectif en se contentant d'aller droit au but. Elle ressentait pourtant cruellement son absence comme un amputé regrette la perte de son membre, un aveugle celle de la vue - c'était là toute la fatalité de la vie de Cullen et la sienne : ils semblaient condamnés à n'éprouver jamais que la douleur de l'absence, à souffrir inlassablement du rejet de l'être aimé ou simplement de l'impossibilité d'être à ses côtés. Elle ignorait tout de ce que Cooper pouvait bien éprouver de son côté à son égard, elle qui l'avait envoyé paître sans ménagement toutes les dernières fois où il avait esquissé un pas vers elle, se cachant avec habileté derrière le premier prétexte venu ou l'ombre rassurante de Tristan. L'absence de nouvelles visions concernant le noir et or, si elle était rassurante, n'aidait pas non plus Tana à se prendre en main : libérée de toute obligation immédiate à son encontre, elle pouvait sans mentir ni se sentir coupable prétendre qu'elle n'avait rien pour lui aujourd'hui, ne pouvait le voir car elle avait un devoir important d'astronomie à rendre, ou une quelconque autre platitude sortie tout droit de son imagination. De fait elle avait réellement besoin de travailler pour réussir son année, visitait fréquemment Adam junior quand Tabatah se trouvait dans l'impossibilité de le faire et ayant récemment regagné les hauteurs de la Tour Ravenclaw, ses détours par le couloir des blaireaux s'en trouvaient drastiquement raréfiés. La pensée de sa liaison avec Stern collant à l'idée qu'elle vivait dans les hauteurs et lui dans les bas-fonds de l'école, Tana se raccrochait avec passion à cette théorie pourtant sérieusement capilotractée selon laquelle le noir et or et elle n'étaient absolument pas faits pour être ensemble - ce qui aurait pu marcher si elle y avait sincèrement cru une seconde. Ses sentiments étaient réels, c'était une certitude - elle ne ferait par ailleurs jamais à Garden la satisfaction d'abandonner, ça non ! Qui la blonde devait-elle préférer dans le fond, cette croqueuse d'hommes fourbe et insatiable de Stern ou elle-même, qui essayait de toutes ses forces - enfin, en temps ordinaire - de sauver la vie de Cooper ?

« – Tu aurais pu venir me voir ! – Navrée, j'ai songé que si j'étais à ta place j'n'aurais pas aimé qu'on me voie dans cet état. Pardon d'avoir cru préserver ainsi ton honneur en t'épargnant les questions qu'on m'aurait inévitablement posées. » répliqua-t-elle abruptement. Eh bien quoi, même les personnes les plus douces savaient piquer parfois ; quant à Montana, elle n'était clairement pas de l'humeur la plus tendre qui soit bien que sa réplique, aussi sèche soit-elle prouvait bien en elle-même qu'elle l'avait vu, cet état. Toute son humeur disparut d'ailleurs immédiatement lorsque l'argent et vert se précipita sur elle pour l'étreindre dans ses bras - c'est qu'il lui avait manqué aussi, le bougre. Aussi Tana serra-t-elle à son tour le jeune homme contre elle, heureuse en vérité de le savoir relativement bien portant et surtout, vivant.

« Suis moi … Un endroit plus reculé … Pour tellement de raisons … »

Saisissant sans rechigner la main qu'il lui tendait, l'argent et bleue se leva en même temps que le garçon et le suivit sans chercher à comprendre, une expression neutre sur le visage. L'empressement de Curtis était pourtant visible, est-ce qu'il ... fuyait quelque chose ? Ou quelqu'un ... Elle-même, combien de gens dans ce château n'avait-elle aucune envie de croiser au détour d'un escalier ? L'aîné Montgomery, North, ou même cette irritante fille de Gryffindor qui n'avait jamais rien de mieux à faire que de lui prendre la tête. Sans compter que le cling sonore produit par le sac du Slytherin n'était pas pour apaiser Montana : Merlin, quel genre de bouteilles trimballait-il là-dedans ? Sûrement pas du soda ... Humant profondément un parfum d'humus et de résine, Tana sourit discrètement à la vue du sous-bois vers lequel l'entraînait Curtis puis à l'apparition d'une petite clairière où allait vraisemblablement s'arrêter leur promenade champêtre. S'installant confortablement dans l'herbe haute en face de son ami, la brune haussa un sourcil à la vue de la boîte en fer tirée du fameux sac et du contenu de celui-ci entrevu durant quelques secondes. Elle n'était pourtant pas au bout de ses surprises puisque le disciple de Salazar expira ... une fumée rouge et mauve, de toute évidence issue d'un objet magique. Inutile d'avoir l'Ordre de Merlin pour comprendre que ce tabac n'avait strictement rien de muggle ! Coulant un regard prudent aux environs pour s'assurer que nul ne les observait - il n'aurait plus manqué que Cullen soit arrêté pour détention d'artefact illégal et elle pour complicité - Tana conserva le silence, attendant patiemment la suite.

« – C'est une solution ... pour les douleurs qui persistent. Et toi, comment tu vas ? – Tu n'as pas à te justifier. Je t'aurais bien accompagné mais je viens d'en griller une, et je doute que l'infirmière scolaire t'ait prescrit pour remède le tabac. Y'a pas marqué 'scroutt à pétard' sur mon front. » répliqua-t-elle malicieusement.

Calant plus confortablement son dos contre le torse du Serpentard, Montana se laissa faire, moins effarouchée que de coutume. La complicité qui s'était instaurée entre elle et le jeune homme et la confiance qu'elle avait prise en elle lui rendaient, étonnement, ce geste et cette posture beaucoup plus aisés et naturels qu'ils ne l'auraient été auparavant. Savoir Cullen amoureux de quelqu'un d'autre lui facilitait également sensiblement la tâche, il fallait l'admettre.

« – Comme tu vois, je me porte comme un charme. ironisa-t-elle doucement. Sérieusement, j'ai mes soucis mais ça va, il ne m'est rien arrivé de grave. » Mensonges. Ce n'était pas exagérer que d'affirmer que ses 'soucis' étaient relativement supérieurs à ceux de la moyenne des gens ordinaires - quant à comment elle allait, aussi bien que quelqu'un ayant pris sur la tête les décombres d'un plafond majoritairement constitué de blocs de pierre ensorcelés et ayant été sauvé par la dernière personne qu'il aurait aimé croiser en situation de vulnérabilité. « – Tu permets ? S'emparant délicatement de la cigarette tenue par Curtis, Montana en inspira une longue bouffée, avide d'en expérimenter les effets inédits. Tu parlais de douleurs. souffla-t-elle, entrouvrant les lèvres pour laisser échapper un nuage multicolore. Tu dois avoir mal au cœur, j'imagine. » conclut-elle, plongeant ses iris à la teinte changeante dans celle du Serpentard en un regard entendu.

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Re: You say we're not responsible but we are. { feat. Curtis }

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